Le premier des 747/400 de Corsair s’est posé hier à Gillot
Du grand spectacle ! Un accueil unique a salué le premier atterrissage du nouveau 747/400 mis en service par la compagnie Corsai.
[22 mai 2005]
Champagne au départ, musique d’un groupe de maloya et petits goyaviers offerts dans une corbeille de fruit à l’arrivée pour tous les passagers, baptême royal en grandes eaux sur le tarmac pour l’avion, le vol inaugural sur la ligne métropole
Réunion du nouveau 747-400 de Corsair et de ses 580 passagers va rester dans les mémoires. “Merci, disait ému Pierre Chesneau, le Pdg de la compagnie dès son arrivée. Jamais on a été reçu comme cela ailleurs. A la
Réunion, c’est vraiment différent”. Le 747/400 étrennait sa nouvelle robe bleu ciel frappée d’un Corsair rouge vif identique à celui de Tui, son nouveau groupe, sur la piste de Roland-Garros et annonçait les prochaines arrivées de ses “jumeaux”, cinq autres 747/400 qui seront mis en service successivement en juin, juillet, fin août, et avant la fin 2006 pour les deux derniers. La famille Corsair fait donc peau neuve et se reconstruit totalement. Au premier coup d’œil, ce 747/400 ressemble à son prédécesseur le 747/300. Il est pourtant très différent. Plus gros d’abord. Il mesure 71 m de long et son envergure de 64, 90 m est de 5 m plus large. Il est aussi plus moderne, plus puissant, plus performant et plus silencieux et offre un confort supérieur aux passagers, qu’ils soient en classe éco, en classe Horizon, ou en classe luxe, la Grand large. Même les pilotes, toujours fascinés par l’énorme avion, jouissent de davantage d’espace puisqu’ils ne sont plus que deux dans un volume où ils étaient trois précédemment. Son rayon d’action est également plus important, 10 000 km à la vitesse de 900 km/h, ce qui a fait dire en riant au Pdg Pierre Chesneau : “Nous n’aurons plus à nous arrêter à Bastia où ailleurs... C’est très bon pour nos clients”. Sa capacité de vol sans escale depuis
Paris décrit désormais un cercle qui touche
Singapour à l’Est en avalant
Tokyo, et
Lima à l’Ouest après n’avoir fait qu’une bouchée de
Mexico City ou
Rio de Janeiro. La capacité de fret du 747/400 étant largement supérieure, Corsair entend aussi développer ce domaine qui n’était pas son fort. Ce 747/400 est donc la solution idéale pour la compagnie Corsair, en attendant que les Airbus A380 “horriblement cher” dit M. Chesneau soient disponibles sur le marché et accessibles aux finances de Corsair.