Bonjour,
Ne pas photographier les gens à leur insu, pour moi c'est un principe valable partout dans le monde...mais aux
Antilles c'est particulièrement risqué. N'oubliez pas que l'abolition de l'esclavage n'est pas très lointaine, et que l'histoire a marqué au fer rouge toute une population qui a bien le droit de refuser d'être prise en photo.
Si vous êtes métropolitain comme votre question le laisse supposer, vous verrez que dans certains commmerce, vous serez transparent, invisible, on ne vous sert pas mais on sert tous les Antillais arrivés après vous. On peut même refuser de vous vendre un article qui est exposé...mutisme total, vous n'existez pas. Ce type d'aventure nous est arrivé même accompagnés d'amis antillais. D'autres ont connu les mêmes comportements en
Corse.
Personnellement, je ne cherche pas l'affrontement, je passe mon chemin, mes ancêtres n'ont pas été déportés et mis en esclavage, je n'ai rien à redire.
Par contre nous avons été magnifiquement reçus dans les familles de copains antillais: ballades en bateau, crabes farcis, boudins....il faut montrer "patte blanche"

en ayant déjà noué des relations avec des Antillais en métropole, sur place c'est plus difficile.
Il y a beaucoup de photos à faire mais reconvertissez vous dans les paysages si vous voulez respecter les Guadeloupéens.
En grande partie exact ce récit. Notamment pour les photos. Un petit bémol positif, il me semble que les mentalités changent en Gwada. Dans le sens de l’accueil et du service j'entend. On laisse moins le métro en arrière dans le magasin. Il y a, bien sûr, toujours de sombres imbéciles (des deux cotés d'ailleurs, il n'est pas rare d'entendre des métro en vacances demander une remise de pris sur un marché local....), mais tout évolue doucement.
Au sujet de l'esclavage, là aussi, on peut constater un frémissement dans les esprits. Des voix (peu) s’élèvent pour dire (encore tout bas certes) que le temps des pleurs doit cesser et que la Gwada et son peuple ont l’impérieuse nécessité de se tourner, une fois pour toute, vers l'avenir, arrêter de se lamenter sur le passé et la condition de descendants d’esclaves en attendant chaque fin de mois les subsides de l'état français en compensation du préjudice subi.
Le chemin est encore long il est vrai. Un justiciable (agent d'une collectivité territoriale locale) qui se défend devant un tribunal en langue créole peut paraître étonnant....Et pourtant. Vous me direz, il y a bien un président d'assemblée élue qui fait son discours en langue
Corse...

Et ce ne sont pas les élections en
Martinique qui vont arranger les choses pour les trublions contestataires.

Vous le dites avec raison, en cas de problèmes, il est préférable de passer son chemin, pas de provocations inutiles. Des anecdotes, j'en aurai pas mal à raconter également...
Il y a des imbéciles des deux cotés disais-je... A nous de séparer le bon grain de l'ivraie...