Ci-dessous un résumé des conditions que j’ai rencontrées pendant ma randonnée dans le
Népal central pendant deux semaines ce novembre 2017 sans camper. Ces indications peuvent être utiles pour ceux qui planifient une balade comparable.
- Conditions météo : impeccables en novembre. Pas de vent, pas de précipitations; les vallées peuvent être sous la brume jusqu’en milieu de matinée.
- Conditions des routes et de circulation : le revêtement des routes est de qualité moyenne à mauvaise. Leur dénivelé est souvent correct (5-7%), sauf dans les routes secondaires latérales (pente atteignant 15% par endroits). Le trafic est intense, de prime abord chaotique et très agressif, mais prévisible avec un peu d’habitude. Il reste qu’une attention de chaque instant est nécessaire; ceci avec les klaxons incessants, la poussière et les fumées des diesels mal réglés, font qu’on est plutôt fatigué en fin d’étape. L’un dans l’autre, avec le profil vallonné, il fallait diviser par au moins deux les distances possibles au quotidien, comparé à Europe/
Canada (on ne va pas beaucoup plus vite au
Népal en descente qu’en montée, à cause des nids de poules et de la conduite dangereuse des chauffeurs locaux : un vélo n’a aucune priorité et doit se ranger, en particulier pour laisser passer les véhicules qui doublent en face, dans le sens opposé ; attention aux bas-côtés, souvent irréguliers). Il n’y a pas de trajet bis pour éviter le trafic; le peu de pistes que j’ai essayées étaient en mauvais état et rapidement infaisable en VTC (possible peut-être parfois, et de façon sportive, en VTT). Le transport des vélos est possible en bus : je n’ai pas essayé (il faut s’assurer que le vélo ne subisse pas le contrecoup des secousses continues et importantes liées à l’état des routes). La circulation en vélo dans les grandes villes (
Pokhara, et surtout
Katmandou) n’a rien d’une promenade de santé, entre un trafic survolté et une pollution importante.
Mon vélo a perdu quelques écrous en chemin à cause des secousses : prévoir un stock de rechange.
- Conditions de logement/ restauration : on trouve de l’eau en bouteille et de la nourriture presque partout. On trouve aussi un toit à peu près partout, même si les conditions sont très basiques en dehors des villes. Pas d’insectes (moustiques ou mouches) pendant le trajet. Si on prend la précaution de ne manger que des aliments bien cuits (et éviter les boissons préparées sur place comme les jus de fruits), on échappe à la
tourista. Beaucoup de chiens sur les routes, mais agressifs seulement une ou deux fois.
- Conditions générales : les paysages sont souvent magnifiques; les Népalais sont un peuple très accueillant, et de plieront en quatre pour vous aider. Ils ne sont pour ainsi dire jamais intrusifs, et on se sent en sécurité partout.
Je n’avais pas d’idée préconçue de trajet avant d’arriver, et j’ai improvisé au fur et à mesure du voyage. Le résultat :
Katmandou - Damane (difficile à faire en une journée, prévoir un arrêt avant la dernière montée sur Damane, 2600m) - Hetauda (ville quelconque) -
Chitwan National Park (au Sarang Wildlife, belle expérience) - Butwal (étape d’une nuit) - Tansen (vaut 1-2 jours, prendre contact avec le gérant de l’Office de tourisme local, un ancien universitaire à la retraite, qui gère le City View. Il est une mine d’informations) -
Pokhara (mérite 2-3 jours; le My Hotel est une bonne adresse) -
Bandipur (vaut l’arrêt, même si pleine de touristes et des structures qui vont avec. À tout hasard, la visite de la grotte ne vaut pas le déplacement) -
Katmandou (en deux étapes, avec un arrêt au Galchhi Bagar Resort au début des 1000 m de dénivelé pour atteindre
Katmandou : les propriétaires partageront avec une grande gentillesse les conditions très basiques dans lesquels ils vivent). À
Katmandou l’hôtel Aryatara m’a gardé le carton du vélo pour le retour (et ils ont même nettoyé le vélo !).
Le trajet totalise 710 km pour 9600 m de dénivelé positif.