Peut être ceci explique t il celà.......
AFP
Phnom Penh -
Norodom Sihanouk hospitalisé à Pékin pour une chimiothérapie agrandir la photo
PHNOM PENH (AFP) - L'ex-roi du
Cambodge Norodom Sihanouk a annoncé sur son site internet son hospitalisation à
Pékin lundi pour entreprendre une chimiothérapie afin de traiter un cancer qui s'étend.
"J'ai un grave cancer dont le traitement durera plusieurs mois", écrit en français l'ancien monarque âgé de 82 ans, "en raison de mon hospitalisation à partir du 16 mai (...), je ne suis et ne serai pas en mesure de recevoir la visite des compatriotes et amis étrangers".
Le "roi-père" avait annoncé récemment que le cancer du colon diagnostiqué chez lui par ses médecins chinois en 1993 et qui était en rémission s'était de nouveau développé et que ses traitements à
Pékin n'avaient pas empêché le développement d'un lymphome gastrique.
La semaine dernière, il a présidé à
Pékin la première réunion d'un Conseil supérieur pour les affaires frontalières réunissant six membres des trois principaux partis politiques au
Cambodge, dont l'opposition, après avoir expliqué qu'il ne pouvait plus quitter la
Chine pour le
Cambodge comme prévu en raison de l'aggravation de son état de santé.
Ce conseil, qui n'a qu'un rôle consultatif, doit étudier la question très litigieuse du tracé des frontières terrestres du
Cambodge avec ses voisins:
Vietnam,
Thaïlande et
Laos. Le jour de la réunion du Conseil, Norodom Sihanouk s'est plaint que celui-ci n'ait "pas de pouvoirs".
Dans un autre message, en khmer, publié lundi sur son site, il annonce qu'une deuxième réunion aurait lieu dans les prochains mois, une fois que des informations auront été recueillies sur le terrain.
"Le territoire de notre
Cambodge a été grignoté peu à peu", déplore l'ex-roi, qui demande à la population de se rendre dans les zones frontalières, "de parler aux paysans, de les écouter, de prendre des notes et de (lui) rapporter en secret les faits".
Norodom Sihanouk s'en est pris particulièrement aux "traités inégaux" passés avec le
Vietnam dans les années 80 alors que ce pays occupait le
Cambodge après en avoir chassé les Khmers rouges en janvier 1979.
Le Premier ministre Hun Sen, installé au pouvoir par les Vietnamiens, ne semble pas très pressé de rediscuter des frontières avec ce voisin avec lequel il entretient toujours de bonnes relations.