Envisageant un séjour en
Guadeloupe en avril, j'aimerais avoir un avis le plus objectif et le plus précis possible sur la présence ou non de ces fameuses sargasses sur les plages de l'île...
fanchgwada a résumé la situation, mais il faut quand meme ajouter quelques détails: comme il le dit, Les sargasses sont poussées par les vents. Même si en
Guadeloupe, le régime de vents est très homogène sur toute l année et vient majoritairement de l’est, comme partout, Madame ma grenouille est capricieuse, et la plage «au vent» d'un jour ne sont pas forcément les mêmes que les plages au vent du lendemain. Statistiquement, il est exact de dire qu il y a toujours eu beaucoup moins d'algues du côté de la côte ouest, et de Port louis,
Deshaies, ce qui est très différent de la réalité locale qui est que
PARFOIS, il y a des algues au point d’être un danger pour la santé publique (ça a été le cas a
Deshaies en 2011 et en 2013 par exemple, ça a été le cas il y a quelques semaines à
saint louis de
marie galante)
une vérité statistique n est pas une assurance pour un touriste qui vient «en avril». pour toit, doselo, aucune prédiction fiable, ni à court terme ni a long terme
quand le vent d un jour pousse les algues à s echouer sur le littoral, la situation peut devenir critique sur plusieurs semaines, le temps que la décomposition des algues s achève ou que les algues soient retirées par l’homme. Les endroits où les pouvoirs publics réussissent aller débarrasser suffisamment d'algues pour éviter des inconvénients pour la santé publique sont hélas rares.
Au passage, il est peut-être utile de rappeler que le principal inconvénient identifié est le gaz H2S, souvent associé à l’oeuf pourri pour son odeur.
Le sulfure d'hydrogène est considéré comme un poison à large spectre. Il peut donc empoisonner différents organes. L'inhalation prolongée de sulfure d'hydrogène peut causer la dégénérescence du nerf olfactif (rendant la détection du gaz impossible) et provoquer la mort juste après quelques mouvements respiratoires. L'inhalation du gaz, même en quantité relativement faible, peut entraîner une perte de connaissance. L'exposition à des concentrations inférieures peut avoir comme conséquence des irritations des yeux, de la gorge, une toux douloureuse, un souffle court et un épanchement de fluide dans les poumons. Ces symptômes disparaissent habituellement en quelques semaines. L'exposition à long terme à de faibles concentrations peut avoir pour conséquence : fatigue, perte d'appétit, maux de tête, irritabilité, pertes de mémoire et vertiges.
Notre odorat étant ce qu'il est, nous pouvons sentir ce gaz avant que le seuil officiel de dangerosité pour la santé publique soit dépassé, mais ce seuil est dépassé de façon chronique dans de nombreux secteurs depuis plusieurs mois et les symptomes connus sont observés et rapportés par les médecins.
fr.wikipedia.org/...ion_odeur-sant.C3.A9
Teneur en hydrogène sulfuré (ppm) État de santé résultant (humain)
0,13 Odeur perceptible minimale
4,60 Facilement détecté, odeur modérée
10 Début d’irritation des yeux.
27 Odeur forte, désagréable mais pas intolérable.
100 Toux, irritation des yeux, perte de l’odorat après 2 à 5 minutes.
200-300 Conjonctivite sévère (inflammation de l’œil) et irritation des voies respiratoires après une heure d’exposition
500-700 Perte de connaissance, cessation de la respiration (arrêt ou pause) puis la mort.
1000-2000 Perte de connaissance soudaine, avec cessation rapide de la respiration puis mort en quelques minutes. La mort peut se produire même si l’individu est déplacé rapidement à l’air frais.
à ce jour aucun décès humain direct officiel aux
antilles, contrairement à ce qui a déjà été observé en
france, en
bretagne notamment.
Là aussi impossible de savoir ce qu il en sera en avril 2015.observés et rapportés par les médecins