Oui je suis d'accord on se situe entre deux extrèmes :
En
France tout le monde fait dans le sensationnel, s'affole, dévalise les pharmacies pour acheter des pilules qui sont pourtant dangereuses pour la santé si elles sont prises n'importe comment etc..
Au
Japon ils sont dans la retenue et sans doute de la rétention d'infos a été faite pour ne pas affoler les populations... surtout impossible de déplacer 35 millions de tokioites...
Toutes les personnes en expat au
Japon de ma boite sont tjs au
Japon. Ils ont juste été déplacés vers le sud mais pas de retour prévu.
Ma décision d'annuler mon voyage dans 2 mois est loin d'être prise en tout cas. Je ne cède pas à la panique j'attends de voir car apparemment la situation ne s'est pas dégradée et il faut le dire les doses de radioactivité sur
Tokyo sont faibles et d'autres villes un peu plus au nord sont bien plus en danger (mais celles là on n'en parle pas...)
Vous pouvez suivre des infos données par un français via son tweet :
twitter.com/lejapon
Tu as raison il y a une différence singulière entre les deux pays.
D'une part un pays habitué aux catastrophes, qui nous prouve que les gens ne veulent pas montrer leur souffrance. Une réserve typique des japonais, avec un fatalisme naturel.
Maintenant j'ai regardé une chaine de TV japonaise, j'ai pas vu des gens très rassuré, et que l'on n'était pas très paniqué.
Les médias ne sont pas les mieux informés, ils en peuvent pas faire de la dramatisation : il faut que le pays continue de tourner. Une économie pas folichonne, et des centres d'activité comme
TOKYO qu'on ne peut pas arrêter.
Il est fort probable que le
japon cache à sa population les retombées de particules sur les zones densément peuplées et ou il y a du travail.
Il suffit de regarder les cartes météo sur les sites japonais officiels. le vent ne pousse pas dans un sens unique...
il y a des masses d'air qui circulent sur le pays, et si les vents poussent le nuage si loin à l'est comme je l'ai vu sur une animation, avec des taux de radioactivité encore élevé sur le pacifique par endroit, je doute, qu'il n'y ai pas de retombées et de risques sur le
japon.
Je souligne pour le coup, avoir cru constaté des chutes de neige sur le
japon, et il me semble qu'il est vivement conseillé de se calfeutré chez soi lorsqu'il y a des pluies dans une zone de catastrophe nucléaire. Parce que c'est bien de cela qu'il s'agit... Faut pas attendre que tout est pété pour le dire (...).
Les pluies font retombées les particules radioactives, je supposes qu'il en est de même pour la neige... Et je pense pas me tromper...
Désolé de le dire donc, je sais que ce constat va faire réagir, et je le comprend. J'analyse juste les faits. Je cherche pas à dramatiser. Pour le reste sur l'
Asie du Sud-est, il y a peu de risques je pense en raison du trajet des vents, et de la distance de certains pays. Ce qui n'empêche pas à mon sens, que certains résidus radioactifs en petite quantité puissent arriver en
Asie du Sud-est.
D'autre part, sur le plan de la
France, si les médias et les politiques réagissent de manière si importante, c'est pour plusieurs raisons :
- une catastrophe avec peu de précédent
- des milliers de morts d'une catastrophe et un danger né d'une catastrophe
- le nucléaire est touché, et nous montre sa dangerosité (proportionnelle et puissance de prod d'énergie...)
ce qui fait réagir un pays qui POSSEDE 58 CENTRALES ! C'est normal de réagir.
- et puis ne pas oublier que nous connaissons aussi des catastrophes naturelles de bien moin grande ampleur certes, mais qui nous ont marqué par leurs conséquences et leur raisons.
Je précise au passage qu'une fois de plus, nous nous rendons compte que l'être humain fait du n'importe quoi.
Mettre des centrales nucléaires prêt de failles, avec des risques de séismes, de tsunamis, et d'autres catastrophes c'est fou. Il y avait d'autres solutions (centrales thermiques, énergie renouvelable dans les régions isolées...), certes plus polluantes pour certaines, mais au final...
Il serait temps quand à nous de nous poser des questions. Une catastrophe comme celle-ci doit nous faire réagir, nous poser des questions. C'est important.
Dire "mais arrêter de dramatiser!!!" c'est stupide. Que l'on soit pour ou contre le nucléaire, il faut au moins réflêchir sur les risques. Et essayer de voir si on est prêt et que nos centrales sont toutes "sans risques".
Ce qui est impossible. Rien n'est parfait et sans risque.
Je rappellerai simplement ces vérités inquiétantes :
En 2003, des documents confidentiels internes d'EDF révélaient par exemple que 34 des 58 réacteurs français, dont la centrale de Fessenheim ou les dix-huit installations de Cadarache, n'étaient pas conformes face au risque sismique.
Ce qui signifie qu'elles ne sont pas toutes si bien protégées, même si le risque sismique est faible...
Quand est-il des inondations, et des catastrophes naturelles que nous connaissons chez nous ?...
En France, les accident les plus graves étaient de niveaux 4. Ils ont eu lieu dans la centrale de St-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) en octobre 1969 et en mars 1980. Dans les deux cas, des combustibles ont fusionné dans un des réacteurs de la centrale. D'autres accidents aussi graves ont été évités de justesse. Le 12 mai 1998, un des réacteurs de la centrale de Civaux (Vienne) a perdu son réfrigérant suite à une rupture de canalisation. Lors de la tempête de décembre 1999, le réacteur de la centrale nucléaire de Blaye (Gironde) a dû être arrêté d'urgence après que tous les systèmes de sécurité aient été inondés : les digues de protection n’avaient pas résisté à la force des vents. Lors de la canicule de 2003, c’est la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne) qui avait pris chaud. Elle a dû être arrêtée en urgence. En 2006, de nouveau à Civaux, un opérateur a posé un livret sur un clavier de commande, entraînant un dépassement de la puissance thermique autorisée !
N'oublions pas non plus la belle centrale de Fessenheim, en service en
france près de la frontière allemande depuis 1977...
C'est pour ces raisons que les médias français et les politiques en font beaucoup. Nous sommes un peu concerné par le nucléaire et ses risques.
Je précise au passage qu'il est arrivé encore récemment de constaté des taux anormaux de radioactivités sur des sites proches de centrales françaises, ou dans des cours d'eau.
Pardonnez moi cette longue narration, mais elle me semblait nécessaire pour préciser, pourquoi, la
france parle beaucoup du
japon. Ce que nous voyons là-bas nous n'y sommes pas habitué, le prisme est donc différent par rapport aux japonais qui connaissent de grosses catastrophes.
Bonne journée à tou (te)s