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Menace d’attaque terroriste ?Auteur :
Moulay Najim
1 Menace d’attaque terroriste ?Les autorités nationales auraient mis la main tout dernièrement sur un groupuscule de jeunes citoyens mauritaniens, opérant dans les milieux terroristes. Selon des informations non concordantes Ce réseau de jeunes suivait des entraînements dans les frontières Algéro-malienne et pourra être amener en fin en Irak pour le Jihad (la guerre sainte) Toujours selon des sources, généralement bien informées l'un des membres de ce groupuscule s'est rendu aux mains des autorités après avoir consulté un des certains Oulémas et appris de lui que le Jihad en
Mauritanie est chose contraire à l'Islam, même s'il s'impose dans d'autres contrées.
N'ayant pas en sa possession suffisamment d'arguments pour mettre à exécution des projets terroristes commandités par le réseau, le jeune finit par se résigner et se rendre aux autorités tout en reconnaissant ses relations avec le groupuscule terroriste. Toujours aussi selon les mêmes sources, les services de la sûreté et la gendarmerie étaient sur la piste depuis bien long temps. Les investigations étaient difficiles pour trouver la " taupe " étant donné que la majorité des suspects avaient des noms de mouvement. Les suspects étaient surveillés dans les deux villes comme
Nouakchott et
Nouadhibou d'autres ont été identifiés. Toujours est-il qu'on ne connaît pas à quel mouvement appartient le réseau. En effet les réseaux actifs sont identifiés en
Mauritanie au
Maroc en
Gambie et au
Sénégal où il y a une forte coopération sécuritaire entre les services de renseignement de ces pays. Un officier de renseignement sénégalais avait déclaré en 2003, que le réseau de Ben Laden avait commencé à prendre pied au
Sénégal et Al-Qaïda avait été à un moment, présent dans la région de
Thiès et les autorités policières sénégalaises avaient expulsé les membres soupçonnés d'appartenir au réseau vers la
Mauritanie et qu'une source avait confié que des éléments étés même venus de la
Côte d'Ivoire pour opérer au
Sénégal.
Il faut préciser aussi que la menace est globale, Selon des sources généralement bien informées, ces jeunes suivaient des entraînements dans la région frontalière entre le Mali et l'
Algérie. Toutefois, dans la région précitée, s'activait un certain Bel Laaware connu sur le nom de El BARRA d'origine algérienne qui sous son autorité, opère beaucoup de groupuscules. Cet homme aurait été arrêté par les tchadiens qui l'ont remis aux autorités algériennes. Pour ce qui est des mesures de recrutement prônées par ces organisations dans le rang des jeunes, notons qu'elles puisent l'essentiel de leurs recrues parmi les sans emploi, les désespérés sociaux, les opprimés... La question qui se pose est de savoir, quel autre terroriste a poursuivi après El BARRA son entreprise dans cette région ? Partant du constat qu'il n'existe comme mouvements islamiques qui prônent la guerre sainte que la Sele-fiya Jihadiya, Jamaa El Islamiya et El Hyjra wa Takfir...ces deux dernière n'ont jamais donnés signe de vie en
Mauritanie, du moins dans leur conception de groupuscule armé. Par contre Le mouvement du Sele-fiya Jihadiya est né sous les mains du Cheikh Mohamed Abdel Wehab en coalition avec le Roi Mohamed Ben Saoud. Depuis lors, la Salafiya s'est décomposé en plusieurs courants opposés comme :
La Salafiya scientifique, proche du pouvoir et dirigé par les Cheikh de l'Arabie Saoudite, La Salafiya El Jihadiya a qui appartient le fondateur d'EL- QAEDA Oussama Ben Laden.
Notons ici que le pouvoir mauritanien a mis aux arrêts au début de 1999 des jeunes islamistes accusés d'appartenance à EL-QAEDA et qui furent acquittés 2 mois après à la faveur de l'arrestation au
Sénégal d'un ingénieur mauritanien répondant au nom de Mohamed Ould Salihi, lequel fut remis aux autorités mauritaniennes avant de passer dans les mains des services de renseignements américains (FBI Interpol). Ould Salihi est actuellement incarcéré dans la prison de GUANTANAMO. Par ailleurs, soulignons que la chaîne qatarie a diffusé d'Afghanistan, à des heures d'intercale du déroulement des arrestations susmentionnées, un discours du mauritanien Mahfoudh Ould El Waled dit Abou Hafss El
Mauritanie dans lequel il a parlé de la guerre contre l'Amérique. En réponse à une question posée par le journaliste qui a réalisé l'entretien, Abou Hafss a dit : " quand l'heure viendra, nous combattrons le régime présent en
Mauritanie".
(Rendez-vous dans notre prochaine édition sur une enquête inédite relative aux mouvements islamiques et leur historique en
Mauritanie). Autant se demander pourquoi un tel groupuscule s'en prend en
Mauritanie au point de vouloir s'adonner à des opérations terroristes ? En tout cas même si la
Mauritanie n'est qu'un passage ou un canton de retrouvaille, le danger est immense, dans la mesure où les intérêts sont très souvent les premiers visés Rappelons ici que les premiers attaques menées par des terroristes dans des capitales politiques du monde arabe remontent à Riadh et
Casablanca en 2003, une année après la déclaration de guerre de Ben Laden, le Chef d'El Qaeda. Par ailleurs, on apprend que le groupuscule susmentionné envisageait d'entrer en action quelques jours avant leur mise en arrestation. Selon des premières informations non concordantes, l'effectif des personnes affiliées à ce groupuscule terroriste serait de 40 ou 100 jeunes. Plusieurs arrestations ont été faites aussi à
Nouadhibou ; Les objectifs ciblés par le dit groupuscule sont encore sombres. Certaines sources parlent de projet d'attaques contre l'ambassade des
Etats-Unis et celle d'
Israël. Toujours est-il que c'est le silence total. Au niveau le plus haut des autorités, il y a une conscience malgré le tempérament de quiétude que cherche à faire les services de sécurité. Aucune déclaration de la part des autorités ou d'autres parties n'a été faite. Par ailleurs, soulignons que toute visite est interdite au niveau de l'école de police de Tevragh-Zeïna où sont détenus les suspects. L'Emir activiste en
Mauritanie qu'on connaît sous le nom de Tahar est en fuite avec l'un de ses compagnons.
Lors de son dernier voyage à
Paris, et à l'occasion de l'ouverture des journées mauritaniennes de l'UNESCO consacré aux anciennes ville de Chinguitti,
Ouadane,
Oualata et
Tichitt, le Président de la République avait cité le terrorisme de dangereux. Selon lui :
La réponse au terrorisme nécessite, en plus de l'action militaire et sécuritaire, l'établissement d'un vrai dialogue qui enracine la compréhension et la rencontre entre les civilisations et les religions pour bâtir une société humaniste et solidaire".
Affaire à suivre