Bonjour,
De retour de Kinshasa, je temoigne n'avoir pas été inquiété le moins du monde pour ma sécurité et celle de ma famille.
A part par le chapardage des shegés, les trous sur la route qui bousillent les pneus, les coupures d'électricité qui plongent brutalement la maison dans le noir et empechent de finir de préparer le diner et regarder la TV...
Je n'étais pas pris en charge par une société et je devais m'occuper de mon logement, transport et subsistance. C'est tout a fait faisable (et très cher).
Bien sur, et comme dans n'importe quelle ville du monde, il vaut mieux ne pas se promener seul(e) la nuit, ni montrer ostensiblement des accessoires de richesse ou des bijoux.
J'ai aussi rencontré a Kinshasa de nombreux expatriés qui propagent des nouvelles alarmistes, puisque cela a pour effet de faire monter le montant des salaires et indemnités... Ils ont tellement peur, qu'ils cherchent a y rester, a Kinshasa. Et les nombreuses voitures de l'ONU que l'on voit le soir, souvent conduites par une seule personne, ou garées autour des restaurants et bars, démontrent que la sécurité est suffisante.
Est-ce que l'on a fait autant de foin, lors des coups d'état récents en
Mauritanie et en
Guinée?
Pour la meme raison, je trouve inapproprié d'extrapoler le conflit du Kivu a l'ensemble de la RDC, parce que le Kivu est a 1500 km de Kinshasa. Et meme si les guerriers décidaient de monter a Kin, il leur faudrait un bon moment.
Cela dit il est nécessaire de suivre l'actualité, et se signaler d'avance a l'ambassade, parce que si les expats ne sont a priori pas concernés par de possibles troubles, il vaut mieux rester chez soi a attendre le calme. Comme en mars 2007.
Bon séjour en RDC.