Chantalb · 28 juillet 2011 à 9:58 · 5 photos 58 messages · 22 participants · 9 282 affichages | | | | 28 juillet 2011 à 9:58 Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 1 de 58 · Page 1 de 3 · 5 673 affichages · Partager Un jour quelqu'un a lancé une discussion sur Madagascar " que feriez vous si vous aviez une baguette magique ?"Depuis mon circuit en avril 2011 j'ai écrit cet article que je vous fais partager avec un titre uthopie ou réalité ? Malheureusement je connais la réponse mais révons un peu et j'espère que pas dans 20 ans mais plus, ça sera REALITE
Ma petite Océane, après être restée un mois à Madagascar en Avril 2011 et être rentrée chez moi, j’ai quelques questions à te poser mais à 20 mois, tu es trop petite pour me répondre.
Donc, je me projette dans 20 ans et peut être que tu m’enverras la lettre qui va suivre :
Quand j’étais petite, en 2011 je vivais à Fianarantsoa à Madagascar et rien ne ressemblait à ce que je vois aujourd’hui.
Il y avait beaucoup trop d’enfants car traditionnellement on souhaitait aux jeunes mariés 7 filles et 7 garçons, les enfants représentant la richesse de la famille et une force de travail dans les champs.
Maintenant la contraception existe dans les villes et les campagnes et on choisit le nombre d’enfants qu’on veut ; moi, j’en voudrais deux ou trois pour pouvoir les élever convenablement.
En 2011 les hôpitaux existaient dans les grandes villes mais dans les villes moyennes et certains villages les habitants étaient soignés dans des dispensaires ; parfois il fallait parcourir à pied une vingtaine de kilomètres pour arriver au dispensaire.Les consultations étaient gratuites mais les médicaments coûtaient beaucoup trop chers pour une grande majorité de malgaches qui ne se soignaient donc pas.
De plus, les conditions étaient précaires avec peu de matériel, un manque de médicaments, des matelas défoncés et Papa réhabilitait des dispensaires chaque fois qu’il le pouvait ; il m’a dit que tu l’aidais parfois et que tu apportais du matériel et des médicaments.
Beaucoup d’enfants mouraient à la naissance, par manque de matériel adapté, comme ma grande sœur, D...., en 2007.
Maintenant nos hôpitaux sont presque comme les vôtres et la Sécurité Sociale existe ; les gens sont donc soignés gratuitement mais personne n’exagère et ne gaspille car nos parents et grands parents nous rappellent qu’il faut être raisonnables ; nous achetons toujours les médicaments à l’unité et n’en jetons jamais. Quelle chance avons nous d’être bien soignés !!!!
Maintenant tous les enfants mangent normalement, 3 repas par jour et vont à l’école gratuitement alors qu’avant l’absentéisme était trop important car les parents ne pouvaient pas payer l’écolage et de plus ils les gardaient pour participer aux travaux des champs.
En ce qui me concerne, je suis en 3° année de faculté à Fianarantsoa, ce qui aurait été difficile en 2011 et je mesure avec bonheur la chance d’être instruite.
Les enfants des rues n’existent plus et l’association du Pète Pedro s’est reconvertie en centre d’apprentissage aux nouveaux métiers liés au tourisme qui s’est considérablement développé avec de belles infrastructures routières et d’accueil (hôtels, guides, agences de voyages, etc.)
En 2011 à peine 200 000 touristes sont venus à Madagascar, principalement à Nosy Be et Sainte Marie ; maintenant plusieurs millions par an viennent admirer notre belle île rouge mais le tourisme n’est pas un tourisme de masse comme à Djerba ou Cancun.
Les touristes viennent à la rencontre de la population, de la faune et de la flore endémiques et aussi exceptionnelles qu’avant.
Les décharges tant décriées par Pédro Opeka n’existent plus, ni à Madagascar ni dans le monde ; Pédro qui est maintenant âgé vit paisible et heureux dans un village qu’il a fondé à Antananarivo car les habitants l’aiment et se souviennent de ce qu’il a fait pour eux. Je sais que tu aimais son charisme, sa force, sa douceur et je me souviens que nous sommes allés ensemble à sa messe en avril 2011 et que tu étais très émue face à tant de dévotion.
Moins de gens marchent à pied et les voitures sont en meilleur état ; quand j’étais petite, les voitures venaient de l’étranger et étaient vieilles, avec des pares brises fendus, des pneus lisses, des moteurs poussifs crachant la fumée noire.
Une usine de construction de voitures (PSA) a été implantée à Madagascar, créant ainsi de nombreux emplois et de nouveaux métiers, des écoles (ingénieurs, mécaniciens, carrossiers, électroniciens, etc.).
Et par rapport à 2011 d’autres choses facilitent notre vie quotidienne : dans tout le pays et même dans les coins les plus reculés, l’eau, l’électricité et les routes desservent toutes les maisons ; comme il est facile de tourner le robinet pour obtenir une bonne eau potable alors qu’avant certains parcourraient des kilomètres sur des mauvais chemins défoncés en période pluvieuse, avec un seau sur la tète pour pouvoir se laver un peu et faire lessive et vaisselle. Quel bonheur de prendre une douche mais comme pour les médicaments et la nourriture, nous ne la gaspillons pas car nous savons que c’est un bien précieux.
Il fait nuit à 18 heures, comme avant mais avec l’électricité, je peux continuer à lire et à étudier très tard.
En 2011, les routes étaient très mauvaises et même celles goudronnées, comme la RN 7, étaient difficiles ; quant aux pistes rouges elles n’existent plus et ont été remplacées par du bon goudron qui facilite la communication entre les villages et permet plus facilement l’approvisionnement en denrées ou autres produits.
La pauvreté n’existe plus ; notre régime politique est stable, démocratique et égalitaire
Grâce à ceci nous allons pouvoir nous développer et avancer
J’ai gardé le livre du Père Pédro et j’ai du mal à comprendre comment était Madagascar en 2011 quand il écrivait « aussi longtemps qu’il y aura des pauvres dans notre société, nous ne pourrons pas dire que nous sommes une société moderne qui avance »
La déforestation que tu as constatée (et regrettée) en 2011 n’existe plus car les habitants ont pris conscience de ce fléau et ils ne font plus brûler les forets ; ils ont replanté des milliers d’arbres dans tout le pays et tout est encore plus beau qu’avant, même entre Antananarivo et Maevatana que tu as connu dénudé et aride.
Mais par rapport à quand j’étais petite, en 2011 certaines choses n’ont pas changées :
Les paysages magnifiques, uniques avec les belles couleurs de notre drapeau :
Rouge comme la terre et certains arbres (flamboyants, ibiscus, poincétia)
Vert comme les pousses de riz et les arbres,
Blanc comme le riz qui n’est plus notre denrée principale car nous pouvons manger de tout ; nous pratiquons maintenant la culture intensive du riz et en exportons, comme avant dans les années 1970, dans de nombreux pays puisque nous produisons 12 tonnes à l’hectare contre 3,5 en 2011
La faune et la flore endémiques et uniques à Madagascar avec lémuriens, indri indri, caméléons, oiseaux, etc.
Et surtout la gentillesse, l’hospitalité, les sourires, la gaieté, la générosité, la dignité de la population malgache
Au revoir et à bientôt, pendant les vacances scolaires car maintenant je peux avoir facilement un visa pour venir te voir et le prix du billet d’avion est moins cher qu’avant
Océane Mai 2031 | | | À: Chantalb · 28 juillet 2011 à 20:00 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 2 de 58 · Page 1 de 3 · 5 610 affichages · Partager Voila un très joli conte et ce même si chacun connaît par avance la réponse qui sied à votre question de départ. | | | À: Chantalb · 29 juillet 2011 à 8:58 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 3 de 58 · Page 1 de 3 · 5 579 affichages · Partager Bonjour,
C'est un beau conte de fée qui va beaucoup plaire aux enfants et aux malgaches, s'ils pouvaient vous lire ! mais les contes sont le plus souvent écrits ou racontés pour masquer la vraie vie dont on ne peut, le plus souvent, inverser son cours.... Inutile d'en dire plus, restons dans la magie de votre texte.... Mais au fait, vous y croyez encore aux contes de fée, sincèrement ? Bonne journée. | | | À: Mesrob · 29 juillet 2011 à 12:20 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 4 de 58 · Page 1 de 3 · 5 557 affichages · Partager Bonjour Mesrob ; malheureusement je ne crois plus aux contes de fées et je sais très bien que ma lettre est uthopique car en 20 ans, Mada ne peut autant évoluer. Mais cette année (nous n'y étions pas allés depuis 2007) j'ai été souvent très triste face à la vision de la population encore plus pauvre qu'avant et qui ne peut mème plus manger trois repas de riz par jour. J'espère que la situation évoluera mais suis au contraire de mon texte très pessimiste. | | | À: Chantalb · 29 juillet 2011 à 14:22 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 5 de 58 · Page 1 de 3 · 5 531 affichages · Partager Bonjour,
Oui, et quel est votre sentiment sur le sujet ? Si les choses se passent comme vous le décrivez c'est un bien ou un mal? Je ne vois pas où vous voulez en venir... Ps : je n'avais pas vu les post au dessus ni votre réponse...Donc vous souhaitez une grande transformation de la grande île... en bien ça va de soi... | | | À: Djalma · 29 juillet 2011 à 16:09 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 6 de 58 · Page 1 de 3 · 5 512 affichages · Partager Si ça se passe comme je le décris, pour moi c'est un bien car tous mangeront à leur faim, seront soignés, les enfants iront à l'école, les infrastructures routières, assinissement, eau, électricité existeront ET dans mon utopie, ils garderont leurs traditions, gentillesse, etc et les paysages ne seront pas défigurés | | | À: Chantalb · 29 juillet 2011 à 17:25 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 7 de 58 · Page 1 de 3 · 5 497 affichages · Partager bonjour
"l'utopie est la vérité de demain " V Hugo.
francia | | | À: Chantalb · 29 juillet 2011 à 20:02 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 8 de 58 · Page 1 de 3 · 5 480 affichages · Partager malheureusement je ne crois plus aux contes de fées et je sais très bien que ma lettre est uthopique car en 20 ans, Mada ne peut autant évoluer. Mais cette année (nous n'y étions pas allés depuis 2007) j'ai été souvent très triste face à la vision de la population encore plus pauvre qu'avant et qui ne peut mème plus manger trois repas de riz par jour. J'espère que la situation évoluera mais suis au contraire de mon texte très pessimiste.
Bonsoir,
Qui n'est pas pessimiste quand à l'avenir de ce pays ? non pas, bien sûr, que l'on n'est pas confiance aux hommes mais à ce monde politique qui dirige le pays depuis des décennies sans jamais apporter d'amélioration notoire.... De toute évidence, la situation ne peut qu'évoluer mais dans le sens que nous imaginons parce qu'à trop aller loin dans un même sens, les choses deviennent des lors irréversibles, ne serait-ce qu'en matière d'environnement.... On a l'impression d'un immense gâchis où il aurait fallu de si peu, au départ, pour qu'aujourd'hui, cette île soit un pays de cocagne.... Mais rêvons quand même à l'image d'une utopie improbable ! | | | À: Chantalb · 29 juillet 2011 à 22:34 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 9 de 58 · Page 1 de 3 · 5 469 affichages · Partager Si ça se passe comme je le décris, pour moi c'est un bien car tous mangeront à leur faim, seront soignés, les enfants iront à l'école, les infrastructures routières, assinissement, eau, électricité existeront ET dans mon utopie, ils garderont leurs traditions, gentillesse, etc et les paysages ne seront pas défigurés
C'est impossible, et vous le savez. Le monde, les nations, les sociétés, les humains ne changent pas "en bien" ni "en mal", cette notion étant toujours référente d'une pensée donnée. Ils deviennent juste... différents. A chacun ensuite d'apprécier cette différence par rapport à "lui-même". | | | À: Ilivic · 30 juillet 2011 à 8:59 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 10 de 58 · Page 1 de 3 · 5 448 affichages · Partager Bonjour,
C'est impossible, et vous le savez. Le monde, les nations, les sociétés, les humains ne changent pas "en bien" ni "en mal", cette notion étant toujours référente d'une pensée donnée. Ils deviennent juste... différents. A chacun ensuite d'apprécier cette différence par rapport à "lui-même".
C'est pas très clair... | | | À: Djalma · 30 juillet 2011 à 10:15 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 11 de 58 · Page 1 de 3 · 5 300 affichages · Partager C'est pourtant extrêmement clair : on peut toujours déblatérer sur les notions de "changement en bien" ou de "changement en mal", ces notions sont totalement subjectives.
C'est tout. Capito ? | | | À: Chantalb · 30 juillet 2011 à 20:57 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 12 de 58 · Page 1 de 3 · 5 268 affichages · Partager Je reviens d'une semaine en brousse.
Pas celle que les touristes croient approcher en descendant la RN7 et en s'appitoyant sur le sort des villages traversés.
Non, la brousse, la "vraie", celle qui n'est desservie par aucun taxi-brousse et où la vie est rythmée par l'alternance du jour et de la nuit, de même que par les saisons.
Les gens qui y vivent en sont encore au "Moyen-Âge". Peu de cultures - essentiellement manioc, riz, haricots rouges -, parfois quelques volailles et un ou deux cochons.
On n'y parle pas d'accès à l'eau potable et d'élictrification, ni de scolarisation des enfants et d'accès aux soins de santé. La majorité des gens qu'on y rencontre n'a sans doute pas la capacité à imaginer ce que nous appelons nous le progrès.
Leur seul ambition est de survivre.
L'ANOSY est la région la plus pauvre de MADAGASCAR, le taux de mortalité des enfants y est effrayant.
Ces gens-là n'espèrent rien et rien ne permet de croire que, dans vingt ans, leur condition aura changée.
Sur ce plan-là, ils sont sûrement beaucoup plus lucides que certains "bons penseurs" - ONG entre autres- qui veulent nous laisser croire que le bonheur pour tous est à portée de main. | | | À: Chantalb · 30 juillet 2011 à 22:06 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 13 de 58 · Page 1 de 3 · 5 261 affichages · Partager Merci pour votre conte, mais le tableau actuel que vous dressez me parait trop sombre. Ce n'est pas parce que Madagascar n'est pas développé que les gens sont malheureux. Beaucoup de Malgaches se contentent de ce qu'ils ont, et ne savent pas ce qui existe ailleurs. 70% de la population vit à la campagne, où l'on mange généralement à sa faim (le sud reste plus problématique), où l'on se soigne par les plantes, où l'on a un toit pour dormir.
Le modèle occidental n'est pas le summum, là est l'utopie. Il créé aussi beaucoup de problèmes. En France, beaucoup n'ont pas accès aux soins, n'ont pas de logements décents, serrent leur budget nourriture, ne partent jamais en vacances.
Ceux qui veulent le changement à Madagascar, c'est une minorité, principalement les citadins, et surtout dans la capitale. Cette minorité est plus éduquée qu'à la campagne, et cherche à améliorer sa condition. Je ne suis pas sûr qu'elle se préoccupe de la pauvreté de son pays. Ce qui plombe Madagascar, c'est la corruption, le poids des traditions et des castes. Mais il suffirait d'un homme politique éclairé pour que tout change rapidement, d'autant plus que le pays possède les ressources nécessaires pour se redresser. | | | À: Riki56 · 31 juillet 2011 à 4:28 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 14 de 58 · Page 1 de 3 · 5 248 affichages · Partager Merci pour votre conte, mais le tableau actuel que vous dressez me parait trop sombre. Ce n'est pas parce que Madagascar n'est pas développé que les gens sont malheureux. Beaucoup de Malgaches se contentent de ce qu'ils ont, et ne savent pas ce qui existe ailleurs. 70% de la population vit à la campagne, où l'on mange généralement à sa faim (le sud reste plus problématique), où l'on se soigne par les plantes, où l'on a un toit pour dormir.
Votre analyse - très choquante - me laisse à penser que vous ne connaissez pas vraiment MADAGASCAR - ou alors que vous avez découvert ce pays avec d'épaisses oeillères -.
Plus de 75,00 % - officiellemment 76,50 % - des malgaches vivent en dessous du seuil de pauvreté. Dans certaines régions du Grand Sud, ce taux atteint près de 85,00 %.
Cette seule statistique suffit à démontrer l'incongruité de vos affirmatiions.
N'avez-vous également jamais entendu parler de famine à propos de MADAGASCAR ?
Le modèle occidental n'est pas le summum.
Allez donc expliquer cela à la majorité des malgaches qui n'ont accès à aucune forme de confort et de modernité.
Ceux qui veulent le changement à Madagascar, c'est une minorité, principalement les citadins, et surtout dans la capitale.
Bien entendu, les malgaches sont dans une situation catastophqiue - désespérée - et ils n'ont aucune envie que cela change. | | | À: Riki56 · 31 juillet 2011 à 7:33 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 15 de 58 · Page 1 de 3 · 5 238 affichages · Partager Ceux qui veulent le changement à Madagascar, c'est une minorité, principalement les citadins, et surtout dans la capitale.
Je dirai plutôt qu'une minorité qui vit dans l'opulence ne veut pas de changement. | | | À: JohnBill · 31 juillet 2011 à 8:17 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 16 de 58 · Page 1 de 3 · 5 223 affichages · Partager Je dirai plutôt qu'une minorité qui vit dans l'opulence ne veut pas de changement.
Bonjour, Je suis plutôt d'accord sur cette façon de voir les choses! | | | À: Djalma · 31 juillet 2011 à 8:42 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 17 de 58 · Page 1 de 3 · 5 214 affichages · Partager Bonjour, * hélas c'est la réalité. Le joli conte de Chantalb aurait pu être écrit il y a quinze ans lorsque je suis arrivé à Madagascar. Quinze ans après c'est la même chose ! Cordialement, | | | À: Hariboss · 31 juillet 2011 à 8:51 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 18 de 58 · Page 1 de 3 · 5 210 affichages · Partager C'est pourtant extrêmement clair : on peut toujours déblatérer sur les notions de "changement en bien" ou de "changement en mal", ces notions sont totalement subjectives.
Qu'il y ait une partie de subjectivité concernant ces notions je le conçois très bien que ce soit totalement subjectif j'ai un peu de mal à l'admettre...Si les notions de bien et de mal sont toujours un peu relatives j'aurais toujours des difficultés à voir du bien la où une misère extrême fait partie du quotidien d'une la population qui est régulièrement frappée par la famine et c'est le cas à Mada principalement dans l'extrême sud..J'ai traversé cette région de Tuléar à Fort Dauphin ça m'a vraiment marqué! Sans imaginer un futur paradis pour les habitants de Mada quelques changements politiques associés à un peu moins de corruption suffiraient à améliorer le sort d'une population menacée périodiquement par le spectre de la famine... | | | À: JohnBill · 31 juillet 2011 à 8:56 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 19 de 58 · Page 1 de 3 · 5 210 affichages · Partager Bonjour, * hélas c'est la réalité. Le joli conte de Chantalb aurait pu être écrit il y a quinze ans lorsque je suis arrivé à Madagascar. Quinze ans après c'est la même chose ! Cordialement,
Non, ce n'est pas la même chose, trois fois hélas! la situation des gens depuis quinze ans s'est très nettement dégradée après trois changement de pouvoir qui, à chaque passage, n'a fait qu'aggravé le quotidien des malgaches malgré des promesses régulièrement non tenues! C'est cette détérioration continue qui fait craindre le pire à ce pays qui risque de se trouver dans une incapacité totale de pouvoir donner de l'espoir à toute une population exceptés à ceux qui tirent les ficelles de cette situation et qui sont, la plupart du temps, les mêmes..... Rien, aujourd'hui, compte-tenu de la conjoncture ne permet de dire que le meilleur, ce sera pour demain !..... | | | À: OcéanI · 31 juillet 2011 à 11:08 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 20 de 58 · Page 1 de 3 · 5 194 affichages · Partager Concernant la famine, j'ai bien précisé que le sud restait plus problématique. Mais vous avez sans doute raison, je n'ai certainement qu'une vue partielle de la réalité de Madagascar, bien qu'ayant été dans des villages reculés autour de Fianar notamment. gasy.net/...011.html?directory=1
En arrivant à Madagascar, je m'attendais au pire au niveau pauvreté. Finalement, j'ai vu beaucoup de sourires, des rires même. J'ai vu quelques visages tristes aussi, mais beaucoup moins. Les gens travaillent, jouent, inventent, sont solidaires entre eux... Chacun a une perception différente de la pauvreté, même les économistes, et les pauvres eux-même. Toutefois les chiffres concernant l'équilibre nutritionnel est une réalité, mais ce n'est pas toujours visible dans le pays. Ce qui est bien visible par contre, c'est le manque d'infrastructures.
Concernant le changement, chacun cherche évidemment à améliorer son quotidien, n'importe où dans le monde. Mais la recherche de la modernité est il vraiment un objectif des Malgaches ? Le paysan cherche t'il vraiment à avoir un tracteur et à abandonner ses zébus ?
Les révolutions éclatent plus souvent dans les villes (en l'occurence Tana), où les gens sont plus éduqués, plus informés, ont plus de difficultés à vivre aussi. Ces citadins forment une minorité, dans le sens où le taux d'urbanisation à Madagascar est d'environ 30% (ayant augmenté rapidement ces dernières années). Une part encore infime, une élite bien placée, c'est sûr, elle ne veut pas de changement.
C'était le sens de mes remarques, et désolé de vous avoir choqué. | Discussions similaires sur Madagascar: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 624 visiteurs en ligne depuis une heure! |