En vous promenant dans les rues de la vieille ville de Damas, celle de
Jérusalem, ou encore à
Amman, impossible de ne pas remarquer la profusion de bijoux que l’on y vend. Les bagues en argent associé à des pierres, la turquoise souvent, ont la part belle. La plupart des pièces exposées en vitrine m’évoquaient bizarrement celles qu’une amie tibétaine installée à
Dharamsala (
Inde) vend chaque hiver sur les marchés pour touristes à Goa. On trouve aussi ces bijoux au
Népal, en
Chine, en
Inde, à
Lhassa, à
Nantes et sûrement ailleurs.
Au Levant, lorsque vous posez au vendeur la question de leur origine, on vous répondra la plupart du temps qu’ils sont bédouins (aux Emirats où l’on en trouve un peu, ils deviennent soudainement yémenites). Fréquemment de piètre qualité, ils ont été fabriqués dans des ateliers en
Inde ou en
Chine. Ils ne sont absolument pas bédouins mais d’inspiration tibétaine. Très souvent en métal argenté ou alliage et non en argent comme annoncé. Les turquoises sont la plupart du temps synthétiques ou recomposées à partir de déchets de vraies pierres. Le corail, si présent, est contrefait. Lorsque vous interrogez le vendeur sur la raison de leur présence dans son magasin de produits ab-so-lu-ment typiques, il vous répondra, très enthousiaste, que les touristes "like zis style so much".
Voilà voilà... Je trouvais juste dommage de rentrer chez soi avec une bague bédouine fabriquée à Majnu-ka-Tilla, le quartier tibétain de
Delhi. Attention aussi aux tarifs pratiqués. Une turquoise en plastique dont les veines ont été peintes ne devrait coûter (à priori) que quelques sous.