Bonjour,
J'ai visité les îles
Féroé fin mars 2026 une dizaine de jours. J'étais invitée par une amie qui demeure près de
Torshavn, aussi, je n'ai aucune info sur l'hébergement touristique, ni la location de voiture. Je souhaite cependant partager quelques remarques sur ce voyage :
- J'ai consulté avant de partir des guides touristiques et des blogs. Je suis étonnée de la répétitivité et de l'absence d'originalité des sites présentés. Il s'ensuit pour le voyageur pressé des circuits obligés qui saturent certains lieux au risque d'indisposer les habitants. J'ai trouvé que l'ensemble des villages féroiens présentaient de l'intérêt. Ils affichent l'identité du pays, même en l'absence de maisons peintes à toit herbeux. Celles-ci, effectivement harmonieuses et esthétiques, me semblent une caractéristique exotique qui relève de l'image d'Epinal. Question activité, j'ai aimé l'animation des ports qui font vivre le pays.
- J'étais agacée par la présence, en ces lieux touristiques, de sentiers payants. Les locaux m'ont justifié cette pratique par le fait que ces sentiers traversent des terrains privés et que les propriétaires ont la charge de leur entretien et de leur sécurité. Il existe beaucoup d'autres sentiers, gratuits, dont un panneau détaille à leur départ les caractéristiques. Sans être catastrophiste, il est vrai que le climat extrêmement particulier et changeant est un facteur important à rendre en compte avant de les emprunter.
- Concernant le climat, la puissance du vent m'a impressionnée. L'architecture des bâtiments, avec les portes et les fenêtres qui ouvrent sur l'extérieur afin d'éviter des ouvertures intempestives qui pourraient souffler le toit, témoigne de la rigueur du climat. Certains jours, la succession de pluies et de giboulées en rafales n'incitaient aucunement à des sorties. J'ai pensé que dans ce pays, il fallait mieux prévoir un séjour avec des journées aléatoires passées en intérieur.
- Les distances sont relativement courtes. J'étais satisfaite d'être basée près de
Torshavn car il s'est avéré très facile de rayonner et de visiter un ou plusieurs lieux en une journée. Les routes sont en très bon état. Fin mars, le gas-oil était à 2 €. Le coût des tunnels peut faire monter la note des déplacements (~26 € un passage) et relativiser mon idée d'un point fixe d'hébergement.
- Tous les avis convergent concernant les paysages. Ils sont assez époustouflants. La nature s'y révèle à l'état sauvage ; sauf peut-être avec une herbe trop rase due à l'omniprésence des moutons laineux.
- Le trajet aérien
Paris-îles
Féroé, idem pour le retour, s'est avéré long en mars. Il a duré 11 h comprenant 3 vols distincts
Paris-
Amsterdam ;
Amsterdam-
Copenhagen ;
Copenhagen-
Vagar. Par mauvais temps, l'aéroport de
Vagar peut être inaccessible et les vols retardés. En saison touristique, il existe un vol direct d'Atlantic Airways
Paris-îles
Féroé. plus confortable et moins coûteux.
- J'ai trouvé dans un guide touristique les références d'un livre qui m'a passionnée au retour de mon voyage. Les collectionneurs d'images de Joanes Nielson. Par ses personnages, parfois un peu caricaturaux, le livre permet d'approcher les mentalités des féroiens dans les années 1950 à 1970, et probablement persistante de nos jours.
En conclusion, j'ai beaucoup voyagé et je suis un peu fatiguée des destinations touristiques qui commencent à toutes se ressembler. J'ai été ravie de trouver aux îles
Féroé un pays stupéfiant par son paysage, son climat et sa culture, où le tourisme n'a que peu modifié son authenticité.