Zone rouge dit le site des affaires étrangères: PAS DU TOUT.
Le risque n'est pas tout à fait nul. Car de temps en temps, il y a des combats entre l'armée iranienne (ou le corps des gardes-frontière) et les militants armés du PDKI (parti kurde autonomiste en
Iran). Ou anciennement du PJAK.
C'était arrivé début août 2010 (la totalité de l'
Iran était alors en "zone rouge"), juste après mon passage le long de la frontière irakienne, entre Marivan et Paveh via Howraman-at Takht et Nosud. Certes, le PDKI ne s'en prend pas aux touristes, mais il vaut quand même mieux ne pas être dans le voisinage des combats.
Il semblerait que l'actualité récente soit plus chaude, cf.
en.wikipedia.org/...2016%E2%80%93present
). Notez tout de même que la bande frontalière (2-3 km de large) n'est pas accessible avec le seul visa touriste.
En sus de l'autonomisme (ou indépendantisme) kurde, la population kurde suit l'Islam sunnite, plus susceptible d'être influencée par le salafisme djihadiste que le reste de la population iranienne, quasi uniquement chiite (hormis le Sistan-Baloutchistan et la zone frontalière avec l'Afghanistan, justement eux aussi en zone rouge).
D'ailleurs, la Police des Frontières est très présente, et mes papiers avaient été contrôlés 3 fois lors de cette journée entre Howraman-at Takht et Nosud. Plus que pendant la totalité des 5 semaines passées en
Iran lors de ce voyage.
Néanmoins, le risque est très très réduit. A mon avis, moindre que les risques qu'affronte un parisien (ou un lyonnais), entre les accidents de la circulation, le banditisme, et malheureusement le terrorisme.
En matière de terrorisme, la comparaison avec l'
Iran n'est vraiment pas à l'avantage de la
France quand on fait le bilan des victimes sur les 3 dernières années (comme des 20 dernières années). Alors que le nombre d'habitants est très proche.
Le seul danger de cette région (le kurdistan): les contrebandiers qui importent du matériel audio, elèctro ménager depuis l'Irak jusqu'à la petite ville de Baneh bien connu des iraniens: Ils conduisent comme des bolides!!!
Les iraniens (et pas seulement les contrebandiers) se prennent souvent pour des pilotes de course, mais je reconnais n'avoir pas vu beaucoup d'accidents sur la route.
J'ajouterai quand même le
risque sismique qui est tout de même conséquent en
Iran. Il est judicieux de bien assimiler les préconisations en cas de tremblements de terre. Cela vaut pour l'ensemble du territoire iranien, tout particulièrement pour
Téhéran.
Fabrice