Effectivement.
Il faut bien comprendre qu'en absence de transcription, la personne serait "officiellement mariée" au
Maroc, mais toujours "officiellement célibataire" en
France. Or elle a une obligation de déclarer son changement d'état civil.
Pourquoi ? Parce que le fait d'être officiellement célibataire en
France - qui reste la seule source valide pour son état civil - lui permettrait de contracter frauduleusement un second mariage, en
France, et de devenir bigame.
Accessoirement, en ce qui concerne l'héritage, entre non conjoints il est taxé à 60% (et "difficile" je crois entre un musulman et un non musulman qui n'est pas membre de sa famille). Donc au cas où votre "ami" marocain hériterait de sa femme sans être officiellement son conjoint, il n'hériterait pas de grand chose, voir de rien du tout, à moins que la personne soit richissime, mais dans ce cas là elle ne se prendrait pas la tête pour une demi pension de reversion.
Il est bien évident que tout espoir de régulariser les papiers après le décès de la personne est totalement illusoire. Et que "avant" ce décès, c'est une procédure longue, et couteuse, qui pourrait aboutir à la demande de reversement des pensions indument perçues...