Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Tomas3 · 6 novembre 2009 à 18:38 · 396 photos 242 messages · 16 participants · 39 844 affichages | | | | À: Tomas3 · 23 novembre 2010 à 23:09 · Modifié le 24 nov. 2010 à 7:41 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 221 de 242 · Page 12 de 13 · 1 430 affichages · Partager une mission spéciale gastronomie se prépare pour le 14 novembre prochain...avec un chef "hamburgois" ......vous improviser guide occasionnel ou pygmalion
Ah voilà le retour d'Ulysse au pays de Shéhérazade !
Revient-il d'Ithaque où il a laissé Pénélope ? Non celle-ci voyage pendant ce temps au pays de Romulus... Ou alors de quelque autre île enchanteresse ? Non, très probablement de Chypre car il arrive cette fois sous le visage de Pygmalion... Mais qui sera sa Galatée ? Tout de même pas son nouveau compère, un chef hambourgeois, parait-il !
Attendons son récit... Mais il faut tout d'abord qu'il finisse son milkshake au nougat ! | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Lacalo · 24 novembre 2010 à 5:17 · Modifié le 27 nov. 2010 à 6:14 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 222 de 242 · Page 12 de 13 · 1 423 affichages · Partager Mais il faut tout d'abord qu'il finisse son milkshake au nougat !
salam Lacalo,
tu ne crois pas si bien dire...mais je crois que cette fois, il aura mis les plats dans le désordre.. .
car à J-3, la fièvre monte dans la ville rouge (2)
AID, c'est Noel en pays musulman...on va sacrifier l'agneau en souvenir d'Ismaël (rien à voir avec la Pâques Chrétienne) les érudits, comme Lacalo, iront sur Wikipedia consulter le calendrier musulman et son rythme lunaire pour approfondir l'origine de cette fête...
Ici, Ulysse et Philéas, le cuisinier "hamburgeois"...vont plutôt compter les tricycles qui descendent de la Montagne pour livrer leurs moutons dodus à la Grande Ville...
Là, c'est Monsieur et Madame Fellah qui livrent, avec enfants sur le siège de la mobylette, le produit de leur élevage: ils vivront du produit de leur vente le reste du mois...
Là, c'est Ali qui, en tricycle, est allé chercher son mouton ou ses moutons dans l' Atlas...
Les pauvres bêtes ne comprennent pas que leur destin est scellé dans trois jours: les rétameurs de quartier ont une activité frénétique à même le trottoir: grands et petits couteaux sont révisés pour le jour fatidique...
Même les enfants sont réquisitionnés pour l'arrivée de "l'agneau"...ils tirent la bête par la corde, tandis que Mohamed porte dans ses bras des bêtes de plus de 50 kilos...
Le cours du mouton fluctue alors plus que le Nasdaq et le CAC 40 réunis: de 3000 DH, si vous l'achetez à l'unité, vous pouvez l'acquérir à 1000 DH si vous achetez aussi ses deux frères...
Bien entendu, cette arrivée de milliers de moutons, à pied, en mobylette, en tricycles, en voiture à plateau, à charrette de mulet ou d'âne, n'est pas sans poser de multiples problèmes de circulation dans les djerbs (venelles) de la médina (vieille ville) mais cette folie "moutonnière" vous donne l'occasion d'approcher de vraiment très près la beauté de l'agneau de l' Atlas... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 25 novembre 2010 à 0:31 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 223 de 242 · Page 12 de 13 · 1 398 affichages · Partager Salam Tomas,
Il est vrai que cette fête de l'Aït el Khébir est très particulière et surprenante à vivre en médina avec cet afflux les jours précédents de toutes ces bêtes à cornes par tous les moyens de transport, créant de véritables embouteillages. Ainsi que l'apparition à tous les coins de rue, de ces petits commerces de circonstance : rémouleurs, vendeurs de couteaux, de paille, de charbon de bois, de sel, d'ail et oignon. Un petit vent de folie... Images attachées: Photo postée par le membre Lacalo. Photo postée par le membre Lacalo. Photo postée par le membre Lacalo. | | | À: Lacalo · 25 novembre 2010 à 7:19 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 224 de 242 · Page 12 de 13 · 1 391 affichages · Partager Salam Lacalo,
il m'a semblé reconnaitre sur ta photo 3 l'angle du mur du palais de Bahia, celle qui vit sur les terrasses et dont la vie est rythmé par le chant du bulbul...
je suis sûr que les bruits de la préparation de l'AID lui arrivent, mais de façon assourdie, comme si la RADEMA venait pour carrosser son djerb...il est temps d'aller chez Zeghouli...
Zeghouli Mohamed, coiffeur pour hommes et surtout barbier :
Entrer dans Marrakech, c’est suivre à chaque fois un certain nombre de rites...c’est d’abord le barbier, puis le cireur de chaussures...
Indispensable, mon cher Philéas Fogg...c’est ce que pensaient Ulysse et Phileas en prenant l’air de la Médina et en repérant leurs premiers étals d’escargots et de sardines grillées...
Dans la rue du Palais de Bahia (photo N°3 du précédent message), vous passez la Poste de proximité sur la gauche et vous tombez sur la boutique de Mohamed ZEGHOULI, coiffeur pour homme et surtout barbier...
Il officie en uniforme blanc, dans un minuscule salon aseptisé, agrémenté de fauteuils de salon de coiffure de type « The Barber », datés 1955-1956...
Philéas choisit le salon de Zeghouli, Ulysse celui d’Ahmed, en face, où il avait ses habitudes...à côté du vendeur de fruits à la barbe fleurie...
Ils se retrouveraient à onze heures sur le parvis de la poste de proximité...
Le rendez-vous fut décalé à 11 heures trente, tant les soins intenses des deux coiffeurs bousculèrent leur timing...
La barbe d’abord, les lotions astringentes, une, deux, puis quatre, à base de plantes de l’ Atlas et autres médecines locales...
Le rasoir coupe-chou, impressionnant, le savon naturel qui tarde à mousser, puis se prend à trop mousser, la finesse de la pratique, les poils du nez, ceux de la commissure des lèvres, des oreilles, des sourcils...
Une perfection de barbier, qui termine à la pierre d’alun, pour adoucir le fil du rasoir sur la peau...
Après un tel traitement, à l’heure orientale, il ne vous reste plus qu’à partager le thé à la menthe en devisant sur le cours du ciment qui n’arrête pas de monter et de la préparation de l’AID qui arrive à grand pas.... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 25 novembre 2010 à 23:50 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 225 de 242 · Page 12 de 13 · 1 367 affichages · Partager Le rendez-vous fut décalé à 11 heures trente, tant les soins intenses des deux coiffeurs bousculèrent leur timing...
Le rasoir coupe-chou, impressionnant, le savon naturel qui tarde à mousser, puis se prend à trop mousser, la finesse de la pratique, les poils du nez, ceux de la commissure des lèvres, des oreilles, des sourcils...
Salam Tomas
J’aurais bien aimé voir les photos du salon de Ahmed et celles d’Ulysse se faisant raser les poils du nez...
Il n’y a que celle de Philéas, très digne n’osant - prudemment - pas bouger devant cette lame très affutée....
Il fallait que ce soit tout de même bien agréable, pour qu'il en vienne à retarder son rendez-vous précieux, lui si pointilleux sur les horaires ! | | | À: Lacalo · 26 novembre 2010 à 5:22 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 226 de 242 · Page 12 de 13 · 1 361 affichages · Partager Il fallait que ce soit tout de même bien agréable, pour qu'il en vienne à retarder son rendez-vous précieux, lui si pointilleux sur les horaires !
bacci, Lacalo,
au rythme oriental, les heures et les minutes prennent un autre cycle, comme les heures et les ouvertures de Musée marrakchi que tu affectionnes...
La calèche d’Alain Delon et de Louis S. prince républicain :
Marrakech est une ville complexe et la médina (vieille ville) bien compliquée...
Si vous avez le bonheur de choisir les dates de votre séjour pendant les Fêtes du Noel Musulman (l’AID) les heures d’ouverture des Musées suivent le cycle lunaire de l’AID...
Ainsi, aujourd’hui, c’est Noel, le Roi, commandeur des croyants, va donner le signal de la Fête en égorgeant à 9 heures (heure locale) l’agneau royal...à la Télévision d’Etat et 28 millions de Marocains, ses fidèles, pourront alors égorger leur mouton de l’Atlas...
Les Musées seront fermés ce matin, exceptionnellement, et rouvriront de 13 heures à 16 heures...
Ulysse et Phileas avaient prévu le coup et, par précaution, dirigèrent leurs pas aux alentours du Palais BAADI et des Tombeaux Saadiens pour vérifier la réalité de ces informations...
On sentait dans les djerbs (venelles) les signes de la fébrilité d’une veille de Noel ( les moutons rentrent encore à la dernière minute, sur le cadre d’une bicyclette, à dos d’homme, en tricycle, en charrette à bras, en camionnette-plateau, en calèche...)
L’ingéniosité des hommes n’a pas son pareil quand il s’agit d’amener la bête dans la cour du Riad ou dans la cuisine du Dar...
Les petits marchands livrent encore le fourrage rituel destiné au mouton qu’on bichonne, les rétameurs aiguisent une dernière fois leurs grands et petits couteaux...
La calèche N°100 était en vadrouille devant la porte des palais Saadiens...
Les deux compères rentrèrent à Djamaa el Fna tels des officiers de l’armée impériale autrichienne au XIX ième siècle...les moustaches de Phileas brillaient de fierté...
C’était une relique couverte d’étains astiqués avec amour, elle luisait comme un bastingage de brick...
Ses deux chevaux s’appelaient « cocotte » et « minute »...les fesses d’Alain Delon et de Louis S. prince républicain, avaient usé le cuir de ses banquettes... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 27 novembre 2010 à 0:16 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 227 de 242 · Page 12 de 13 · 1 331 affichages · Partager Salam Tomas,
Je trouve que Philéas fait quand même plus touriste qu'officier de l'armée impériale, dans sa calèche numéro 100 tirée par Cocotte et Minute. Mais il a un port très digne, il faut bien le reconnaitre...
A noter le flou artistique hamiltonien de cette photo qui met si bien en valeur ce héros parti à la conquête de la ville rouge. Et l'oeil aigu du photographe qui a su parfaitement trouver l'angle intéressant, nous permettant de voir le parallèle saisissant entre le bouquet de fleurs jaunes et le bouquet de poils de la moustache.
Ça c'est de la photo ! | | | À: Lacalo · 27 novembre 2010 à 6:02 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 228 de 242 · Page 12 de 13 · 1 325 affichages · Partager Et l'oeil aigu du photographe qui a su parfaitement trouver l'angle intéressant, nous permettant de voir le parallèle saisissant entre le bouquet de fleurs jaunes et le bouquet de poils de la moustache.
muchos besos, Lacalo,
je dois te confier un secret: je ne crois pas que le photographe ait calculé l'effet du rapprochement des "fleurs jaunes " et des "fleurs de nicotine" de Philéas...tout est dans le regard... 
Histoire de l’enfant qui avait respiré de la colle :
Malgré la politique avisée du gouvernement marocain qui a choisi, parmi d’autres, le tourisme comme mode d’expansion de l’économie locale (on rêvait en 2009 au I0 millionième touriste...) des poches de pauvreté subsistent encore, dans une économie de type traditionnelle, bousculée par les modes de vie occidentaux...
Dans les rue de la Ville Rouge, le soir venu, de jeunes mères voilées, assises au milieu de la chaussée, mendient, un enfant dans les bras, l’autre jouant avec une bouteille de coca vide...
On ne peut pas ne pas voir les enfants des rues déguenillés, dont les rixes subites et les cris arrêtent un moment le passant...
Ulysse et Phileas avaient choisi la rue Bâb Agnaou, rue piétonne et veille de Noel, donc celle des derniers achats, pour déguster en terrasse deux milkshake, l’un à la noix de coco, l’autre à l’avocat...
Deux enfants des rues lorgnaient avec envie les couleurs et les contenus des grands verres blancs et verts que dégustaient les compères...
Le plus petit des deux garçons, sept ans tout au plus, avait un regard d’envie ou de faim aiguisée qui émut particulièrement Ulysse...il laissa glisser son verre et sa paille à portée des lèvres du petit garçon...
En un instant, le verre fut vidé, le serveur en veste blanche échaudé, l’enfant extirpé à coups de pieds au derrière du lieu de sa convoitise, aux grands rires des spectateurs...
L’enfant avait respiré la colle d’un flacon de vernis, il n’avait plus du monde que la perception d’un immense brouillard et une faim persistante...
Il avait encore dans la bouche la saveur du milkshake à l’avocat qu’il avait dégusté... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 28 novembre 2010 à 0:49 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 229 de 242 · Page 12 de 13 · 1 301 affichages · Partager Ulysse et Phileas avaient choisi la rue Bâb Agnaou
Salam Tomas,
La rue Bab Agnaou, c’est par excellence la rue frontière entre les deux Maroc.
Une large voie commerçante, nouvellement pavée cet été.
Celle où les familles de la médina viennent rêver devant les boutiques de portables, de chaussures, de bijoux et y croisent les familles de la ville nouvelle qui viennent se distraire place Jemaa El Fna, acheter un DVD piraté, ou quelque foulard bradé par un camelot.
Et au milieu de ce chassé croisé, les touristes qui viennent faire leur change, chercher un taxi, un hôtel, ou acheter quelques cornes de gazelles à la pâtisserie des Princes pour les rapporter à la famille en souvenir de leur voyage.
Et puis il y a l’enfant des rues qui entrera bientôt à son tour dans cette société de consommation, et qui ce soir, secrètement, rêve surtout du beau milkshake à l’avocat d’Ulysse...... | | | À: Lacalo · 28 novembre 2010 à 5:20 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 230 de 242 · Page 12 de 13 · 1 298 affichages · Partager [citation Et puis il y a l’enfant des rues qui entrera bientôt à son tour dans cette société de consommation, et qui ce soir, secrètement, rêve surtout du beau milkshake à l’avocat d’Ulysse......
bacci Lacalo,
tu récites le plan de ta ville comme Mappy en Europe...j'avais cru comprendre que la rue Bab Agnaou correspondait à une frontière invisible entre Médina et Ville nouvelle. D'ailleurs, pour quelqu'un qui vient à rythme régulier chez toi, c'est là qu'on observe le plus de changement...ainsi, depuis juin dernier, un nouveau cinéma dans cette rue, avec des programmes européens...des terrasses de café qui rivalisent avec celles de la "Gare de Mkh"...des enseignes de boutiques que l'on croirait franchisées...certes, ce n'est pas le plus authentique que la société de "consommation" exporte, mais ce qui fait rêver les familles, les ados, les minettes...d'ailleurs, c'est le seul endroit de la Médina où les "mob" sont interdites...les cyclomotoristes passent à pied, le guidon de leur engin dans les mains, le regard dans les vitrines...
il n'y a qu'une seule chose que l'on ne pratique pas rue Bab Agnaou, c'est...
Le Méchoui de têtes de moutons :
Bahia nous avait prévenus : le jour de l’AID serait celui des couleurs et des odeurs...
400.000 habitants, les habitants de la Médina, allaient sacrifier, au signal du Roi bien aimé, un mouton par famille...
Si l’on calcule qu’une famille élargie peut s’évaluer à 10 personnes, c’est 40.000 moutons qui allaient être égorgés à 9 heures, heure locale...après l’appel du Muezzin...
Grands couteaux et petits couteaux étaient rétamés depuis la veille, les bûchers de quartier, préparés sur des sommiers métalliques, avaient déjà leurs réserves de bois...
Ulysse et Phileas s’étaient embusqués à la croisée des djerb ajjama et de la Mosquée ben Saleh, ils attendaient l’arrivée des premières têtes de moutons sacrifiés...
Une, deux, puis trois têtes ensanglantées, deux pieds, puis quatre pieds...les gamins du quartier touchaient 20 DH (2 euros) pour griller têtes et pieds sur les ressorts du sommier...
Frères, sœurs, cousins, cousines de la vallée de l’ Ourika, tous étaient à contempler la crémation des têtes de moutons qui n’avaient rien demandé à personne...
Les flammes léchaient les chairs à les transformer en charbon.
Le préposé à la découpe des cornes de béliers officiait sans relâche, à l’aide d’une scie à métaux, pour ôter aux mâles leurs attributs de corne : cornes et peaux iraient à d’autres usages...
A la croisée du djerb Ajama, ce ne fut pas moins de 80 têtes qui cramèrent dans la journée...
Un des petits ramoneurs était ivre de chicha, de haschich, de bonheur réunis...
Ulysse pensant à Dickens, remplit ses poches de menue monnaie...il ne serait pas le SCROOGE de l’AID... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 29 novembre 2010 à 0:50 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 231 de 242 · Page 12 de 13 · 1 274 affichages · Partager Les flammes léchaient les chairs à les transformer en charbon. Le préposé à la découpe des cornes de béliers officiait sans relâche, à l’aide d’une scie à métaux, pour ôter aux mâles leurs attributs de corne : cornes et peaux iraient à d’autres usages... A la croisée du djerb Ajama, ce ne fut pas moins de 80 têtes qui cramèrent dans la journée...
Salam Tomas,
Tout est dit ! Pas grand chose à rajouter...à cette formidable scène populaire de rue, qui nous parfume au mouton grillé jusqu'au lendemain. Juste quelques photos pour compléter et donner une idée de ce spectacle aux prochains voyageurs qui auront la chance de visiter une médina le jour de l'Aïd. Images attachées: Photo postée par le membre Lacalo. Photo postée par le membre Lacalo. | | | À: Lacalo · 29 novembre 2010 à 5:34 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 232 de 242 · Page 12 de 13 · 1 268 affichages · Partager [citation
Tout est dit ! Pas grand chose à rajouter....
muchos besos, Lacalo,
et pourtant, les non-dits des "amoureux" du palais Baadi, le même jour, les craquètements des cigognes, si, il y a encore des choses à rajouter...
Le palais aux cigognes
Dans la casbah de Marrakech, derrière le quartier juif (mellah) il est un grand palais derrière de hauts murs que boudent les cars de touristes les dimanches et les jours fériés, c’est le palais BAADI, un vieux et grand palais déshabillé de ses marbres au XVI ième siècle par un sultan de Meknès jaloux des fastes du Sultan de Marrakech...
Il ne reste de lui que des hauts murs de terre et de briques, quelques zelliges oubliés rappellent sa splendeur passée, des vasques, des jardins ont été reconstitués...
On dit que ce palais était plus beau que ceux de l’Alhambra et ceux de Grenade : les immenses bassins sont toujours là, mais d’eau, point, de jets d’eau, point, ne restent que des bouts de canalisations et des traces de cascades artificielles...
L’imagination du visiteur recompose, comme en numérique, les chambres, les appartements, les salons d’apparat, les communs enterrés sous deux niveaux...on se croirait presqu’à Pompéi...
Et sur les hauts murs, nichés sur chaque bastion des remparts, des nids de cigognes, elles sont désormais les princesses du Palais BAADI, juchées de dix mètres en dix mètres sur des nids gigantesques qui perdent leur paille au gré du vent du soir...
C’est le palais des amoureux, des jeunes étudiants marocains érudits promènent leurs gazelles, casques audio aux oreilles, pour commenter les chambres du harem et les vasques de marbre blanc...
A deux heures de la fermeture, ils se rapprocheront sur le haut des remparts pour contempler au loin (à 70 kms) la ligne des montagnes de l’ Atlas...la visite du Palais BAADI n’était qu’un prétexte : c’est le palais des cigognes et des amoureux... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 29 novembre 2010 à 23:44 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 233 de 242 · Page 12 de 13 · 1 248 affichages · Partager L’imagination du visiteur recompose, comme en numérique, les chambres, les appartements, les salons d’apparat, les communs enterrés sous deux niveaux...on se croirait presqu’à Pompéi...
Et sur les hauts murs, nichés sur chaque bastion des remparts, des nids de cigognes, elles sont désormais les princesses du Palais BAADI, juchées de dix mètres en dix mètres sur des nids gigantesques qui perdent leur paille au gré du vent du soir...
Salam Tomas !
Parfois aussi, on a de la chance de pouvoir visiter ce palais avec un guide expert en archéologie, qui avec son imagination débordante arrive à reconstituer, à partir de ces quelques vestiges toute le faste du palais de Ahmed el Mansour...
Il nous pose alors des colles :
Les bassins étaient ils utilitaires ou d’ornements ? Comment circulait l’eau ? A quoi servaient les souterrains et comment étaient ils éclairés ? Pourquoi toutes ces pièces en enfilade, possédant chacune leur fontaine, étaient elles situées en contre bas de la grande cour ? Quelle était l'utilité de ces trous de boulins ?
Les cigognes perchées sur leur mur avaient bien entendu les réponses, mais elles gardèrent pour elles précieusement ces secrets... Images attachées: Photo postée par le membre Lacalo. Photo postée par le membre Lacalo. Photo postée par le membre Lacalo. | | | À: Lacalo · 30 novembre 2010 à 4:56 · Modifié le 30 nov. 2010 à 22:48 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 234 de 242 · Page 12 de 13 · 1 239 affichages · Partager [citation Quelle était l'utilité de ces trous de boulins ?
Les cigognes perchées sur leur mur avaient bien entendu les réponses, mais elles gardèrent pour elles précieusement ces secrets...
salam Lacalo,
Philéas avait bien du mal à retenir cette formule "les trous de boulins"...il aurait préféré "trous de poutres"...il ne comprenait pas l'utilité de ces formules savantes, sinon celle de séduire les petites étudiantes avec des mots savants... 
les deux compères avaient attendu la fin des fêtes de l'AID pour filer sur ESSAOUIRA...
Bières et frites à ESSAOUIRA :
Quand on s’appelle Phileas et qu’on a vécu 20 ans à Hambourg, il est difficile de voyager sans mousse (non pas le compagnon qui vous aide à hisser le foc) mais bien plutôt l’odeur de malt brassé et sa saveur, le soir, après la Médina...
A Marrakech, il faut jongler avec les bars des grands hôtels, les terrasses publiques n’offrant qu’une alternative entre le « café noisette » spécial marrakchi et le thé à la menthe spécial touriste...
Phileas avait trouvé la solution, il demandait à Si Mohamed, le gardien du dar de Bahia, de lui descendre une « bavaroise » ou une « danoise » du frigo du propriétaire... Il allait les déguster sur les terrasses en regardant le soleil se coucher sur l’ Atlas...
A Essaouira, Allah lui fit un clin d’œil : au deuxième étage du Café Souiri, le dernier café-restaurant avant la grande jetée sur le port, deux italiennes dégustaient d’étranges boissons ambrées dont on devinait de la place Moulay-el-Hassan l’étiquette : des bières publiques dans un espace public en pays d’Islam...
Par Allah, que cet Islam sunnite était doux ! puisse Allah étendre sa miséricorde aux pêcheurs et aux cafetiers d’ Essaouira...
Ulysse et Phileas gravirent les escaliers pour atteindre les terrasses et quand ils arrivèrent au niveau de la table des italiennes, ils virent que les bières étaient servies avec de grands plateaux de frites « à l’ancienne »...
Qu’Allah était bon en cette terre d’ Essaouira ! la petite sole, les calamars, les supuions de la gargote des pêcheurs du port qui suivraient leur dégustation ambrée n’en seraient que plus savoureux...
On était pourtant qu’à quelques centaines de mètres des terrasses du Sofitel-Mogador... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 1 décembre 2010 à 1:43 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 235 de 242 · Page 12 de 13 · 1 212 affichages · Partager ils virent que les bières étaient servies avec de grands plateaux de frites « à l’ancienne »... Qu’Allah était bon en cette terre d’ Essaouira ! la petite sole, les calamars, les supuions de la gargote des pêcheurs du port qui suivraient leur dégustation ambrée n’en seraient que plus savoureux...
Salam Tomas,
Généralement on va à Essaouira pour, entre autre, y manger du poisson.
Mais là, on se croirait en Belgique avec cette dégustation de poissons-frites arrosés de bière.
J’accorde que le cadre ne prêtait pas à confusion et surtout avec ce beau ciel bleu !
Heureusement qu’Ulysse et Philéas n’ont pas fait leur virée le mois précédent, car là ils auraient alors été privés de leur précieux breuvage...
www.lavieeco.com/...prives-de-biere.html
Pour le coup, ils auraient vraiment été obligés de se rabattre sur une vraie bière d’abbaye...peut être même servie par une révérende mère... | | | À: Lacalo · 1 décembre 2010 à 3:50 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 236 de 242 · Page 12 de 13 · 1 210 affichages · Partager Pour le coup, ils auraient vraiment été obligés de se rabattre sur une vraie bière d’abbaye...peut être même servie par une révérende mère...
bacci Lacalo,
finalement les Belges nous devancent toujours d'une guerre, quand il s'agit de bière d'abbaye...tu vois Lalla servirent des boissons ambrées aux étudiants, ruraux ou citadins, de sa medersa?
Pour rester dans les religions du Livre, les Juifs continuent d'avoir beaucoup de problèmes à Essaouira, du moins dans le maintien du souvenir de la présence de leur vieux quartier...
La synagogue désertée d’HAIM PINTO :
Ulysse et Phileas prenaient le Supratour (bus climatisé reliant Essaouira à Marrakech en deux heures trente) à quinze heures : Ils étaient invités chez Bahia à déguster une tanjia (mouton de huit heures) préparée amoureusement par SI Mohamed, le gardien du Dar...
Il fallait penser à revenir propres et présentables chez Bahia...
Ulysse était allé se faire raser chez un barbier ensommeillé par l’AID qui l’avait coupé au moins cinq fois et dont les lames du coupe-chou avaient dû servir aux sacrifices rituels...
Phileas réagit :il irait lui-aussi, avant le départ du bus, faire disparaître cette barbe de cinq jours qui leur donnait des allures d’aventuriers du désert qu’ils n’étaient point...
Et, tandis que Phileas se faisait caresser le visage à la pierre d’alun, Ulysse s’éloigna de la rue Mohamed-ben-Abdallah pour gagner Bab Boukhala (la porte Nord d’ Essaouira)
Un semblant de centre commercial « intégré », avec boutique de parfums dans le bastion, était sur le point d’être inauguré, tandis qu’un front de mer tout neuf et pas encore habité sortait de terre dans les plus belles traditions architecturales « canariennes » :
« bêton d’un jour, bêton toujours » (proverbe canarien)
Regagnant les venelles qui suivaient le rempart Nord de la Médina, Ulysse fut effaré : des blocs d’habitations entiers s’effondraient sous le coup de l’absence d’entretien et d’incendies plus ou moins volontaires, pour laisser place à des espaces « nus », dont on respirait déjà la fièvre « promoteurs »...
Le vieux Mellah (quartier juif) était toujours à sa place, la synagogue d’HAIM PINTO toujours à visiter aux heures ouvrables, mais fermée...
L’ambiance « fortifs et voyous » toujours au rendez-vous...
Ulysse prit soin d’éviter les venelles trop sombres. Il ne savait plus s’il redoutait un éboulement ou le coupe-gorges aux allures médiévales...il ne sentait pas l’âme d’un robin des bois... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 2 décembre 2010 à 0:34 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 237 de 242 · Page 12 de 13 · 1 193 affichages · Partager « bêton d’un jour, bêton toujours » (proverbe canarien)
Jolie formule...
Espérons que le béton épargnera au moins ces médinas. Déjà que celle d' Essaouira a bien commencé à perdre son âme avec la pression touristique, transformant ses habitations en boutiques de souvenirs Ça fait mal de voir tout ce vieux quartier du mellah disparaitre ainsi....
www.vip-blog.com/...rticles/4767009.html | | | À: Lacalo · 2 décembre 2010 à 4:00 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 238 de 242 · Page 12 de 13 · 1 191 affichages · Partager Ça fait mal de voir tout ce vieux quartier du mellah disparaitre ainsi....
muchos besos, Lacalo...
une Marrakchi souffre pour Essaouira? je ne savais pas les habitants de la Ville Rouge attachés au destin de leur station de "bord de mer"...Roxane aurait-elle un faible pour Charles Cornut, l'architecte français de Mogador, comme elle en eut, en d'autres temps, pour Cyrano ? 
Bonheurs d’Essaouira, la blanche et bleue :
Où l’on se prend à rêver d’autoroute entre Essaouira et Marrakech :
Quand vous venez de passer trois jours très denses à Marrakech à participer aux festivités de l’AID, au sacrifice de 40.000 moutons, à la crémation des pattes et des têtes, poussières, fumées et sangs mêlés...
Il est important d’aller se purifier l’âme et le corps à Essaouira la blanche et bleue...
Le vent permanent, la couleur du ciel et des embruns, cette atmosphère souiri vous fait voyager loin de l’AID STORY...
Ulysse avait repris ses habitudes souiries : il partirait à pied de la terrasse de Jeannot pour rejoindre l’ancien fort portugais qui émerge plein Sud, à 5 kms, face aux iles purpuraires...
Plage brésilienne s’il en est, à marée basse, très propre, on peut la parcourir sur des kilomètres sous des vents bretons...
Passés les quelques dromadaires « touristiques » et un cavalier déguisé en haut d’une dune aux allures de « fantasia », on rencontre fin novembre des baigneurs de l’extrême et des surfeurs passionnés...
La brume persistante provoquée par la houle vous cache les contours de l’île de Mogador et, très vite, ESSAOUIRA s’estompe.
Le dépaysement est complet...outre le bonheur de la marche au long cours, les images de la fête sanglante s’estompent au profit d’images bleues et blanches...
Les marrakchi n’aiment pas qu’on leur préfère Essaouira, ils la trouvent belle comme une étrangère, assoupie comme une orientale, trop léchée et trop lustrée...comme s’ils préféraient la poussière, le grouillement de leur Ville à la contemplation du ciel et aux odeurs d’embruns...
Les marrakchi sont fous, les Souiris sont sages... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 3 décembre 2010 à 1:36 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 239 de 242 · Page 12 de 13 · 1 161 affichages · Partager Les marrakchi sont fous, les Souiris sont sages...
Salam Tomas,
Sages ?
Moi je répondrais à cette basse provocation que les Souiris devraient surtout avoir la sagesse de protéger leur médina face à cette fièvre immobilière.
Or ils ne voient pour le moment, que le gain immédiat.
Marrakech reste bruyante, polluée, poussiéreuse, folle, tout ce que tu veux, mais elle est vivante et elle appartient encore avant tout aux Marocains qui y vivent.
Des quartiers comme ceux de Bab Doukkala, ou Ben Salah par exemple, populaires par excellence, dont les habitants ne sont pas chassés par les implantations touristiques sont restés très animés.
Il faut seulement trouver un juste équilibre.
Essaouira est une petite ville qui a du charme, avec ses fortifications, son port, ses belles maisons.
Elle est calme, et il n’y a pas de mobylettes, le rêve !
Mais elle est en train de perdre son âme, car elle commence à être envahie par les galeries de peinture, les boutiques d’artisanat et les maisons d’hôtes.
Le barbier, l’épicier, l’école, boulanger, le samsar, le cordonnier, le ferblantier, le boucher ou volailler, le menuisier, j'arrête, l’énumération serait trop longue, tous ces petits métiers qui font la vie de la médina disparaissent.
Et elle va devenir une ville de décor de cinéma...
Moi je dirais plutôt:
les Marrakchis sont sages de préserver leur médina
Les Souiris sont fous de vendre leur âme au diable | | | À: Lacalo · 3 décembre 2010 à 7:00 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 240 de 242 · Page 12 de 13 · 1 159 affichages · Partager Les Souiris sont fous de vendre leur âme au diable
Quelle fougue pour défendre "Ben saleh"...des 2221 kms qui me séparent de l'objet de la polémique, je dirais que Marrakech a l' Atlas comme décor et Essaouira l'Atlantique comme quotidien.Toutes deux vivent et respirent différemment...Je reste quand même sur cette impression...je préfère une terrasse rue Moulay-Hassan qu'une terrasse derba Dabachi...mais c'est l'avis d'un amateur de terrasses...
Menthe ou poivre ? Ces senteurs ont des goûts orientaux...
Ulysse et Phileas étaient rentrés d’ Essaouira, invités par SI Mohamed, le gardien du palais de Bahia, à déguster une tanjia, ragoût de huit heures, « recette de célibataire », cuit avec les meilleurs morceaux du mouton de l’AID... Ils ne pouvaient refuser, à la fois parce que cette viande mijotée dans une poterie spécialement conçue à cet effet est délicieuse, mais aussi parce qu’on ne peut rien refuser au sourire désarmant de SI MO... De plus, Bahia avait insisté avant leur départ pour Essaouira : « demande leur s’ils rentreront et quand ils rentreront pour déguster la tanjia... » En terre d’Islam, le message était clair : ils devaient rentrer absolument à Marrakech pour vendredi soir... Pour 70 DH (7 euros) ils furent de retour en bus climatisé et en deux heures trente de la capitale des gnaouas (musiciens originaires d’ Essaouira) Au rez-de-chaussée du riad de Bahia, dans la grande salle à manger des hôtes, quatre couverts avaient été dressés pour célébrer cet AID intime, qui mélangeait l’amitié de leurs hôtes, la générosité de SI Mohamed et les saveurs de la viande de mouton délicieusement mijotée... Le bonheur était presque parfait... Les liens tissés en voyage sont parfois le fruit d’une étrange alchimie et lorsque menthe et poivre, avocat en cocktail, soupes de lentilles et de blé, épices colorés et poivrés, se mêlent au bonheur et à l’amitié partagée, on se prend malgré soi à remercier le Ciel, même si l’on n’y croit pas... Bahia avait réservé d’autres surprises heureuses à Ulysse, mais le récit de ces instants poivrés ferait l’objet d’une autre page... Il pleuvait sur Marrakech et la température était tombée à 12°... tout celà tient peut-être à un problème de 49 cm3... (la pollution des mobs...alors poivre ou menthe? Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | Carnets similaires sur le Maroc: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 28 018 visiteurs en ligne depuis une heure! |