Bonjour à tous,
Voici en images le récit d'un trek enchanteur!
Cliquez ici : sibellelaterre
Bonne lecture...
Marie
Texte seul :
Ça faisait un moment que ce fameux trek nous faisait envie et nous avons enfin pu bloquer une courte semaine fin Juin 2013 pour le réaliser.
Le timing a été parfait car la piste pour le
Landmannalaugar n'a ouvert que 3 jours avant notre passage !
Fin Juin, les jours n'en finissent pas, il y a encore pas mal de neige (c'est décoratif) et pas encore grand monde sur les sentiers.
On a eu de la chance avec la météo, finalement bien moins pourrie que ce qui était prévu !
Bref, nous rentrons émerveillés par ce trek d'une variété incroyable et à la portée de tout randonneur moyen : pas de grosses dénivelées, un terrain globalement très « roulant », un balisage parfait, même si parfois un peu trop présent (mais très apprécié dans le brouillard).
Moyenne d'âge très jeune sur ce trek : nul besoin d'une grande expérience pour se lancer. On n'a vu qu'un couple plus vieux que nous ! Gloups !
Carnet pratiqueVols Icelandair Francfort
Reykjavik réservés 6 mois à l'avance : 315 €/pers.
Arrivée à minuit.
ATM dans l'aéroport pour retirer des couronnes islandaises (ISK)
Flybus www.flybus.is/flybus
jusqu'au camping de
Reykjavik : réservation inutile. On prend les billets à un guichet dans l'aéroport. 4500 ISK/p (28 €) pour un aller-retour. No stress, le bus attend tout le monde et il y a toujours de la place.
Arrivée à 2h du mat au camping (4h pour nous), grand soleil !
Cabin réservée 6 mois à l'avance (9500 ISK = 58 €) Chère et rustique mais évite de planter la tente juste pour qq heures
www.reykjavikcampsite.is/
No stress again : accueil sympathique 24/24, des hectares pour les tentes, il y a toujours de la place, sanitaires propres, douche chaude soufrée à volonté ! Le camping vend des cartouches de
gaz à valve et à vis, des cartes mais pas de bouffe.
7h45 : le
bus TREX pour le Landmannalaugar arrive à l'arrêt du camping. Réservation inutile, on paie à bord en carte bancaire (ou en liquide mais faire l'appoint) 16000 ISK (100 €) aller simple pour 2.
On est 6 seulement à bord. Quelques arrêts en cours de route pour récupérer une poignée de passagers ici ou là...
Arrivée vers midi au
Landmannalaugar.
On se met en route de suite car on connaît déjà un peu le coin, et on n'a que 6 jours avant de reprendre l'avion.
Pour ceux qui ont du temps, prévoir au moins 2 nuits sur place histoire de profiter des randos à la journée et de la rivière chaude.
Un bus vend qq produits de base (dépannage uniquement)
Tout au long du trek il y a à intervalles réguliers (12 à 15 km) des
refuges : réservation recommandée car les places sont chères ! On peut camper à côté des refuges (moyennant finances) et profiter des sanitaires (douches sauf à Hraftinuusker)
On a choisi l'option
camping sauvage histoire de profiter à 200 % de la nature (pas fans de la promiscuité et trouver un joli coin de bivouac fait partie de charme de la rando)
Autorisé partout sauf dans le parc national du
Landmannalaugar.
L'orientation ne pose aucun problème, c'est très balisé.
Le trek peut bien sûr se faire dans les
2 sens mais le sens nord-sud à plusieurs avantages :
Evite la grosse grimpette au Nord d'Alftavatn.
Evite la montée ingrate sur une piste au départ de Skogar.
En cas de coup de mou ou de temps pourri, on peut écourter le trek à
Thorsmork et y reprendre un bus pour
Reykjavik. On peut d'ailleurs aussi s'y réapprovisionner sommairement.
Le trek jusqu'à Skogar peut se faire en 6
étapes de longueur très raisonnable.
Certains doublent ou triplent les étapes : c'est pour les sportifs, pas pour nous ! On est des contemplatifs !
On finira le trek en 5 étapes au lieu de 6 à cause de la neige encore très présente en cette fin Juin 2013.
Cartes GPS (pas du tout indispensable) gratuites ici :
www.ourfootprints.de/...apsource-island.html
Carte papier au 1/100000ème série Landmaelingar Islands :
Thorsmork Landmannalaugar
On avait des
sacs à dos de 11 kg sans eau, dont 6 kg de bouffe pour 5 jours et demi pour 2. Plein de bonnes idées pour alléger votre sac à dos ici :
www.randonner-leger.org/.../doku.php?id=accueil
On a bu l'
eau des rivières sans la traiter, sans aucun problème. 3 l d'eau pour 2 sont suffisants (sauf grosse chaleur, on peut rêver!), à condition de bivouaquer près d'un ruisseau pour la popote, vaisselle, toilette.
Attention pas le moindre ruisseau entre la vallée de
Thorsmork et Skogar via Fimmvorduhals. On a refait le plein avec l'eau de fonte d'un névé, bien chargée en particules (cendres) assez faciles cependant à faire décanter. Le refuge de Fimmvorduhals n'a pas toujours d'eau potable : eau de pluie au robinet et bidons d'eau potable qui doivent se vider très vite en haute saison. Ensuite vers Skogar on longe une rivière inaccessible sauf acrobaties.
Pour la bouffe :
au petit déjeuner mélange de lait en poudre+café+muesli
dans la journée : fruits secs, saucisson, crackers, Tucs, baguettes italiennes, barres de céréales et d'ovomaltine
le soir : soupe, nouilles chinoises, crackers, saucisson, fruits déshydratés (raisins, abricots)
On n'a pas eu du tout faim mais on s'est offert qq restos une fois de retour à la civilisation.
-2kg pour Fred, -500 g pour moi, c'est pô juste !
Bus de Skogar à Reykjavik Campsite : Cie Sterna 5300 ISK/p (32 €)
www.sterna.is/
1 nuit sous tente pour 2 au camping de
Reykjavik : 2800 ISK (17 €)
Du coup avec un jour d'avance et des prévisions de très mauvais temps, on a loué par l'intermédiaire du camping de
Reykjavik une petite
voiture juste pour le dernier jour. On a payé 100 € pour 1 jour (mais c'était le même prix pour 2 jours) : l'agence RAS car rental est venue nous chercher le matin même de la résa au camping, nous a conduits à son bureau et nous a permis de laisser la voiture sur le parking du camping (en laissant les clés à l'accueil du camping) en fin de journée.
Flybus à 4h40 le matin (il y a eu un bug dans la réservation, je pense de notre faute, mais ils ont été sport et sont venus nous chercher avec une voiture pour nous emmener au terminal BSI d'où nous avons pris le bus suivant pour l'aéroport, sans retard finalement, ouf!) Donc dans ce sens là il FAUT réserver et vérifier qu'on réserve auprès de la bonne Cie car elles sont au moins 3 à desservir l'aéroport.
Vol de retour à 7h25, arrivée
Francfort vers 13h00.
Le récit
Jeudi 20/06/13, le voyageDépart de
Francfort à 22h30 après plusieurs jours de canicule à 37°C, on se promet de ne se plaindre ni du froid, ni de la pluie, ni du vent !
On file vers l'ouest avec le soleil et on survole toute la côte sud sans un nuage : pas de photos car les glaciers sont peu visibles à contre-jour (eh oui à minuit le soleil est plein nord!) et les hublots de notre vieux coucou sont tellement rayés que je n'ai aucune photo potable.
Vendredi 21/06/13, J1 trekPas de douane à
Reykjavik (espace Schengen sans doute), nous récupérons les sacs à dos, retirons des couronnes islandaises à l'ATM, prenons nos tickets de bus jusqu'au camping et faisons une centaine de mètres jusqu'au Flybus. Il fait un temps splendide, le soleil vient juste de se coucher un peu avant minuit, on y voit comme en plein jour.
2h : arrivée au camping de
Reykjavik, check in de la cabin réservée bien longtemps à l'avance (il n'y en a que 2!), et hop au lit, bien que nous n'ayons plus vraiment sommeil : à
Nancy il est 4h du mat et ici le soleil s'est déjà levé, plein phares sur la fenêtre de la cabin.
Quelques heures plus tard, nous nous levons, frétillants d'impatience car il fait toujours beau !
On fait le tri dans nos affaires pour ne prendre que le nécessaire pour le trek. On laisse donc un sac au camping (pièce prévue à cet effet, pas cher) avec qq affaires propres pour le retour et les sacs qui nous ont servi à emballer les sacs à dos dans l'avion (afin d'éviter qu'ils ne soient abîmés)
7h45, départ du bus de la Cie Trex vers le
Landmannalaugar : on paie à bord en CB, c'est pratique et c'est comme ça dans tous les bus en
Islande.
Arrivée vers midi au
Landmannalaugar. Je me rends compte que j'ai laissé le couteau à
Reykjavik...ils n'en ont pas au bus-épicerie. Pas grave, je sais que dans le coin de Hraftinnusker (où nous sommes allés l'année dernière et où nous allons passer aujourd'hui) il y a plein d'obsidiennes tranchantes qui devraient nous permettre de couper notre saucisson ! On a bien fait de faire le trek dans ce sens là !
C'est parti ! On passe à proximité de la rivière d'eau chaude.
Le sentier s'élève ensuite tranquillement, serpentant entre fumerolles et les montagnes colorées de rhyolite caractéristiques du
Landmannalaugar.
C'est la 1ère fois que nous venons ici avec un temps aussi superbe.
Les couleurs sont éclatantes.
Nous surplombons bientôt la grosse coulée de lave proche du campsite.
Voici déjà la neige, il en reste encore pas mal.
Heureusement on ne s'enfonce pas trop. Elle est mélangée de cendres noires et plus il y a de cendres, plus elle est ferme.
Le temps se gâte et nous voilà dans les nuages, le balisage est bienvenu.
Maintenant que nous sommes à bonne distance du
Landmannalaugar il n'y a plus grand-monde, d'autant qu'avec ce brouillard, on ne voit pas bien loin. Un peu frustrant de louper ces paysages mais c'est l'
Islande, on prend le temps comme il vient et s'il ne pleut pas, c'est qu'il fait beau !
Après plusieurs heures de marche dans la neige, le refuge de Hraftinnusker apparaît soudain. Il est fermé et une dizaine de personnes (dont pas mal de Français, comme partout en
Islande) hésite sur la conduite à tenir.
Il y a de la neige partout (on est à 1100 m), humide et pas mal de vent, pas idéal pour camper par ici !
Fred qui s'est obstiné à marcher sans bâton en a plein les pattes (courte nuit, pas d'entraînement, et il débarque de but en blanc dans le trek alors que moi j'y « suis » depuis des semaines) et froid aux pieds, trempés bien sûr après des km dans cette neige mouillée.
Des Français qui viennent du sud nous indiquent qu'on quitte la neige à 1h30 ou 2h de marche. Quelques fruits secs et c'est reparti.
Après 1h30 on avise un petit coin sans neige, abrité du vent et près d'un ruisseau. Il y a même l'eau chaude, ça fume de partout dans le coin.
Voilà notre bivouac pour la « nuit », près du Kaldaklofsfjöll.
Samedi 22/06/13, J2 trekOn a très bien dormi, bercés par le bruit du ruisseau et des fumerolles.
Le temps reste très couvert mais il ne pleut pas.
Le lac Alftavatn fait une courte apparition.
Longue descente (doit être pénible dans l'autre sens...) sous une pluie fine avant d'arriver en vue du refuge, immédiatement suivi de notre 1er gué, vraiment gentillet.
Ce n'est pas le dernier de la journée !
En voici un autre un peu plus loin (sur la Brathakskvisl, également débonnaire)
Immédiatement après l'avoir traversé, le ciel se dégage. L'endroit invite à la sieste, on en profite !
Deux allemands suréquipés (pléonasme?) nous rejoignent : ils crèvent de chaud dans leurs pantalons supertechniques étanches et ont des sacs plus gros que les nôtres alors qu'ils ne dorment qu'en refuge. Ils vont encore moins vite que nous (enfin c'est moi qui donne le rythme hein!), Fred n'en revient pas. Il ne croyait pas cela possible...
Premières vues sur le Myrdallsjokull
et l'étrange Storasula.
Nous arrivons très vite au refuge de Hvanngil.
Tiens un arbre (saule arctique) !
Peu après le refuge, une passerelle permet de franchir l'impétueuse Kaldaklofskvisl (heureusement!) mais c'est ensuite un gué qui permet de traverser la Blafjallkvisl, à l'intersection entre F210 et F261.
2 gars attendent sur l'autre rive sans oser traverser, visiblement depuis un moment car ils ont l'air frigorifié (ce qui ne doit pas aider à se lancer dans l'eau glacée!)
Nous choisissons l'endroit le plus large (un peu en aval de la piste, à une petite centaine de mètres) donc là où le courant est moins fort et l'eau moins profonde, ôtons nos pantalons, prenons soin de ne pas boucler les ceintures de nos sacs à dos (un peu en aval du gué, il y a une cascade, gloups) et bras dessus-bras dessous, à l'aide de nos bâtons, vraiment utiles en ces circonstances pour garder l'équilibre, traversons sans encombre avec de l'eau à mi-cuisse.
J'adore traverser les gués mais là je dois dire que ça ravigote vraiment !
Le temps de nous rhabiller, nous voyons arriver une femme et une petite fille, sans sac-à-dos et en déduisons qu'il doit s'agir de la famille du gardien du refuge de Hvanngil qui vient voir s'il est nécessaire d'aider les randonneurs à traverser au moyen de leur 4X4. Bon à savoir !
Commence ensuite la longue traversée du Maelifellssandur, assez monotone, sur la F261, pas encore ouverte à la circulation.
Tout au bout de ce grand désert de sable noir miroite à contre-jour le Myrdallsjokull.
Il n'y a pas trop de vent, heureusement car ici pas d'abri !
Après 3 ou 4 km nous quittons la F261, juste après le pont sur la Innri-Emstrua. Il pleuviote un peu, vent arrière heureusement.
C'est à mon tour d'en avoir plein les pattes mais nous n'avons plus d'eau, impossible de s'arrêter pour le moment.
Voici enfin la belle montagne de Hattafell. Nous trouvons un bon coin pour la tente juste avant le dernier gué avant le refuge de Emstrur-Botnar. Il y a de l'eau, un peu de végétation pour faire tenir les piquets et le décor est superbe.
Grosse averse cinq minutes après que nous ayons terminé de monter la tente et fait un brin de toilette : on a bien fait de se poser là !
Dimanche 23/06/13 J3 trekEncore une très bonne nuit. Jusqu'à présent le vent, hantise des campeurs en
Islande, nous a épargnés.
Grand beau temps ce matin, il fait trop chaud dans la tente !
Superbes paysages avant Emstrur, belle lumière matinale.
Le moindre pouce de verdure dans ce désert de sable noir prend une valeur inhabituelle sous nos latitudes.
L'Eyjafjallajokul, dont le volcan a paralysé l'espace européen il y a 3 ans, apparaît au loin.
Nous descendons une colline de cendres noires vers le refuge de Emstrur, qui s'éveille à peine.
Nous bifurquons vers les gorges de la Markafjlot. Ce petit détour (comptez 1 h au moins pour bien en profiter) vaut la peine.
On en profite pour faire une petite pause.
Nous reprenons ensuite le Laugavegur et passons au refuge de Emstrur.
Il est 9 h et tout le monde quitte le refuge en même temps. Jusqu'à présent nous avions toujours été décalés par rapport à ceux qui dorment dans ou près des refuges et c'est seulement aujourd'hui que nous réalisons que ce trek est en effet très fréquenté. Certes on ne marche pas à la queue leu leu mais c'est assez gavant.
Très vite après avoir quitté le refuge, nous descendons vers la Fremi-Emstrua qui creuse sa route dans un canyon coloré avant de rejoindre la Markafjlot.
Au loin, nous apercevons une montagne en pince de crabe, Einhymingur, d'allure assez maléfique, que nous aurons en point de mire durant quelques heures encore.
Cette rivière est très courte, pas plus de 5 km depuis le glacier Entujökull, langue du Myrdallsjökull, mais elle est d'un débit impressionnant. La faute au beau temps !
Nous grimpons sur un escarpement d'orgues basaltiques.
Coup d'oeil en arrière avant de plonger vers la vallée de
Thorsmork.
La végétation change très vite et après ces quelques jours de désert minéral, ça nous rend tout joyeux !
Nous croisons une multitude de petits affluents de la Markafjlot, toujours surveillés de loin par Einhymingur.
Le vent souffle assez fort, dans le nez et je marche « dans la roue » de Fred pour m'abriter.
Juste après la passerelle sur la Ljosa, alors que Fred refait le plein d'eau,
je me dis que l'endroit, abrité du vent, ferait un bivouac assez idyllique.
Nous avons un jour d'avance, il fait beau, profitons-en !
Lundi 24/06/13 J4 trekEncore une très bonne nuit sur ce tapis d'herbe moelleuse.
Ce matin, il y a quelques nuages assez décoratifs d'ailleurs.
Nous approchons des montagnes escarpées toutes vertes caractéristiques de
Thorsmork.
La lumière matinale est encore une fois superbe ! Je me dis qu'on devrait marcher « de nuit » et dormir de jour, afin de profiter des lumières les plus rasantes...
Dernier gué avant
Thorsmork : un huîtrier-pie (la mer est à 30 km en suivant la Markafjlot) nous fait son cinéma (comme une perdrix mais je ne savais pas cette espèce d'oiseau capable d'un tel stratagème) afin de nous éloigner de son petit situé pile sur le sentier.
Ici la végétation est
floride, de vrais arbres, des lupins, mais nous sommes bien en
Islande, les glaciers ne sont pas loin !
Un peu avant d'arriver à Langidalur (un des campings de
Thorsmork), un panneau résume tout le trek jusqu'à
Landmannalaugar.
Ce camping très champêtre semble assez idyllique.
Pragmatiques nous ne faisons qu'y vider notre poubelle...
Après avoir envisagé de traverser à gué la Krossa, nous jugeons plus prudent d'utiliser la passerelle quelques centaines de mètres en aval.
Encore 2 km de piste pas palpitante du tout jusqu'au camping de Basar qui semble très prisé des Islandais : gros 4X4/remorque-caravane-barbecue.
On y fait une petite pause pic nic car mine de rien nous sommes déjà en route depuis 3h (gués, hésitations, photos...)
Le plan est de grimper tranquillement jusqu'au plateau de Brattafönn et d'y camper, un peu avant Fimmvorduhals afin d'avoir toute la journée de demain pour bien profiter du glacier et du volcan.
Le sentier, assez raide au début s'élève très rapidement au-dessus de la vallée de la Krossa.
Un vrai décor de cinéma ! Le sentier se faufile entre des roches volcaniques aux formes tourmentées. Nous pensions trouver de l'eau sans difficultés dans ces montagnes toutes vertes mais avec le beau temps, il n'y a d'eau que dans les grosses rivières, tout en bas !
Le sentier se faufile entre le Myrdallsjökull à l'est et l'Eyjafjallajökull à l'ouest, c'est grandiose !
Il fait soif ! Nous profitons d'un névé en pleine fonte pour refaire le plein. Ouf ! Il nous faut faire décanter la cendre mais c'est tout-à-fait buvable.
Après un bon raidillon, nous contemplons émerveillés le chemin parcouru ces derniers jours.
L'ancien sentier vers Skogar se trouvait pile sur le lieu de la fameuse éruption et il a donc été modifié. Les coulées de lave encore fumantes sont un but de randonnée à la journée pour les Islandais qui campent à
Thorsmork. Ils se reposent à l'abri du vent car là-haut, ça souffle !
Le terrain est hyper-hostile :
colonne d'orgues de basalte,
coulée de lave encore fumante,
cendres sans aucune tenue, vraiment pas l'endroit pour camper.
En plus le temps s'est complètement dégagé, il faut en profiter, alors on continue !
On aperçoit à présent très loin au nord les montagnes colorées du
Landmannalaugar, 45 km à vol d'oiseau. Quelle visibilité !
La montée (+850m) nous a bien crevés et on envisage de camper là, dans ce décor de science-fiction. L'endroit est un peu abrité du vent et on espère que les piquets tiendront mieux dans la neige que dans la cendre où il est impossible de faire tenir quoi que ce soit et qui est hyperagressive pour le tapis de sol. Hélas sous la neige, c'est de la glace et la tenue de nos piquets ne nous inspirant pas confiance avec ce vent qui se renforce, nous remballons tout et décidons de continuer jusqu'au refuge de Fimmvorduhals, qui ne doit plus être très loin.
Bien nous en a pris ! Après quelques centaines de mètres nous découvrons ébahis ce lac turquoise ! Quelle chance de passer ici avec du beau temps !
A mesure que nous approchons du col, le temps se couvre de plus en plus et le refuge apparaît enfin dans une trouée de brouillard. Ouf !
Il y a de la place ! Nous ne sommes que 10 dans un refuge prévu pour 20 personnes. On est bien content ! Nos 2 Allemands, 2 Français qui dorment aussi uniquement en refuge, 2 Suisses francophones et 2 Asiatiques taciturnes.
La tempête a soufflé toute la nuit. Bien contents de ne pas camper !
Mardi 25/06/13 J5 trek
Il fait encore mauvais ce matin mais il ne nous reste que quelques heures de marche, en descente jusqu'à Skogar.
A partir de ce refuge (le nouveau et l'ancien laissé à l'abandon juste à côté), nous allons suivre une piste pas palpitante du tout jusqu'à Skogar.
Enfin l'occasion de tester nos vêtements de pluie car ça dégringole vraiment avec du vent de face. Idéal pour terminer sans trop de regrets !
Des Anglais croisés la veille nous avaient annoncé cette partie du trek comme « amazing »... Ils n'ont rien vu, la suite est 100 fois plus belle.
Je comprends le découragement des Suisses éreintés par leur montée sur cette piste ingrate avec des sacs à dos trop chargés. J'ai bien fait de leur dire qu'ils avaient mangé leur pain noir et que la suite serait à la fois plus facile et plus belle. J'espère qu'il ont abandonné l'idée de reprendre le bus à
Thorsmork...ce serait vraiment dommage !
Il est midi, l'heure de Manger et nous nous offrons un bon gueuleton au restaurant du musée de Skogar.
Bus à 15h30 et arrivée à
Reykjavik vers 19h00, sous la pluie.
On plante la tente entre 2 averses, douche, pizza et gros dodo.
Mercredi 26/06/13
Nous louons par l'intermédiaire du camping une petite voiture pour la journée. Le temps d'effectuer les formalités il est 10 h quand nous prenons la route, sous la pluie, vers la côte au nord de
Reykjavik.
Le temps est vraiment bouché, pas de regret d'avoir terminé le trek un jour plus tôt !
Après un bon repas sur le restaurant du port de Borgarnes, nous repiquons vers l'intérieur des terres, le temps s'améliore.
Du coup nous décidons de pousser jusqu'à
Geysir où en cette fin de journée il n'y a plus grand monde.
Puis
Gullfoss, pas la foule non plus...
Retour sur
Reykjavik où nous testons cette fois l'autre cabin.
On prépare les bagages pour demain car l'avion décolle à 7h25.
Jeudi 27/06/13
4h30 nous attendons le Flybus réservé croyons-nous la veille.
2 bus passent, pas de la bonne compagnie.
Finalement le gars du camping les appelle, on vient nous chercher en voiture et on nous amène au gros terminal de bus où nous trouvons un bus pour l'aéroport. Ouf ! Donc penser à réserver la veille et vérifier qu'il s'agit bien de la bonne Cie. Je ne sais pas trop d'où vient l'erreur mais ils ont été très pro !
Du coup le temps passe très vite à l'aéroport, pour une fois !
L'
Islande est sous les nuages, au revoir !