Bonjour
Aucune culture n est statique ni monobloc et il est donc extremement difficile de repondre a cette question au dela de quelques anecdotes et de petits faits marquants qui en fait revelent plus de celui qui les relate (quel est son point de vue et ses préjugés sur la culture) que de la situation décrite.
Bref entre bambara, dogon, malinke, haoussa, mossis, peuls etc etc etc et encore etc, il y a tellement de sortes de relations que c est pas evident.
Mais par exemple pour aller a l encontre des préjugés courants :
on peut citer evidemment les Mama Benz et toutes les femmes d influence qui sont tres respectées en particulier sur la Cote mais aussi au Mali et au
Burkina (existe moins au Niger) mais c est aussi un phenomene qui est lié a la modernité qui accompagne le développement urbain.
on peut aussi noter dans des milieux plus traditionnels, la place tres particuliere accordée aux femmes par les peuls, incarnée en particulier par les danses de seduction des hommes peuls woodabe aupres des femmes lors des Gerouel au Niger. Mais d autres sociétés peules différentes attribuent a la femme des sources de revenu propres (le lait des animaux du troupeau) et une place preponderante dans le menage.
Pour aller dans le sens des préjugés courants :
l excisionla polygamie (mais quand on en parle la situation parait souvent bien plus nuancée que ce qu on en sait, polygamie ouest africaine est aussi tres differente de la polygamie magrebine qu on connait souvent mieux)le gavage des femmes (Nord Mali,
Mauritanie...)la place generalement ténue des femmes dans la vie de la Cité surtt dans le monde rural
Une dichotomie simplette et avec quelques pistes mais qui veut juste temoigner de la complexité du sujet et de son ampleur.
Bref les relations h/f sont complexes et variées et supportent difficilement la caricature.
Bon travail