Bonjour à tous,
Je viens quand même après 2 semaines, faire mon compte rendu sur 15 jours passés à Boca-Chica au Don Juan.
C’était un 2è séjour en RD après celui d’1 semaine à
Las Terrenas il y a 1 an.
J’ai cherché d’abord le meilleur prix sur internet, puis comme je fais d’habitude, j’ai recherché, toujours sur internet, un prix équivalent mais auprès d’une agence de ville (en général sur
Paris) et ensuite les contacts se font par mail, par courrier, par fax et par téléphone car j’habite la Province. Je trouve qu’ainsi les contacts sont plus personnalisés qu’avec les gros vendeurs de voyage par internet.
Cette année je voulais aller côté Caraïbe.
J’ai hésité longtemps entre
Bayahibe et Boca-Chica.
Bayahibe, on dit en général beaucoup de bien sur ses hôtels et son village. Boca-Chica, on en dit plutôt du mal mais je souhaitais être en contact avec la RD. J’ai donc pris des avis auprès de plusieurs résidents par l’intermédiaire des forums. Les avis étant à 50/50, j’ai privilégié le contact avec la RD et la proximité de la capitale, donc j’ai choisi Boca. Pour l’hôtel, j’avais le choix entre l’Hamaca, le Don Juan et le Dominican Bay. Voulant privilégier les sorties, je ne voulais pas mettre trop cher, donc pas de Hamaca. Les 2 autres étant à des prix voisins, j’ai pris le Don Juan pour sa position en bord de plage afin de privilégier aussi la baignade.
Le voyage en avion s’est effectué avec Star Airline au départ de
Toulouse vers
La Romana. Peu de place comme dans tous les charters. Voyage un peu long pour les jambes, mais quand on veut le soleil en hiver il faut peut-être souffrir...L’équipage était normalement sympa, les repas corrects, les écouteurs payants (je ne les ai pas pris), les boissons tels que vin et bières payantes aussi.
L’arrivée s’est très bien passée, l’accueil Marsans normal sans plus, le transfert en bus à l’hôtel, bien (2H). A l’hôtel pas d’accueil particulier (prix oblige sans doute). L’attribution des chambres a été assez vite et, bien qu’il était 1 H du matin nous avons pu dîner au snack près de la piscine qui est ouvert, je crois, jusqu’à 6 H.
La chambre, grande, à 2 lits de 2 places est propre. On a de l’eau minérale à volonté à partir d’un distributeur sur le palier et fraîche. C’est mieux que d’avoir des bouteilles dans la chambre, sauf s’il y a un frigo. Clim et ventilo sont en bon état de fonctionnement. Le ménage est fait tous les jours sauf 1 ou 2 fois en 2 semaines, les serviettes sont changées quand on le souhaite, il suffit de les mettre dans la baignoire. La femme de ménage est sympa, surtout après lui avoir donné un pourboire de 30 à 50 pesos de temps en temps. La chambre a été un peu bruyante car près de l’accueil, mais n’étant pas trop sensible au bruit, nous l’avons gardée. J’ai voulu prendre un coffre le lendemain (2$/jour), mais ils ont moins de coffres que de chambres, il n’y en avait pas. Et les jours suivants, je ne venais jamais à la bonne heure (comme c’est bizarre...). Je pense qu’ils n’en n’avait pas. J’ai laissé tombé, n’ayant comme valeurs qu’un peu d’espèces. J’ai utilisé essentiellement des pesos retirés au distributeur au fur et à mesure des besoins. C’est mieux pour négocier les prix.
A propos, c’est mieux d’apprendre quelques mots d’Espagnol avant de partir, car à l’hôtel ils parlent très peu français et Anglais.
L’ensemble de l’hôtel est bien entretenu, jardins et bâtiments.
Le resto principal est vaste et si on décale un peu ses horaires par rapport aux autres, on a toujours une place en bord de plage. Le petit déjeuner est superbe. Pour les autres repas la nourriture est... moyenne. Il ne faut pas choisir cet hôtel pour çà. Mais c’est correct et quand même varié. Nous y avons mangé pratiquement tous les jours. Le vin rouge ou blanc est abominable. Cà change du Languedoc ! Alors nous avons bu de la bière Présidente en pression. C’est la 1ère fois que je bois de la bière avec du poisson ! Mais on s’y fait, si, si !
La pizzeria près du resto principal est correcte aussi. Essayer de prendre des parts quand la pizza sort du four. Sinon c’est du réchauffé, c’est moins bon. Les serveurs dans l’ensemble sont assez sympa, d’autant plus si de temps à autre on leur glisse 40 pesos dans la main. J’ai essayé de donner à plusieurs pendant le séjour, même si certains étaient plus réservés. La timidité doit exister aussi chez les serveurs Dominicains.
Nous n’avons pas essayé l’autre resto (la Calleta) car j’en avais entendu beaucoup de mal sur les forums.
Les bars sont bien fournies en boissons locales ou courantes. Les coktails sont nombreux et notamment la fameuse Pina collada avec ou sans alcool. Attention, ne pas abuser... Pour les fans de bons alcools, perso j’ai trouvé le rhum brun (Brugal) très bon. Cà a été mon plaisir de tous les soirs.
Les animations, quand ce sont des jeux, sont assez nulles (et même quelquefois d’un goût douteux), sauf peut-être 1 ou 2 fois par semaines où ce sont des danses locales.
La plage est propre bien que publique sauf le week-end où là il y a une véritable invasion de Dominicains, notamment de la capitale. Et l’usage de la poubelle, ils connaissent moyennement. Mais j’ai vu quelquefois certaines plages en
France qui ne valaient pas mieux à certains moments. Mais devant l’hôtel c’était encore assez calme. Par contre çà vaut le coup d’œil de se promener tout au long de la plage ! Et on en a plein les oreilles ! Musique à fond partout. Quand on est dans l’eau à 100m, çà fait une jolie cacophonie ! On a même vu un enregistrement télévisé avec des vedettes locales au milieu de la plage sur un petit plancher avec plein de monde autour. C’est un très grand spectacle. Tout çà en dansant et dans un esprit de bonne humeur incroyable.
Pour se baigner, c’est parfait pour les adeptes des eaux tranquilles. Très peu de vagues car il y a une barrière de corail au large et il faut faire 100m dans l’eau pour avoir 1, 80m d’eau. Moi çà me va très bien.
Il y a une petite île au large avec la mangrove qui cache la raffinerie au loin. On voit bien 5 grues qui dépassent un peu, mais on s’y fait. Et l’eau, d’un bleu azur exceptionnel, comme je n’en ai vu que dans la Caraïbe !
Pour les adeptes du farniente, il n’y a pas de bains de soleil pour tout le monde. Alors certains mettaient leur serviette dessus la veille au soir pour « réserver » « leur » bain de soleil. Si, si, çà existe ! Quelques jours avant notre départ, ils en ont rajouté, mais à mon avis pas assez.
Sur la plage on se fait souvent accoster par des vendeurs ou des masseuses. Il suffit de leur dire « no gracias » gentiment et ils n’insistent pas.
Le gros avantage du Don Juan c’est qu’il est carrément en ville. C’est très pratique pour aller au contact des Dominicains, pour aller retirer des pesos à la banque tout près, pour faire des achats, pour téléphoner au centre téléphonique à côté de l’hôtel (17 pesos la mn), pour aller sur internet au même centre (40 pesos la 1/2H). Tout çà moins cher qu’à l’hôtel. (1€=40 pesos).
Les promenades dans la Duarte (la rue principale) sont très agréables et aussi un grand spectacle pour nos yeux et nos oreilles d’Européens. Et tout çà sans aucun danger, avec une Politur (la police touristique) omniprésente mais pas gênante et qui n’empêche absolument pas les contacts avec les habitants comme à
Cuba. Il y a même un policier en permanence auprès du distributeur de la banque et qui aide si besoin. Cà peut rassurer.
La proximité des restos est très intéressante aussi, car il y en a beaucoup sur la Duarte qui est une rue sûre même à minuit quand on rentre. Bien sûr, à minuit il ne faut peut-être pas s’aventurer dans des rues sombres et à l’écart. Un peu comme dans certains quartiers en
France.
Le resto Marius est bien, sur la plage, tenu par des Français et à des prix corrects (15€ environ pour un bon repas). Pour la Langouste il est bien aussi. Nous sommes allé aussi au Boca-Marina (après le Hamaca) et là le cadre est absolument idyllique avec un ponton sur la mer. La langouste y est parfaite et apparemment pas plus chère qu’ailleurs (700 pesos). Nous étions les seuls Occidentaux au milieu des Dominicains et très à l’aise. On se sent vraiment très bien accepté. Il y a aussi plein d’autres restos plus ordinaires dans la Duarte où l’on peut aller sans risque.
Pour les prostituées, c’est sûr que nous en avons vues, surtout le soir. Mais, contrairement à ce que j’ai pu lire, il y en a pas des centaines, pas du tout ni entreprenante, ni gênante, si on ne s’y intéresse pas. Je n’ai pas été abordé une seule fois. Sinon, d’une manière générale, quel plaisir pour les yeux de voir ces Dominicaines très extraverties, très belles, avec des formes qu’elles n’hésitent pas à montrer ! Je crois d’ailleurs savoir que ma compagne s’est également régalée avec les Dominicains. Les expressions telles que mi amor étant fréquemment utilisées, c’est charmant !
Moi je n’ai pas eu à le faire, mais les résidents m’ont confirmé qu’il ne faut pas hésiter à utiliser les motos-conchos. C’est tout à fait sûr et pas cher (50 pesos je crois dans la ville). Ils font un métier officiel comme les taxis. Cà peut être utile le soir pour se déplacer rapidement et sans risque.
Ne pas hésiter non plus à prendre la guagua. C’est aussi un spectacle et c’est pas cher (160 pesos pour faire Boca/
La Romana au lieu de 1200 à 1500 en taxi). Cà se prend à peu près où on veut et çà s’arrête aussi où on veut. Il faut juste savoir où ! Donc se renseigner avant.
Je suis allé à
Bayahibe. Le village m’a un peu déçu. Quant aux plages, elles sont privées et devant les hôtels, donc je ne les ai pas vues. La seule accessible est petite et sert de départ aux excursions pour
Saona, donc impraticable. Il me semble que
Bayahibe est bien si on reste à l’hôtel, car si on veut sortir çà risque de coûter un peu cher en taxi. Ceux qui ont pratiqué pourront le dire mieux que moi.
Je suis allé aussi à
Juan Dolio. C’est récent, çà semble déserté et il y a de gros rouleaux. Il faut aimer. Pour le contact avec les Dominicains çà me semble beaucoup plus difficile qu’à Boca.
Je suis allé 2 fois à
St Domingue avec des résidents. Pour visiter c’est assez pratique. La ville coloniale vaut le détour. N’hésitez pas à déjeuner dans un resto Dominicain. La nonchalance des serveurs est étonnante. Mais on mange quand même assez vite. Allez aussi dans une grande surface du centre ville (pourtant je n’en suis pas du tout fana). C’est impressionnant tellement c’est grand et çà donne un éclairage sur les habitudes de consommation des Dominicains. Par exemple les rayons des bijoux fantaisies pour femmes et fillettes sont absolument immenses. A voir.
Voilà. Vous l’aurez sans doute remarqué, la RD nous avons aimé,
Boca Chica nous avons aimé aussi et les Dominicains nous avons adoré. A tel point que nous envisageons de venir y passer 2 mois d’hiver l’année prochaine en location (étant jeunes retraités nous avons la chance de pouvoir le faire). Nos contacts sur place nous aiderons à trouver ce que l’on souhaite. C’est aussi pour çà, comme vous l’avez sans doute remarqué, que nous n’avons fait aucune excursion. Nous aurons tout le temps de nous promener en RD par la suite.
J’espère vous avoir donné envie de venir en RD et plus particulièrement à Boca. Et les Dominicains sont des gens adorables. Bien sûr, nous restons des touristes et les prix, même en négociant, restent plus élevés que pour les Dominicains, mais un salaire moyen ici tourne autour de 100 Euros, alors ils nous prennent pour des riches. On ne peut pas leur en vouloir. Et tout çà est tellement bon enfant !
Ah ! au fait. Dur, dur le retour avec 22° de moins. On en est encore à peine remis. Vive la RD !
Merci à Bruno, Antonio, Pierre-Alain, François et surtout à Cathy et Eric que nous embrassons.