| Livre "A un cerbiatto somiglia il mio amore" de David Grossman Anàssa · 4 avril 2009 à 13:42 12 messages · 2 participants · 3 436 affichages | | | | 4 avril 2009 à 13:42 · Modifié le 4 avr. 2009 à 13:59 Livre "A un cerbiatto somiglia il mio amore" de David Grossman Message 1 de 12 · 3 399 affichages · Partager Le livre n'est pas encore traduit en français, mais il le sera.
Aura-t-il le même titre, A un chevreuil ressemble mon amour ?
Prélude : trois voix juvéniles en proie à la fièvre dans un hôpital clos, sombre, désert. Orah, Avram et Ilan. Israël pendant la guerre des six jours.
Orah devait partir avec son fils Ofer en randonnée dans les montagnes de Galilée, les sacs étaient prêts, l'itinéraire tracé, mais Ofer a au dernier moment décidé de se porter volontaire pour une opération militaire en Cisjordanie. Elle l'accompagne, rentre chez eux, cuisine frénétiquement des quantités énormes de tous les plats préférés de son fils, jette tout, appelle son chauffeur de taxi attitré, y charge les deux sacs à dos, passe à Tel Aviv chez cette épave humaine d'Avram, le porte jusqu'au taxi et se fait conduire jusqu'au nord du pays. Pendant tout le livre, ils vont marcher, trébucher, et parler, se parler et parfois s'entendre, de mieux en mieux.
Peu avant la parution de l'ouvrage en Italie, Fabio Fazio avait interviewé David Grossman et lui avait demandé : " La fuite est-elle vraiment la seule façon de survivre en Israël ?" L'auteur avait souri (ce sourire de Grossman...), puis " non". Non. Parce que ce n'est pas une fuite. C'est d'une part une idée un peu folle : tant qu'elle marchera, tant qu'elle racontera Ofer, tant qu'ils parleront d'Ofer, il ne lui arrivera rien. C'est d'autre part le refus de se soumettre à l'engrenage bien huilé de l'armée israélienne : un mort, un coup de sonnette, les officiers et le psychologue récitant leur texte de circonstances appris par coeur et consignant un cadavre aux proches ; s'ils le tuent, il est à eux, qu'ils se débrouillent.
J'entendais récemment que lorsque la matière rencontre l'anti-matière il se produit un fantastique dégagement d'énergie. Il me semble qu'à l'échelle humaine lorsque la douleur et l'angoisse rencontrent la douceur et la tendresse, l'énergie dégagée est équivalente. Et dans cet exercice, Grossman est un génie.
Catherine | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Anàssa · 6 mai 2009 à 8:55 Re: Livre "A un cerbiatto somiglia il mio amore" de David Grossman Message 2 de 12 · 3 262 affichages · Partager Madame, bonjour !
Catherine et son affection pour la littérature israélienne, une petite romance...
La lecture de cette critique-ci était tellement stimulante (bravo !) que j’essayais immédiatement de gagner son titre allemand (ou anglais), sa date de sortie, etc. etc.
C’est le début d’une (petite) odyssée de ma part :
Le livre, est-il une nouvelle publication ou une première traduction en italien ?!
J’ai recherché sur Google sous « Grossman Orah Avram Ilan »... Rien (sauf des sites italiens). Même l’indication « Guerre des six jours » ne m’aidait pas ; j’ai pensé tout de suite à « Der gelbe Wind » (en angl. The yellow wind), unique livre lu de Grossman, dont l’arrière-plan est aussi la Guerre des six jours... Nul. J’ai essaié de trouver l’entretien avec Fabio Fazio, en vain également. Par contre, je suis tombé sur et ai lu péniblement celui de Silvia Bergero, « Non arrendersi alla paura, scegliere la vita e l’amore » ( blog.libero.it/...terario/6035151.html ). Je suis allé à la bibliothèque municipale ainsi qu’à ma librairie. Là, avec le concours de ma libraire, nous avons tenté de trouver quelque chose... Impossible (ça use, ça use).
Entre temps, je suis sûr qu’il ne s’agisse pas d’une nouvelle publication (pourquoi pas d'édition anglaise ni allemande ?!). C’est tout...
Du reste, relatif à ce roman de Grossman, j'ai lu de « Cantico dei Cantici »... Cela veut dire quoi ?!
Pourquoi la dame qui nous présentait ce livre sur le forum, ne nous a donné aucune indication de ce livre ?! (titre hébreu/allemand/anglais, date de sortie, etc.)
Bonne journée à toi, hgb
Nb : 1. Par ailleurs, tu as écrit involontairement (?) une magnifique phrase (lue dans une autre discussion) : « Je spreche le Deutsch wie ein Fuss », malheureusement, je ne la comprends pas ( wie ein Fuss ????). Sais-tu la commenter ?! De plus, il me semble être indispensable de t’expliquer l’usage de ss et ß (pas du tout permutable !) ; dans ce cas-ci, c’est bien sûr le Fuß et non pas le Fuss... (attention, ce ne vaut pas pour la Suisse !)
2. Povera Juventina, regarde le classement actuel de la Serie A : www.kicker.de/.../2008-09/spieltag/34
3. « Strong men eat pudding ! » | | | À: Hery · 6 mai 2009 à 18:48 Re: Livre "A un cerbiatto somiglia il mio amore" de David Grossman Message 3 de 12 · 3 237 affichages · Partager Herbert ! 
Bonjour,
C'est le dernier livre de D. Grossman. Si tu veux le titre hébreux, pour pouvoir faire les recherches en langue originale, c'est : "Ishà borachat mibsorà".
Il n'est pas impossible toutefois que l' Italie soit le premier pays européen à le traduire. Grossman est très apprécié ici.
Du reste, relatif à ce roman de Grossman, j'ai lu de « Cantico dei Cantici »... Cela veut dire quoi ?!
Je ne suis pas sûre d'avoir compris... Cantico dei Cantici ? C'est le Cantique des Cantiques (tu sais, le cinquième des livres poétiques et sapientiaux de l'Ancien Testament... tu veux que l'athée que je suis te donne quelques cours bibliques ?)
Bonne soirée...
Catherine
Par ailleurs, tu as écrit involontairement (?) une magnifique phrase (lue dans une autre discussion) : « Je spreche le Deutsch wie ein Fuss », malheureusement, je ne la comprends pas ( wie ein Fuss ????). Sais-tu la commenter ?! De plus, il me semble être indispensable de t’expliquer l’usage de ss et ß (pas du tout permutable !) ; dans ce cas-ci, c’est bien sûr le Fuß et non pas le Fuss... (attention, ce ne vaut pas pour la Suisse !)
Oui, je sais, mais je n'ai pas votre " ß " sur mon clavier, alors j'utilise les 2 s. C'est la traduction mot à mot du français "Je parle allemand comme un pied", l'expression "comme un pied" signifiant "très mal".
2. Povera Juventina, regarde le classement actuel de la Serie A :
C'est pas fini...
3. « Strong men eat pudding ! »
Yes, surely. men with strong muscles (you know, the ones who are just able to run with a soccer ball) eat pudding, but men with strong mind don't. | | | À: Hery · 10 mai 2009 à 20:22 Re: Livre "A un cerbiatto somiglia il mio amore" de David Grossman Message 4 de 12 · 3 168 affichages · Partager Bonsoir Herbert,
Ma précédente réponse avait été hâtive...  
"A un cerbiatto somiglia mio amore" n'a aucun lien avec "Le vent jaune" qui est un livre journalistique, une série d'enquêtes (glaçantes. Quand tu penses qu'il a 20 ans...). C'est un roman...
Et voici la traduction (partielle, j'ai sauté les déblatérations introductives de la journalistes) de l'interview dont tu donnes le lien ( blog.libero.it/...terario/6035151.html )
Le début est fulgurant : dans l’obscurité d’un hôpital, trois adolescents en quarantaine deviennent amis. Ils deviendront les côtés d’un triangle scalène qui durera toute la vie.
Cela commence comme une pièce radiophonique, on ne voit rien, on entend seulement les voix des trois jeunes gens dans l’obscurité du couvre-feu, et Avram dit adorer les pièces radiophoniques. De la même façon, pendant la guerre du canal de Suez, quand Avram blessé reste seul dans l’avant-poste, alors que les Egyptiens arrivent, il commence à parler avec une radio abîmée, à demander de l’aide, à délirer - ne sachant pas que, quelque part, Ilan l’écoute. Il y a aussi d’autres styles toutefois : j’ai voulu m’offrir le temps nécessaire pour écrire dans les plus infimes détails les situations humaines les plus communes et aussi les plus intéressantes dans leurs nuances...Par exemple la vie de famille, la vie de couple, ce que signifie élever des enfants, et même ce que signifie être un enfant, comment change sa vision du monde quand soudain il ne marche plus à quatre pattes, les peurs des parents pour leurs enfants.
Cela semble une œuvre longuement pensée...entre-temps vous avez peut-être écrit autre chose ?
Non, non, quand je travaille à un livre je ne réussis même pas à écrire la liste des courses. La structure, au début, ne m’était pas claire. Je savais vouloir écrire une chose ample, pas un livre fastfood, un roman dans la tradition des grands livres, qui couvre 40 ans de notre histoire, de la Guerre des 6 jours à aujourd’hui.
40 ans d’histoire et d’histoires de personnages, mais pas en ordre chronologique...
Il y a de continuels flashbacks, des bonds dans le passé et dans le futur, des liens entre des images du passé et du futur, une partie fait écho à l’autre, elles se répondent et s’appellent.
Au sein de ce système d’écho la voix qui raconte est toujours celle d’Orah ?
Je n’en suis pas sûr. Il est aussi possible que ce soit la voix d’Avram, qui partage avec elle le rôle de personnage principal : il dit qu’il écrira cette histoire, un jour ou l’autre. Il se peut que ce soit son histoire, racontée des années plus tard. J’ai laissé la question ouverte à l’imagination du lecteur.
Si c’est l’histoire de votre génération, racontée par Avram, dois-je en déduire que vous lui avez donné beaucoup de vous-même, David ?
Disons qu’en général mes personnages passent difficilement à travers l’histoire sans que je leur donne quelque chose de moi-même, plus ou moins... Avram sans aucun doute « plus »... C’est peut-être un alter ego.
La sensibilité, l’émotivité, l’intuition féminine d’Orah sont toutefois la clé de l’ensemble.
Je suis entièrement d’accord avec vous.
Pourquoi les femmes –aussi précisément décrites dans leurs moindres nuances- sont-elles le point d’appuis de vos histoires ?
Parce qu’elles sont beaucoup plus intéressantes que les hommes. Les femmes que j’ai connues ont toujours davantage été capables d’être en contact avec l’âme, avec les mouvements intérieurs. Elles ont aussi davantage le courage d’oser, elles sont plus souples que les hommes dans leur rapport avec la réalité, plus complexes. En particulier pour ce roman, dans lequel je voulais décrire les fondements de la vie, comment il faut être attentif aux enfants, à leur croissance, comment on réagit à leurs besoins même s’ils ne les expriment pas et à ces vagues d’amour qu’éprouvent les enfants. Alors j’ai pensé : je serai sûrement plus convaincant si je les vois avec les yeux d’une femme qui est aussi une mère.
Le récit d’Orah, protective envers Ofer, et le vôtre – le livre – sont un antidote à la réalité ?
Les femmes sont plus subversives que les hommes. C’est l’homme qui a créé le système avec toutes les structures qui en général servent à appauvrir le pouvoir intellectuel de la femme. C’est comme si les femmes regardaient tout cela avec un sourire ironique et disaient : c’est le jeu habituel des hommes. Orah n’est pas une révolutionnaire, ce n’est pas une rebelle née, c’est une femme tout à fait normale qui connaît ses limites, qui sait ne pas pouvoir changer la réalité d’ Israël, où elle est tellement fossilisée. Alors elle a recours à un acte pratique, en quittant sa maison. Cette action toutefois a une grande portée symbolique, c’est un sacrifice énorme, parce qu’elle ne sera plus disponible pour son propre fils qui est à la guerre, elle ne reste pas cramponnée au téléphone à attendre des nouvelles. Elle décide de suivre son intuition, de tourner le dos au monde et partir. Ben, aussi curieux que cela puisse paraître, ce comportement ce n’est pas moi qui l’ai inventé, c’est Orah qui y a pensé...Il arrive souvent que les personnages donnent des indications, mais celle-ci m’a surpris moi aussi. Quand Orah me l’a suggéré, toutefois, j’ai pensé que cela aurait fonctionné et je l’ai laissée faire. Elle obéit à la loi des hommes parce qu’elle ne peut pas la changer et parce que son fils –qui est un homme – a décidé d’aller faire la guerre, mais cela ne fait pas partie de sa réalité. Alors elle repêche Avram, le sauve de l’abîme de désespoir où il était tombé, lui redonnant la capacité de vivre.
La dernière phrase sur Ofer est : jusqu’à hier soir, il allait bien. Pas seulement : la scène des officiers qui frappent à la porte, se produit seulement dans un cauchemar d’Orah. La fin est ouverte ?
Nous ne savons pas si Orah sauvera Ofer, mais quoi qu’il en soit elle a ramené Avram à la vie. Si cela sauvera Ofer, moi je ne le sais pas.
C’est un livre envahit du sentiment de menace et de peur : la guerre, prendre le bus, accompagner les enfants à l’école. Et puis il y a l’amour, tout aussi envahissant.
La photo que vous venez de faire est celle de la réalité quotidienne, celle dans laquelle nous vivons. A chaque instant, même le plus intime, la guerre est toujours présente ou la peur de la guerre et j’ai essayé de le montrer : comme dans la scène d’amour entre Orah et Ilan, il y a toujours l’association violence-amour. C’est comme si la guerre s’appropriait notre vie intime, la confisquait, la nationalisait. Et ainsi c’est comme si les êtres humains se ratatinaient de peur, de haine, de suspicion et essayaient de vivre au minimum, parce que si pour un instant tu t’accordes le luxe d’éprouver un sentiment, tu seras submergé par la violence de la réalité. Moi, je veux au contraire montrer le pouvoir et la force de la vie, comment l’imagination est susceptible de changer l’histoire, comment il est possible de ne pas toujours se sentir impuissant, malgré tout, mais réussir aussi à dépasser la peur de la guerre, la peur constante de perdre es enfants. C’est cela qui nous sauve en Israël, choisir la vie, ne jamais se rendre à la peur, ne jamais se rendre la mort.
Vous n’avez jamais envisagé d’aller vivre ailleurs ?
Ma femme et moi, ma famille, nous sommes posés tant de questions, après ce qui nous est arrivé. Nous nous sommes demandé si cela valait la peine de vivre dans un endroit aussi dangereux, mais ma réponse est : Israël est ma maison. Avant moi, 80 générations de Juifs ont trouvé une maison en Pologne, en France, n’importe-où, mais leur aspiration était Sion, la Palestine. J’ai été chanceux parce que je suis né quand l’Etat d’ Israël existait déjà, et c’est le seul endroit où je ne me sens pas étranger, le seul pays dans lequel on parle hébreux et je ne me vois pas vivre dans un endroit où l’hébreux n’est pas la langue mère. Il est certain que ce serait mieux si en Israël nous avions aussi la paix. Pas seulement celle entre nous et les Palestiniens, mais cette chose qui fait que tu te sens bien, tu te sens en paix, justement, sans peur de l’avenir, sans penser que la maison peut s’effondrer sur toi, juste à cet instant. C’est cette peur permanente que j’ai essayé de décrire dans le livre, mais je continue à espérer qu’ Israël puisse devenir ma maison dans le monde et aussi –comme Etat– partie intégrante de la famille des gens (la traductrice est dubitative sur cette dernière formulation). Peut-être est-ce un rêve qui vaut la peine de combattre pour qu’il se réalise. Même s’il est vrai que d’habitude on paie un prix très élevé pour réaliser ses rêves.
Catherine | | | À: Anàssa · 13 mai 2009 à 8:50 Re: Livre "A un cerbiatto somiglia il mio amore" de David Grossman Message 5 de 12 · 3 117 affichages · Partager Madame, bonjour !
D’abord, je m’excuse franchement pour mon retard. Et un gros MERCI pour la traduction de cet interview... Un travail assidu, très gentil !
Oui, je me souviens encore du « Vent jaune », un reportage de Grossman sur la guerre des six jours. Non-fictif.
En tout cas, je vais lire ce nouveau roman de Grossman qui sort en allemand cette année. Grossman est une vraie recommandation !
Il n'est pas impossible toutefois que l'Italie soit le premier pays européen à le traduire. Grossman est très apprécié ici.
Je ne crois pas l’avoir mis en doute !
Pourtant, n’est-il pas étonnant que cette œuvre soit traduite d’abord en un régiolecte (< tyrolien du sud < tyrolien < autrichien < bavarois-autrichien < allemand du sud-ouest [~ alémanique] < allemand du sud < haut-allemand < ouest-germanique < germanique < indo-européen) parlé à la périphérie de Milan, rifugio di Rossoneri, mais pas en allemand ni en anglais ?!
C'est pas fini...
En fait. Mais comment réparer 4 points dans 3 matchs ?! Bon, una fida Juventina est obligée d’y passer... Faut bien rêver ! Pourtant, Catherine, soyons réalistes : des moustiques ( Bianconeri) peuvent chatouiller des éléphants ( Rossoneri) mais non pas faire tomber, d’accord ?!
Yes, surely. [...] but men with strong mind don't.
Ouch !... Dear, you’re really charming !
Bonne journée à toi, hgb
N.b. : « Pudding makes pretty, Rigatoni alla Pajata doesn’t ! » | | | À: Hery · 16 mai 2009 à 12:54 Re: Livre "A un cerbiatto somiglia il mio amore" de David Grossman Message 6 de 12 · 3 051 affichages · Partager Guten Tag mein Herr !
Oui, je me souviens encore du « Vent jaune », un reportage de Grossman sur la guerre des six jours. Non-fictif.
Mais... David Grossman avait 13 ans lors de la guerre des six jours (il s'inscrivait à des cours de natation auprès du YMCA. Comme il entendait que les Arabes voulaient tous les rejeter à la mer, il jugeait vital de savoir nager) !
"Le vent jaune" n'est donc pas un reportage sur la guerre des six jours, c'est une série d'articles sur les territoires occupés, un enquête sur les camps de réfugiés, les colonies, les tribunaux...
Le titre du livre est aussi celui d'un des articles, consacré aux habitants de Wadi Elfoukine, il y explique le titre :
" C'est l'époque des fleurs jaunes. J'ai dit à Abou Harb que j'intitulais mon livre le Temps jaune . Il a souri et m'a demandé si j'avais entendu parler du vent jaune . Je lui dis que non ; alors il me parla du vent jaune qui allait bientôt venir, peut-être même de son vivant ; qui allait venir des portes de l'Enfer (des portes du Paradis il n'y a que la brise légère et fraîche qui puisse souffler) : Rih asfar , c'est comme cela que les Arabes d'ici l'appellent. Un vent d'est, brûlant, terrible, qui souffle une fois toutes les quelques génération et embrase l'air, qui pousse les gens vers les grottes et les ravins ; mais même là-bas il retrouve ceux qu'il cherche, ceux qui ont commis l'injustice et la cruauté. Et là, au creux des rochers, chacun son tour, il les extermine. Le lendemain, raconte Abou Harb, la terre sera jonchée de cadavres ; les rochers seront chauffés à blanc, les montagnes tomberont en poussière qui recouvrira le sol comme une tunique jaune. "
Catherine
Herbert, hast Du kriegerishe anwandlung ?
Non me ne frega un bel niente del campionato...
Tell me... you eat your pudding coated with nutella ? I understand why you need to run all night long to stay slim with such a diet... | | | À: Anàssa · 24 mai 2009 à 10:47 Re: Livre "A un cerbiatto somiglia il mio amore" de David Grossman Message 7 de 12 · 2 956 affichages · Partager Bonjour !
" KRIEGerisch" ?! PARDON, Madame. Je vous laisse désormais en paix ( in FRIEDEN), promis...
Madame, ich führe nicht Krieg, gegen niemanden, schon gar nicht gegen Frauen noch gegen andere Gut- bzw. gar Bessermenschen (als solche sich manche Atheisten gegenüber religiös Gesinnten, allen voran Christen, irrtümlicherweise wähnen).
Je sais bien classer David Grossman (une génération plus jeune que le septuagénaire Amos Oz qui a lui-même participé activement en guerre des six jours) ; je ne voulais pas du tout dire que David Grossman était reporter à l’époque (1967)... Qu’est-ce qu’est rejeté de ma formule ?! La formule en tout ou plutôt ses composants : le genre ("reportage") ou l'ajout "sur la guerre des six jours" ?! Pour moi, "Le vent jaune" est un reportage (politique). En ce qui concerne "sur la guerre des six jours", tu as évidemment une meilleure mémoire que moi. En tout cas, tu as raison. En écrivant "reportage sur le conflit israélien-palestinien, tu serais d'accord ?!
Pourtant, il n’est pas dans mes intentions de m’obstiner dans le terme "reportage" ; si "essai", "sociogramme (de deux peuples)" ou je ne sais quoi d’autre est à préférer, tant mieux...
hgb
You lost any humour in Turkey ?!
Non me ne frega un bel niente del campionato...
Sei una mala perdante !
Tell me... you eat your pudding coated with nutella ? I understand why you need to run all night long to stay slim with such a diet...
Pudding coated with nutella ?! What a marvellous idea ! Many thanks ! Sorry, so far I didn’t know such a composition but I think it’ll be s a culinary delight. It must be delicious !!! Catherine, there isn’t (hardly) any need for me to loose weight. I go jogging to be always in good condition AND in good state of mind. Besides, I enjoy it. Dear, German girls (and their Northern European consexuals alike) prefer and think higly of men with strong mind IN A STRONG BODY (the Germans say : " ein gesunder Geist in einem gesunden Körper"). That’s it... I doubt seriously whether Italian women do understand that... | | | À: Hery · 24 mai 2009 à 11:21 Re: Livre "A un cerbiatto somiglia il mio amore" de David Grossman Message 8 de 12 · 2 949 affichages · Partager Ciao Herbert,
Tant que tu ne me laisses pas "in FRIEDENHOF" cela devrait aller... 
Ich habe nicht alles verstanden aber Ich nehme da (lettre que j'ai pas) du noch etwas gegen Atheisten geschrieben hast (et où je le colle maintenant le "an" de annehmen ?   )
Qu’est-ce qu’est rejeté de ma formule ?! La formule en tout ou plutôt ses composants : le genre ("reportage") ou l'ajout "sur la guerre des six jours" ?!
C'est "sur la guerre des six jours" qui ne convient pas. C'est un reportage sur différents aspects de la situation en 1988.
You lost any humour in Turkey ?!
Why do you write with those aggressive red letters ? 
May be, I dont know, maybe I just change it, and pick up an english one.
Sei una mala perdante !
Forse hai ragione, pero non ne so niente, non so neanche contro di chi giocava la Juve e quali erano i risultati. E poi mi dispiace che tu stia tiffando per la squadra del nanetto.
Pudding coated with nutella ?! What a marvellous idea ! Many thanks ! Sorry, so far I didn’t know such a composition but I think it’ll be s a culinary delight. It must be delicious !!! Catherine, there isn’t (hardly) any need for me to loose weight. I go jogging to be always in good condition AND in good state of mind. Besides, I enjoy it. Dear, German girls (and their Northern European consexuals alike) prefer and think higly of men with strong mind IN A STRONG BODY (the Germans say : " ein gesunder Geist in einem gesunden Körper"). That’s it... I doubt seriously whether Italian women do understand that...
 But, my so dear Herbert, remember that this sentence is not english, neither german, but Latin : mens sana in corpore sano. So italians womens not only understand it very well but know it since much more times. All Northen European womens are just copiing us.
Catherine | | | À: Anàssa · 28 août 2009 à 12:00 Re: Livre "A un cerbiatto somiglia il mio amore" de David Grossman Message 9 de 12 · 2 712 affichages · Partager Le livre n'est pas encore traduit en français, mais il le sera. Aura-t-il le même titre, A un chevreuil ressemble mon amour ?
Ciao Catherine,
je me suis rappelé encore à cette question (en haut)... Bon, je ne sais rien d’une édition française mais, au cas où ça t’intéresserait, ce Grossman est paru récemment chez la maison d'édition de Hanser (740pp) en allemand, traduit de l’hébreu par Anne Birkenhauer.
Son titre allemand : Eine Frau flieht vor einer Nachricht (en fr. Une femme fuit devant une nouvelle), faisant référence à l’angoisse de toutes les mères dans une guerre d’obtenir une terrible nouvelle de leurs fils tués (mais pourquoi alors une femme au lieu d’ une mère ?!)... Selon les pensées d’Ora, les messagers de l’armée ne peuvent pas la rencontrer avec la terrible nouvelle, quand elle n’est pas à la maison, et s’ils ne peuvent pas la rencontrer, ils ne peuvent pas l’annoncer à elle, et s’ils ne la disent pas...... Sur ce point, la fuite paraît pour Ora à un moyen pour pouvoir protéger son fils Ofer.
Bon week-end, hgb | | | À: Hery · 28 août 2009 à 15:48 Re: Livre "A un cerbiatto somiglia il mio amore" de David Grossman Message 10 de 12 · 2 698 affichages · Partager Hallo Herbert,
Eine Frau flieht vor einer Nachricht (en fr. Une femme fuit devant une nouvelle)
 Que c'est réducteur, et lourd.  Le genre de titre qui ne me donnerait aucune envie de lire le livre si je n'en connaissais pas l'auteur. Ne me dis pas que "A un chevreuil ressemble mon amour" est intraduisible en allemand.
Catherine | | | À: Anàssa · 3 septembre 2009 à 10:58 Re: Livre "A un cerbiatto somiglia il mio amore" de David Grossman Message 11 de 12 · 2 585 affichages · Partager Bonjour Catherine,
Que c'est réducteur, et lourd.
si le titre allemand est réducteur ou non, je ne peux le juger. Je n’ai pas encore lu le roman (j’attends le poche). Par contre, je ne le trouve pas « lourd », pas du tout (à part le fait que l’allemand en soi est plus « lourd » que le français ou l’italien).
Le genre de titre qui ne me donnerait aucune envie de lire le livre si je n'en connaissais pas l'auteur.
Quel critère douteux ! Bon, à chacun ses goûts... de toute façon, je ne choisis pas mes livres à lire selon un tel critère. Si je faisais ça, je n’aurais certainement pas lu, pour ne citer qu’un seul exemple, « Le parfum » de Patrick Süßkind. Son titre n’est vraiment pas renversant, mais il ne permet pas de déduire que ce roman fascinant donne aucune envie de le lire... au moins pas chez moi.
Ne me dis pas que "A un chevreuil ressemble mon amour" est intraduisible en allemand.
Non, bien sûr. Ce titre est traduisible, cependant la question est plutôt : faut-il le faire ?! Je crois que non. Tu ne permets pas à un traducteur cette liberté (tant qu’elle ne mène pas à pervertir le sens)... ?! Tu m’étonnes, vraiment... Ça me fait penser spontanément à l’autobiographie d’Edward W. Saïd, Out of place. Son titre allemand est Am falschen Ort (lu !), son titre français A contre-voie ; à mon avis, le titre français dénature quelque peu le sens du titre originel...
De plus, je ne sais pas si Einem Reh (bock) ähnelt meine Liebe (traduction littérale de A un cerbiatto somiglia il mio amore) est un titre réussi ou non (il ne m’est pas connu qu’en allemand, « chevreuil » est une sorte de métaphore pour l’« amour »)... D’ailleurs, Catherine, ça m’intéresserait beaucoup : comment s’imaginer un amour qui ressemble à un chevreuil ?! Assez animal ou même bestial, non ?!... versatile ?!... farouche ?!
Bonne journée à toi, hgb | | | À: Hery · 3 septembre 2009 à 14:10 Re: Livre "A un cerbiatto somiglia il mio amore" de David Grossman Message 12 de 12 · 2 572 affichages · Partager Re...
Catherine, dis, l'ambiance (autour de l'amour) en Italie, est-elle en fait tellement sauvage qu'il faut se servir de vocables du règne animal pour savoir décrire convenablement cet amour ?!
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