Les artisans disposant de compétences originales et sachant se retrousser les manches, sous un climat qui pousse plutôt à la paresse, arrivent parfois à faire leur trou à
Tahiti s'ils savent trouver le bon créneau.
Il y a 25 ans, quand on fixait encore les vitres avec des clous, un vitrier métropolitain a débarqué avec du mastic et a fait fortune. J'ignore si on peut encore réaliser un coup de ce genre.
L'artisanat technique est, avec les emplois publics (militaires, fonctionnaires), l'un des rares secteurs où les
Popa'a (les Blancs) arrivent à excercer une activité.
Le commerce est tenu par les
Tinito (les Chinois).
Le secteur primaire, comme les travaux de force, les petits boulots, sont plutôt occupés par les
Kaina (les
purs Polynésiens). Ils ont aussi, je crois, le monopole des transports maritimes et routiers.
Les cadres et les patrons du privé sont plutôt chinois ou
demis (métis).
Les ressources de la
Polynésie sont l'agriculture, la pêche, les perles noires et le tourisme. La Métropole subventionne le Territoire à plus de 90%.