Chantalb · 28 juillet 2011 à 10:58 · 5 photos 58 messages · 22 participants · 9 215 affichages | | | | À: OcéanI · 31 juillet 2011 à 14:18 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 21 de 58 · Page 2 de 3 · 1 935 affichages · Partager Bonjour Michel,
Riki56 n'a pas voulu choqué, je ne pense pas du tout que soit le genre.
Lorsque que l'on vit en France et que nous regardons des informations (très rare en tout cas sur Mada) on nous dit que Madagascar est un des pays les plus pauvre au monde.
Quand on arrive sur place et que l'on est de grands voyageurs (dans des pays sinistrés) la perception est totalement différente à part TANA car le comportement des malgaches et surtout la richesse de leur nature font que cela nous semble exagéré. C'est la même impression que j'ai eu la première fois que je suis venue sur l'île.
Je peux vous affirmez que vous voyez une misère terrible dans beaucoup de pays bien plus dérangeante. Après quand on vit depuis longtemps dans un pays et que l'on voit au quotidien les problèmes autour de soi on peut bien sur être révolté et tout ceux qui aime Mada sont conscient du désastre, mais là le débat est vaste.
Bonne journée. Cordialement. Laurence | | | À: Laurenclo · 31 juillet 2011 à 15:17 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 22 de 58 · Page 2 de 3 · 1 927 affichages · Partager Bonjour,
Je ne sais pas ce que vous entendez par misère plus dérangeante ailleurs ! Y-a-t-il à ce point une échelle visuelle de la pauvreté pour affirmer qu'elle est moins pire qu'ailleurs alors même que tous les rapports extérieurs classent cette île parmi les endroits au monde les plus à la dérive ? Avez vous déjà traversé ces zones de pauvretés insoutenables telles que ces endroits où les gens survivent à recycler les poubelles déjà bien maigres ? et ces mouroirs où sont entassés les handicapés mentaux pour citer les cas les plus extrêmes....bien sûr, tous ces endroits sont loin des zones traversées par les touristes mais c'est normal de vouloir présenter aux visiteurs ce qui est le plus séduisant.... Je ne crois pas qu'on puisse dire que les voyages permettent de mesurer à sa juste valeur la détresse des gens, seule une immersion profonde donne une idée précise de ce qu'est la détresse humaine mais sans la classifier comme vous sembler le dire ! Mais le débat reste vaste, comme vous le soulignez justement. Cordialement. | | | À: Mesrob · 31 juillet 2011 à 18:41 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 23 de 58 · Page 2 de 3 · 1 909 affichages · Partager Bonsoir Monsieur l'inconnu ou Madame.
Je répondais juste à Michel pour défendre l'avis d'un touriste qui arrive à MADA et qui à exprimé un sentiment que je peux comprendre car je l'ai eu aussi, c'est tout.
En dehors de ça je ne connais rien et surtout n'ai jamais était confronté a quoi que se soit.
Excusez moi de m'être exprimée sur ce forum. Cordialement. Laurence | | | À: Djalma · 31 juillet 2011 à 19:41 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 24 de 58 · Page 2 de 3 · 1 897 affichages · Partager Bonjour,
Qu'il y ait une partie de subjectivité concernant ces notions je le conçois très bien que ce soit totalement subjectif j'ai un peu de mal à l'admettre...Si les notions de bien et de mal sont toujours un peu relatives j'aurais toujours des difficultés à voir du bien la où une misère extrême fait partie du quotidien d'une la population qui est régulièrement frappée par la famine et c'est le cas à Mada principalement dans l'extrême sud..
C'est pas très clair... | | | À: Djalma · 1 août 2011 à 5:54 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 25 de 58 · Page 2 de 3 · 1 826 affichages · Partager Les villages auxquels je fais référence sont en effet accessibles - mais au prix de quelles conditions de route - en empruntant partiellement un petit tronçon de la RN 10 - TULEAR - FORT DAUPHIN -.
On peut certes se poser la question suggérée par "riki56". Ces gens sont-ils réellement malheureux ? Si l'on s'en tient à la satisfaction des deux (2) seuls besoins primaires - avoir un toit et manger - qui sont les leurs, on peut tenter de soutenir qu'ils ont "le minimum" - certes le "strict" minimum mais le minimum quand même - et ce même si leurs besoins alimentaires ne sont que partiellement couverts.
On doit cependant resituer leur condition par rapport à l'époque où nous vivons.
J'ose encore le rapprochement avec les paysans - serfs - du Moyen-Âge tant les conditions de vie ma paraissent proches : des habitats traditionnels, une auto-suffisante alimentaire basée sur un peu de culture, d'élevage et de chasse/pêche, un accès à l'eau limité à un puits de forage, une auto-médication, une absence quasi-totale d'accès à l'éducation et à la santé,..... -.
Là où on doit, je pense, tous être alertés c'est que, "chez nous", c'était il y a dix (10) siècles.
Ces villages n'ont - excusez-moi de parler de manière froide mais lucide - aucune perspective d'amélioration de leur condition. A moins qu'un projet minier ne vienne s'établir à leur périphérie et que des royalties se mettent à tomber dans les caisses du village. Et que cette manne financière soit bien gérée !!!!! | | | À: Mesrob · 1 août 2011 à 8:37 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 26 de 58 · Page 2 de 3 · 1 821 affichages · Partager Mesrob a écrit
On a l'impression d'un immense gâchis où il aurait fallu de si peu, au départ, pour qu'aujourd'hui, cette île soit un pays de cocagne....[/citation]
C'est évident car quand on connait les richesses de ce pays on se demande comment il en est à ce niveau : terres riches, minerais, pétrole, pierres précieuses, plantes médicinales, bois exceptionnels tels que le bois de rose, palissandre, etc (mais il n'y en a plus) et à qui a profité tout cela ? gouvernement, canadiens, chinois, coréens ??? Voyons Ilakaka avec les tonnes de pierres précieuses extraites : dans quelle pauvreté est ce village avec prostitution, crimes, etc
Et du coté de Fort Dauphin (on ne connait pas mais j'ai vu un reportage) les forages ont apauvri la population car les poissons meurent alors qu'ils vivaient de pèche.
La notion de bonheur est très personnelle effectivement mais, mème si le touriste voit des sourires lors de son voyage, en cotoyant quelques minutes (et mème heures) des familles est il sur que ces gens sont heureux ? Depuis la crise politique de 2009 le prix du riz a terriblement augmenté et la majorité de la population ne peut plus manger 3 repas par jour ; ils ont tout simplement supprimé le petit déjeuner, mangent une ration de riz le midi et manioc ou mais le soir car moins couteux.
Et les dispensaires avec leurs étagères vides de médicaments et mème vendus pas chers, ils sont trop onéreux pour la plupart des gens.
Dans beaucoup d'écoles les enfants sont assis par terre à mème la terre battue et entassés par centaine dans une salle de classe.
En ayant faim, mal soignés ou pas du tout (mème s'ils ont des plantes médicinales), mal éduqués, peuvent ils évoluer convenablement, oser laisser de coté certaines traditions qui les bloquent ?
Et cette pauvreté engendre alcoolisme, brutalité (ça ne se voit pas quand on leur rend visite !!!), prostitution dans toutes les villes un peu touristiques (ça existe aussi chez nous et ailleurs !!!)
Pour changer tout cela il faudrait de grands changements politiques mais depuis des décennies les gouvernements se succèdent et Madagascar s'appauvrit encore plus alors que de gros 4*4 sillonnent les rues de la capitale.
Vaste programme et si nous pouvions, tous les amoureux de Madagascar, agir nous le ferions je pense mais nous sommes bien impuissants.
Je fais partie d'une petite association qui aide un village à coté de Ambatolampy et avec peu de moyens (12 000 euros par an environ) nous faisons beaucoup : dispensaire, écoles, centre culturel, formations à l'agriculture plus moderne, cuiseurs solaires, forage de puits, etc et souvent je me pose la question de savoir comment se fait il que Mada n'évolue pas plus avec toutes ces ONG qui ont de gros moyens, dépensent beaucoup de dollars, se font parfois de la concurrence.
Bien sur on voit les villages du Père Pédro, ceux des Enfants du soleil, mais globalement peu d'évolution et c'est là que je deviens très pessimiste et ne sais plus ce qui est le mieux : faut il continuer à les aider ? Est ce pour eux un bien ou un mal ?
Quand on les forme à l'agriculture plus moderne (ils pourraient multiplier leur production de riz par 3 ou 4), des agronomes restent 3 ou 4 récoltes, s'en vont et les agriculteurs continuent comme on leur a récemment appris puis l'année suivante ils recommencent comme avant...... Certains d'entre vous ont ils connaissance de ce type de problème et quelles solutions avez vous trouvées ?
Est ce que tous ceux qui oeuvrent dans le milieu associatif ne pourraient ils pas donner leurs expériences réussies, leurs échecs (en expliquant pourquoi) afin que nous ne recommencions pas les mauvaises expériences ?
Je pense que ça serait intéressant pour nous et surtout pour Madagascar
Vaste sujet | | | À: Chantalb · 1 août 2011 à 9:52 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 27 de 58 · Page 2 de 3 · 1 815 affichages · Partager Bonjour;
Je vous remercie pour ce dialogue constructif.... Je crois, comme vous qu'au départ, le potentiel de ce pays était énorme à tous les niveaux mais qu'une succession d"évènements politiques que je qualifierais de malheureux ont réduit voir hypothéqué l'avenir de cette île de manière drastique..... Souvent, les visiteurs s'enthousiasment et à juste titre des sourires des malgaches, mais ne sont-ils pas là pour cacher un certain désespoir pour une société dont l'avenir s'obscurcie de plus en plus ? J'ai bien connu ce Fort-Dauphin d'avant l'exploitation minière...c'était une ville d'un charme fantastique, envoûtante, certes les habitants avaient peu d'emplois pour vivre mais quand est-il aujourd'hui ? rien de plus, mais un immense point noir à supporter, un environnement qui s'est dégradé et un tourisme pourtant essentiel qui s'est effiloché....car il est impossible de jouer sur les deux tableaux dans une région aussi confinée que l'Anosy...... L'augmentation du prix du riz a poussé une majorité de malgache a consommé au moins une fois par jour du manioc pour remplir les estomacs seulement.... et dans les petits échoppes locales, les malgaches viennent se procurer à très bas prix des médicaments chinois dont l'inefficacité voir la nocivité sont souvent de mises.... Qui parle encore de la brutalité quotidienne subite par les femmes en particulier lié essentiellement à l'alcoolisme du mari ou du compagnon qui touche 65 % des Tananariviennes bien loin des clichés qui affirment le contraire ? Paradis des associations en tous genres, de la plus sérieuse à la plus futile dont, la durée de vie pour certaines, n'est que de quelques mois ! elles tiennent à bout de bras la misère des gens sans pouvoir ensuite leur permettre de voler de leurs propres ailes..... Certaines municipalité françaises abandonnent leur élan généreux faute de sentir derrière elles, une volonté de continuer ensuite sur la voie tracée et encouragée, c'est aussi le plus gros écueil des associations, je crois.... Néanmoins, il faut rester optimiste en imaginant qu'un jour prochain un déclic inattendu permettra à ce pays d'envisager une autre direction que celle qui aujourd'hui la conduit vers des difficultés quasiment invivables au quotidien.... Bonne journée. | | | À: Chantalb · 1 août 2011 à 10:13 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 28 de 58 · Page 2 de 3 · 1 810 affichages · Partager Bonjour. Réaliste, mais je dirais plutot 50 à 60 ans. La plaie de Mada ce sont ses dirigeants. Depuis plusieurs décennies le peuple malgache n'a pas de chance, il n'a eu que des incompétents, interéssés, avec un ego abyssal. Le seul avenir de Mada (comme pour toute l'Afrique - j'ai vécu un an au Sénégal puis des séjours Sénégal, Afrique du Sud et sixième séjour à Mada en sept ou oct) ce sont ses femmes. Pour les différents chiffres proposés (pas facile, entre deux élections on a retrouvés plusieurs dizaines de milliers de nouveaux électeurs qui devraient participer aux prochaines) la vérité serait Tana avec son agglomération proche de 6 millions sur une population malgache d'environ 19 millions soit 1/3 pour la seule capitale. Pour ce qui est de la production de riz hormis quelques grandes zones de production c'est par an en moyenne 2 fois 1 tonne. Je suis d'accord : les malgaches n'ont pas forcement le besoin ou le désir d'une vie à l'occidentale mais certaines évolutions sont souhaitable au plus tot. Par exemple une chose dramatique entre autres : tous les ans sur la cote est des pécheurs meurent en mer (récement 6 pirogues avec chacune 3 pécheurs, seuls 2 hommes sont revenus) parce qu'ils n'ont pas d'info météo dans les petits villages cotiers alors qu'à 8000 km nous avons en temps réel sur le site CIMSS (cyclones) et FRENCHWUNDERGROUND (météo) ces info capitales pour eux. Malgré tout je reste optimiste. Mada à de beaux atouts pour l'avenir : son sous sol, le tourisme, son peuple, etc... Par contre, et peut-etre cela sera-t-il le sujet d'une discussion prochaine j'ai la sensation que si les malgaches (et surtout leurs dirigeants) ne se mefient pas ils risqueraient à l'avenir de devenir (économiquement s'entend) une nouvelle province chinoise, mais ceci est une autre histoire. Image attachée: Photo postée par le membre Ours81. | | | À: Hariboss · 1 août 2011 à 10:57 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 29 de 58 · Page 2 de 3 · 1 806 affichages · Partager Qu'il y ait une partie de subjectivité concernant ces notions je le conçois très bien que ce soit totalement subjectif j'ai un peu de mal à l'admettre...Si les notions de bien et de mal sont toujours un peu relatives j'aurais toujours des difficultés à voir du bien la où une misère extrême fait partie du quotidien d'une population qui est régulièrement frappée par la famine et c'est le cas à Mada principalement dans l'extrême sud..
C'est pas très clair...
Et ça c'est pas très malin! | | | À: Chantalb · 1 août 2011 à 12:11 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 30 de 58 · Page 2 de 3 · 1 789 affichages · Partager Bonjour, Globalement d acc, ce serait mieux si tout allait bien et on est tres loin. Et ca ne s arrange pas.
Bien entendu aussi, la notion de bonheur est éminemment subjective et on peut fort bien etre heureux sans etre riche voire en étant pauvre. Toutefois, et pour aller dans le sens d OceanI, malgré les sourires a ceux qui passent, aux voyageurs, a l etranger, Mada est un pays en déprime depuis plusieurs décennies.
Le Réseau des Observatoires Ruraux, entre autres, montre cette desesperance a travers les infos recueillies sur les conditions de vie mais aussi l "humeur" du pays. Les enquetes confirment que depuis plus de 30 ans, pour les malgaches, l annee qui vient sera pire que la précédente : pas un constat d optimisme et de grand bonheur. Il n est qu a discuter avec les jeunes urbains d aujourd hui, du parcours de leur famille et du leur : déchéance, l ascenseur social ne fait que descendre et pour beaucoup l espoir de l exil ou du riso-riso, les ptts traffics, la debrouille...
Pour le reste, sur les constats : la prédation des prétendues élites, le délitement de la société et l individualisme, la pression demographique sur des ressources peu ou mal exploitées peuvent légitimement inquiéter sans sursaut national, porté par des gouvernants de talent et de poigne, certainement. Lutter contre les pratiques maintenant ancrées a l armée, la douane, la police, l administration en général et le personnel politique en particulier ne sera pas simple. C est désespérant.
'est évident car quand on connait les richesses de ce pays on se demande comment il en est à ce niveau : terres riches, minerais, pétrole, pierres précieuses, plantes médicinales, bois exceptionnels tels que le bois de rose, palissandre, etc (mais il n'y en a plus) et à qui a profité tout cela ? gouvernement, canadiens, chinois, coréens ???
: ne faudrait pas oublier les francais la dedans, par honneteté intellectuelle et historique, on a aussi eu notre part. Sans oublier les russes etc etc...
Il faut dire aussi que des périodes tres dures ont déjà accablé les malgaches en particulier pour les plus récentes dans les années 80 voire en 2002 (moins longtemps).
Dernier point : les ONG ne développeront jamais un pays, elles sont des soutiens, des appuis temporaires mais elles ne sont pas la colonne vertébrale que peut constituer un Etat fort ou un secteur privé dynamique. Une ONG n est pas destiné à durer, elle dépend de logiques propres et interviennent a une echelle qui leur interdisent d etre des acteurs majeurs de développement. Tout comme les UN, les grand bailleurs, les ONG et assoc sont des acteurs, essentiels a la survie mais incapables d impulser le développement sans reelle dynamique endogène.
Concernant le problème particulier du riz (SRI, SRA ?), il y a eu enormement de travaux la dessus et aussi sur le fait que cela ne prenait pas vraiment aupres des petits producteurs. Plein de raisons convergentes malheureusement : difficulté à maitriser l eau, manque de moyens pour payer le supplément de main d oeuvre au repiquage... Dans un premier temps, vous pouvez peut etre tenter de mettre en place un GCV (grenier commun villageois) qui permet aux agri de beneficier d un credit lors de la récolte (prix de vente riz bas), ed lancer une activité avec ca (elevage a cycle court, contre saison comme patates ou haricot...), de rembourser le crédit avec les produits de l activité puis de récupérer son riz et de le vendre a la périoed ou il est cher pour le vendre a bon prix. Je pense que dans votre région, le CECAM propose ce genre de produit financier. En parallele proposer qq améliorations dans la culture du riz : repiquage plus précoce, plus espacé, en ligne pour desehrabge mecanique etc...
Bonne fin de journee | | | À: Rotsaka · 1 août 2011 à 13:10 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 31 de 58 · Page 2 de 3 · 1 776 affichages · Partager Merci pour ces conseils Rotsaka et à tous les autres pour les discussions constructives, mème si tout le monde ne partage pas les mèmes visions, ce qui est normal | | | À: Nogir · 1 août 2011 à 17:03 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 33 de 58 · Page 2 de 3 · 1 748 affichages · Partager Sur ce site on peut effectivement lire ceci
www.slateafrique.com/...nes-recession-crise-
Loin du «miracle économique africain», certains pays du continent cumulent les tares et les retards bien souvent aggravés par des crises politiques désastreuses.
Toutefois, les 54 Etats du continent ne sont pas tous logés à la même enseigne. Le classement 2011 du magazine américain Forbes, qui prend en compte tous les pays du monde, place Madagascar en tête des pires dégradations économiques de ces trois dernières années. Car la Grande Île s’enfonce depuis 2009 dans une crise politique qui provoque une baisse de la croissance. Tous les indicateurs économiques de la Grande Île sont actuellement dans le rouge: une croissance négative (-2% en 2010), un IDH faible, un RNB par habitant faible, un Etat défaillant et une crise de confiance de la part des investisseurs étrangers depuis la prise de pouvoir de l’ancien maire de la capitale, Andry Rajoelina , en mars 2009. La perspective de croissance en 2011 est également faible aux yeux du FMI. Le potentiel économique de Madagascar est inexploité malgré des ressources naturelles abondantes. A la campagne, la population vit toujours de la culture sur brûlis, aggravant le problème de la déforestation; sur les côtes et dans les réserves naturelles, les touristes se font attendre; et plus généralement, les forces vives du pays préfèrent attendre le retour à la stabilité politique pour se lancer dans des projets. | | | À: Rotsaka · 1 août 2011 à 23:41 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 34 de 58 · Page 2 de 3 · 1 719 affichages · Partager Beaucoup d'entre vous pensent qu'il faut un changement de politique pour redresser la situation économique de Mada. Sur Sobika, j'ai trouvé la discussion suivante sur le sujet " Le défi de la modernité malgache. Comment faire ?". Elle est instructive dans le sens où ce sont les Malgaches (du moins une partie "intello") qui donnent leur propre vision. Il en ressort un quasi consensus pour l'éducation des mentalités. www.sobika.com/edito.php?idnews=5533
Je note aussi que le commentaire suivant : " la marche vers la modernité est l'évolution des mentalités, et plus précisément LA FIN DES RAPPORTS DE CASTE à Madagascar. Tant que les hautes castes du plateau, mais aussi de certaines côtes regarderont d'autres castes comme des gens profondément différents d'eux même, il ne pourra pas y avoir de développement pour ce pays."
Je ne sais pas exactement dans quelle proportion le système des castes handicape le développement économique. Aucun d'entre vous n'en a parlé, bien que j'avais avancé ce cas dans mon 1er post. | | | À: Riki56 · 2 août 2011 à 8:06 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 35 de 58 · Page 2 de 3 · 1 703 affichages · Partager Bonjour, le système de castes est encore très répandu à Madagascar. L'antagonisme entre "plateaux" et "côtiers" est toujours d'actualité. Les Merina en général se sentent supérieurs aux côtiers et le leur font sentir. Encore récemment j'ai entendu à Tana un jeune Merina pourtant pas très riche, traiter de singe un côtier passant dans la rue. Beaucoup de familles, de moins en moins heureusement, ne conçoivent pas un mariage entre cheveux lisses et cheveux crépus. D'une façon générale, les fonctionnaires, médecins, instituteurs, militaires et autres postes "importants" exercent une fascination et une crainte palpables. Je suis étonné par le nombre d'étudiants de Tana qui ne rêvent que de devenir fonctionnaires. En province c'est encore pire, les castes tiennent tout le marché économique, donc règnent par l'argent, grands propriétaires, karanas, chinois etc.. A ste Marie par exemple, un riche commerçant possède quasiment la moitié de l'île. Depuis des décennies il fait crédit aux paysans, et quand il présente la note et qu'ils ne peuvent pas payer, il leur demande un terrain en contrepartie, bien entendu acquis bien en dessous de sa valeur. Dans le grand sud, des traditions obsolètes font encore la loi. Il est courant qu'à la foire aux zébus, des éleveurs amènent leurs filles qui sont vendues en même temps que les animaux. Beaucoup de boulot donc pour changer les mentalités. Cela passe évidemment par l'éducation qui hélas n'est pas une priorité des tenants du pouvoir à tous les niveaux, qui d'ailleurs n'ont aucun intérêt à ce que les basses castes s'instruisent. Cordialement, | | | À: Chantalb · 2 août 2011 à 9:04 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 36 de 58 · Page 2 de 3 · 1 697 affichages · Partager Bonjour chantalb,
Pour changer tout cela il faudrait de grands changements politiques mais depuis des décennies les gouvernements se succèdent et Madagascar s'appauvrit encore plus alors que de gros 4*4 sillonnent les rues de la capitale.
Cette phrase est la plus importante de toutes ! Elle peut d'ailleurs s'appliquer à n'importe quel pays en voie de dévellopement !
Dans tous les pays qui existent sur notre bonne vieille terre, y compris les " plus pauvres des plus pauvres", avez-vous "Amis Voyageurs" déja vu les "classes dirigeantes" rouler (même en se faisant conduire par leus chauffeurs) dans des véhicules disons, un peu plus modestes ou habiter dans des bidonvilles au contact de leurs populations ? Populations qu'ils prennent pourtant un malin plaisir à "courtiser" au moment des élections (lorsqu'elles existent !) à la recherche de la moindre petite voix !!! 
Cette remarque peut prêter à sourire et sembler être une "Lapalissade" et pourtant, cette réplique "imagée" explique le principal !!! C'est la raison pour laquelle, j'ai personnellement boycotté et rayé de ma "liste de voyages" un certain nombre de pays, du moins ceux où cet état de fait me sembait être le plus choquant !
Amicalement | | | À: JohnBill · 2 août 2011 à 11:00 · Modifié le 2 août 2011 à 11:20 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 37 de 58 · Page 2 de 3 · 1 678 affichages · Partager Encore un article interéssant sur la pauvreté à Madagascar, où l'on voit le poids des traditions. Extrait : "le système lignager de représentations de la pauvreté bénéficie fortement aux plus riches et contribue efficacement à pérenniser la pauvreté des plus pauvres". www.dial.prd.fr/...es_dial/3fauroux.pdf
On est loin de la corruption et de choix politiques, il me semble. Toutefois, les politiques n'ont sans doute pas intérêt à changer ce système ancestral.
Autre article, qui me fait dire que la pauvreté, c'est avant tout lorsque l'on a conscience de son état en voyant un meilleur ailleurs : "Avant quand on avait le ventre vide, on se sentait moins frustré car les vitrines étaient également vides. Aujourd’hui, lorsqu’on frappe à l’improviste chez un cousin, il vous demande pourquoi ne pas l’avoir téléphoné avant. En ce moment là on se sent vraiment démuni et pauvre car on est incapable de subvenir aux besoins les plus élémentaires : la nourriture et la convivialité"www.malakilaky.com/...rete-par-les-pauvres Dans cet article, il apparait aussi que la solidarité est un moyen important de s'en sortir de cette pauvreté (comme en fait partout dans le monde, je pense). " Pour vaincre la pauvreté à Madagascar, il faut commencer par une démarche prospective qui vise à valoriser ce qui constitue le fondement même de la société malgache c’est-à-dire le sens de la solidarité (Fihavanana) pour ensuite vulgariser les aspects concrets des actions qui marquent une volonté d’aboutir à des résultats tangibles d’un développement socio-économique durable. Il se trouve que, c’est chez les pauvres qui sont majoritaires à Madagascar que cette valeur perdure". | | | À: JohnBill · 2 août 2011 à 13:47 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 38 de 58 · Page 2 de 3 · 1 657 affichages · Partager  Bonjour jhonbill Enfin, merci de dire la vérité sur Mada, tu es quelqu'un qui connait TRES bien le pays | | | À: Chantalb · 3 août 2011 à 0:45 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 39 de 58 · Page 2 de 3 · 1 640 affichages · Partager que feriez vous si vous aviez une baguette magique ?
nous pratiquons maintenant la culture intensive du riz et en exportons, comme avant dans les années 1970, dans de nombreux pays puisque nous produisons 12 tonnes à l’hectare contre 3,5 en 2011
Cella ne fonctionne pas avec une baguette magique !
QUAND ON VEUT ON PEUT ! il n' y a pas de sous homme, je pense que c'est vrai, mais vouloir n'est pas toujours pouvoir malheureusement quand on vient du sud avec le poids de notre histoire.
Votre texte n'est pas une utopie mais un programme POLITIQUE logique qu'a réalisé la Chine en 20 ans en sortant 400 000 000 de personnes de la misère et pour l' Inde 300 000 000 sortis de la misère en 30 ans.
Mais aucun pays ne peut se développer sans un développement endogène, ce qui va à l'encontre des circuits d'influences des occidentaux et du néocolonialisme financier du style SPECULATION SUR LES CEREALES ! (une juste régulation serait l'interdiction totale)
La pauvreté n’existe plus ; notre régime politique est stable, démocratique et égalitaire
Tant qu'il y aura une influence extérieure nocive ET OCCULTES des anciens colonisateurs il n'y aura aucun démarrage les intérêts de l'extérieur sont à l'opposé des intérêts des autochtones... et bien loin de votre post (chirac a été obligé de retirer sa la loi sur les bienfaits de la colonisation après 2 semaines de rude opposition de la part des militants anti r) je ne dis pas de faire la guerre à qui que ce soit, mais ils faut être vigilant avec les quelques intallés à MADA avec quelques miettes d'euros jouant au boss avec une fausse empathie condescendante avec leur fameuse tape sur l'épaule la cigarette au bec...
Les malgaches sont courageux et ne consomme pas de prozac.
Comme beaucoup de pays du sud Madagascar a pris du retard mais le retard se rattrape.
Je ne connais pas toute l'île mais la majorité des régions mangent à leur faim, le sud est en difficulté à cause de la sécheresse et dans les grandes villes les mendiants sont souvent des gens de provinces ayant tenter leur chance en ville.
Et surtout la gentillesse, l’hospitalité, les sourires, la gaieté, la générosité, la dignité de la population malgache YES WE CAN C'est le premier pas pour être optimiste, JE SUIS OPTIMISTE.
Ce n'est plus de l'utopie quand elle est REFONDATRICE
Même si vous précisez être pessimiste dans une réponse (il ne faut pas vous laisser influencer) votre post mérite 8 sur 10 soit largement au dessus de la moyenne contrairement à certains pseudos du forum les soit disant puraryen (les mots ont un sens) Images attachées: Photo postée par le membre Astis1. Photo postée par le membre Astis1. | | | À: Astis1 · 3 août 2011 à 5:03 Re: Madagascar dans vingt ans: utopie ou réalité? Message 40 de 58 · Page 2 de 3 · 1 633 affichages · Partager On ne peut reprocher à quiconque d'être optimiste.
Dommage, vous concernant, que votre propos soit fortement teinté de rancoeur, voire d'une certaine forme de complexe. | Discussions similaires sur Madagascar: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 7 338 visiteurs en ligne depuis une heure! |