Si le marchandage a longtemps été éclipsé par l’usage du prix unique dans les magasins d’état, depuis la libéralisation du commerce celui-ci est aujourd’hui largement pratiqué par les chinois. Ainsi lorsque j’étais en
Chine avec mon épouse (qui est chinoise) celle-ci ne se privait pas pour négocier les prix (surtout sur les marchés) et de faire jouer la concurrence (si le marchand de tofou est moins cher à côté pourquoi se priver ?). Néanmoins tout n’est pas négociable, si les prix sont affichés - restaurants, cinéma, supermarché, ticket de transports etc... - on en restera là. Il existe effectivement des pays où le marchandage est plus systématique.
Concernant les rapports avec les touristes c’est une autre histoire, suffisamment universelle et répandue de part le monde, pour comprendre que l’on est toujours la vache à lait de quelqu’un ; O combien de japonais à
Paris ont été plumés, obligés de sortir la grosse artillerie pour consommer un petit noir ! Moi-même, si au cours de mes pérégrinations je fus quelquefois roulé dans la farine, les vrais arnaques sont resté dans le domaine de l’anecdotique, les gens sincères se révélant plus nombreux que les escrocs. D’ailleurs on a rien a gagner à jouer constamment le misanthrope soupçonneux, antipathique et radin, « l’on est plus souvent dupe par la défiance que par la confiance ». Débattre le prix devient alors une partie de plaisirs ; la recherche d’une solution équilibrée entre deux intérêts bien compris et non pas un rapport de force entre deux individus bornés. Certes cela peut se révéler parfois particulièrement frustrant (incompréhension), mais jamais ennuyeux (je n’aurai pas grand chose à vous raconter sur mes rapports humains au Super U du coin... !), quitte, comme en
Chine, à payer un peu plus cher ce qui est déjà bon marché. En outre, lors de mes tribulations chinoises, un nombre considérable d’entre eux m’ont fait des faveurs ou m’ont aidé à sortir de situations embarrassantes, comme cette fois, où à cours d’argents des banquiers sont revenus nous servir dans leur banque un jour de fermeture ; et à une autre occasion un aubergiste nous réclama 8 yuans (0, 8 euro) pour deux et pour une nuit dans son auberge alors que l’officier de police, venu nous interroger, lui avait ordonné de nous taxer 2 euros !).
"Les tribulations d'un pédaleur errant" sur
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