Bonjour, Voici quelques réflexions suite à un second voyage en
Égypte au début de ce mois. Ce déplacement chez Ramsès s’est fait entièrement en solo, sans TO ; avis aux amateurs de bronzette, l’auteur ne connaît rien de
Sharm ni d’
Hurgada, désolés pour vous.
Si le séjour de 2003 avait été plutôt été
pharaonique, celui-ci n’avait aucun objectif précis si ce n’est que de vouloir revoir l’
Égypte et ses habitants.
L’énumération de ces
moments de délices ne tient compte d’aucun ordre d’importance et elle est tout à fait arbitraire.
- Goûter ces heures bénies à l’un des plus beaux points de vue du monde, la terrasse de l’Old Cataract pour y regarder le ciel lumineux, les lauriers, le
Nil en contrebas sillonné par les felouques. On comprend qu’Agatha Christie a pu être inspirée.
- Avoir le dernier mot avec les chauffeurs de taxi du
Caire- Se déplacer en tram à
Alexandrie... pour 25 piastres.
- Se promener en métro au
Caire pour être les seuls étrangers dans toute la rame.
- Admirer depuis un balcon du dernier étage du Windsor Palace, le jour comme la nuit, le spectacle de la corniche et la courbe gracieuse de la baie à
Alexandrie.
- Marcher dans les pas des bâtisseurs des tombes royales sur ces sentiers en hauteur qui conduisent de la Vallée des rois au temple d’Hatshepsout.
- Prendre un moment de répit sur un banc dans les jardins du Winter Palace à
Louxor.
- Faire une promenade en calèche dans la campagne autour de
Louxor.
- Cotoyer les étudiant(e)s dans la grande bibliothèque d’
Alexandrie.
- Deviner la beauté d’
Alexandrie à la fin du XIXe en découvrant ses vestiges architecturaux autour de Midam Tahrir et les vieilles photos de la ville exposées à la grande bibliothèque.
- Entendre les ibis pendant une traversée du
Nil en felouque vers Kitchener’s Island.
- S’imaginer voir défiler le grand roi et sa très grande épouse royale dans le temple illuminé de
Louxor- Respirer une fois de l’air frais dans les rues du
Caire par une journée ensoleillée où souffle une légère brise.
- Pourvoir compter sur la parole des Égyptiens : ils sont fidèles aux r-d-v que vous leur fixés.
- S’isoler du vacarme de la rue cairote dans un de ses parcs-jardins payants.
- Montrer à ce chauffeur de taxi tenace qui, depuis la rive est du
Nil vous « accompagne » sur le ferry-boat jusqu’à la billetterie de la rive occidentale, veut vous dissuader d’aller à la Vallée des rois en pick-up collectif, lui montrer que oui vous pouvez très bien vous passer de ses services
pas cher- Luncher au Lakeside Restaurant du tout nouveau parc Al-Azhar.
- Se laisser conduire par un gardien le long du mur Ayyubid élevé par Saladin pour quitter le parc Al-Azhar à travers un interstice du même mur en rénovation.
- Débarquer au
Caire dans le tout nouveau hall # 3 de l’aéroport; c’est moderne, facile à s'y retrouver et peu encombré.
- Ne payer ses timbres-visas d’entrée que 15$ au guichet de la banque Misr tout de suite après les représentants des TO – ces messieurs en complet-veston-cravate - qui achètent lesdits timbres à la feuille pour les revendre aux touristes des groupes organisés, mais à quel prix ?
- Luncher sous la tente de l’Oberoï Mena House face à la grande pyramide, là devant nous presqu’au bout des doigts.
- Acheter tôt le matin pour 50 piastres dans une boulangerie de Port-Saïd deux morceaux de pain égyptien fraîchement sorti du four.
- Découvrir la gentillesse tout à fait désintéressée des Égyptiens et des Égyptiennes, ceux et celles qui n’ont à vendre que leur vibrant désir de communiquer avec l’autre : comme cette jeune secrétaire en attente de son train à la gare de
Louxor; ces deux étudiantes se balladant près du fort Quait Bey (
Alexandrie)qui insistait pour qu'on se rende dans leur maison; ce vieux couple d’Anfushi prenant le soleil sur la corniche (
Alexandrie) qui nous a parlé de ses enfants demeurant en
Floride; cette autre jeune fille de Port-Fouad rencontrée sur le ferry. Ces gens s’adressent à vous spontanément le sourire aux lèvres et sans signe de $ dans les yeux!
- Être abordé par des Cairotes qui s’informent si tout va bien quand vous avez l’air un peu égaré, Ça rassure.
- Profiter de la liberté que procure un voyage en solo : aller où on veut, quand on veut, y demeurer le temps qu’on veut; se lever à son heure...etc.
- Distraire les deux soldats de faction au monument aux Morts à
Alexandrie. Ils auraient normalement dû être impassibles au garde-à-vous, non?
- Prendre un jus de mangue frais et autres plaisirs sucrés chez Délices à
Alexandrie.
- Créer à chaque fois une certaine commotion chez les portiers d'hôtels quand on décide de ne pas prendre leurs taxis à commission.
- Pouvoir se procurer des médicaments sans prescription dans n'importe quelle pharmacie; chose impossible ici: il faut d'abord attendre et enfin obtenir un r-d-v chez son toubib.
- Se sentir bien privilégié parce qu’on vous fait visiter dans une aura de mystère la suite occupée par Agatha Christie à l’Old Cataract... moyennant backshis, il va sans dire.
- Une visite chez un jeune coiffeur à
Assouan pour non seulement la coupe et le rasage mais aussi pour l’épilation des joues et des oreilles avec le fil. « Egyptian way ? » m’a-t-il demandé et j’ai acquiescé pour connaître cet art antique.