bonjour Colizoard,
je m'insère dans la conversation car j'ai exactement les mêmes soucis que toi.
J'ai acheté un Garmin
Oregon, cher, et surtout les cartes IGN, très chères. Et j'ai mis le prix car je refuse toujours de passer un doctorat es GPS comme le conseillent beaucoup de collègues cyclistes. Moi, les traces GPX ou autres qu'il faut bricoler avec des formats de fichiers et des tas de trucs auxquels je ne comprends rien, ça me gave. Je ne critique pas et d'ailleurs je remercie les nombreux conseillers qui ont tenté de m'expliquer. Mais ce n'est pas mon truc.
Moi, mon rêve, c'est comme toi : un vrai GPS avec une ergonomie à la mode Iphone. Histoire de faire du vélo et de ne pas se prendre le chou avec des heures carrées de transfert d'itinéraires. C'est déjà très long de se décider sur un chemin, avec des haltes sympas, des dénivelés humains et de routes pittoresques. Si ensuite il faut se prendre la tête pour être sûr que le GPS respectera l'itinéraire tracé sur Basecamp, je considère que ça ne va plus.
Concernant les aberrations du GPS, j'ai moi-même contacté le SAV Garmin, je les ai relancés trois ou quatre fois car je savais reproduire une aberration totale à 10 km de chez moi. À chaque fois, le GPS me faisait faire 40 bornes au lieu de 10, et avec tous les profils du monde, depuis le sous-marin jusqu'au roller. Donc Garmin accepte de reprendre le GPS. expédition à mes frais (j'y ai joint le descriptif précis de l'aberration en question !). Retour au bout de 8 jours : rien de signalé par le SAV : tout allait bien. Et les mêmes aberrations ont repris. je vis avec. Si on s'y habitue, on peut ruser :
- il faut d'abord mettre pas mal de points intermédiaires, histoire de laisser très peu de latitude à l'engin.
- éviter de mettre comme point une ville en cliquant sur le nom de la ville (cela peut sembler commode d'avoir les noms de ville directement sur l'itinéraire) : en effet, si on ne passe pas lors du voyage exactement au
centre ville, le GPS couine comme un malade et te fait faire des tas de trucs pour repasser au
centre ville. en général, il se lasse au bout de qq km, mais pas toujours.
- si un détour monstrueux apparaît sur Basecamp et que l'on ne peut pas le réduire, il vaut mieux prendre une autre route, ou alors interrompre le tracé et le reprendre 1 km plus loin. c'est pénible parce que ça implique de tronçonner le trajet du jour, mais sinon il y a fort à parier que l'aberration se reproduira sur le Garmin. C'est très agaçant de payer cher pour ça, je reconnais.
- au cours du trajet, bien surveiller que le tracé ne se met pas à emprunter des raccourcis ; si on les ignore, il ne se vexe pas et se remet sur le bitume très vite. sinon, je me suis retrouvé pas mal de fois au milieu des vaches ou du maïs.
- si le trajet est long, préférer le couper en deux ou trois tronçons ; si le GPS déconne trop en cours de journée, on peut abandonner le tronçon en cours et reprendre au suivant. sinon le trajet de la journée peut devenir inutilisable.
- Comme toi, je rajoute des Waypoints, en plus des itinéraires ; ça permet de se rattraper en cas franche déconnade.
- Je peux préciser que les mêmes déboires me sont arrivées avec les cartes d'
Allemagne (chères elles aussi) ; donc ce sont bien les vectorisations des cartes par Garmin qui sont en cause : ils doivent avoir des coupures de route fictives en mémoire et ça donne des trucs aberrants.
Ceci dit, il y a des jours où tout marche bien. Et c'est très agréable. On peut alors faire du vélo et regarder les belles choses sur la route plutôt que sans arrêt se pencher sur la carte.
Si nous sommes plusieurs à être mécontents de Garmin, je veux bien contribuer à une action vers leur service commercial. Parce que je ne souhaite pas me défaire de mon GPS ; je veux juste qu'il marche bien et je refuse toujours de me prendre la tête avec des traces sans fond de carte ; c'est trop angoissant s'il faut improviser pour tout inattendu. Il n'est pas normal que Garmin ne se préoccupe pas de ces dysfonctionnements.
Dernière chose que je dois avouer, rouge de honte : j'ai AUSSI un Iphone avec googlemaps (tout ça sur le guidon). Quand les deux fonctionnent, je compare... ça permet parfois d'éviter le pire. je peux d'ailleurs signaler que parfois, c'est l'Iphone qui déconne complètement : il y a des erreurs assez monstrueuses sur Googlemaps. mais bien sûr, j'ai aussi la carte IGN au 100 000 ème. Mon problème, c'est que je me perds partout et que je n'ai strictement aucun sens de l'orientation. d'où cet excès de précautions, qui malheureusement ne suffisent pas toujours.
Je ne désespère pas : si le nombre de cyclistes augmente, ils se décideront à faire des produits fiables.
En attendant, je suis preneur de tout conseil de ta part si tu trouves des astuces ou des moyens de mieux utiliser ce bazar.
au plaisir de poursuivre cette échange...