🎶 Elle voulait voir Auxerre, on a vu AuxerreJe voulais voir l'Espagne, on a vu l'Islande
Comme toujours... 🎶
Ainsi pourrait débuter cette aventure islandaise. Choisir, vous avez dit ?
En effet, alors que nous avions prévu depuis de longs mois de partir en
Espagne, alors que les bénévolats avaient été calés (et pour un 4 mois avant la date), j’annonce un jour «
Je ne veux pas. Je ne trouve pas de sens » Le sens, un mot que j’utilise beaucoup depuis des mois. Quel est le sens de la vie ? Quel est le sens de MA vie ? J’avais depuis longtemps ce besoin d’aventures, d’aventures avec un grand A. De dépaysement avec un sentiment d’inédit. De ressentir de nouveau le frisson des événements que l’on ne maitrise pas, des gens que l’on rencontre et que l’on ne comprend pas et des coutumes qu’on ne connait pas.
J’ai tout de même annoncé la chose correctement, attention. Pas en disant : Non, on n’ira pas en
Espagne. Je l’ai fait avec une certaine classe – pas sûre que Mélanie dise ça...
- J’ai choisi un pays où elle rêvait d’aller : l'Islande était dans le haut de la liste.
- J’ai envoyé des demandes de bénévolats sur le site helpx.net
avant de lui annoncer cela, afin d’être proactive et de ne pas être seulement la personne qui se plaint et râle tout le temps.
En effet, nous avions décidé que les mois de Septembre et Octobre étaient consacrés au voyage en dehors de la
France et au bénévolat. Une méthode que j’apprécie pour voyager. Découvrir les locaux, la culture, des lieux chouettes tout en aidant et en étant logée et nourrie. Quoi de mieux ?! Après un bénévolat de quelques jours au
Maroc l’année dernière dans une plantation de citronniers, après 15j dans une ferme maraichère bio en Août de cette année dans le Sud Morvan, nous apprécions vraiment cette méthode de voyage d’où le fait que c’était le plan : Bénévolat en
Espagne dans un centre de méditation bouddhiste, avec avant un petit bénévolat autre part.
Photo prise du Centre Kadampa
France en Avril 2025
Bon, je mentirais si je disais que la réponse à mes demandes a été rapide. Non. Elle en a mis du temps à arriver. J’ai même dû relancer toutes les personnes que j’avais contactées. Problème de connexion internet en
Islande ? Mais miracle, une semaine après, un vendredi en
Auvergne, alors que je discute avec mon père, la réponse arrive. «
Yes, it’s okay ». Mon cœur fait un petit bond. Mes poumons se détendent. Enfin, je trouve du sens à ce voyage. Moi, toujours en quête de sens – de mon sens hein !, je n’ai pas le sens universel -, je vais de nouveau partir explorer des contrées lointaines avec une culture différente de la
France. Il a dit OUI !
En effet, la personne qui m’a répondu oui : Björn*, vit dans le Nord-Ouest de l’
Islande, une zone connue pour ses fjörds, et qui semble un peu loin de tout. La preuve, dans l’annonce, il est marqué que la ville la plus proche se trouve à 35km, et que seulement deux bus, un le vendredi et un le dimanche, permettent d’y aller ou d’y partir. PAR-FAIT ! Il est noté aussi : prendre le kayak pour aller récupérer les plumes sur les nids des canards eiders, et s’occuper de truite arc-en-ciel. Tout ce que je ne sais pas faire, quoi ! Et Elle dit oui !
J’en parle donc à Mélanie, qui depuis la veille était au courant de mon changement d'avis de dernière minute – pour la énième fois, il faut bien l’avouer. Un petit dilemme : notre mois de bénévolat en
Espagne vient juste d’être calée, donc allons-nous l’annuler ? Oui ! L’attrait de l’
Islande et de l’aventure sont plus fort !
Changement de plan donc. Normalement, on continuait notre route jusqu’à Montauban pour faire la fête des 400 Coups avec des ami·e·s, puis restions dans le sud pour aller dans un festival Mantra avant de continuer la migration dans le Sud de l’
Espagne vers
Malaga. Maintenant, la migration se fera plutôt vers le Nord puisque nous rentrons lundi matin à
Rennes (après la fête des 400 Coups que nous n'aurions manqué pour rien au monde !!) pour changer la garde-robe. En effet, on passe cela ne va pas être le même temps entre le Sud de l'
Espagne et le Nord de l'
Islande. Nous étions le 12 septembre, le départ était le 20 !
Car, oui, le soir même, arrivées chez nos ami·es et après leur avoir rapidement résumé la situation, après avoir même essayé d’en convaincre une de se joindre à nous, nous nous penchons sur les réservations.
- Première chose : les billets d’avion – que j’avais déjà plus ou moins regardés et dont on sait que le coût n’est pas si onéreux que cela, merci les compagnies low-cost... -,
- Deuxième chose : les billets de train pour aller à Paris et là, ô miracle, ils ne sont pas chers du tout. 25€ par personne l’aller ! Que s’est-il passé à la SNCF ?!
- Troisième chose : le logement pour le samedi soir afin de pouvoir prendre le bus le dimanche – que je n’avais pas regardé et qui m’ont paru bien cher pour simplement un lit en dortoir -.
Parfois, on met des mois et des mois à programmer des vacances (pour après tout changer à la dernière minute... On se souvient encore du voyage à Churchill...), et là, en une journée, c’est quasiment fait. Welcome in my life. Construire, déconstruire et reconstruire. Pourquoi je ne prévois pas ? Vous avez la réponse.
La semaine à
Rennes fait du bien. Revenir dans un lieu connu après 1 mois et demi à vadrouiller en
France. Se reposer car nous accumulons de la fatigue. J’en profite aussi pour faire des séances avec les quelques personnes m’ayant contactée pendant notre road-trip d’Août, revoir certain·e·s ami·e·s, se faire une cure de galettes (5 repas galettes en 9 repas, j’ai fait fort !), et se rendre compte qu’il faut vraiment prendre les vêtements d’hiver – 5°C de prévu en
Islande -. Et hop, samedi arrive. Comme un fleuve tranquille ?
Hop ??? Non, tout cela aurait été bien trop simple, et bien trop idyllique. En effet, mercredi, petit message de Björn– qui fait l’intermédiaire entre le propriétaire du lieu du bénévolat et nous - qui nous annonce que le propriétaire du lieu ne veut plus accueillir de volontaires, donc que c’est mort pour nous, qu’il est vraiment désolé. Et qu’il peut essayer de voir avec un de ses amis s’il peut nous accueillir, si on le désire.
Quoi ?! Euh, ce n’est pas possible. Moi qui ai fait changer tous les plans à la dernière minute, comment annoncer à Mélanie que l’on n’a plus rien ? Ca m’apprendra à ne jamais me satisfaire de ce que j’ai et à toujours tout prévoir à la dernière minute.
Petite respiration : après tout, la situation n’est pas foutue. Il a un ami qui peut peut-être nous accueillir et il y a peut-être d’autres annonces que je n’ai pas vues.
Je lui réponds donc que oui, et là quelques minutes plus tard, il me confirme que c’est bon, son ami est ok pour nous prendre à partir du 1er octobre et que lui nous gardera jusqu’au 30 septembre. Ouf !!! Le plan a l’air tordu, on ne sait toujours pas ce que l’on va faire, ni chez qui, ni où, mais au moins, on n’a pas jeté de l’argent par les hublots de l’avion. Après un re-check que j’ai tout bien compris, après avoir confirmé qu’on devait toujours allée à Hdans le Nord-Ouest de l’
Islande, c’est bon, les nuages s’en vont de nouveau.