Merci pour vos réponses! =) Alors pour expliquer le système de la prépa: comme le dit Nikky, les classes prépa sont avant tout là pour t'aider à "préparer" les Grandes Ecoles (pour les scientifiques, il s'agira des écoles d'ingénieur, avec en tête l'Ecole Polytechnique ou Centrale
Paris), mais surtout sont le seul moyen d'entrer dans ces écoles (en gros il faut être élève en prépa pour se présenter au concours de l'Ecole Normale Supérieure). Ce sont donc les bons et très bons élèves de lycée, qui vont, après leur BAC (l'équivalent de votre DEC), dans les écoles prépa. J'ai donc été en classe prépa
littéraire, ce qui signifie qu'on était censé préparer le concours d'entrée pour les Ecoles Normales Supérieures (dit aussi ENS, il y en a deux: une dite "classique" car il y a une épreuve de langue ancienne, à
Paris, et une dite "moderne" car sans langue ancienne, à
Lyon). J'ai donc préparé l'ENS de
Lyon. Mais bon, on a beau tous se préparer à ce concours, autant vous dire que seule une minorité a vraiment pour but d'y entrer: en effet, pour plus de 2000 étudiants en prépa littéraire, il y a seulement... moins de 50 places à l'ENS. Autant dire qu'il y a 90% d'échec. Donc pour beaucoup, comme pour moi, la prépa c'était avant tout l'occasion d'acquérir des méthodes de travail, une bonne culture générale, un vrai rythme de travail, car la prépa, c'est un autre monde que la fac française à ce niveau là. Un bon moyen aussi, donc, de se préparer à d'autres concours ou d'autres écoles (écoles de commerce, écoles d'interprétariat, institut d'urbanisme pour mon cas

), ou encore à un bon retour à l'université.
Donc en prépa on a encore des études très interdisciplinaires, avec des cours d'Histoire, de Lettres, de langues, de Géographie, de philosophie... Tout un programme, sans compter que les professeurs nous notent donc comme si nous étions le jour du concours, du coup assez sévèrement... Et la douche peut-être assez froide quand tu es à la base un bon élève au lycée: par exemple, alors que j'avais 16 en philo au lycée, ma première note de philo en prépa a été... 4. Sur 20.
Donc quand je parle de notes basses, je ne plaisante pas, et ça peut donc être mal interprété au
Québec; alors qu'en
France, un prof de prépa trouvera la note de 9/20 honorable, je suppose qu'un prof de l'UdeM ne trouvera pas ça très brillant...
C'est pour ça que je voulais savoir si d'après vous les commentaires des profs ou encore la marge de progression dans l'année pourrait être aussi déterminant (par exemple, j'ai vraiment décollé entre mon premier et mon deuxième semestre en deuxième année de prépa) pour l'admission?
Ensuite je suppose que le comité d'admission fera plus attention à mes résultats en géographie qu'à ceux obtenus en philosophie...
Mais merci de m'avoir un peu rassuré concernant l'admission non contingentée! Et j'espère qu'avec deux/ trois lettres de recommandations et la force du Jedi, je serais admise, car j'ai vraiment envie de vivre cette expérience! :)
* Encore un pavé, désolé*