Mesrob · 17 février 2012 à 8:46 · 2 photos 122 messages · 16 participants · 19 595 affichages | | | | 17 février 2012 à 8:46 La perte de vitesse du français à Madagascar Message 1 de 122 · Page 1 de 7 · 7 732 affichages · Partager Le français est de moins en moins parlé à Madagascar, il n'y a qu'à entrer dans les alliances françaises de l'île pour le constater aujourd'hui.... Lorsqu'on fréquente quotidiennement pendant un mois un de ces " hauts lieux culturels" de province, on constate très vite que le français est paradoxalement très peu parlé à l'intérieur des locaux ! Le personnel d'accueil s'exprime en langue locale et il faut par conséquent beaucoup d'imagination pour croire que l'on vient apprendre ou se perfectionner dans la langue de Molière. L'alliance est essentiellement fréquentée par des jeunes étudiants qui, en fait, utilisent ses locaux surtout pour jouer aux échecs ou à d'autres jeux de société ainsi que pour faire leurs devoirs du soir dans de bonnes conditions d'éclairage et d’accueil, le silence est souvent la langue la plus utilisée d'où ce doute à croire que l'on vient ici pour chercher à améliorer son français.... Beaucoup aussi, de très jeunes enfants venant ici pour regarder les bandes dessinées baignées dans un univers très éloigné de leur quotidien..... En fait, ces locaux sont l'unique lieu de rencontre d'une jeunesse de province utilisant cet endroit comme une bouée de sauvetage de leur ennui, faisant passer la connaissance du français en mode accessoire et forcé.... Que dire aussi des emprunts de livres qui révèlent, à eux seuls, le désintérêt général pour la lecture... Aux vues des fiches d'emprunts, on est amusé de constater que parmi les auteurs les plus emblématiques de notre culture tels Maupassant (2002), Balzac (2007), St Saint-Exupéry (2005), Colette (2007), Kessel (2001), Sagan (2007) n'ont pas vu de lecteurs depuis ces dates relevées sur les fiches d'emprunt de ces auteurs ! L'établissement fréquenté dispose d'un Cyber qui n'est utilisé essentiellement que par des jeunes filles de la petite bourgeoisie locale qui surfent sur leur Facebook en malgache...et lorsque vous vous décidez à une recherche personnelle sur google, la version anglaise apparaît d'office..... Le français est devenu uniquement "une langue alimentaire" permettant encore à un petit nombre de malgaches d'espérer un travail en relation avec l'extérieur (tourisme en particulier) et aux filles, de bénéficier d'un atout supplémentaire pour faire des rencontres en vue d'un hypothétique mariage bien que cela soit loin d'être d'une absolue nécessité.... Madagascar n'est plus un pays vraiment francophone, ni bien sûr un pays anglophone mais un pays qui se retranche derrière sa langue nationale pour des raisons faciles à comprendre confirmant ainsi son isolement culturel du plus grand nombre..... | | | À: Mesrob · 17 février 2012 à 12:59 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 2 de 122 · Page 1 de 7 · 7 661 affichages · Partager salut Mesrob
Ll"alliance Française est " squatté" en permanence par les mêmes, comme une chasse gardée par les habitudes perpétuelle des uns et des autres, la plupart des snobinards / ça ne date pas d’aujourd’hui"hui...à l’époque c’était pire, il y avait du favoritisme / _Le personnel sans imagination est sujet à caution- à qui la faute ?, ? | | | À: Karakory49 · 17 février 2012 à 13:14 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 3 de 122 · Page 1 de 7 · 7 631 affichages · Partager Pour moi le mal à Diégo comme surement beaucoup d'endroit est qu'il n'y que des Vahazas de plus de 60 ans hommes en général avec femmes légitimes ou non, avec de bonne intentions ou non, qui vivent ici pour la plupart depuis trop longtemps et qu'il serai appréciable pour tout le monde que la France soit représenté par diverses personnes de tous milieux et de tout ages. J'ai l'impression d'être dans une ville décadente et dépassée. Mais bon je n'ai pas à juger ce n'est pas ma vie. Mais des Français venant en famille avec enfants ou ados auraient une toute autre approche des besoins et envies de la population malgache. Laurence | | | À: Karakory49 · 17 février 2012 à 13:42 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 4 de 122 · Page 1 de 7 · 7 618 affichages · Partager Salut à toi,
Ce n'est pas le procès de l'alliance française l'objet de mon sujet même si effectivement beaucoup de choses pourraient être dites sur elle.... Mais lorsque je lis que l'adhésion est chère alors que des sommes bien plus importantes sont dépensées pour l'acquisition de crédit téléphone, il me semble que l'argument ne tient pas ! L'imagination, comme tu le dis, est cornaquée uniquement par des directeurs très jeunes qui viennent passer du bon temps pendant deux années sans aucun soucis de suivi de résultat en dehors d'un rapport de fin de contrat..... La nomination "ces mercenaires de la culture" est souvent très opaque et réalisée au sein d'une corporation où la cooptation est souvent la seule règle établie.... | | | À: Laurenclo · 17 février 2012 à 13:48 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 5 de 122 · Page 1 de 7 · 7 608 affichages · Partager salut Ces Messieurs ne sont là que pour apprécier la douceur de vivre, rien de plus s'investir dans la vie locale leur parait difficile, d'autant plus étonnant qu'en ayant passer plus de 10 ans dans un pays, l'on a du mal à apprendre la langue pour ces français venant en famille par contre, c'est pas évident pour eux de faire le premier pas: la barrière psychologique est presente | | | À: Karakory49 · 18 février 2012 à 14:53 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 6 de 122 · Page 1 de 7 · 7 484 affichages · Partager le français à madagascar
déjà l'administration coloniale s'étonnait combien de nombreux malgaches s'appropriaient rapidement notre langue;; :l'écriture devait etre parfaite et la grammaire respectéee ;elle était enseignée avec talent dans quelques écoles et dans les missions;Les maitres étaient exigeants et les élèves avides d'apprendre;la coquetterie suprème était d'user de la langue française en toutes occasions et meme en milieu familial. Il en est autrement aujourd'hui.dans les école primaires, les maitres malgaches maitrisent mal notre langue et transmettent leurs erreurs ce dont se plaint le Ministère de l'education.Il y a appauvrissement de l'enseignement de notre langue. Le recours à la langue maternelle pour expliquer, enseigner est tout naturel lorsque déjà le français vous fait défaut. les petites écoles de province ferment et la radio qui était le puissant vecteur de notre langue parle malgache.La chanson française, autre puissant vecteur, ne se chante pratiquement plus. La déperdition se fait chaque jour. | | | À: Orsomani · 18 février 2012 à 18:12 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 7 de 122 · Page 1 de 7 · 7 441 affichages · Partager bonsoir
En commençant la première année de Fac, ces nouveaux venus ont du mal à maîtriser le Français, à trouver un repère, ayant un niveau CM2 de la fin des sixties (et je suis gentil) Le départ des uns pour la metropole et des autres sur la Réunion après 72, n'a fait qu'envenimer le mal _Mais Il est question cette année de valoriser à tout niveau en commençant par les plus petits_ (Que du bonheur de voir un fonctionnaire vous montrer par l’écriture de quel bord il est, en général discret, et respecté de tous)
Après un temps, il en vient un autre. A mon grand regret sur ce point, que du gachis | | | À: Karakory49 · 18 février 2012 à 18:41 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 8 de 122 · Page 1 de 7 · 7 427 affichages · Partager Bonsoir
eh oui, la déperdition est constante. Il fut un temps, le temps colonial, où l'ame malgache était prete à se fondre dans l'ame française. et le plus bel exemple en était le poète malgache JJ Rabeharivelo aux accents purement lamartiniens. La chanson franco malgache avait aussi son hérault /l'immortel créateur du 'lamba blanc ', henry Ratsimbazafy Aujourd'hui, la verve est tarie je ne comprends pas asssez le malagasy pour en juger mais il m'apparait que la chanson d'aujourd'hui chantée entièrement en malgache ne porte point la poésie ni l'universel d'autrefois. Il lui arrive meme de ne pas réussir à etre au moins folklorique | | | À: Mesrob · 18 février 2012 à 23:28 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 9 de 122 · Page 1 de 7 · 7 392 affichages · Partager Salut,
Je ne connais rien à Madagascar, mais le sujet m'intéressant je suis allé voir sur Wikipedia. Voici ce qui se dit :
Langue : Le malgache est la langue nationale de Madagascar, elle est parlée par l'ensemble de la population. Le français est la deuxième langue officielle, parlée par 20 % des Malgaches (maîtrisée essentiellement par les lettrés). L'anglais fut également langue officielle entre 2007 et 2010. Cependant, la nouvelle Constitution de novembre 2010 ne mentionne que le malgache (langue nationale) et le français comme langues officielles, l'anglais ayant disparu du projet de constitution.
Si à l'époque faste le français était réellement la deuxième langue officielle parlée seulement par 20 % des Malgaches et maîtrisée essentiellement par les lettrés, l'histoire pourrait expliquer à elle seule le désintérêt du peuple malgache... | | | À: Jcamericasur · 19 février 2012 à 3:02 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 10 de 122 · Page 1 de 7 · 7 380 affichages · Partager bonsoir _ Malheureusement il y a des erreurs l’ère colonial était occuper à d'autres taches, et le recensement négligé (pour commencer) | | | À: Karakory49 · 19 février 2012 à 3:14 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 11 de 122 · Page 1 de 7 · 7 276 affichages · Partager Une grande partie des posts échangés sur ce sujet semble avoir disparue. Non ? | | | À: OcéanI · 19 février 2012 à 3:20 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 12 de 122 · Page 1 de 7 · 7 276 affichages · Partager Je ne sais pas, j'ai pris la discussion en cours et tardivement De plus, le sujet ne me semble pas brulant ? | | | À: Karakory49 · 19 février 2012 à 7:03 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 13 de 122 · Page 1 de 7 · 7 257 affichages · Partager L'administration coloniale fut la dernière à s'installer sur les Territoires africains;
D'abord il y eut les marins découvreurs de terres ou de nouveaux continents, puis il y eut les marchands de la traite négrière, suivis par les premiers commerçants ;vinrent ensuite les pionniers grands défricheurs de terre ou de forets.l'armée intervint bien plus tard pour la conquete ou la pacification. Cette armée coloniale oeuvra le plus souvent dans l'esprit de la légion batisseuse.L'administration paracheva la tache de colonisation. Il lui revint d'enseigner, d'éduquer;Il lui fallait en effet recruter sur place des secrétaires, des comptables, des auxiliaires, des chefs de chantier, des soldats indigènes car aucune des colonies africaines n'était colonie de peuplement
-. L'afrique alors était "Terra Incognita ". Elle faisait peur par les maladies inconnues qui frappaient les Blancs faisant de chaque comptoir "un cimetière des Blancs"
Bien avant l'administration coloniale, des missionnaires, des colons humanistes ouvrirenr des petites écoles. C'est ainsi que la première école de Cote d'Ivoire fut ouverte en 1882 par le négociant français Arthur Verdier dans le village d'Elima-m'Bouin.Il ne reste rien aujourd'hui de cette école, du ' chateau du colon ", des batiments, du matériel de la grande plantation de café..130 ans apres, l'école a fermé définitivement ses portes. Depuis l'Indépendance aucune école n'a été reconstruite dans ce village de 800 habitants.Les écoliers du village font plusieurs kilomètres par jour pour se rendre dans d'autres villages.
Chacun aura remarqué que dans les bus, le métro parisien, les immigrés s'expriment le plus souvent dans leurs langues vernaculaires | | | À: Orsomani · 19 février 2012 à 9:24 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 14 de 122 · Page 1 de 7 · 7 244 affichages · Partager Bonjour,
On est bien loin avec vos rappels du passé, du sempiternel détestable colonisateur même si, l’intérêt exclusif à cette époque, était d'avoir à disposition un personnel indigène parlant français pour les raisons qu'on imagine.... Mais, je crois que la grande différence avec cette époque est qu'aujourd'hui, l'apprentissage du français n'est plus motivé pour les raisons culturelles mais plutôt une langue apprise dans l'espoir d'un avenir un peu meilleur, le français devenant une langue de communication exclusivement......d'où cette désaffection pour tout ce qui touche à la lecture ! | | | À: OcéanI · 19 février 2012 à 11:39 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 15 de 122 · Page 1 de 7 · 7 224 affichages · Partager Tout à fait, j'en ai moi même posté 3 et c'est pourquoi je ne comprend plus rien et je ne vais plus suivre cette discussion | | | À: Mesrob · 19 février 2012 à 15:33 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 16 de 122 · Page 1 de 7 · 7 196 affichages · Partager On est bien loin avec vos rappels du passé
Bonjour,
NON, on n'est pas du tout " bien loin avec vos rappels du passé"...
La situation scolaire désastreuse en Afrique, et juste en Afrique francophone, a bien à voir avec la langue coloniale, le français, et donc avec le passé...
Aucun continent sur notre terre n'a tant de langues comme le continent africain mais dans la plupart de ses pays, la langue coloniale est la langue officielle et la seule langue qui promet la réussite sociale. N'est-ce pas bizarre ?! Juste à cause du clivage linguistique et culturel (imposé !) entre éducation domestique et scolaire, la grande majorité des jeunes Africains ont les plus grands problèmes de voir un sens, un avantage dans l'école. Il faut s'imaginer : à la maison, ils parlent bambara, wolof, fulfulde mais à l'école, ils doivent apprendre et parler français. On leur "dit" plus ou moins franchement au visage que leurs langues maternelles ne valent rien (et c'est juste ce qu'ont fait les colons français). C'est scandaleux !
En Afrique anglophone, c'est en partie assez différent : contrairement aux colons français, les Anglais se sont prévalus de langues africaines, ce qui, p.ex. explique la réussite du swahili en Afrique à l'est et australe.
La France ne s'intéresse pas pour l'Afrique mais avant tout pour la Francophonie, donc, espérons que la vitesse va agrandir !
Herbert | | | À: Taamaden · 19 février 2012 à 16:23 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 17 de 122 · Page 1 de 7 · 7 166 affichages · Partager Juste à cause du clivage linguistique et culturel (imposé !)
Bonjour, imposé par qui ? | | | À: Taamaden · 19 février 2012 à 16:52 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 18 de 122 · Page 1 de 7 · 7 157 affichages · Partager LA france n'a pas imposé aux peuples de ses colonies d'apprendre le Français. Le cout d'une scolarisation de toute l'Afrique dépassait du reste ses moyens. L'afrique a eu la malchance d'avoir eu pour colonisateur une nation française régulièrement ruinée par des guerres mondiales. Avec le peu de ressources qu"elle avait, elle a réussi des merveilles.Elle a emmené au niveau universitaire de nombreux africains qui ont pu parler ensuite haut et fort dans les assemblées internationales du sort de l'Afrique. Ont appris le français ceux qui avaient de l'ambition, de la curiosité intellectuelle ou appartenaient à des chefferies . mais pas toujours
;Au sahel, les ombrageux touaregs musulmans refusaient la soumission à la france.Par dérision ils envoyèrent à l'école les enfants de leurs esclaves noirs.Ils ont appris ;ils se sont élevées. Et à l'heure des indépendances, ils étaient prets à prendre la conduite du pays. Les Touaregs furent complètement marginalisés et rejetés. Eux qui avaient dominé jusque là.
ce n'est pas en SWAHILI que l" Afrique de l'est s'exprime aux Nations unies | | | À: Taamaden · 19 février 2012 à 17:11 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 19 de 122 · Page 1 de 7 · 7 147 affichages · Partager Salut Herbert Ton "c'est scandaleux ! " me choque et m'irrite !
Tu écris :
On leur "dit" plus ou moins franchement au visage que leurs langues maternelles ne valent rien (et c'est juste ce qu'ont fait les colons français). C'est scandaleux !
Ca, c'est un raisonnement au premier degré. Ici, j'ai le même problème avec les Guaranis. Ils ne veulent pas apprendre l'espagnol (le Castillan au Paraguay) soi-disant pour préserver leur identité, réellement parce que ça les fatigue et qu'ils n'en voient pas l'utilité. La réalité est simple, ça les emme.... ! Moralité, l'économie brésilienne, argentine, chilienne, décollent et le Paraguay stagne complètement ensuqué dans son illettrisme. Les diplômes des facultés paraguayennes ne sont même pas reconnus chez les voisins.
Car s'il est très bien de préserver les cultures, force est de constater que tous ces gens veulent consommer frénétiquement (autos, téléphones portables, télé, informatique; fringues, gadget) Une chose est certaine, ce n'est pas en parlant le guarani en famille (sans savoir l'écrire pour la majorité) ni en connaissant trois mots de Castillan, que le Paraguay relèvera la tête.
Je ne sais pas si c'est comme ça en Afrique francophone, si la situation est comparable, je pense que oui ? Ou partiellement ?. Certes lorsque quelqu'un met le doigt sur le vrai problème, ça ne fait pas plaisir, parfois ça fait mal, et pourtant c'est bel et bien une réalité.
Tu nous dis : "Il faut s'imaginer : à la maison, ils parlent bambara, wolof, fulfulde mais à l'école, ils doivent apprendre et parler français". Tu as raison, j’imagine la souffrance !
Dans la vie il faut toujours faire des choix. Il serait bon que tu t'interroges sur le futur de tes protégés s'ils continuent à parler en permanence le bambara, le wolof, le fulfulde au détriment du français (ou autre langue), et si tu trouves qu'il est scandaleux de dire que ces dialectes ne servent qu'à discuter en famille, puisqu'il en est ainsi.
Quant à l'Afrique anglophone, je t'avoue que si j'étais Africain et que je doive choisir par qui je vais me faire coloniser, je préférerais grandement les Français aux Anglais. Question de goût... Toujours est-il que les Fancais n'ont pas fait l'apartheid ! | | | À: Jcamericasur · 19 février 2012 à 17:59 Re: La perte de vitesse du français à Madagascar Message 20 de 122 · Page 1 de 7 · 7 132 affichages · Partager Oui ! C'est bien ce que je ressens au Paraguay. J'ai d'ailleurs du mal à les considérer comme de vrais hispaniques. Pour moi ils sont plus proches des pays d'Afrique noire que j'ai pas mal connu (et je ne suis résident permanent au Paraguay que depuis 3 mois). Au moins à Buenos Aires ou à Montevideo les librerias vendent des livres, au Paraguay, même à Asunción, si l'on excepte la petite librairie de la Plaza Uruguayana, les librerias n'ont de rapport avec le papier qu'en vendant des cahiers spirales. C'est limite illettré. Aucun niveau culturel, fut-il technique. Or l'espagnol (castellano) est une langue précise et riche, elle est même la deuxième langue parlée aux Etats-Unis. Il est possible de tout exprimer avec, tout comme avec le français. Mais il semble plus confortable pour eux de s'installer dans la sous-culture. Et comme une connexion Internet est hors de prix (l'ADSL est à 600.000 PYG autrement dit trois fois plus cher en France pour quatre fois moins rapide), ce n'est pas par ce biais que le savoir va progresser. S'ils s'en servent c'est juste pour Facebook. A se demander comment vivaient les femmes avant, elles qui ont toutes leurs Blackberry en pogne au supermercado. | Discussions similaires sur Madagascar: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 16 344 visiteurs en ligne depuis une heure! |