Voici quelques infos pratiques sur le
Ghana, après un séjour (seul, façon routard) de 2 semaines sur place (du 12 au 26 novembre 2011). J’ai essayé d’être précis sur les prix, car les guides (Bradt ou Petit Futé) ne sont pas du tout actualisés sur ce point.
Argent : la vie est vraiment bon marché au
Ghana.
Hôtels : je payais en général 25 GHS la nuit (soit 11-12 €), dans des hôtels de base mais tout à fait corrects (salle de bain privée et ventilateur).
Nourriture : les plats vont de 1,5 à 7 € selon les restaurants.
Pour les petits budgets, on peut se débrouiller pour 30 € par jour, repas, hôtels et déplacements compris.
Taux de change : à l’aéroport d’
Accra, le bureau de change propose un taux tout à fait correct (1 € = 2,16 GHS lors de mon arrivée, c’est quasiment le même taux proposé dans les Forex bureau. J’ai eu au maximum 2,18 GHS pour 1 €).
Avion (vols intérieurs)
Ca peut valoir le coup de prendre un vol intérieur si vous comptez visiter le
parc national du Mole, au nord du pays (à 650 km d’
Accra). Car par la route, en bus ou tro-tro (minibus), il faut compter entre 11 et 14 heures de trajet pour relier
Accra à
Tamale (ville située à environ 120 km du parc).
2 compagnies aériennes proposent des vols
Accra –
Tamale :
Antrak et Starbow.
Il existe une 3ème compagnie, FlyCityLink, qui elle-aussi assure des liaisons intérieures mais qui avait suspendu ses vols
Accra-
Tamale lors de mon séjour.
J’ai pris un vol avec Antrak sans réservation préalable en me présentant le matin à l’aéroport d’
Accra, pour un prix équivalent à 75 €. L’avion (44 places) était à moitié plein. En revanche, l’avion Starbow était plein ce jour-là (un dimanche matin).
Bus et tro-tro
Ils sont incontournables pour tous les trajets.
Avantage des tro-tro : ils se remplissent plus vite donc moins de temps d’attente.
Avantage des bus : ils sont plus confortables et ne s’arrêtent (en principe) qu’à la destination finale, mais attention, il faut parfois attendre plusieurs heures avant qu’ils se remplissent (dans les gares routières). Mieux vaut donc regarder combien de voyageurs sont à bord avant de s’engager.
Dans les deux cas, on vous fera payer entre 0,5 et 1 GHS si vous avez un bagage à mettre en soute ou dans le coffre (tarif variant en fonction de la distance, mais qui ne doit pas dépasser 1 GHS soit l’équivalent de 45 centimes d’euros).
Sécurité et relations avec les Ghanéens.
Aucun souci particulier.
J’ai rencontré des gens très accueillants, prêts à aider sans contrepartie, par exemple dans les gares routières, pour trouver le bon bus, ou en ville, pour trouver l’hôtel que l’on cherche. Certaines personnes feront qq minutes de trajet avec vous sans rien demander, juste pour vous rendre service.
Dans les villages, accueil des enthousiastes des enfants, qui crieront « obrani, obrani ! » (l’équivalent de « white man »).
Evidemment, tout n’est pas rose.
Parfois, les chauffeurs de taxi vont diront à tord qu’il n’y a pas de tro-tro pour votre destination, pour que vous montiez à bord de leur voiture.
A
Larabanga, village aux portes du
parc Mole, on peut aussi vous faire croire que le Motel du parc (situé à 6 km) est complet pour que vous restiez sur place. Dans ce même village, bcp d’habitants s’improvisent comme guide pour vous conduire jusqu’à la mosquée (et vous demandent de l’argent), alors que vous pouvez très bien vous y rendre seuls.
Mais globalement, on n’est pas harcelé et je retiens plutôt la gentillesse des Ghanéens.
Guides touristiques
J’ai utilisé 2 guides :
- Le Bradt (rédigé en anglais) : le plus complet et précis. C’est une mine même si certaines infos ne sont pas actualisées. La dernière édition date de fin 2009. Evidemment les prix indiqués (hôtels, restaurants, sites...) ne correspondent plus à ceux en vigueur, du fait de l’inflation, mais ça donne une idée.
- Le Petit Futé : moins épais, donc moins complet mais finalement assez fiable. Cartes en revanche trop imprécises (notamment les plans de ville).
Le parc national Mole
Ca vaut vraiment le coup.
On voit d’assez près les animaux (antilopes, éléphants, singes, phacochères, crocodiles...).
Les safaris à pied me paraissent mieux qu’en voiture, car en voiture, le parcours est à peine plus étendu et on finit toujours par sortir du véhicule pour affiner les recherches à pied.
L’entrée du parc est facturée 10 GHS (l’équivalent de 4 €).
Pour les safaris à pied (le matin de 7 h à 10 h et l’après midi de 15h30 à 17h30), chaque touriste paie le guide à hauteur de 3 GHS par heure (même pas 1,5 €).
En voiture, ils facturent 100 GHS par véhicule pour les deux heures de safari (somme à partager avec les passagers) + 3 GHS par heure pour chacun. Ca ne revient au total de toute façon pas très cher.
L’hôtel du parc (
Mole Motel) est super bien situé, il surplombe la savane avec une vue sur la forêt et un petit lac où les éléphants viennent se baigner. Les chambres ne sont pas données (de 54 à 65 GHS soit 25 à 30 euros par nuit) par rapport aux prix en vigueur dans le pays. Il existe aussi 2 dortoirs (un pour les filles, un pour les garçons) de 6 lits chacun.
Pour s’y rendre : il y a un bus direct qui part de
Tamale, théoriquement à 13h30 (en réalité il a souvent 2 ou 3 heures de retard et n’arrive au parc qu’après 20 heures). Attention il est souvent complet dès 9 heures du matin (le ticket s’achète le jour même, pas de réservation possible la veille). Pour ma part, j’ai pris un tro-tro de
Tamale jusqu’à Damongo, petite ville située à une trentaine de km du parc. De là, j’ai eu la chance de trouver un 4X4 qui m’a conduit directement au Motel. Vous pouvez aussi trouver des motos-taxi si vous êtes seuls ou négocier un taxi si vous êtes plusieurs (pour 15 GHS ils peuvent vous amener à
Larabanga, à l’entrée du parc).
Le sanctuaire des singes de Boabeng-Fiema
C’est une balade sympa dans la forêt, où l’on peut observer deux races de singes.
Ca se fait en une heure, donc ce n’est pas un détour indispensable si vous avez peu de temps.
J’avais logé à Techiman, ville-carrefour à une soixantaine de km de là.
Hôtel Dymn’s, très bon rapport qualité-prix, à la sortie de ville, avec un resto tout à fait recommandable.
Kumasi
C’est la 2ème ville du pays, point de passage obligé si vous allez du nord ou sud.
Circulation infernale, gros embouteillages pour entrer et sortir de la ville quelle que soit l’heure, quartier de la gare routière Kejetia surpeuplé, avec une énorme concentration humaine, pollution automobile...
Sur place, qq points d’intérêt (marché Kejetia pour ceux qui aiment la foule, le centre culturel national, le musée du palais royal).
En dehors de la ville, excursion intéressante au
lac Bosumtwi et dans les villages Ashanti.
Hôtel Sanbra : tout à fait correct (chambres à partir de 29 GHS soit 13 €) avec un bon restaurant, fréquenté par les Ghanéens.
Le parc national de Kakum
C’est très cher mais ça vaut le coup à mes yeux.
On paie 30 GHS (soit 14 €) pour pouvoir accéder aux ponts suspendus (il y en a 7). Le circuit se fait en groupe avec un guide et il dure 45 minutes.
Pour faire le circuit dans la forêt (qui dure lui-aussi entre 45 minutes et 1 heure), il faut repayer presque la même somme. On ne voit quasiment pas d’animaux (juste des oiseaux) mais les guides sont assez compétents (explications intéressantes sur les arbres, l’écosystème...).
Cape Coast
Le château fort vaut vraiment la visite.
Hôtel : je suis allé au Sammo Guesthouse. Prix de la chambre : 25 GHS (soit 11 € environ). L’hôtel n’est pas très loin de la plage. Une plage qui n’est d’ailleurs pas propre dans la partie urbanisée. En revanche, c’est bcp plus clean quand on va vers l’ouest, depuis le Sammo Guesthouse.
Elmina
Là-aussi les amateurs de châteaux seront comblés.
Hôtel : j’ai opté pour le Nyansapow (plus connu comme Hollywood Hotel), hôtel basique dans le centre ville (chambre à 18 GHS soit 8 € environ).
Takoradi
Pas d’intérêt touristique mais la ville peut servir de base pour explorer les environs (par exemple le village de pêcheurs de Shama avec son joli fort (à 27 km).
Hôtel : j’ai dormi à l’hôtel Arvo, en plein centre (près du marché). C’est un des moins chers de la ville, il est propre mais il n’y avait pas d’eau dans la chambre (donc douche au seau).
Busua
Très belle halte au bord de la mer, sur une plage de sable blanc propre.
Pour les amateurs de rando, belles petites balades à faire dans les villages alentours (Dixcove à 2 km et Butre à 3-4 km).
Hôtel : je suis allé à l’
Alaska. Bungalows au bord de la plage pour 25 GHS (11 €).
Resto : je recommande vivement le
Busua Inn (terrasse au bord de la mer, plats assez fins à des prix très raisonnables). On peut aussi manger du homard grillé au resto de l’
Alaska le midi, mais j’ai été un peu déçu par la cuisson (trop sec, par rapport à ce que j’avais pu manger dans d’autres pays africains).
Axim
Là-aussi, les amateurs de plage seront comblés.
Il y en a deux, l’un à 2 km vers l’ouest, l’autre vers l’est.
J’ai testé celle à l’ouest, la plage d’Ankobra. J’étais absolument seul sur une immense étendue de sable blanc bordé par une magnifique palmeraie. Quelques pêcheurs qui remontent leurs filets en fin d’après midi. Tranquillité assurée.
Hôtel : je suis allé au Francaus, dans le centre ville (chambre négociée à 25 GHS). Ce n’est pas forcément le meilleur choix si vous voulez être au bord de la plage (il y a pour cela 2 hôtels mais plus chers), mais il est bien pratique.
Accra
J’ai testé deux hôtels :
- Le Granada : tout près de l’aéroport. Chambre à 78 GHS (35 €). Pratique si vous avez un vol à prendre tôt le matin ou si vous arrivez tard le soir et êtes pressés d’aller au lit !
- le Lemon Lodge, dans le quartier d’Asylum Down. Je recommande pour les petits budgets. Accueil sympa, petit hôtel juste à côté de l’ambassade du
Burkina Faso, dans un quartier calme de la capitale. Nombreux petits restos dans le quartier.
Restaurants (dans le quartier d’Asylum Down) :
- le Bus Stop : c’est correct, mais contrairement à ce qu’écrit le Petit Futé, ils ne servent pas de nourriture libanaise (bien que le patron soit Libanais)
- le White Bell : de bons plats à des prix compétitifs.