DERNIER JOUR : Le vol est en fin de journée mais il faut rendre nos fidèles montures pour 10h. Il faut donc vite refaire son sac et traverser la ville pour rejoindre l’agence EG à Rosemont (IL) où l’on rend des motos vraiment sales car jamais lavées et avec env 6700 km de plus au compteur au grand étonnement du personnel et d’une bande de touristes français et suisses, tous habillés en vêtements de prêt Eagle Rider, qui partent faire la Mother Road en voyage organisé, accompagnés du minibus suiveur. Probablement le voyage de leur vie mais perso je ne pourrais pas, chacun son truc... On se rend ensuite à l’aéroport à la recherche d’une consigne où laisser nos bagages pour la journée, mais probablement pour raisons de sécurité dues aux attentats ça n’existe plus. Nous prenons les transports publics pour passer l’après-midi tranquille au zoo (qui dispose de casiers lui) avant de revenir sur l’aéroport pour un dernier repas et de quitter le pays pour de bon (jusqu’au prochain trip !) avec un peu d’amertume mais aussi beaucoup d’images dans la tête. Le décollage de nuit avec la vue sur
Chicago illuminée nous offre un dernier souvenir en guise d’au revoir.
Le mot de la fin : ça a été, cette fois encore, une expérience inoubliable, un voyage génial avec des paysages et des lieux visités magnifiques. Je peux dire que j’ai vu
Yellowstone une fois dans ma vie, mais pas seulement. Les US ne se limitent pas aux parcs nationaux, grandes villes et autres lieux touristiques. Les meilleures découvertes et les plus belles rencontres ont lieu dans des endroits improbables et reculés, en général peu fréquentés où la vie n’a pas encore été corrompue par la manne financière des masses. L’état de
Washington est toujours je pense mon préféré, sa côte pacifique, sa forêt primaire, ses montagnes, lacs et rivières, ses vergers et vignes en font un paradis encore préservé. A noter quand même que le mois de septembre est peut-être le dernier moment pour rouler à moto dans le nord, une mauvaise météo et le risque de neige deviennent importants ensuite. Il ne faut pas oublier que même si c’est souvent relativement plat l’altitude est vite élevée. J’aurais apprécié voir un mouflon, un loup et un ours, j’aurais même échangé quelques dizaines de bisons pour ça mais tant pis ça fait partie du jeu. On a quand même pu observer en vrac de nombreux écureuils (tamia, gris, roux, terrestre), chiens de prairies, marmottes, pikas, lapins, blaireau américain, biches, antilopes, wapitis, élan, bisons et d’innombrables oiseaux dont des dindons sauvages et des oies du
Canada. Le prochain roadbook est lui aussi déjà prêt depuis bon nombre d’années, reste qu’à attendre qu’une nouvelle occasion se présente avant de rempiler pour un trip du côté est cette fois...