Deux salariés de la société SOMSTAT auraient été réquisitionnés par les gendarmes et "forcés" de ravitailler deux avions sur le tarmac de l'aéroport de
Tahiti Faa'a. Pour le leader de la CSIP, "l'Etat a bafoué le droit de grève". Par ailleurs, dans la soirée, deux pompiers - dont un "inapte" - auraient été réquisitionnés pour assurer la sécurité de l'atterrissage du vol ATN en provenance de
Los Angeles, alors que selon le syndicaliste, "ils doivent être au minimum sept".
Ces deux incidents ont amené l'ensemble des représentants du collectif à se rendre, un peu avant 20h, à l'aéroport. Et, de facto, à quitter la réunion. Au grand dam de Gaston Tong Sang, pour qui "l'on était sur le point de trouver un accord". Et le président du Pays de juger "inadmissible" la réaction de l'Etat.
Un peu après 21h, les représentants des grévistes se sont dispersés, seul Patrick Galenon restant en discussion avec des représentants de l'intersyndicale des fonctionnaires d'Etat pour faire un bilan. D'une manière quasi unanime, tous sont d'accord pour considérer ces deux incidents comme "de la provocation" de la part du haut-commissaire, accusé de "chercher à envenimer" la situation.
A noter, cependant que le haussariat précise, dans un communiqué, que la sécurité de l'atterrissage du vol ATN a été confortée par des pompiers militaires de la BA 190.