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Birmanie: pas de visas et des problèmes logistiques pour l'aide internationale
CYCLONE | 12h58 L'aide internationale se heurte à de nombreuses difficultés pour se déployer en
Birmanie. Si le gouvernement a accepté en principe l'aide extérieure, les organisations humanitaires se heurtent à des problèmes de visas et logistiques.© Keystone | Des soldats Thaïlandais préparent des vivres et de l'eau pour venir en aide aux populations birmanes sinistrées.
ATS | 06 Mai 2008 | 12h58 L'équipe de coordination de cinq experts de l'ONU, spécialistes en gestion des catastrophes, se trouvait toujours mardi à
Bangkok, dans l'attente de recevoir ses visas, a précisé à
Genève la porte-parole du Bureau des Affaires humanitaires de l'ONU Elisabeth Byrs.
«Nous espérons que la mission pourra être déployée à Rangoun dans les heures qui viennent», a-t-elle ajouté. La porte-parole de l'UNICEF a aussi indiqué que son personnel attend de recevoir ses visas pour réaliser une évaluation plus détaillée de la situation. Il en va de même pour la Fédération internationale de la Croix- Rouge.
Les agences de l'ONU ont de petites équipes sur place en permanence à
Rangoon. «Le personnel de l'ONU sur place est déjà actif et fait de son mieux avec les volontaires de la Croix-Rouge locale», a précisé Elisabeth Byrs. Discussions en cours
«Nous discutons avec les autorités des procédures à suivre», a-t- elle indiqué, sans pouvoir dire quel impact pourraient avoir ces retards dans l'acheminement de l'aide internationale aux victimes du cyclone Nargis, dont l'impact, selon l'ONU, est au moins ausis important que dans les régions les plus touchées par le tsunami le 26 décembre 2004.
A Rangoun, un ministre birman a annoncé mardi que l'aide internationale sera accueillie favorablement, mais que les équipes qui se rendront dans le pays devront négocier avec le régime leur entrée sur le territoire.
«Les équipes d'experts étrangers venant en
Birmanie devront négocier avec le ministère des Affaires étrangères et les plus hautes instances», a déclaré Maung Maung Swe, le ministre de la Protection sociale, lors d'une conférence de presse à Rangoun.
La
Chine et la
Thaïlande ont envoyé des avions remplis d'aide et d'autres pays asiatiques ont aussi proposé leur assistance, a indiqué le ministre. Communications coupées
Une responsable de l'Organisation internationale des migrations (OIM) a pu se rendre à
Rangoon mardi. Mais sa porte-parole à
Genève a affirmé qu'il reste difficile de décider quelle aide il faut apporter en raison de l'absence de communications.
L'OIM emploie quelque 200 personnes pour des projets médicaux dans l'Etat de Mon, où des inodnations ont été signalées. «Les communications sont coupées entre Rangoun et cet Etat et nous n'avons pas de nouvelles de leur part», a dit la porte-parole Jemini Pandya.
Les routes encombrées par de nombreux débris et les arbres posent d'énormes problèmes logisitiques, selon l'ONU. «Il faudra du matériel important pour les déblayer», a déclaré Mme Byrs. Les lignes électriques et téléphoniques sont coupées.
De nombreuses zones immergées sont accessibles uniquement par hélicoptère, a-t-elle souligné. La piste de l'aéroport de Rangoun endommagée a été réparée, a précisé Mme Byrs. Manque d'eau potable
La porte-parole de l'UNICEF Veronique Taveau a prévenu que si les survivants n'ont pas accès à de l'eau potable dans les heures qui viennent, «la situation pourrait se détériorer rapidement». Près de 60 % de la population birmane est composée de femmes et d'enfants et elle est déjà très vulnérable en raison de la grande pauvreté.
La porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Fadela Chaïb a précisé que son personnel local (environ 80 personnes) est toujours dans la phase d'évaluation.
Elle craint surtout des maladies liées à l'eau comme la diarrhée, des intoxications alimentaires, le choléra et le paludisme. Elle a précisé que s'il y a un besoin de vaccination contre la polio, des volontaires peuvent être mobilisés rapidement.