Plusieurs personnes m'ont demandé davantage de renseignements en privé – je réponds ici, que ça profite à tous

Alors :
LOGEMENT : à Potolo il y a un petit emprendimiento turístico : les villageois ont bâti trois cabanes rustiques, sans véritable charme, sans grande commodité (la douche est au compte-goutte) ; mais c'est suffisant. Je ne sais pas si on peut camper quelque part. Pour les cabanes, il faut demander la clef... Le gardien avait Pedro pour nom, si j'ai bonne mémoire ; mais le prénom est assez couru... Demandez où sont les clefs au premier habitant que vous croisez ; et ci celui-ci s'enfuie sans vous répondre (probable), ne baissez pas les bras : vous finirez pas trouver quelqu'un qui parle Espagnol et est moins farouche... Faut-il emporter un duvet (me demande-t-on) ? Oui, nous n'avions trouvé que de maigres couvertures peu ragoutantes dans les cabanes, donc mieux vaut son petit sac de couchage propret à soi...
LANGUE : côté langue, le Quechua est largement prédominant ; la plupart des habitants ne parlent pas Espagnol... Mais on finit toujours pas se comprendre, avec patience et sourires. Nous avions dégotté un guide qui parlait à peu près Espagnol pour aller jusqu'à Maragua – impossible de me rappeler son nom... Désolé...
TREKKING : le Camino del Inca, la piste jusqu'à Maragua et le sentier de retour à Potolo ne nécessitent pas de grosses chaussures de montagne – de bonnes baskets suffisent.
MANGER : côté nourriture, il faut demander aux locaux ; ils prépareront un plat local, plutôt bon ma foi, pour quelques bolis. A Potolo, c'est Ramona qui nous avait régalé – une charmante veuve d'une trentaine d'années (mais elle en paraît un peu plus...) ; elle ne parle pas Espagnol, mais c'est la seule personne vraiment sympathique et conviviale de tout Potolo. Sa maison se trouve en contre-bas du village –demandez Ramona aux passants, tout le monde la connaît.
A MARAGUA : même topo : il y a les mêmes cabanes, le même confort ; notre guide avait été négocier pour nous une assiette de pâtes auprès d'une habitante, livrée à domicile... Attention : à Maragua, la harcèlement des mamies pour vous vendre un morceau de leur fameux tissu rouge et noir est assez épuisant ; il faut dire que les touristes sont très rares...
D'autres questions ?

Attention : les autochtones sont vraiment farouches –ne photographiez les gens (ou leurs animaux, leur maison) qu'après avoir reçu une autorisation ; ne jouez pas les paparazzis, on vous flanquerait un coup de fourche (je ne blague pas). Les gens ne sont pas franchement souriants, ni même communicatifs (sauf Ramona). Ils ne sont pas moins humains pour autant, et l'expérience en vaut la chandelle.
Bon, allez, en exclusivité, voici les photos que nous avons rapportées (je ne les ai pas encore intégrées à mon site
Queseio
– mais elles sont sur Picasa) :
picasaweb.google.com/...Gv1sRgCPGpjKSs0Ozjag
Pour voir le cratère de Maragua du ciel, tapez "Maragua Chuquisaca" sur Google Earth...