Le 1° Janvier 2009, nous avons prévu d’aller visiter les
grottes de Pak Ou et de suivre les indications du Lonely Planet, c’est à dire y aller par la route et retourner en bateau (trajet beaucoup plus long pour le retour, mais plus beau)
Nous cherchons un jumbo pour aller aux
grottes de Pak Ou, et nous hélons un tuk-tuk, nous n’arrivons pas à nous faire comprendre, un autre conducteur dit qu’il n’y va pas, mais propose de nous emmener à un endroit où nous pouvons en trouver. Des bureaux vendent des tours le long de la rivière. Ils nous demandent 200 000 kips pour faire l’aller-retour. Nous devons insister sur le fait que nous voulons seulement faire l’aller, ce qui devrait être moins cher et arrivons à les faire baisser à 160 000 kips, mais les conducteurs ne veulent pas tous y aller. Tout est inscrit sur un cahier. En route...pour une mauvaise journée. Il fait très froid, la route, d’abord correcte devient horrible, avec de nombreux nids de poule très profonds. J’ai peur de l’accident. Le chauffeur s’arrête à un village où l’on vend des tissus et nous dit : maintenant, vous prenez le bateau, c’est 200 000 kips ! nous lui demandons où se trouve le ferry, il dit : c’est à 35 minutes. Nous ne savons même pas où nous sommes et avons l’impression d’être dans une arnaque. On se défend bien et disons que ce n’est pas le contrat ; le chauffeur finit par céder, la route n’est que montées et descentes, sur une piste avec de nombreux trous. (A posteriori, je comprends pourquoi les conducteurs n’ont pas envie de faire ce trajet, et j’aurais préféré ne pas le faire non plus !)Il nous arrête dans un endroit où nous ne savons même pas où est le ferry. Nous visitons un temple sans intérêt. Arrivés sur la plage en face des grottes, nous rencontrons de nouvelles difficultés pour trouver le ferry. Des hommes attendent et nous demandent 200 000 kips juste pour traverser. Nous restons un bon moment à discuter. Nous sommes « coincés ». Finalement quelqu’un nous propose une traversée aller-retour pour 20 000 kips. Sur ce, nous lui demandons le prix pour faire le trajet jusqu’à
Luang Prabang, il nous dit 300 000 kips. Après quelques palabres entre les bateliers et des appels tél., nous obtenons un bateau conduit par un jeune qui traverse depuis Pak Ou et paie deux billets aux gens de la plage qui devaient être des rabatteurs (?)
Nous traversons la rivière jusqu’au pied des grottes et il nous dit qu’il attend 10 minutes, nous trouvons que c’est un peu juste pour voir les deux grottes, et nous nous mettons d’accord pour 20 minutes, c‘est le temps nécessaire, car il n’y a vraiment pas de choses très intéressantes à y voir. Il vient à notre rencontre, nous devons retrouver « cinq amies » qui attendaient sur une petite plage en bas des grottes. L’une d’entre elles nous donne une bonne crêpe croustillante.
Après une demi-heure de navigation, nous nous arrêtons dans un village artisanal « Ban San Hoï » (??), et de fabrication de lao-lao, le whisky du coin fait à partir de riz que l’on voit entrain d’être préparé. Après avoir traversé ce marché, nous décidons de visiter tous les deux, le très joli temple du village, et nous reprenons le bateau sur un banc de sable où un embarcadère est aménagé. (ses "amies" voulaient visi ter ce village, pourtant il avait dit au départ que l'on rentrait directement, mais je suis contente, je n'aurais pas osé le demander) C’est la saison sèche et le
Mékong voit son niveau baisser de plusieurs mètres, créant ainsi, tout au long de son parcours de gigantesques bancs de sable et en bordure des rives, de grands espaces sont dégagés et permettent des cultures maraîchères ; bizarrement, on y voit aussi des animaux (chèvres). Une des femmes nous offre un tubercule de manioc passé au four, pas mauvais d’ailleurs.
En plein milieu du
Mékong, le conducteur de notre bateau arrête le moteur et nous demande de payer maintenant l’intégralité de la somme, nous ne sommes pas d’accord, et une discussion de sourds s’engage, il téléphone plusieurs fois à des collègues et discute avec eux. On propose de lui passer une carte de l’hôtel pour le rassurer sur le fait que nous sommes des gens honnêtes, il appelle, mais nous ne saurons jamais de quoi ils ont discuté. On veut bien lui donner tout au plus la moitié maintenant et le reste à l’arrivée à
Luang Prabang, et il n’est toujours pas d’accord ! Finalement convaincu (?) par un batelier que nous croisons, il accepte de terminer le parcours en bateau (nous sommes restés facilemnt une demi-heure au milieu du fleuve) (un instant, on a cru comprendre qu’il voulait nous débarquer pour nous faire continuer, à nos frais en tuk-tuk). Le trajet à faire est encore assez long, la plupart des « cinq »amies sont endormies et le reste du trajet se déroule dans un silence complet. Finalement
Luang Prabang est en vue : l’approche est reconnaissable par le Mont Phusi qui surplombe la ville. Le batelier accoste au pied de l’escalier qui conduit au temple Xieng Thong. Nous descendons ; les femmes, aussi, elles montent tout de suite les marches sans discuter avec le conducteur du bateau, nous payons le prix convenu, il bafouille des excuses et repart sans attendre. Que s’est-il passé ? Mystère ! A-t-il eu peur de ne pas être payé, ou bien était-il hors la loi en nous embarquant ? Notre journée a été gâchée, et nous ne prendrons plus de jumbo à
Luang Prabang ! Un conseil, faites l'aller-retour pour les
grottes de Pak Ou, en bateau, avec un groupe.