Je ne prétends pas que cela est moral, j'indique juste que ce n'est pas du tout une nouveauté.
Il n'y a pas de mystère, soit les finances publiques sont capables de prendre en charge l'infra+service (auquel cas on doit également embaucher chez des opérateurs publics, équiper, etc) et on peut se passer d'un opérateur privé hormis pour la stricte construction, soit il faut attirer des investisseurs. Qui dit investisseur, dit retour sur investissement et bénéfices à redistribuer, sinon ils vont simplement investir ailleurs et l'opération ne peut pas se faire. Et pour les attirer sur des opérations non équilibrées, il faut simplement subventionner partiellement. On ne peut pas demander à un privé d'être à perte.
CDG express ne peut être à l'équilibre sans participation publique et celle-ci peut prendre différentes formes...en l'occurrence, plutôt que de faire appel à l'impôt, cela peut l'être via l'affectation du produit d'une taxe.
Politiquement, le gouvernement actuel ne peut pas aller dans le sens d'un investissement public direct pour un projet très couteux destiné à une population très marginale et donc l'hypothèse d'un financement via une taxe sur les voyageurs passant à
CDG est plutôt une piste intéressante même si cela risque de fortement tiquer.
Quant à l'intérêt de l'opération, il est tout à fait discutable et c'est bien pour cela que le bouclage financier est compliqué...l'amélioration totalement indispensable du RER B est d'ailleurs un facteur de concurrence pour
CDG express et concernant les investissements publics en Ile-de-
France, il y a déjà beaucoup de choses plus urgentes ou stratégiques à faire.