Nous finissons nos 45 jours au
Sri Lanka par les plages du sud après celles de l'est et un grand tour du pays, en prenant notre temps, en bus local, train, tuk tuk, vélo et marche à pied. (voir mes précedents posts). Temps merveilleux et chaud (voire trop), ciel bleu, pas une goutte de pluie
-Plage de Polhena: pas de vagues, baignade facile. Lieu intéressant pour nager avec les grosses tortues, à marée basse, le matin. Il y en a beaucoup, pas loin du bord. Un masque et un tuba suffisent. C'est aussi l'endroit où beaucoup de familles viennent faire trempette tout habillés, avec souvent des bouées. Actuellement, de nombreuses écoles débarquent d'autobus de filles et d'autres de garçons pour leur voyage de fin d'année. De l'animation, un lieu où socialiser un peu.
-Plage de Mirissa. De grosses vagues rendent la baignade difficile mais possible. Surf pour les volontaires! Succession d'hôtels, de bars, de chaises longues. Grande plage animée avec musique soirée et nuit. Ceux qui aiment cela seront ravis. C'est la seule plage où nous avons rencontré du monde. On est au
Sri Lanka mais on pourrait être ailleurs. Nous préférons et de loin les autres, notamment Tallala, calme et nature avec un peu de vie locale (pêcheurs). Petite plage " secret beach" qui n'a plus de secret pour personne, jolie balade.
Bilan du séjour:
Les points positifs:
-Nature merveilleuse et luxuriante, partout. Entre les lagunes de
Jaffna, les cocotiers, les plantations de thé et la mer, chacun y trouve son compte.
-Pays facile à découvrir du nord à
Jaffna au sud a
Galle et de l'est à l'ouest en transport en commun sans rien réserver (quelle liberté!) On n'attend jamais les bus, il y en a beaucoup, ils vont partout et même s'il faut changer, cela ne pose aucun problème. On voit alors la vraie vie des habitants.Transports très bon marché. Envisageable, même pour un voyage assez court, pour tous ceux qui n'aiment pas être pris en charge.
Nous avons toujours été assis dans les bus ou les trains 3ème classe.
Se diriger, savoir ou descendre du bus, chercher son hôtel est très facile avec maps.me (sans connexion).
-De la place partout dans les guest houses ou hôtels (fin février-mars-début avril) Hébergements choisis sur place en fonction de leur emplacement avec vue (bord de mer, montagne..) et du coût. Entre 12 et 20€ grande chambre double, ventilateur (ça suffit et de toute façon, il y a presque tous les jours des coupures de courant et seuls les grands hôtels ont un génerateur), propre et confort suffisant avec terrasse et fauteuils. De très bonnes trouvailles.
-Repas dans les gargotes locales uniquement. Rice and curry très bon marché et très bon, plus cher évidemment si vous allez dans des restaurants touristiques.
-une bonne bière Lion lager peut s'acheter dans les "wine stores" (quand il y en a) et est alors à un prix raisonnable: grande canette ou bouteille entre 160 et 190 R (moins de 2 €) mais beaucoup plus chère dans les bars ou restaurants touristiques (400, voire 500).
-achats de fruits (papayes, mangues)..et légumes (tomates, avocats..) pour le soir pour changer du riz, dans les épiceries locales, Goûter au "buffalo curd", excellent yaourt de bufflonne,1kg, préparé et conservé dans un grand pot en terre cuite à usage unique. Les chips de cassave bien épicées sont aussi délicieuses.
Les visites: quelques sites archéologiques majeurs (mais assez peu) à découvrir absolument :1- les 3 grands et majestueux bouddhas anciens au nord du site de Pollonaruwa à explorer à velo dès l'ouverture. 2-les anciennes fresques délicates des " courtisanes" de
Sigiriya à apprécier aussi dès l'ouverture (sinon, queue et circulation hâtive). 3- les bouddhas sculptés dans une falaise près de Wellawaya. Là, il n'y a personne et c'est magique.
D'autres sites sont intéressants, notamment
Dambulla, surtout pour l'atmosphère qui règne dans ces grottes mais bouddhas et peintures très inégaux en qualité.
A Mulkirigala, près de
Tangalle, les fresques des 2 premières grottes de ce rock temple sont savoureuses: finesse des détails. Les autres grottes supérieures n'ont pas d'intérét artistique.
- les gens: beaucoup, surtout s'ils n'ont rien à vous vendre, sont très agréables et ceux qui parlent anglais aiment bien discuter un peu. Ce fut le cas plusieurs fois notamment lors de la manifestation de la journée des femmes du 8 mars à Batticaloa et lors d' un mariage hindou à
Haputale où nous avons été invités...3 mots ici, 3 mots là dès que l'on cotoie des habitants.
-la propreté de certaines plages. Des bénévoles en uniforme ramassent les déchets.
Les points négatifs:
- Les milliers de chiens qui errent partout. Si beaucoup sont placides, vous ne savez pas comment certains vont réagir et nous avons du nous promener plusieurs fois avec un bâton. Très désagréable.
-Les petites arnaques quotidiennes qui ne mettent pas en péril votre budget mais qui sont agaçantes: commerçants indélicats qui vous doublent le prix. C'est la " skin tax". Le ticket dans le bus, s'il n'est pas électronique est laissé à l'appréciation du receveur; parfois il le double. A force de circuler et de faire nos courses, les prix réels ne nous sont pas inconnus et nous refusons alors le surcoût.
- les tarifs des entrées pour les étrangers. 25$ ou 30$. (Contrairement à ce qui a été écrit récemment sur ce forum, tout ce qui est affiché en $ peut se payer en roupies (au cours du jour).
Anuradhapura, où il n'y a pratiquement que 3 dagobas (stupas) à voir (on les voit de loin), musée archéologique fermé pour rénovation ne mérite pas cette somme. Ce n'est ni Angkor, ni le Louvre, ni les temples indiens. Beaucoup de visiteurs potentiels font l'impasse.
Beaucoup de jeunes ne visitent pas
Sigiriya car le rocher se voit de loin ou même d'un autre rocher assez proche. Ils économisent ainsi 30$ mais quel dommage de ne pas découvrir les fresques.
Le gouvernement, en instaurant ces prix excessifs montre le mauvais exemple. Allons y, les touristes ont de l'argent, prenons en un maximum. Ceci peut expliquer le comportement de certains locaux. Eternel débat: les touristes étrangers doivent -ils payer cher?
-l'hygiène très relative dans les ports de pêche. La chaine du froid n'est pas toujours respectée. Villages de pécheurs pauvres et souvent affreusement sales; l'envers de la carte postale qu'il est intéressant de découvrir aussi.