Bibouns51 · 2 juin 2026 à 12:51 · 209 photos 58 messages · 10 participants · 2 443 affichages | | | | 2 juin 2026 à 12:51 On part en vadrouille dans l' ouest américain! Et en hiver! Message 1 de 58 · Page 1 de 3 · 1 392 affichages · Partager Jour 1 – 14 février
Nous avons tous deux vies. Et le coup d’envoi de la seconde est donné le jour où tu t’aperçois que tu n’en as qu’une, avec la volonté de consacrer le temps qu’il te reste à ce qui met réellement des paillettes dans ta vie, Kévin ! J’aime bien introduire élégamment un voyage par une citation philosophique. Déjà, ça te donne l’illusion que je suis un gars cérébralement très bien outillé, et ça me permet surtout de noircir les quelques premières lignes de ma page blanche lorsque je ne sais pas comment t’annoncer que je remets le couvert avec ce qui met vraiment des paillettes dans ma vie : Une nouvelle vadrouille par-delà l’horizon ! Et près d’une année sur deux, un peu comme une relation toxique, mon horizon a la fâcheuse tendance à se dessiner chez l’oncle Sam. Et ce, malgré son cousin Donald aux commandes. D’ailleurs, c’est un peu ce monsieur impulsif qui nous a poussé à l’être tout autant que lui pour acheter nos quatre billets d’avion à un prix ridiculement bas ; conséquence directe du niveau du tourisme étranger, actuellement un genou à terre sous les coups de butoir des frasques répétées de Bétamèche... Quatre billets ? Qui sont les autres chanceux ? En l’occurrence, nos chanceux sont des chanceuses : Ma Flo, toujours partante pour parcourir le monde à mes côtés à pied, à dos de dromadaire ou en pétrolette, est bien évidemment de la sauterie. Quant aux deux autres sièges, ils ont été attribués à deux de nos filles, Sasha et Luna, toutes guillerettes d’être au casting du scénario de cette nouvelle vadrouille yankee...
Mais sinon, l’ ouest américain en février, ça donne quoi ?... Un pari. Disons que ce sera la roulette russe puisque nous n’y débarquons pas à une période où l’encéphalogramme de la météo est à son prime. C’est pourquoi nous avons incité nos moyens de transport et d’hébergement à copuler ensemble pour accoucher d’un petit van aménagé afin de nous permettre de rester ultra flexibles face aux éventuels caprices météorologiques. Nous vadrouillerons donc à bord de Kara le van avec comme seule devise "Follow the sun !" Il fait moche ? On fuit. Il neige ? On accélère. Il fait beau ? On prétend que c’était prévu depuis le début et on kiffe le moment.
« Ok, mais pourquoi toujours revenir inlassablement dans ce même coin du globe ? Après une dizaine de vadrouilles américaines, tu dois être blasé de revoir toujours et encore la même chose, non ? » Mais je n’suis pas folle, vous savez !.... L’ouest-américain, c'est comme faire l'amour à sa petite femme magnifique, encore et encore, en y prenant toujours autant de plaisir. Et contrairement à ce que tu crois, il n’y a pas que le Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas et Bryce Canyon dans l’ ouest américain. Preuve en est qu’après dix voyages aux Etats-Unis, ma rétine est encore pucelle de trois quarts des endroits que j’ai griffonnés sur un bout de nappe pour cette vadrouille... Ah, et ajoute à cela ma petite femme que j'ai assez facilement convertie à ma religion et bim... la rechute n'en est que plus facile ! Car oui, ça y est, nous avons atterri à Los Angeles après un vol ensoleillé par delà le Groenland, toujours sous pavillon danois jusqu'à nouvel ordre. Et nous faisons même déjà route vers l’est dans le trafic XXL des deux fois huit voies angelinos, impatients que nous sommes d'en découdre avec nos premières découvertes. Mais, de un, la nuit prenant déjà le contrôle du ciel et, de deux, étant officiellement debout depuis 24 heures, je propose de mettre un terme à cette introduction. Je te raconte la suite demain matin. On fait comme ça ?
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Les joies du jet lag... ou l'art de se retrouver attablés devant un petit-déjeuner alors que ce paresseux de soleil n’a même pas encore songé à déployer ses rayons ! Nos enveloppes corporelles sont loin de leur fuseau horaire de prédilection, mais nos cerveaux scandent encore "E.T. téléphone maison !" Et ce n’est pas moi qui vais m'en plaindre ! Car ce dérèglement joue clairement en notre faveur ! Grâce à lui, nous voilà sur la ligne de départ de notre toute première rando de la vadrouille, dès l’aube, sans avoir eu à parlementer ou à soudoyer notre gente adolescente ! Pourvu que ça dure !
Pour ouvrir le bal, nous avons mis le cap sur Indian Canyon. Si le nom ne t’évoque pas grand’chose, imagine un petit écrin paradisiaque à moins de deux heures de Los Angeles, tout près de la paisible bourgade de Palm Springs. Là, une centaine de kilomètres de sentiers se faufilent dans un enchevêtrement de canyons. Jusque là, un énième panorama minéral typiquement ouest-américain, vas-tu me dire... Sauf que mère Nature s'est amusée à le teinter d’une grosse touche improbable de Moyen-Orient ! Y jaillissent en effet des sources naturelles synonymes d'oasis luxuriantes qui nous téléportent vers les plus beaux wadis omanais ! Et ces palmeraies surgies du désert se méritent à peine après de courtes mais splendides randos : Combo de Palm canyon trail et Victor trail, cinq kilomètres. Andreas trail, deux kilomètres...
Ici, rien d'autre à faire que de marcher tranquillement le nez en l’air en admirant la couleur de la roche dialoguer avec le vert éclatant de ces palmiers endémiques impressionnants. Ça y est, l’ouest-américain nous a rejoué son cinéma. Et comme à chaque projection, il aura fallu peu de temps pour que nous retombions une fois de plus sous son charme envoûtant. Sans résistance, ni pop-corn...
L’appétit venant en marchant, nous prenons maintenant le chemin de la star de la journée. Celui qui, jusqu’ici, n’avait encore bizarrement jamais réussi à s'immiscer sur l’un de mes itinéraires de roadtrips nord-américains... un peu comme un excellent livre qu'on laisse inexplicablement traîner sur sa table de chevet. Joshua Tree National Park !
Sur la route, petites parenthèses dans l’Amérique proprette à Palm Springs : Pelouses tirées au cordeau, palmiers élancés, villas impeccables, voitures futuristes... Puis changement complet de décor à Pioneertown. Ici, place aux façades en bois patiné, aux saloons et aux boutiques western qui semblent attendre le retour imminent d’un shérif...
| | | Jour 2 (suite)
La transition est parfaite avant de plonger dans un tout autre désert. Un désert hérissé de Joshua Tree, silhouettes végétales que les pionniers mormons avaient baptisé ainsi en voyaient dans leurs branches levées vers le ciel une ressemblance avec le prophète Josué guidant son peuple vers la terre promise. Le décor... biblique est planté !
"Bon, et alors, ce parc national longtemps repoussé tient-il son rang ?" Un grand Oui ! Bien évidemment, il n’a pas la démesure minérale de Bryce Canyon, ni la puissance sauvage de Yellowstone... Mais Joshua Tree réussit à nous séduire en jouant sa propre partition. Ses silhouettes mi-arbres mi-créatures fantastiques y contribuent très largement, mais le décor apaisant de ses gigantesques amas de roches blondes invitent autant à la contemplation qu’a des grimpettes ludiques improvisées pour embrasser l'ensemble d’un peu plus haut. Et Barker Dam trail, Hidden Valley trail, ou encore Hall of Horrors trail, ne sont finalement que des prétextes pour profiter de l’ambiance générale du parc. Bref, sans détour, on adore !
Nos filles, elles, adorent aussi les fast-food ! Désolé, je n'ai pas trouvé de transition plus élégante pour t’annoncer que nous terminons la journée attablés au Raising Cane’s, contraints et forcés par Sasha et Luna, désireuses de se lancer dans le classement ultra-sérieux des meilleures chaînes de fast-food américaines.
Mais si je devais vraiment choisir une dernière image pour clore cette journée, ce serait cette phrase prononcée par une grand-mère américaine au détour d’une balade dans Joshua Tree : "Je vous présente nos excuses au nom de tous les américains pour la situation géopolitique du monde causée par notre homme"... No comment... | | | Go West, Sun in wintertime. Go West, We will do just fine. Go West. Where the skies are blue. Go West, this is what we're gonna do... | | | Jour 3 – 16 février
Aaaah... Los Angeles. Los Angeles et ses 19 millions d'habitants. Los Angeles, seconde agglomération des Etats-Unis derrière New York. Ville olympique, ville cosmopolite mondialement connue pour son univers cinématographique. Patrie des surfeurs bodybuildés et des cabanes de sauveteurs plantées face au Pacifique. Ses villas accrochées aux collines et ses milliardaires discrets derrière des haies parfaitement taillées. Bref, un passage presqu’obligatoire pour tous séjours dans l' ouest américain. Mais attention, quand on s'attarde sur les chiffres, Los Angeles la tentaculaire peut vite donner le vertige et il faut s’y préparer mentalement... et logistiquement ! On ne visite pas Los Angeles comme une autre ville Lambda. Rien qu’en superficie, Los Angeles, c'est treize fois Paris. Oui, treize. 80 kilomètres du nord au sud ! Tu es à l'est et souhaite te rendre à l'ouest ? 60 kilomètres d’embouteillages avec presqu’un changement de fuseau horaire ! Tu comprends donc que celle qui règne en maître, ici, c'est la voiture ! Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que les drive-in sont nés ici !
Los Angeles, c’est enfin la ville du soleil qui fait le fanfaron ici près de 320 jours par an. Statistiquement, ce ne serait vraiment pas de bol de tomber sur un des 45 jours dédiés aux loosers. Pire, pense à ceux qui hériteraint d’une journée intégrale de pluie ! Attends, j'ai encore mieux : Imagine un peu la tête de ceux qui recevraient carrément une alerte SMS pour risque de crue à Los Angeles. Même les scénaristes hollywoodiens spécialisés en films catastrophes hésiteraient à proposer ça. "Pas crédible, script jeté à la poubelle !" Et pourtant, le scénario a bel et bien été écrit. Et devine qui en sont les acteurs principaux ?... Aïe.
Bon, les sites météo, c’est comme les médecins ! Quand il y en a un qui t’annonce une mauvaise nouvelle, tu vas en consulter un autre ! Sauf qu'ils sont tous unanimes, aujourd'hui. Après la pluie... bah encore la pluie. La météo du jour dans la cité des anges rime malheureusement avec H2O ! Et les emmerdes, c’est comme le PQ, on tire une feuille et il y a tout le rouleau qui vient ! On demande à ChatGPT "Que faire à Los Angeles quand il pleut ?" et le bidule nous réponds "Erreur 404, ça n'arrive jamais !" Super ! Nos seuls plans C estampillés "les fesses aux sec" sont donc activés. Mais là encore, on enchaîne les déconvenues : Je ne suis pas grand fana de musées mais celui des sciences de Los Angeles s'avère... gentil... pour ne pas être vulgaire... Quand à Grand Central Market, il devrait selon moi plutôt s'appeler Small Central Market.
Autant te dire que ce film risque de ne pas combler nos spectateurs, tant qualitativement que quantitativement ! On poireaute dans des fast-foods à coups de litres de Dr Pepper en regardant le ciel se déverser par hectolitres derrière les vitres embuées... Allez, dans un film, le scénariste trouve toujours une solution pour faire gagner le héros de l’histoire à la fin, non ? J’espère juste ne pas être Leonardo Di Caprio dans Titanic...
Notre fenêtre de tournage pour jouer notre happy end, on la doit à une petite accalmie inespérée de fin d'après-midi. Action ! Robes à strasses et talons hauts enfilés et on fonce direct sur Hollywood Boulevard pour une chasse aux étoiles. Pas celles du ciel qu’on espère retrouver plus tard, mais bel et bien celles incrustées dans le trottoir du Walk of Fame. Février, jour férié, jour de pluie... Nous en profitons sans perche à selfies ni vendeurs à la sauvette... Juste nous, les dalles humides et les noms dorés scintillant encore plus sous la pluie en avant-première privée. Ça a du bon, finalement, un temps pourri à Los Angeles, non ? Outre l’Oscar du scénario original, il nous aura permis d’avoir notre heure de gloire sur le tapis rouge détrempé d' Hollywood...
| | | Cool! Je saute dans le van aménagé avec vous 😊 | | | Super vous revoilà ! Je suis cette nouvelle aventure ! | | | Sous les encouragements du public, Franck nous présente sa nouvelle vadrouille  Et ça démarre bien Merci ! J'espère que tu nous conteras sur VF ton périple namibien aussi | | | À: Holigirl · 6 juin 2026 à 12:17 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Et en hiver! Message 9 de 58 · Page 1 de 3 · 1 186 affichages · Partager Sous les encouragements du public, Franck nous présente sa nouvelle vadrouille  Et ça démarre bien Merci ! J'espère que tu nous conteras sur VF ton périple namibien aussi
Yes ! J’enchainerai avec notre vadrouille namibienne ! | | | Trop bien ! 
En débutant par Palm Springs, on est direct dans une ambiance vacances. Pas eu le temps de découvrir Joshua Tree lors de notre séjour dans l'ouest USA mais je n'en ai toujours entendu que du bien.Tes photos le confirment. | | | À: Holigirl · 7 juin 2026 à 13:54 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Et en hiver! Message 11 de 58 · Page 1 de 3 · 1 132 affichages · Partager Trop bien ! 
En débutant par Palm Springs, on est direct dans une ambiance vacances. Pas eu le temps de découvrir Joshua Tree lors de notre séjour dans l'ouest USA mais je n'en ai toujours entendu que du bien.Tes photos le confirment.
Oui, pas le meilleur parc national mais il vaut quand même le coup ! | | | Jour 4 - 17 février
Le FBI est formel : Aujourd’hui, la météo boîtera encore de la jambe droite à Los Angeles. Nous allons donc mettre à exécution notre plan d’évacuation d'urgence en repliant les gaules pour aller pêcher plus loin si le soleil le veut bien. Sauf que... attends un peu... on me souffle dans l’oreillette qu’il y aurait éventuellement un petit trou de souris d'accalmie dans ce dérèglement climatique pour une activité outdoor entre 7h et 8h30 ! Après cette parenthèse inattendue, ils réouvriront les vannes !
6h56 précise.... Que le sprint contre les nuages commence ! Ok, mais concrètement, vous êtes où, là ?... On va consacrer cette fenêtre de tir à ce qu'il y a de plus iconique à Los Angeles. Un mythe, un truc visible depuis la lune... ou presque... Une petite idée ?...H O L L Y W O O D ! Pour que tu te rendes bien compte de l’importance du truc, les lettres d' Hollywood sont un peu à Los Angeles ce qu'est la statue de Woinic aux Ardennnes. Pour apercevoir ces fameuses lettres accrochées à la colline, tu as soit plusieurs points de vue répertoriés pour photos de touriste appliqué, soit tu les aperçois directement depuis certaines rues de la ville. Mais peut-être ne le savais-tu pas, il est aussi possible de les voir de plus près. De beaucoup plus près. En se rendant tout en haut du mont Lee, juste derrière elles, via une belle petite rando. Ça, c’est du scénario digne d’un blockbuster !
Et nous avons bel et bien droit à notre happy end ! Dans un élan de bonté hollywoodienne, le ciel nous a comme promis épargné et la vue légèrement brumeuse sur la cité des anges valait cette activation express des mollets de si bon matin !
| | | Jour 4 (suite)
La suite ? Cinématographiquement, rien de bien passionnant jusqu'au coucher du soleil que nous souhaitons vivre dans le parc d’Anza Borrego. Entre les deux, pas mal de logistique et vrai départ pour notre road movie à bord de Kara mangeur de routes américaines. Allez, on te retrouve donc à Anza Borrego Desert State Park pour le twist final. Ce nom ne te dit certainement rien ou pas grand-chose, n’est-ce pas ? Moi non plus avant de m’intéresser à l’ ouest américain il y a près de 25 ans. Ouch, oui, ça pique encore plus que la rando du matin... Bref, Anza Borrego n’est généralement pas une priorité pour un premier voyage dans ce pays. Sauf que c’est mon dixième et qu’il était donc temps de lui rendre une petite visite. Youpi, case cochée. Mais Anza Borrego n'est pas un parc national comme le sont Yosemite ou encore le Grand Canyon. Il s’agit d’un parc d'état et pas n'importe lequel, puisqu'avec ses 240 km2 de superficie, il est le plus grand du pays en dehors de l' Alaska !
On le découvrira plus amplement demain, mais l’objectif était d’y arriver avant la nuit pour assister au sunset depuis un point stratégique. Font’s Point. Contrat rempli ! Comme une championne du Dakar, Kara a assuré sur la piste sablonneuse pour y accéder et le soleil était bien au rendez-vous. Tout le monde il est content, tout le monde il est émerveillé, tout le monde peut aller passer sa première nuit en pleine nature, précisément sur le Clarck Dry Lake, avec pour plafond un ciel étoilé XXL...
| | | Merci, merci pour ce beau récit et les photos. Je m'accroche à votre van pour ne rien louper. J'ai fait Joshua Tree Park il y a 2 ans, magnifique mais je me note les 2 autres que vous avez cité pour un prochain voyage. | | | À: Tfcboy31 · 10 juin 2026 à 7:57 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Et en hiver! Message 15 de 58 · Page 1 de 3 · 1 066 affichages · Partager Merci, merci pour ce beau récit et les photos. Je m'accroche à votre van pour ne rien louper. J'ai fait Joshua Tree Park il y a 2 ans, magnifique mais je me note les 2 autres que vous avez cité pour un prochain voyage.
La suite va apporter son lot de découvertes en dehors des sentiers battus... | | | Jour 5 - 18 février
Nous t'avons donné congé hier soir, notre fidèle Kara gentiment encré sur le Clark Dry Lake. Pour la gouverne des LV1 allemand, "dry lake", ça veut dire "lac sec"... Sur cette base, les yeux encore collés, je me fais une joie de te retrouver au cœur de la nuit, réveillés que nous sommes par une pluie battante qui nous extrait de nos songes de vadrouilles. N’étant pas vraiment assurés que le dry lake reste dry en toutes circonstances, et n'ayant pas souscrit l'option amphibie pour Kara, sage décision est prise de déménager vers une contrée voisine sèche et sécurisée !
C'est donc sur la piste menant à The Slot, objet de notre rando matinale, que nous te récupérons cette fois-ci, à notre réveil officiel. Et avec miss météo, on t’a même prévu un arc-en-ciel psychédélique pour fêter ça !
Bon, la randonnée en question n’est pas très longue mais ce canyon étroit nous remplit rapidement les mirettes ! Contrairement à un canyon du style Grand Canyon, ici, ce n'est pas une rivière qui a creusé The Slot. Au fil des années, ce sillon a été lentement façonné par l'infiltration de l’eau et par le vent qui se sont alliés pour ronger la siltite et offrir ces teintes blanches et grises tranchant avec le bleu du ciel. C'est moins impressionnant que le sandstone ocres d' Antelope Canyon entrevues en 2015, mais c'est quand même sacrément "amazing", comme ils disent par ici. Si tu es connaisseur ou que tu lis assidument mes vadrouilles, ça ressemble un peu plus au slot de Sidestep qui m'avait scotché en 2022.
Bref, la rando nous plaît tellement qu'on décide de prolonger le plaisir en poussant l’effort un peu plus loin. Et bien nous en a pris car nous tombons sur tout un pan de roche creusé de cavités à l'effet super photogénique ; lieu idéal pour une partie de cache-cache brillamment remportée par ma Sasha !
Bon, ce n'est pas qu’on s'ennuie ici, mais après un ou deux autres arrêts secondaires, il est temps de dire au revoir à Anza Borrego pour aller toujours plus à la conquête de l’est. | | | Jour 5 (suite)
En chemin, de premier abord épinglés sur la carte routière pour casser la monotonie, deux arrêts s'avèrent au final être des pépites. Le premier, à Salvation Mountain la bien nommée ; une mini-montagne intégralement peinte de messages de dévotion à destination de notre ami Jésus. C’est carrément kitch, mais bon Dieu, tous ces pots de peinture déversés, ça claque au niveau visuel ! Et quelle ambiance hippie !
Le second, petit coup de cœur de la journée totalement inattendu et pour ma part totalement inconnu au bataillon avant de l'avoir coché un peu par hasard sur Google Maps : Les dunes Algodones. Pourquoi ce truc ne figure--t-il pas sur les sites de référence ? Soyons fou, pourquoi ce truc ne constitue-t-il carrément pas un parc d'état ? En tout cas, nous, on en profite bien comme il faut, complètement solo du ghetto, juste accompagné par un vent à te décorner un bison.
Voilà, pour le reste à faire, du bitume en pagaille en Californie, de l'asphalte à foison en Arizona... jusqu’à notre récompense quotidienne : Traditionnel saucisson frenchy croisé à une Sierra Nevada locale bien fraîche ; cocktail parfait pour un apéro réussi. Kara peut fermer les yeux pour la nuit au milieu d'une nuée de saguaros. Pas de panique si tu ignores ce que c'est, ce sera l'objet de notre journée de demain... | | | Salut Franck,
SUPERBE !
1) Et pour "the Slot" tu as prolongé le bout "normal" de combien en distance pour trouver de terrain de cache cache ???
2) Les "dunes Algodones" JAMAIS vu cette mention nulle part et pourtant, j'ai bien noté tous les endroits que tu viens de citer... et finalement, par rapport au bas de la Salton, ce n'est qu'à 30mn vers l'EST ! ça vaut le coup.
PS : si un jour tu t'ennuies, inscrit le "sidewinder canyon" c'est au sud de la DV, juste avant Badwater... je n'ai presque jamais lu de CR ! merci.
à + | | | À: PapJ59 · 16 juin 2026 à 9:54 Re: On part en vadrouille dans l' ouest américain! Et en hiver! Message 19 de 58 · Page 1 de 3 · 940 affichages · Partager Salut Franck,
SUPERBE !
1) Et pour "the Slot" tu as prolongé le bout "normal" de combien en distance pour trouver de terrain de cache cache ???
2) Les "dunes Algodones" JAMAIS vu cette mention nulle part et pourtant, j'ai bien noté tous les endroits que tu viens de citer... et finalement, par rapport au bas de la Salton, ce n'est qu'à 30mn vers l'EST ! ça vaut le coup.
PS : si un jour tu t'ennuies, inscrit le "sidewinder canyon" c'est au sud de la DV, juste avant Badwater... je n'ai presque jamais lu de CR ! merci.
à +
Salut Jean ! Content de te retrouver ici ! Pour la partie de cache-cache, effort d'un kilomètre supplémentaire dans le lit de la rivière avec petite ascension sur la rive droite. Assez facile à trouver ! Quant aux dunes, oui, elles valent le détour ! J'avais noté ce point GPS sans trop d'attente et je n'ai pas regretté ! Merci pour le Sidewinder, je ne connaissais pas et l'ai donc mis dans ma todo list ! A+ pour la suite Franck | | | Jour 6 – 19 février
Comme image emblématique de l' ouest américain, tu as la mythique route 66 et ses anciennes enseignes, les grands parcs nationaux à la roche majoritairement rougeoyante, ou encore les espaces infinis jusqu'à l’horizon. Dans ce kit officiel, tu as également un cowboy solitaire sur sa monture, mâchouillant un brin d’herbe, les yeux plissés face à des paysages arides. Et si tu visualises ce brave John dans cet environnement désertique, qu'est-ce que ton imaginaire pourrait ajouter pour compléter le tableau et faire encore plus image d'Épinal de western ?... Yes ! Bien vu ! D’immenses bras ouverts vers le ciel ! Ceux de cactus géants ! Leur nom ?... Les saguaros ! Et bien sache que nous nous situons présentement dans la zone du globe où l'on trouve la plus grosse concentration de ces spécimens, près de la ville de Tucson, toujours en Arizona ! Même si je suis jadis déjà venu sur ces terres, comment ne pas faire autrement que de consacrer quelques heures à lever les yeux vers ces sentinelles épineuses ? Mais rassure-toi, grand fana de stetsons et de santiags, les cowboys ne seront pas en reste puisque nous nous attarderons sur leur cas cet après-midi. Bref, les États-Unis, c'est le pays des westerns et nous sommes en son épicentre.
Allez, mangeons du saguaro, accueillis que nous sommes par deux coyotes sur la route ! La zone est immense et le désert infini, mais si tu souhaites te concentrer sur le plus beau, le plus concentré, le plus piquant, mets le cap sur la Bajada Loop Drive, une piste serpentant au milieu de reliefs tapissés de saguaros. Comme nous, elle te permettra également d'accéder à de magnifiques randos telles que Valley View Overlook Trail d’où tu surplomberas une mer épineuse. Ou encore Signal Hill Trail où les pierres murmurent des histoires indiennes gravées par d’autres mains, bien avant les nôtres. Finalement, cette piste te permettra surtout de te brosser le regard dans le sens du poil !
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