Sur 800.000 habitants de
Pondichéry et ses communes environnantes, environ 2000 parlent français, langue déjà ultra minoritaire à l'époque où le Territoire était une colonie française.
La plupart des Pondichériens instruits parlent donc l'anglais, en plus du tamoul, leur langue maternelle. Si vous allez là-bas en été, vous entendrez beaucoup plus notre langue, en raison de la présence de vacanciers Francopondichériens (Pondichériens tamouls de nationalité française, vivant le plus souvent en
France).
C'est dans la Ville Blanche que vous aurez le plus de chance de tomber sur des francophones, lesquels ont leur propre paroisse (l’Église Notre Dame des Anges, rue Dumas). Ils fréquentent certains lieux emblématiques: on mange au restaurant Satsanga (rue Labourdonnais), on met ses enfants au Lycée Français (rue Victor Simonel), on va aux évènements culturels de l'Alliance française (Maison Colombani, rue Dumas et Alliance Française rue Suffren), on achète ses livres dans les librairies francophones (Kailash, La Librairie Française, Presse Bureau), on consulte parfois les grandes bibliothèques françaises de l'Ecole Française d'Extrême Orient (rue Dumas) ou de l'Institut Français de
Pondichéry (rue Saint Louis), on assiste aux cérémonies du Monument aux Morts le 11 novembre et le 14 juillet (Avenue Goubert), les Anciens Combattants se retrouvent au Foyer du Soldat (rue Law de Lauriston), les métis se réunissent à la Société Mutuelle des Créoles (rue du Bazar Saint Laurent).
On va faire ses courses alimentaires au supermarché Nilgiris (rue des Missions) dans la ville Noire, où la plupart des gens ne parle que le Tamoul, comme en banlieue et à la campagne. L'affichage des noms de rues en français et les pancartes des commerces en anglais disparaissent d'ailleurs rapidement à l'ouest de la rue Gandhi.
On peut trouver aussi des francophones à l'Ashram de Sri Aurobindo, dont la plupart des publications sont traduites en français.
A
Auroville, 30% de la population étant française, on entend parler français partout.
Heureusement pour les visiteurs ne parlant que le français quelques hôtels, voyagistes, et boutiques touristiques recrutent un personnel plus ou moins francophone, en raison du grand nombre de touristes français. Une compagnie de taxis est francophone, du moins dans ses bureaux: Vijay Tourisme.
Une clinique a souvent, mais pas toujours, des médecins et infirmières stagiaires venus de
France: la Clinic Nallam, rue Dharmaradja Isparin Covil (Iswaran Koil pour les Tamouls). Une bibliothèque francophone, celle de la Société Historique de
Pondichéry, se trouve au dernier étage. Il faut en demander les clefs au directeur.