Jemaflor · 7 décembre 2016 à 16:46 · 102 photos 18 messages · 7 participants · 11 950 affichages | | | | 7 décembre 2016 à 16:46 · Modifié le 10 déc. 2016 à 10:46 Indonésie: Bali, l'île des offrandes Message 1 de 18 · 11 950 affichages · Partager
Un joli sourire en guise d'introduction, comme un premier témoignage de la gentillesse des balinais... Plantons le décor. Nous sommes tout au nord de l'île de Bali dans la région rurale de Sangsit et plus précisément dans l'enceinte du Pura Beji, un temple hindouiste parmi tant d'autres. Cette sympathique jeune femme portant une corbeille d'offrandes est tout simplement venue la déposer au pied de l'autel, afin de vénérer les dieux.
Une scène presque banale à Bali, tant l'observation du rituel des offrandes aux divinités est si courante et en tous lieux : dans les temples bien sûr mais aussi autour des sanctuaires, au bord des routes et des rues, dans les champs et jusque dans les modestes autels présents presque dans chaque cour d'habitation.
Les balinais sont donc fervents d'offrandes... Quant à l'île de Bali, elle offre aux visiteurs ses paysages, sa culture et son atmosphère à nulle autre pareille. Voilà ce que je me propose de vous faire partager avec le récit de mon récent périple à travers cette île. Des temples aux rizières ainsi que bien d'autres aspects sont au programme... tellement un voyage à Bali s'avère riche en découvertes dépaysantes.
-- Un rituel quotidien
Revenons à présent à la séance d'offrandes... La jeune femme s'avance vers l'autel et y place son aumône : des fleurs posées sur des feuilles de palmiers tressées et quelques bâtons d'encens, ils se consument lentement laissant échapper de fines colonnes de fumées qui embaument l'atmosphère. Faisons nous discret et laissons-là se recueillir en compagnie de son petit garçon agenouillé auprès d'elle.
Sur la droite, un jeune couple en élégant habits de cérémonie se prépare à poser pour une photo souvenir. Une robe et une tunique au rouge éclatant, des ourlets et une coiffe dorés qui brillent sous le soleil... ce sont des jeunes mariés parés de tenues traditionnelles. Comme ce n'est pas pour mon objectif qu'ils posent et ne faisant pas parti des invités à la cérémonie, là aussi, je reste en retrait et cadre donc la scène avec un plan large.
La vue a l'intérêt de montrer également l'architecture typique d'un temple balinais avec les multiples statues de divinités qui le décorent. De l'autre côté, il y a, entre autre, la classique porte d'entrée des temples ( Pura en langue locale) avec ce porche en forme de tour pyramidale fendue et séparée en deux parties.
Les hindouistes balinais tolèrent l'entrée au sein de leur temples des visiteurs non hindouistes, mais en dehors des grandes cérémonies et avec une autre condition : le port d'un sarong autour de la ceinture et des jambes. Bon, n'étant pas un habitué du port d'une telle « jupe » locale, l'aide de notre très disponible accompagnateur Guntur me sera d'une grande utilité, il va avec doigté ajuster correctement ce fameux sarong autour de ma taille... afin que je ne paraisse pas trop ridicule !
Ce temple rural Beji est dédié aux divinités des cultures irriguées autant dire principalement à la culture du riz, d'ailleurs un large panorama de rizières s'étend sur la gauche de l'enceinte du temple.
-- Leçon de riziculture
Une plus ample connaissance de la culture du riz, nous la ferons parmi d'autres rizières, celles situées autour du village de Tunjuk, plus à l'intérieur de l'île. Et il n'y a pas mieux pour en savoir un peu plus sur cette culture que de côtoyer les planteurs de riz et surtout de participer à leur travail. Là, il va falloir mettre la main à la pâte... c'est à dire plonger les mains dans la boue ! Cela commence d'abord par la préparation du terrain. Et en avant ! avec cette paire de buffles d'eau.
Ici, il ne faut pas avoir peur de se mouiller et hop, me voilà les pieds dans la boue visqueuse et glissante. Pourvu que les buffles ne s'emballent pas... ce serait le bain de boue assuré ! Mais les animaux connaissent leur boulot et puis, il y a aussi à mes côtés leur maître dont ils suivent, pas à pas, les directives. Avancer dans la rizière afin de préparer le terrain pour la plantation, ça fait ploc, ploc et re-ploc... et ça éclabousse quelque peu ! Le tour de manège terminé, passons au repiquage des plants. Par manque d'expérience, j'enfonce sans doute un peu trop les plants : « Stop ! Stop !» me dit à chaque fois le planteur certifié. Alors que le rang commence à prendre forme, je crois avoir enfin compris le bon geste et la bonne profondeur pour que le plant de riz prenne racines... En remerciant mon instructeur, avec un sourire de complicité je lui donne rendez-vous dans 3 mois... ce sera le moment de récolter le fruit de mes plants ! Bon, trêve de plaisanterie, il temps de se rincer copieusement, les mains, les jambes et les pieds.
Justement, entre chaque parcelle, il y a de l'eau ruisselant le long de larges caniveaux, c'est bien pratique pour se libérer de cette boue si collante. Mais en fait, cette eau courante est surtout canalisée pour l' irrigation des rizières. Ce système de canaux particulièrement sophistiqué qui répartie équitablement l'eau entre toutes les parcelles cultivées a même fait l'objet d'une reconnaissance internationale pour sa haute ingéniosité. En effet, le subak, le nom de ce système est classé depuis 2012 au patrimoine de l'Unesco, rien que ça !
Un autre système, pas mal conçu (mais pas encore reconnu par les instances du patrimoine !) est constitué de cet ensemble d' épouvantails. Nous l'avons découvert lors d'une visite dans une autre rizière où les grains de riz arrivaient à maturation. Afin d'effrayer les oiseaux, grands amateurs de riz comme tous les balinais, ces épouvantails sont mobiles. Comme des marionnettes, ils sont reliés par un complexe système de cordes qu'actionne un homme posté dans la cabane que l'on aperçoit en fond d'image. En longeant cette rizière, voilà que toutes ces silhouettes fantomatiques se mettent en mouvement... je crois bien que le gardien en nous observant si intéressés par son mécanisme anti-prédateurs s'est un peu amusé à mettre en action toutes ses marionnettes.
Des rizières, il y en a bien sûr un peu partout dans les campagnes de Bali. Rizières en plateau ou rizières en terrasses, les plus spectaculaires, les plus photogéniques. Avec le climat chaud et humide de la région, les paysans balinais parviennent à réaliser trois récoltes par an... le riz, le principal gagne pain (enfin, gagne riz devrait-on dire ici !) des agriculteurs balinais. Mais au fait, ce moyen ancestral de labourage des rizières avec les buffles est-il encore très pratiqué dans les rizières à Bali ? C'est la question que je me pose après cette expérience sur ce terrain (boueux !). Et notre accompagnateur Gun de me répondre : « Pour la plupart des rizières, les agriculteurs utilisent maintenant des engins mécanisés mais dans les endroits escarpés, sur certaines parcelles en terrasses, les buffles sont parfois encore utilisés.. ».
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Procession et festivités balinaises
De la musique, des chants, des statues portées à bras d'hommes et une foule colorée et bien ordonnée défile sur une petite route près de la rizière nous nous trouvons toujours à Tunjunk. La musique des gongs nous a attiré au bord de la route et nous voilà assistants au passage de cette procession. Chez les hindouistes balinais, environ 90 % de la population, les occasions de célébrations, de festivités et de processions sont presque infinies... les étapes de la vie, de la naissance à la mort en passant par le mariage, la fête de chaque divinité et de chacun des temples des villages. Des temples, au minimum il y en a trois par village et quelque soit l'importance de la cité : - Le pura puseh, le temple originel dédié aux fondateurs du village - Le pura desa consacré aux esprits protecteurs - le pura dalem, le temple de la mort Sur « l'île des dieux », on implore également le ciel pour l'obtention de récoltes abondantes et encore pour bien d'autres occasions... Alors, il n'est pas étonnant de voir presque quotidiennement de tels rassemblements hauts en couleur lorsqu'on parcoure Bali. Et cette procession, à quoi était-elle dédiée ? Euh ? En fait, je n'en saurai rien !
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Une démonstration de l'art de la vannerie
Au centre du village, nous poursuivons nos rencontres à la découverte des traditions balinaises avec à présent une initiation à la confection des offrandes. Les balinais sont experts en art du tressage et du pliage des tiges végétales et des feuilles de palmiers. Il faut les observer agir avec une dextérité étonnante, et quelle rapidité pour obtenir une composition ou une jolie coupelle végétale. Reconnaissons que ces femmes ont de l'entraînement car chaque jour elles confectionnent de telles réalisations pour leurs offrandes du matin.
Il n'y a pas que les femmes qui excellent dans l'art de la vannerie, les hommes aussi à l'image de cet homme âgé qui va me montrer et me diriger dans la confection d'un plateau à offrandes. On fait chevaucher une lamelle sur l'autre et ainsi de suite... sauf que cela paraît facile en théorie mais j'avoue avoir bien eu besoin d'aide pour achever correctement ce tout simple carré tressé, enfin merci pour cette prise en mains.
Au delà des simples corbeilles tressées, la pratique de la vannerie artistique est mise en valeur lors des fêtes balinaises de Galungan-Kunigan. Un hasard de dates a fait que notre séjour à Bali s'est déroulé quelques jours après ces festivités, les plus importantes de tout le calendrier festif balinais. Elles durent une dizaine de jours et sont particulièrement animées.
Ainsi, nous avons pu admirer les nombreuses décorations qui ornaient encore les rues des villages. Certes, ces compositions végétales étaient une peu desséchées mais elles gardaient toute leur splendeur.
De hautes tiges de bambous forment de véritables haies d'honneur le long des routes et rues, toutes embellies par ces bouquets et ces compositions joliment réalisées. Voici un bon témoignage de la maîtrise par les balinais de l'art de la vannerie.
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En classe, avec les écoliers du village
Cela peut surprendre, mais la visite de la ferme et des rizières de Tunjuk est couplée avec la visite de l' école du village !
Nous voilà débarquant dans la cour de récréation puis à l'intérieur d'une classe. Sitôt entrés, les écoliers rieurs se lèvent pour nous accueillir et se mettent à chanter un refrain enfantin dans un français teinté d'un petit accent indonésien. Une scène attendrissante qui semble très bien rodée... Il fleure bon dans cette classe de primaire l'ambiance des écoles d'antan : le tableau noir, la poussière de la craie... et les cahiers traditionnels, je n'ai vu aucun écran ni tablette numérique sur les pupitres.
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Tanah Lot, comme un air de Mont-Saint-Michel... en mode balinais
On doit le reconnaître, un tel site a de quoi enthousiasmer les visiteurs, d'ailleurs le temple Pura Tanah Lot est le plus fréquenté de la côte sud de l'île. N'est-il pas pittoresque ce temple perché sur son rocher battu par les vagues et isolé à marée haute ? Un décor qui n'est pas sans évoquer la silhouette de notre cher site-monument des côtes normandes. L'assaut répété des vagues est tellement destructeur que la base du rocher a été solidifié afin de protéger l'édifice religieux d'un risque d'effondrement... C'est en fin d'après midi que la foule des visiteurs est la plus importante car la lumière du coucher de soleil teinte d'or le site. A condition qu'il n'y ait pas trop de nuages ! Nous avons eu droit a quelques belles éclaircies avec des rayons de soleil parvenant à se jouer des bancs de nuages mais pour le spectacle visuel d'un embrasement général, rochers, temple et horizon marin.... ce n'était pas le bon jour !
Ici, les grèves sont faites de sable volcanique sombre blanchit par l'écume des flots, quant aux falaises, elles sont impressionnantes, hautes et dangereuses. D'ailleurs, il y a déjà eu de dramatiques chutes accidentelles parmi les amateurs de selfies... trop occupés à soigner le cadrage et pas assez attentifs au trait de côte sous leurs pieds !Aussi, les autorités ont placé des barrières et des drapeaux rouges le long de ces à-pics à risque. Et si le lieu est tant fréquenté, tout le monde n'a pas le même motif de visite. Il y a d'abord les Balinais qui viennent ici en pèlerinage offrir quelques offrandes à leurs divinités, ce sont bien sûr celles de la mer qui sont vénérées. Les visiteurs les plus nombreux doivent être les touristes surtout en fin d'après midi. Des vacanciers très attendus par les marchands de souvenirs postés en nombre tout le long des ruelles d'accès au site. Et puis il y a quelques surfeurs qui viennent là tutoyer les vagues à l'image de celui que l'on peut voir sur la photo... Bali, l'île des temples hindouistes mais aussi (et surtout, pour certains) un « must » pour la pratique du surf.
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Pêcheurs et jukung
Je ne suis pas sûr que les pêcheurs de cette côte où la mer est toujours agitée de vagues apprécient autant les gros rouleaux que les surfeurs, mais ils font avec.
Leurs embarcations traditionnelles, les jukung paraissent cependant assez stables avec leurs balanciers de chaque côté, elles donnent l'image de sommaires catamarans de bois et de bambous. Nous en verrons de plus près sur une côte beaucoup plus calme, au nord de l'île. A Permuteran, une partie de la plage de sable gris fait office de petit port de pêche où sont alignés quelques jukung.
C'est un petit matin calme, les eaux sont lisses et reflètent une mosaïque de teintes bigarrées, celles des coques des embarcations. Une homme aborde le rivage, il rentre d'une partie de pêche avec seulement quelques poissons, apparemment il n'est pas trop satisfait de ses prises... Dans ces eaux, ce sont des sardines, des vivaneaux, des mahi-mahi et des thons qui sont le plus souvent pêchés... quand les conditions sont favorables. Les jukungsont souvent équipés de lampes pour les séances de pêche nocturne et on le voit certains sont décorés avec soins. De la couleur mais également des dessins comme cette tête de gros poisson, la mâchoire grande ouverte avec des dents acérées prêtes à en découdre... de quoi effrayer les autres poissons !
A côté des frêles jukung, il y a des structures de pêche bien plus grosses composées d'un savant agencement de bambous qui évoquent bien plus un échafaudage ou un radeau géant qu'un bateau destiné à la pêche en mer.
Permuteran est aussi une petite station balnéaire tranquille baignée par les eaux d'un lagon intéressant à explorer, snorkeling ou pongée avec bouteilles, mais pour cette dernière activité il faut se rendre (en jukung) un peu plus loin, au-delà de la barrière de corail, vers les fonds sous-marins très renommés de l'île Pulau Menjangan, située à 7 km au large.
Suite du récit → message suivant -> | | | À: Jemaflor · 7 décembre 2016 à 17:13 · Modifié le 10 déc. 2016 à 10:51 Re: Indonésie: Bali, l'île des offrandes Message 2 de 18 · 11 942 affichages · Partager 2 ème partie :
A l'intérieur de l'île : entre forêts et eaux des cascades et des lacs
Le trajet du périple nous fait quitter les bords de mer en direction des hauteurs. Munduk est considéré comme un des des plus pittoresques villages des « montagnes » de Bali et ce depuis longtemps... les colons hollandais, alors qu'ils occupaient le nord de l'île dans les années 1890, s'y étaient déjà installés. Sans doute, le climat tempéré, la végétation luxuriante et les terres fertiles les avaient à l'époque séduit ils y établir des plantations de café, de vanille et de clous de girofle.
A la sortie de la bourgade, il faut laisser la route bitumée pour s'élancer, au pas de marche, pour une randonnée à travers la forêt tropicale. Le début du sentier mène sur le chemin des épices ...
Ici, ce sont les fameux clous de girofle que récoltent les hommes. A l'aide d'une frêle échelle de bambous, voilà un paysan qui grimpe vers la cime de l'arbre. Quand on sait qu'un giroflier peut atteindre 15 à 20 mètres de haut, on a déjà le vertige !
Les clous de girofle récoltés sont en fait les boutons floraux de la plante arborescente, ni trop vert ni trop ouvert... il faut donc avoir le bon coup d’œil, une affaire d'expérience. Cet autre ouvrier ouvre devant nos yeux son sac et nous montre fièrement sa récolte de la matinée. Des clous de girofle qui seront ensuite séchés puis commercialisés. On connaît l'utilisation de cette saveur piquante en cuisine mais le clou de girofle est aussi un bon antiseptique, il serait parfait pour calmer les rages de dent, nous affirme avec conviction notre cueilleur de clous. Une autre utilisation bien moins connu chez nous est très prisée en Indonésie : la cigarette au goût de giroflier, les kreteks. Je n'ai pas goûté, n'étant pas fumeur, il y avait certainement bien peu de chance que j'apprécie ! Non, je me suis contenté de sentir simplement le parfum des feuilles de l'arbre : une odeur piquante qui évoque le poivre à mon nez... aaah, atchoum !
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J'évoquais l' eau en titre de ce paragraphe, nous y arrivons avec dans le creux du vallon un ruisseau puis un peu plus loin, dévalant une paroi abrupte, une imposante cascade haute d'environ 50 mètres. Certains randonneurs y prenaient un bain (massant) ou plutôt une douche sous ces cataractes d'eaux fraîches... quant à moi, je me suis satisfait de prendre la cascade en photo, on ne se refait pas.
Reprenons la route qui serpente entre collines et crêtes. Le climat chaud et humide des lieux est favorable à certaines cultures comme celles des fleurs. La tradition balinaise des offrandes quotidiennes nécessite de disposer de fleurs fraîches. Certaines sont cultivées sur ces terres comme les œillets d' Inde qui teintent en orangée certaines parcelles mais il y a d'autres fleurs auxquelles on ne pense pas vraiment sous ces latitudes comme ces hortensias. La vue de ces boules au bleu si pâle, en plein champ, entourées de palmiers et de cocotiers m'évoque une image d'une Bretagne... des tropiques.
Comme les Balinais ne vivent pas seulement de spiritualité, d'offrandes et de fleurs, on cultive aussi dans la région des légumes, choux, salades et même des fraises dans la vallée. Quelques vendeurs à la sauvette en proposent aux visiteurs, ils sont postés à certains carrefours bien en vue. On se laisse facilement tenter.
Deux lacs en un seul coup d’œil, voilà le panorama dont on bénéficie depuis ce belvédère idéalement placé. D'un côté le lac Tamblingan s'étend au milieu d'un écrin vert et à gauche le lac Buyan lui fait concurrence, c'est le plus vaste des deux.
A contempler ce paysage lacustre, la couleur ocre des berges sur la rive gauche m'intrigue ? Il n'y a pourtant pas de marée sur un lac, serait-il asséché ? Ou alors est-ce de la terre ou du sable ? Non, il s'agit en fait de la prolifération de plantes envahissantes m'apprend notre accompagnateur Gun. Quel drôle d'aspect !
Une épaisse forêt recouvre les berges et les collines environnants les deux lacs, la route serpente parmi cette petite jungle peuplée d'animaux sauvages... enfin pas si sauvages que ça ! Des singes montrent le bout de leur nez au bord de la route, nos lointains cousins ont bien compris que les visiteurs étaient leur amis et pouvaient les approvisionner avec quelques gâteries... D'ailleurs, là où nous nous arrêtons il y a des vendeurs de cacahuètes !
Ah, Il faut les voir ces singes se disputer la pitance... avouez qu'ils sont mignons avec leurs mimiques et leurs regards si expressifs. De quoi amuser un instant petits et grands !
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De deux lacs à un troisième... La vue de l'immense Danau (lac) Bratan s'offre à notre regard admiratif. On peut bien sûr venir ici pour faire un tour paisible en bateau sur l'étendue lacustre, les embarcations vous y invitent... mais surtout en ces lieux, c'est le Pura Ulun Danau Bratan qui attire les foules.
Ce temple édifié au XVIIe siècle est dédié à Dewi Danu, la déesse des Eaux... des eaux si indispensables pour l'irrigation de cultures synonymes de prospérité. C'est cette divinité que viennent vénérer les pèlerins lors des cérémonies. Ce sanctuaire hindo-bouddhique est aussi fréquenté par les bouddhistes, un imposant stupa est situé dans l'enceinte, sur la berge.
Concernant le temple, juché sur son îlot, il est tout entouré d'eau. Son architecture est valorisée par la douce luminosité de cette fin d'après-midi. Les meru, ces sanctuaires hindous traditionnels à plusieurs toits de chaume sont ici au nombre de onze. Un chiffre élevé qui témoigne de la dévotion portée à la déesse honorée en ce temple. Comme visiteur, on tombe véritablement sous le charme de la beauté de ce site... sans être effrayés par ces étranges créatures !
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Une halte à l'atmosphère 100 % balinaise
Dans mes récits, je n'évoque que rarement les hôtels où nous faisons halte, trop souvent ceux situés dans les destinations balnéaires se ressemblent. Si ils sont agréables et confortables (c'est l'essentiel), leur atmosphère et/ou leur architecture manque parfois d'originalité. Les mauvaises langues ne disent-elles pas avec ironie que les touristes des bords de mer ne partent pas pour un pays mais pour une plage-piscine ? A Umabian, petit village rural de l'intérieur de l'île, il y avait bien une piscine mais surtout une ambiance toute balinaise qui nous a enchantée.
L'architecture d'abord, typique de l'île, pas étonnant, le lieu était autrefois un petit palais avec ses cours, ses autels et sa végétation tropicale bien fleurie. Et tout autour, il y avait la campagne avec ses rizières et ses cultivateurs. C'était notre premier hôtel, vraiment idéal pour nous mettre dans le bain. Une dépaysante immersion et des premières impression inoubliables.
Je me souviens de ce petit matin et de la vue de ces ouvriers en train de travailler leur rizière sous les premiers rayons du soleil.
Un autre bon souvenir avec ce moment passé sur la terrasse de notre chambre/cabane traditionnelle à se délecter de la douce atmosphère locale en soirée, une tasse de thé vert aux lèvres. Il y avait là tous les sons de la campagne balinaise : des bribes de chants hindouistes lancinants et répétitifs provenant du lointain et aussi quelques cris de crapauds... et encore plus surprenants, les cris (presque des chants) des geckos, ces lézards qui s'accrochent un peu partout, aux murs et au plafond de la terrasse extérieure mais également de la chambre. Une fois localisé grâce à leurs drôles de chants, on n'espère plus qu'une chose : qu'il ne lâche pas prise et ne vous tombe sur la tête ! A d'autres moments, en pleine nuit par exemple, il faut reconnaître que l'on souhaite vivement qu'ils se taisent !
Un paysage de rizières étagées avec le complément indispensable du décor : des cocotiers penchés dont les palmes se mirent à la surface de l'eau. Les noix de coco, elles se méritent si l'on veut les cueillir à point. Cet homme, particulièrement agile malgré son âge, nous en fait une démonstration. Le voilà qui grimpe à mains nues sur ce tronc. Il a entouré ses pieds d'une corde (en fil de coco, évidemment!), cela permet de caler les pieds pendant l'ascension. Après, d'un coup de machette la noix est vite ouverte, l'homme nous offre à boire l'eau désaltérante de la noix. La pulpe est encore fraîche, visqueuse et savoureuse au palais. Une fois mûre et sèche, cette fameuse pulpe se râpe, je m'y suis essayé sur une noix plus ancienne.... et grrrrr vers le bas et grrrr vers le haut (est-ce la bonne illustration du geste ? Bon, il est facile à imaginer !).
L'ambiance balinaise à Umabian, c'était aussi l'observation des offrandes matinales que cette femmes déposent devant sa porte, à même le sol. Une attention quotidienne destinée aux dieux et en souvenirs des ancêtres.
Détail amusant.... une fois déposées, ces offrandes fleuries nous ont paru intéresser une poule et ses poussins. Venaient-ils participer à ce don ? Pas vraiment ! Plus pragmatiques que spirituelles, en quelques coups de bec, elles ont picoré et éparpillé les quelques fleurs...
Et pendant ce temps que font les coqs ? Ils se reposent car à Bali, il est une autre tradition pour ces volatiles, moins zen mais bien plus violente ! Les combats de coqs sont prisés par la population mais l'institution a du plomb dans l'aile. Depuis 2005, ces joutes sont maintenant interdites sauf à l'occasion de quelques fêtes. Il y a bien des combats qui se jouent encore, mais plus clandestinement.
Cette démonstration à laquelle nous avons assisté n'était qu'un tour de chauffe, un entraînement où les deux protagonistes se sont envoyés en l'air... sans égratignure, finalement, j'ai préféré que cela ne s'éternise pas ! Pour adoucir la violence de la scène, j'aime bien sur cette photo la vue en arrière plan de la corbeille de fleurs roses... prête pour les offrandes.
Suite du récit → message suivant -> | | | À: Jemaflor · 7 décembre 2016 à 17:41 · Modifié le 10 déc. 2016 à 10:55 Re: Indonésie: Bali, l'île des offrandes Message 3 de 18 · 11 937 affichages · Partager 3 éme partie
Jour de cérémonie au Pura Taman Ayun
Revenons à un peu plus de sérénité, ici, dans la ville de Mengwi. Des couples et des familles entières, jeunes enfants compris se dirigent pour une cérémonie vers le grand sanctuaire local : le temple Taman Ayun, un temple édifié en 1634 puis bien rénové en 1937. Et chaque pèlerin revêtu d'une élégante tenue porte comme de coutume ses offrandes, le plus souvent sur sa tête. Ces coffrets de dons sont joliment tressés et décorés avec attention.
Les non hindouistes ne peuvent pénétrer dans l'enceinte du temple pendant la cérémonie mais il est possible d'assister à la dévotion des balinais présents en empruntant un sentier qui longe le pourtour de l'édifice. Des chants, des incantations et des moments de recueillements, voilà ce que l'on observe en cette après-midi tout en admirant l'architecture des lieux et ses multiples meru (sanctuaires à toits étagés recouverts de chaume).
Ce temple est géré par les subak, ces coopératives villageoises qui organisent l'irrigation et la culture des rizières. Inutile d'ajouter qu'ici on vénère et on implore tout particulièrement les divinités liées à la culture du riz.....................................
L'occasion de présenter à présent quelques vues de rizières en terrasses, là où les balinais ont façonné le paysage principalement pour y obtenir d'abondantes récoltes. Ils nous offrent ainsi de superbes paysages. Reconnaissons que même sous les gouttes de pluie, ces décors sont esthétiques.
A Tegallalang, des rizières et une teinte verte qui brille avec l'humidité ambiante,
A l'est de l'île près de Tirta Gangga...
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Chez les Bali Aga, descendants des balinais d'origine
A l'écart de la côte et à flanc de colline, le village de Tenganan vaut que l'on y fasse une visite. Pas vraiment pour le côté pittoresque du site mais par l'intérêt historique de sa population. Dans ce village tout en longueur où sont alignées deux rangées d'habitations traditionnelles vivent les descendants des premiers balinais, les Bali Aga, des animistes ayant résisté aux influences des Majapahit hindous arrivés sur l'île balinaise dès le XIIIe siècle.
Ici, les buffles sont sacrés et déambulent nonchalamment dans la grande avenue de terre et d’herbes au centre du village. Une habitante m'a spécialement impressionné avec son imposant chargement de noix de coco, porté sur la tête et sans aide de ses bras pour stabiliser son fardeau. En la prenant en photo, j'ai crains la distraire tout en espérant qu'elle ne relâche pas sa concentration... vous imaginez, toute la cargaison faisant subitement patatras ! Et les enfants ? Comme partout ils jouent, ici le regard tourné vers le ciel et leur cerf-volant.
Pendant notre visite les villageois vaquaient donc à leurs occupations du quotidien mais certains de ces Bali Aga sont aussi des artistes. Comme les spécialistes de la calligraphie traditionnelle qui réalisent des lontar, des écrits et dessins sur feuilles de palmiers séchées ou autres confectionneurs d' étoffes, des ikat.
Une des jeunes habitantes rencontrées avec son bambin dans les bras nous en propose (des ikat), plusieurs sont disposées comme dans une échoppe à l'entrée de sa maison. Certains de ces tissus colorés ont un pouvoir magique, celui d'être protecteur vis à vis des mauvais esprits... soit ! D'autres sont tout simplement des foulards ou des sarong, la jupe (féminine/masculine) portée couramment à Bali. Notre hôte d'un moment nous fait ensuite visiter le reste de sa maison au confort bien sommaire. Derrière la cuisine à l'équipement minimum, on entend grogner dans une arrière cour d'où émane d'ailleurs une forte odeur... celle du lisier. C'est là que sont élevés des cochons, ils nous accueillent par quelques ronflements.
Ah ! les (presque) mignons porcelets avec leur drôle de queue en tire-bouchon, ils sont si appréciés localement... enfin, surtout pour leur viande, goûteuse et grasse ! Excusez la brutale transition mais sachez que les « Babi Guling » (cochon de lait) en plat principal sont au menu des banquets festifs chez les Bali Aga mais aussi dans toute l'île. Il n'est pas rare de croiser sur les routes une procession avec un Babi Guling embroché ! Le plat est une spécialité locale souvent servi dans les warung, ces petits restos de bord de route qui en font la pub par des écriteaux très voyants.
En dehors de ce plat très prisé, voici à quoi ressemble une « assiette » couramment proposée à Bali. Ce n'est pas de la cuisine gastronomique mais un repas classique... savoureux et dépaysant.
Une présentation sur une grande coupe tressée, et plusieurs coupelles en feuilles de bananier. Et à déguster, un peu de riz blanc (sous le petit couvercle tressé), quelques légumes verts épicés, du poulet ou du poisson, des satay (brochettes, là aussi poulet/poissons) et parfois un peu de tofu...et Selamat makan ! (Bon appétit!). Pour le dessert, vous prendrez bien une banane avec du lait de coco ou préparée en beignet ?Une fois, on nous en a proposé avec du fromage râpé dessus ? Pour le moins original ! ......................................................................
A propos des étoffes que j'évoquais chez les Bali Aga et plus précisément de l'ikat qui comme le batik est une spécialité locale, nous en avons appris plus en visitant une fabrique, entre artisanat et industrie.
Parmi les métiers à tisser de cet atelier située à Gianyar, plusieurs ouvrières s'affairent. Bien que nous soyons dimanche après-midi, certaines d'entre elles sont encore au travail, la conséquence de la confection de commandes qui ne pouvaient attendre. Les gestes sont répétitifs mais toujours très précis pour un résultat soigné et élégant. L'ikat, au fait, c'est quoi exactement ? Il s'agit de tissus aux motifs obtenus par teinture de chacun des fils qui les composent avant l'étape du tissage.
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« Agama Tirta », la religion de l'eau
Des corbeilles d'offrandes, des fleurs, des bâtons d'encens fumants et très odorants sont posés sur une murette juste au pied d'un autel.. Nous sommes à Tampaksiring devant les sources sacrées de Tirta Empul. Un lieu de purification par l'eau très fréquenté par la population hindouiste balinaise. Dans le bassin principal, à travers des eaux à la transparence toute cristalline, on distingue très bien les volutes que forment la source jaillissante, un point d'eau découvert en l'an 962. On prête ici à ces eaux des vertus spirituelles et magiques mais aussi thérapeutiques. Les autres bassins sont réservés aux pèlerins qui se purifient en s'aspergeant puis en se baignant dans ces eaux bénies des dieux. Un premier bassin est consacré aux soins des maladies organiques, le suivant est plus dédiés aux troubles d'ordre psychologique.
Les jets d'eau éclaboussent sur la tête des adeptes qui doivent faire un vœu tout en se lavant à trois reprises avec ces eaux au pouvoir surnaturel.
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Un autre lieu spirituel entièrement dédié à l'eau est également situé dans la partie Est de Bali. Tirta Gangga (Eau du Gange) est un site associant un temple sacré et un superbe palais aquatique où terrasses, bassins, piscines et fontaines enchantent les visiteurs.
Les enfants (et les adultes!) s'amusent à traverser les bassins sur ces chemins de « pas japonais » posés au milieu des eaux. D'autres se baignent dans un bassin/piscine alors que la plupart des visiteurs se contentent de se promener admiratifs parmi les allées. On longe ainsi les bassins agrémentés de fleurs de lotus, de feuilles de nénuphars géants et de carpes koï, puis on passe d'une terrasse à l'autre par de petits ponts ornés de sculptures. Une visite pendant laquelle le regard est sans cesse attiré par le bruissement de l'eau de l'élégante fontaine à onze niveaux.
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Candidasa, mais où est passée la plage ?
Sur la côte sud-est, Candidasa est une station balnéaire à l'atmosphère très tranquille. Cependant cette ville d'eau souffre de nos jours d'un certain handicap par rapport aux autres villes touristiques situées plus au Sud de Bali. Non pas en raison de la tranquillité qui là est très appréciable mais par le manque en front de mer d'une plage digne de ce nom. En effet, l' érosion du trait de côte due aux assauts des vagues a peu à peu fait disparaître la longue plage de sable. « On jouaient au foot sur la grande plage de Candidasa... mais c'était il y plus de 20 ans ! » m'a appris d'un air nostalgique, Gun, notre accompagnateur.
Comme on le voit sur cette photo, le bord de mer est protégé par des digues sur lesquelles viennent se briser les vagues, il ne subsiste que quelques bouts de plage très étriquées face à la cité balnéaire. Les hôtels proposent bien à leurs résidents de belles piscines mais ce n'est pas, à mon goût, aussi chouette qu'une longue étendue de sable clair, je suis avant tout un visuel.
Autre inquiétude pour les autorités locales, le fort risque de tsunami le long de cette côte en cas de tremblement de terre. Bali est une terre de volcans sujette aux soubresauts tectoniques et le souvenir de la terrible tragédie de décembre 2004 a marqué les esprits. Aussi, tout est prévu en cas d'alerte au tsunami, des panneaux indicateurs vous indiquent le chemin pour rejoindre les lieux élevés à l'abri des vagues géantes : « Jalur Evakuasi ». Ce qui veut dire : itinéraire d'évacuation.
Bon, en l'absence de toute alerte, la calme et charmante petite ville balnéaire de Candidasa demeure un lieu de repos et surtout un excellent point de départ bien placé pour rayonner dans tout l'est balinais.
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Bali, une île de volcans
Depuis le début de notre séjour, on a pu voir plusieurs plages au sable gris noir signalant leur origine volcanique. Maintenant prenons un peu de hauteur pour admirer les paysages de volcans du centre de l'île. Le lieu où nous faisons halte est vraiment bien nommé, en effet, Penelokan veut dire en langue locale : « Endroit où l'on regarde ». La vue d'ici est, selon la formule consacrée, à couper le souffle : le panorama embrasse à la fois le volcan Gunung Batur et à son pied le lac Danau Batur.
Sur le versant du volcan, malgré la brume, on distingue l' ancienne coulée de lave et ses roches noires qui ont dévalées la pente, c'était en 1963. Côté lac, en observant bien (merci au zoom) je distingue en bordure du village des structures géométriques quadrillant la surface de l'eau, ce sont des bassins d' élevage de poissons, une des spécialités de la région.
Quant au sommet du volcan qui culmine à 1717 mètres, il est perdu dans les nuages, comme paraît-il la plupart du temps !
Justement, à propos du temps à Bali... parlons un peu de la météo locale de l'île. Je vais jouer au météorologiste, en amateur. Voici les grandes lignes du climat balinais observé à la période du mois d'octobre, celle de notre séjour. C'est le moment où la saison sèche commence à prendre fin. En résumé, les côtes nord de Bali sont plus calmes et sèches que celles du sud où la mer est plus agitée et où les nuages de pluie sont plus fréquents. Cependant, les côtes sont quand même bien plus souvent ensoleillées que l'intérieur des terres où les averses sont courantes, principalement dans l'après-midi. Et plus on s'élève vers les hauteurs, des volcans par exemple, plus on a de risques de rencontrer de la brume et de la pluie... Bon, cette présentation paraît un peu caricaturale mais finalement reflète à peu près les conditions météo générales.
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Continuons à sillonner le centre est de l'île où se trouvent les principaux volcans balinais... et comment nous apparaît le sommet du volcan le plus haut de Bali, le Gunung Agung (3142 m) ? Masqué sous les nuages, il fallait s'y attendre ! De toute façon, il n'était pas prévu pour nous de gravir ses flancs jusqu'à son cratère où se cachent les esprits des ancêtres, selon les croyances locales. Un volcan si vénéré par la population de Bali qu'il est même surnommé la « Montagne mère » ou mieux encore : « le nombril du monde », rien que ça ! A défaut de voir le sommet, nous nous satisferons de la vue de ses versants couverts ds rizières en terrasses, un superbe panorama.
Je ne sais si c'est pour imiter la forme pyramidale que dessine la silhouette du volcan Agung, mais les vendeurs de fruits et légumes des environs présentent tous des étalages avec des marchandises disposées en de belles pyramides de couleurs.
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A flanc de volcan, aux portes du plus vénéré sanctuaire balinais
Le Pura Besakih édifié à 1000 mètres d'altitude sur un des versants du volcan Agung voit défiler chaque jour une foule de visiteurs. Pèlerins et touristes s'y mêlent en nombre. Il faut parcourir à pied environ 800 mètres depuis le parking pour atteindre les portes du temple ou plutôt des temples, puisque le site comprend un ensemble de 23 temples. Faisons le chemin pentu en compagnie des Balinais, tous portant évidemment des coffrets et des corbeilles garnis d'offrandes.
Le plus imposant des temples de ce sanctuaire est le Pura Penataran Agung. Il s'étage sur six niveaux et son entrée que l'on atteint en gravissant de nombreuses marches est constituée par un monumental candi bentar, un portail fendu en deux parties séparées. Seuls les pèlerins hindouistes peuvent pénétrer dans la cour intérieure.
Nous resterons donc à l'écart et continuerons la visite parmi les autres temples. Mais nous ne serons pas seuls, des pèlerins et des familles bien sûr mais aussi quelques enfants qui à l'image de cette petite fille ne cessent de vous suivre... et de vous proposer des cartes postales. Pour être insistantes, elles le sont ! De quoi vous perturber la découverte de ce haut lieu sacré. Le discours de ces enfants est toujours le même : « Voulez-vous des cartes postales ? L'argent nous sert pour acheter des cahiers pour l'école... » et bis repetita, à n'en plus finir !
Vous avez beau refuser gentiment à plusieurs reprises, cela ne suffit pas ! Elles continuent à vous tourner autour avant de passer à la seconde étape d'une stratégie bien rodée : vous attendrir en vous montrant qu'elles parlent plusieurs langues afin de s'adapter à chaque visiteur étranger. Et voilà que cette mignonne fillette nous fait son show : réciter sa demande en anglais, italien, tchèque, grec.... mais en jetant tout de même un œil à son cahier où toutes ces phrases sont consignées. Non seulement c'est une commerciale aguerrie mais aussi une bonne comédienne !
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Entre marché local et vestiges du royaume de Klungkung
La circulation est particulièrement dense alors que nous parvenons aux abords du grand marché de la ville de Semarapura, la capitale régionale. Des voitures et surtout des scooters, tous bien chargés : les uns avec des marchandises volumineuses en équilibre sur le porte bagages, les autres avec des petites familles (deux adultes et deux enfants !).
Tout ce petit monde se faufile parmi le dédale des allées de ce pasar (marché en indonésien ), cela sonne comme le mot approprié de bazar. Les scooters essayant d'éviter les piétons qui portent en équilibre sur leur tête quelques marchandises.
Dans ce marché, on y trouve naturellement un peu de tout... des légumes ou fruits locaux jusqu'aux étoffes. Le secteur dédié aux tissus est vraiment bien achalandé avec des amoncellements de batik et d' ikat haut en couleur.
Parmi les boutiques, il y a aussi les turbans traditionnels balinais portés par les hommes. Cette coiffe est nommée Udeng. La pièce de tissu à la forme de fleur évoque à ses extrémités deux pétales symbolisant le bien et le mal. C'est la tenue habituelle pour se rendre au temple.
J'ai déjà un sarong (sorte de jupe), il ne me manque plus que la coiffe, ce fameux udeng balinais... me voilà en essayant un ! Bon, c'est marrant, mais avouez que c'est une coiffe difficile à porter chez nous ! Les vendeurs ont beau me dire que cela me va très bien (que les commerçants sont sympathiques !), cela ne suffira pas à me décider à en acheter un.
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A proximité du grand marché, c'est à dire juste en face, il faut visiter les intéressants vestiges de l'époque pré-coloniale : la Kertha Gosa et la Bale Kambang.
Deux monuments qui ont été conservés et restaurés après de nombreuse attaques, ils constituaient une salle de justice et un élégant pavillon flottant du Royaume de Klungkung, un des plus importants parmi les neuf royaumes que comportait l'île balinaise dans les années 1700.
En levant les yeux, on découvre les superbes peintures de style dit de Klungkung qui ornent les plafonds. Elles représentent de multiples scènes, calendrier astrologique, contes populaires mais également, par exemple, des châtiments corporels comme cette illustration qui montre le sort réservé aux femmes adultères... mais au fait, les hommes infidèles subissaient-ils à l'époque le même traitement ?
Quittons maintenant le marché, la ville, les monuments et ce rond-point pour nous diriger vers la ville d' Ubud.
Suite du récit → message suivant-> | | | À: Jemaflor · 7 décembre 2016 à 18:40 · Modifié le 10 déc. 2016 à 11:10 Re: Indonésie: Bali, l'île des offrandes Message 5 de 18 · 11 919 affichages · Partager 5 ème partie :
Ubud, à la rencontre de la culture et des arts balinais
La renommée de la ville d' Ubud n'est depuis longtemps plus à faire. En effet, cette petite ville de l'intérieur est considérée comme le centre de la culture et des arts balinais. Ubud est donc une étape incontournable et justifiée dans un périple à Bali. Ubud sera ainsi la dernière grande étape de notre découverte de la charmante île balinaise. Avec une telle réputation et tant de centres d'intérêts, il ne faut pas s'étonner d'y rencontrer beaucoup de monde !
Le flux des voitures et des scooters est souvent si dense dans les rues de la cité que les agents de la circulation sont un peu (beaucoup !) dépassés. Certes, les scooters se faufilent en tout sens mais au moins, ils ne provoquent pas autant d'embouteillages que si chacun de leur conducteur était au volant d'une auto, là, ce serait l’asphyxie totale à certains moments ! De plus, avec un tel trafic l'odeur des gaz d'échappement supplante le parfum traditionnel de l'encens des offrandes disposées devant les autels et les habitations, quel dommage ! Ceux qui ont connu cette cité il y a vingt ou trente ans ont quelques difficultés à y retrouver l'atmosphère de village d'artistes qu'était Ubud autrefois. C'est ainsi.
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Laissons tout véhicule pour nous balader à pied dans le centre autour du marché... un lieu où l'on trouve aussi bien des objets de pacotilles que de vraies œuvres d'art balinais : peintures, sculptures, masques traditionnels, vêtements de styliste balinais ou de marque internationale ou encore des tissus bon marché.
A propos de marché... faisons un tour (rapide) dans le « pasar » central ou entre les étalages de babioles pour touristes les balinais n'oublient pas de faire leurs offrandes quotidiennes.
Dans une des rues principales, la Monkey Forest road, entre une galerie de peinture et à proximité d'un atelier de sculpture, mon regard de photographe amateur est immanquablement attiré par la vitrine d'un studio d'artiste photographe de talent. A l'intérieur du « Nacivet » on peut y admirer des paysages balinais ou des portraits valorisés par des photos de grande qualité esthétique. Tirages couleurs et Noir&Blanc sont ainsi à l'honneur dans ce studio d'artiste.
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L'art pictural est très bien représenté à Ubud, plusieurs musées permettent de découvrir le style des peintres balinais. L'ARMA ( Agung Rai Museum of Art) en est un où sont exposées des collections particulièrement intéressantes. D'abord il y a le cadre : un ensemble de pavillons à l'architecture purement balinaise au milieu d'un agréable jardin luxuriant entre plantes, fleurs et bassins bruissants de fontaines. A l'ombre de grands arbres tropicaux nous rencontrons un copiste reproduisant avec application et minutie un des tableaux du musée.
Un musée créé par un amateur éclairé ( Agung Rai) qui à l'origine n'était qu'un simple vendeur de rue et qui ensuite a fait fortune, ça existe ! Par passion, il a rassemblé dans les salles de ce lieu une importante collection de beaux exemples de peintures en vogue à Bali et à Java. A l'image d’œuvres de style Batuan des années 1930/40 dont le sens extrême du détail, la saturation de l'image et la végétation florissante séduisent les visiteurs. Des visiteurs bien moins nombreux devant les toiles que dans les rues de la ville, c'est un constat.
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Ubud est également réputée pour sa zen attitude et sa culture du bien-être... un bon filon qu'exploitent de nombreux salons de massages/relaxations ou autres spas. Comme nous avons pas mal marché en sillonnant la petite cité qui s'avère finalement très étendue voici qu'un souhait me prend : et si on se « faisait » une petite séance de massage ? Comme tous les visiteurs pressés, nous n'avons que peu de temps en cette fin d'après-midi mais comme tout bon visiteur curieux nous avons envie de « goûter » aux douces sensations annoncées presque tout au long des rues. Allez, on opte pour un massage des jambes et des pieds.
Cette devanture qui affiche les empreintes de pieds de géants semble une adresse sérieuse... de l'idée à la réalisation, il n'a fallu que quelques pas. Et puis à 80 000 roupies indonésiennes la demi-heure (soit à peine 6 euro), on ne risque vraiment pas grand chose ! Me voilà donc étendu sur la table de massage et mes pieds entre les mains de ce masseur balinais. J'attendais un massage relaxant, le début m'a semblé un peu brutal, pour un peu j'ai cru qu'il allait me déboîter les chevilles ! Le massage plutôt énergique du départ se transforme peu à peu en agréables sensations. J'imaginais que l'homme de l'art accompagnerait ses gestes de quelques paroles apaisantes... non, juste quelques mots que je n'ai pas vraiment compris au commencement, puis plus rien après. Au moins, cela laisse l'esprit tranquille tout entier à la sensation de bien être procuré par le massage. Au bout d'une demi heure, on se sent bien, les pieds et les jambes plus légères, tout simplement mais pourrait-on dire aussi, sans plus.
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Ubud, centre artistique de Bali mais aussi centre d'un artisanat de qualité. La sculpture est une des activités bien maîtrisées par de nombreux artistes balinais. Rendons-nous dans un des quartiers en périphérie de la ville, précisément à Mas. Mais là, il n'est plus question d'un quelconque (mas)sage relaxant ! Mas, le nom du secteur, signifie or en indonésien, pourtant ici c'est principalement la sculpture sur bois qui est pratiquée et avec talent. A l'origine, c'étaient les prêtres qui s'adonnaient à cet art, leurs œuvres étaient essentiellement destinées à la décoration des édifices religieux ou des palais. Depuis l'avènement du tourisme, les réalisations comme par exemple de statuettes de Bouddha, de mariés balinais ou de masques sont proposées aux visiteurs.
Il faut voir le sérieux et le travail minutieux réalisé par ces sculpteurs, les gestes sont précis et dévoilent peu à peu les attitudes et les expressions de leurs œuvres. Les bois utilisés sont variés, du bois d'ébène le plus dur et le plus renommé aux bois d'hibiscus, de santal en passant par le bois de crocodile ? Un arbre ainsi surnommé car son écorce ressemble étrangement à la peau de cet animal à la mâchoire si terrifiante, d'ailleurs dans la cour de l'atelier trône un imposant arbre crocodile.
En bon touriste, je succombe à la tentation de ramener un de ses souvenirs sculptés, du vrai « Made in Bali ». J'hésite puis tergiverse encore devant toutes les statuettes présentées... et me décide enfin pour ce bouddha (photo ci-dessus). Un détail, le marchandage est de mise en ces lieux, 40 % du prix indiqué est finalement ce à quoi il faut parvenir pour qu'à l'issue de la transaction, vendeur et acheteur aient l'impression d'avoir fait une affaire... bon, on est bien conscient que tous ça est un jeu de rôle bien convenu ! A savoir aussi, si le prix de vente d'une sculpture sur bois paraît vraiment très bon marché, il faut avoir un doute sur l'essence de bois utilisée... en sachant que le balsa est le plus facile à travailler, à bon entendeur...
Tout au long des routes qui entourent Ubud, on est étonné de voir le nombre d'ateliers et de boutiques d'objets d'artisanat local. A certains endroits, ils sont à touche-touche sur des centaines de mètres... On sait bien que Ubud est devenu un centre touristique très fréquenté mais quand même ! Comment cette abondance et tous ce choix d'objets peuvent-ils trouver preneurs parmi les seuls visiteurs de l'île ? La réponse me sera soufflée par notre accompagnateur. Le savoir faire des artistes balinais et le taux relativement faible des salaires ont fait que Bali s'est spécialisé dans la production d'objets de souvenirs pour vacanciers, vendus à Bali mais également dans bien d'autres pays du monde ! Aussi, il ne faut pas être surpris si l'on trouve des djembés, made in Bali, sur les marchés à touristes au Mali ou encore des didgeridoo, fait à Bali, dans les boutiques de souvenirs en Australie (pays qui n'est qu'à seulement 3 h de vol). De plus, à Bali et dans toute l' Indonésie on fabrique et exporte en grande quantité des meubles (notamment en bambous) que l'on retrouve à la vente dans les grandes enseignes d'ameublement exotique de nos centres commerciaux...
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Un café d'exception, à plus d'un titre !
Le moment ne serait-il pas venu de faire une pause ? Une pause café par exemple. D'autant que l' Indonésie est un important producteur de café et à Bali on peut déguster un café vraiment original, il est même devenu un des cafés le plus cher au monde ! Dans les environs d' Ubud, Au Negari Luwak Kopi on est habitué à recevoir des visiteurs curieux de déguster le fameux Café Luwak, un arabica d'exception. En arrivant, on peut être surpris par les abords du café, un parc qui évoque une ménagerie avec des cages où se reposent... des civettes. Ces petits animaux au pelage qui évoque de mignonnes peluches amusent les visiteurs qui adorent dorloter ces bébés civettes.
Des civettes qui ont une importance déterminante dans l'élaboration du rare Kopi Luwak ( Kopi=Café, Luwak=Civette), cela vous étonne ? Explications. En effet l'original café Luwak est préparé à partir de grains de café prédigérés dans les intestins des civettes ; le récolter, c'est donc ramasser les déjections des animaux. Oui, oui, vous avez bien lu ! L'origine de cette recette de café remonte au temps où l' Indonésie était une colonie hollandaises. Les colons avaient à l'époque planté des hectares de caféiers mais ils interdisaient aux ouvriers d'en récolter pour leur propre consommation...mais ces mêmes ouvriers attentifs à leur culture avaient observé que les civettes se gavaient de grains de café et qu'elles les rejetaient dans leurs excréments ! Des grains débarrassés de leur enveloppe végétale et qui une fois légèrement torréfié était très doux au palais.... Les propriétaires hollandais s'aperçurent rapidement du manège, ils se délectèrent du breuvage produit... et les voilà récupérant cette production avant de la vendre à prix d'or ! Passons à la dégustation. La production de Kopi Luwak étant faible (bien que l'on élève de nos jours des civettes à cette fin), la tasse de ce café est chère, environ 3 ou 4 Euros si je me souviens bien... un prix finalement assez raisonnable par rapport à celui de certains expressos que l'on peut boire sur la Place St Marc à Venise ou dans certains établissements des Champs Élysées !
La préparation de la boisson est tout un cérémonial effectué à l'aide d'un percolateur traditionnel. La saveur ? Très douce au palais, parfumé et sans amertume. Les sucs digestifs des civettes ont produit leur effet... mais au moment de cette dégustation il faut surtout très vite oublier les effluves que dégagent ces petites créatures... En comparant le rare café luwak au café classique servi dans l'établissement, on apprécie encore plus la différence et l'originalité de la saveur du très prisé Luwak. Vraiment il n'y a pas photo !
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Place au spectacle dansé
La danse ou plutôt le théâtre dansé balinais est un des arts parmi les plus célèbres de Bali. Et quand l'occasion vous est donné d'assister à une soirée spectacle de danses balinaises, il ne faut surtout pas s'en priver. Souvenirs... La nuit est tombée alors que nous pénétrons dans l'enceinte d'une charmante propriété à quelques kilomètres d' Ubud. Le style architectural typiquement balinais entre pavillons habités et autels hindouistes privés nous met déjà dans l'ambiance. La vingtaine de musiciens d'un grand orchestre balinais, un Gong gede sont prêts à jouer. Les virtuoses de gamelans (gongs), percussions et flûtes débutent leur partition en introduction des chorégraphies.
Deux danseuses entrent alors en scène. Très élégantes avec leurs costumes traditionnels, des tuniques colorées rehaussées de motifs d'or et d'argent. Les maquillages sont finement dessinés donnant un éclat particulièrement expressif aux visages des artistes. Grâce, gestuelle des poignets, des mains et des doigts, mouvements des yeux... tout est en harmonie parfaite avec l'accompagnement musical. Une musique envoûtante alternant des passages lents ou saccadés avec parfois une accélération de stridentes tonalités métalliques. Le chef de cet orchestre de ce gamelan, un musicien au visage de sage et au sourire figé, donne à chaque reprise le « la », martelant avec précision les touches de son gong.
Le lelong auquel nous assistons est un genre de danses balinaises des plus classiques mais également parmi les plus gracieuses, des chorégraphies qui miment des contes et des légendes anciennes. La danse suivante est d'un tout autre style, c'est la danse Topeng Tua (Vieux masque). Un danseur masqué qui évoque un vieil homme se promenant dans les rues d'un village. Ces yeux globuleux ont de quoi effrayer... surtout quand à la fin de la représentation il vient faire des accolades aux dames !
Les photos de danseurs rendent compte de la beauté des parures et des mimiques des visages. Cependant, il faut reconnaître qu'il manque l'indispensable musique d'accompagnement. Ces mélodies de gamelan sont tout en harmonie avec la chorégraphie, cela explique sans doute que l'on se laisse facilement séduire par ce si dépaysant spectacle. Mais autant cette illustration musicale s'accorde idéalement avec les chorégraphies, autant je ne me verrai pas écouter ces tonalités parfois suraiguës en boucle, soyons honnête.
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Gunung Kawi et ses impressionnantes sculptures
A quelques kilomètres au nord d' Ubud, le site archéologique de Gunung kawi et son ensemble de sanctuaires sculptés en impose, vraiment.
10 candi, hauts de 8 mètres ont été sculptés dans les parois rocheuses tout au fond d'un étroit vallon. Chacun de ses candi honorerait un membre de la famille royale balinaise de du XIe siècle, enfin, à ce que l'on suppose. Ce lieu de mémoire a très longtemps été enfoui sous des tonnes de terre et de boue avant que les archéologues mettent au jour cet intéressant témoignage de l'histoire de Bali. Avec la dévotion dont font preuve les Balinais on comprend qu'en ce site historique, plusieurs autels et temples aient été édifiés, tous étant quotidiennement ornés d'offrandes.
Le sentier qui mène au site est principalement constitué de marche d'escaliers, 270 paraît-il, (je ne les ai pas comptées !), facile à descendre évidemment un peu plus pénible à remonter surtout si la chaleur est de la partie... Quoique, tout au long des escaliers on est en permanence distrait, façon de parler. Car comme réjouissance, il s'agit en fait beaucoup plus d'interpellations. Ah ! Tous ces vendeurs de souvenirs qui vous collent, bien installés près de leur cabane sur les bords du parcours... pas mal l'idée car les visiteurs essoufflés faisant des arrêts sont des acheteurs potentiels ! La distraction, la vraie en toute tranquillité, l'esthétique, elle se trouve à portée de regard sur la gauche (dans le sens de la montée ou l'inverse en descendant). Un splendide paysage de rizières en terrasses vous est offert sur les pentes de ce site de Gunung Kawi je ne me suis pas privé de l'admirer, le temps d'une pause... pose photo, bien sûr !
Suite du récit → message suivant -> | | | 6 éme (et dernière) partie :
A la plage à Benoa, une des stations balnéaires du sud balinais
Lors de ce récit de périple tout autour de Bali, je n'ai que peu évoqué les stations balnéaires et les plages. Pourtant Bali est aussi renommée comme plaisante destination pour le farniente en bord de mer ou pour des activités plus sportives, le surf en étant une des plus prisées.
Les principales stations touristiques et les plus belles plages sont situées surtout dans le sud de l'île, nous y sommes, pour une dernière étape en fin de séjour, juste avant de quitter Bali.
Le hasard nous mène dans une de ces stations très touristiques, précisément à Benoa.
La lumière de fin d'après-midi valorise la vue de l'horizon marin avec en premier plan ce bateau à balanciers dont les reflets oscillent à la surface de l'eau. Un panorama photogénique que je me fais un plaisir d'immortaliser.
Ici, les complexes hôteliers se succèdent le long du littoral de sable comme les alignement de restaurants, snacks, cafés, salons de massage, excursionnistes, bureaux de change... Une longue route rectiligne bordée d'enseignes (pas toujours très esthétiques) longe ainsi le bord de mer.
Oublions ce détail pour admirer les jardins tropicaux des hôtels, toujours très florissants avec une profusion d'hibiscus, de frangipaniers, de bougainvillées... et puis, il y a aussi en décoration toutes ces magnifiques compositions florales, les balinais excellent en art floral ! Bali, île des fleurs. Bali, île des offrandes fleuries !
Certes ces hôtels sont confortables, les buffets et les repas bien cuisinés dans l'ensemble et les piscines agréables, un seul bémol, le bord de plage n'est pas toujours très propre. Quand quelques papiers ou sachets plastiques flottent autour de vous lors d'une baignade, on peut rêver de mieux !
D'accord, nous n'avons eu qu'un bref aperçu du littoral balnéaire de Bali, ce n'était pas vraiment le but de notre voyage, il m'est donc difficile d'avoir un jugement plus précis sur toutes ces plages du sud de Bali que l'on dit souvent très (trop) fréquentées... En revanche, des plages indonésiennes de rêve... nous en avons admirés plusieurs mais dans l'île voisine de Lombok, mais là c'est un autre voyage, d'autres souvenirs et un autre récit*...
Jean SM / Bali Octobre 2016
* Lombok, côte sud et village Sasak , à lire et voir sur VF: voyageforum.com/...ost=7663741;#7663741 | | | Bonjour Jean
Après Lombok et le Kawa Ijen, voici Bali  Merci pour ce récit très complet relaté sous un angle original.
Muriel | | | Félicitations ! Une merveille ce récit original... Après Java, voici une autre page (ou plusieurs pages si l'on veut) où on se délecte... Tout pour me faire rêver avant d'aller sur place pendant un mois en mai-juin 2017 (sauf imprévu...) Merci encore Maguy | | | Merci Muriel pour l'appréciation, content de lire que le récit t'a intéressé. | | | Merci Maguy pour la visite et l'enthousiasme et continue de rêver à ce prochain voyage que je te souhaite réussi. Je n'en doute pas, Bali est une destination qui a beaucoup de charme avec tous les aspects qu'offrent l'île aux visiteurs, il y en a pour tous les goûts : culture, plages, paysages... jusqu'au goût de la saveur de la cuisine balinaise. | | | Compte-rendu de rêve pour une destination de rêve! Que cela donne le goût d'y aller - merci! | | | Merci pour la visite et le sympathique commentaire. Pas de doute, Bali est une destination qui a tout pour te plaire. | | | Bonjour
Felicitations pour ce carnet. j aimerais avoir ce talent d ecriture.
Vous travaillez pour l office du tourisme de Bali ?
Oui cette ile a des atouts mais un nombre d arnaqueurs record au m2 qui malheuresement donne une mauvaise image du pays...
Niveau plage c est pas terrible et trop d ausies..
Niveau rizieres c est beau mais ailleurs dans le pays ya bien plus joli : sumatra flores... | | | Bonjour, j'ai été trois semaines à Bali en mai dernier et j'ai beaucoup aimé. Voici une vidéo d'un peu plus de 3 minutes que je viens de réalisé.
| | | Très beau carnet de voyage très éducatif et pédagogique!
Je retrouve bien les différentes facettes de cette ile aux habitants si accueillants et ouverts et à l'architecture ainsi qu'au rites religieux superbes. | | | Bonsoir Stéphane, Merci pour la visite. J'ai bien sûr visionné ta vidéo. Une belle réalisation qui valorise les différents aspects de Bali et nous fait profiter de la beauté des paysages. Un montage très dynamique avec ce style clip, l'illustration musicale avec ce choix, pourquoi pas. Certaines scènes comme les danses ou les festivités auraient sans doute encore plus d'impact visuel avec le son d'ambiance que l'on ne retrouve seulement que tout à la fin de la vidéo.
Merci pour ce partage. | | | Bonsoir,
Merci pour l'appréciation... C'est certain, Bali est victime de son succès et par endroits il y a un peu trop de monde et puis cela attire les arnaqueurs comme tu le signales... Cependant en s'éloignant des lieux très fréquentés, on peut encore trouver un peu plus de sérénité et une population plus agréable à découvrir. Cependant, c'est quand même une île qui a beaucoup de charme. | | | Merci pour tes commentaireres ;) | Carnets similaires sur l'Indonésie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 764 visiteurs en ligne depuis une heure! |