Mon épouse et moi revenons de
12 jours dans le Yucatan (du 18 au 30 Mars). J’ai bénéficié lors de ma préparation de voyage des conseils et infos des uns et des autres et à mon tour de participer modestement à ce forum...
Je précise tout de suite que, résidant en
Polynésie, on a zappé volontairement le côté balnéaire du
Yucatan pendant ce voyage. Juste une petite demi-journée plage à
Tulum après la visite du site archéologique.
On a fait un circuit apparemment inverse de la plupart des autres visiteurs à savoir :
Cancun, Valladolid, Coba, Tulum, Bacalar, Calakmul, Campeche, Uxmal, Merida et Chichen Itza. La raison : si on filait dès notre arrivée à
Chichen Itza, on serait tombé en plein les festivités de l'Equinoxe de printemps et on voulait absolument éviter la foule.
Nous avions réservé la voiture de location par le site
BSP Auto que j’utilise pour tous mes voyages. Aucune mauvaise surprise puisque les assurances sont incluses. Il n’y a qu’à rajouter le rachat de franchise (5 USD/jour). Nous avons récupéré notre voiture chez
Hertz Cancun Airport. Tout s’est bien passé. Pas de surprises par rapport au contrat BSP. Faites bien noter par l’employé TOUTES les anomalies sur la carrosserie ou autre et prenez des photos, ça pourra servir lors de la restitution en cas de litige. Vérifiez la roue de secours, cric, pneus. J’ai aussi souscrit l’assurance « roadside » qui permet d’être dépanné 24/24. Pour 12 jours, j’ai payé au total à peine 400 euros.
A SAVOIR : en cas de contrôle par la police, vous ne pourrez pas présenter les papiers du véhicule car les sociétés de location ne les mettent pas dans le véhicule. Ils m’ont dit que c’était légal et qu’en cas de contrôle il n’y avait pas d’infraction. Pas de chance, je ne le savais pas et je me suis fait racketter de 400 pesos par deux flics municipaux à
Champoton justement pour cette pseudo infraction... Mais que faire quand on est touriste et qu’on parle pas la langue ? Rien à faire : on paye et on s’en va... Viva Zapata !!!
Retour de la voiture chez Hertz. Aucun problème, ça s’est fait en 5 minutes.
Valladolid : belle petite ville provinciale calme, agréable. La place de la cathédrale est très agréable, il y a également le monastère, la belle petite rue aux maisons colorées, la « calle 41a ». Arrêtez-vous à la petite fabrique de chocolat maya aux différentes saveurs tenue par un français très sympa. Nous avons dormi à la "Casa Quetzal", petite posada juste sur le côté du monastère et à 15 mn à pied de la place centrale. Très bien, simple, propre, au calme et très bon accueil.
De
Valladolid, nous avons pris la route de
Coba pour y visiter le site maya. Vue la proximité de
Tulum et
Valladolid, il y a pas mal de monde. Le site est vaste et je conseille vivement de louer les services d’un triporteur, ça vous évitera de longs trajets sous le soleil brûlant... Surtout après l’escalade de la grande pyramide (au sommet de laquelle le paysage sur la forêt est superbe).
Tulum : la ville consiste essentiellement en une succession de boutiques et restaurants le long de la rue principale... Rien d’attrayant.
Nous avons dormi à la
Posada Yum Kin, un peu excentrée, mais ce n’est à mon avis pas un inconvénient si toutefois on veut du calme et éviter la foule de la rue principale. Ce petit hôtel est très calme (car au bout d’une voie sans issue). Bon accueil, chambres très propres, belle piscine très agréable après une journée bien remplie. Le petit déj est correct et le soir, sur réservation, on peut manger sur place. Cuisine excellente. L’idéal pour un petit diner au calme. On a expérimenté un diner en ville le soir, c’est vraiment la foule et ça ne nous a pas vraiment emballés...
Visite du site archéologique : y aller dès 8 heures impérativement si vous voulez éviter le monde ! A 10H, c’est déjà noir de monde. Le site est sympa, assez restreint en superficie mais vaut surtout pour sa situation en bord de mer, surplombant une eau turquoise et une plage de sable blanc.
Bacalar : on ne s’attendait pas à cette lagune aux couleurs... de lagon turquoise. Vraiment très jolie, reposante. L’idéal pour une petite halte ou pourquoi pas une nuit si l’on poursuit plus loin.
Rio Bec : Nous avions prévu d’y passer deux nuits en vue de la visite du site de
Calakmul. L’hôtel «
Rio Bec Dreams » est à mon avis le meilleur endroit dans la région car les autres possibilités d’hébergement ne sont pas top (Xpujil). Ce sont des petits bungalows dispersés dans la nature parmi les arbres. Certains avec salle de bain, d’autres non. Très bonne restauration. Les proprios sont super charmants. Connexion wifi aux abords de la réception seulement. Un conseil, apportez vos boules Quies car la Nationale est à proximité et les camions roulent toute la nuit. Ca peut être très gênant...
Attention, même si cet hébergement est le plus proche du site de
Calakmul, il faut encore 1h30 de voiture pour y arriver...
Calakmul : c’est le site que nous avons le plus aimé car il n’est que très peu visité (à grand peine 30 touristes lorsque nous y étions) et les monuments sont impressionnants, dont certains encore moitié enfouis dans la forêt. Le site est immense et il faut compter au minimum 3 heures pour le découvrir. L’ascension de la grande pyramide est raide mais le panorama à son sommet est époustouflant : la forêt à perte de vue. Le
Guatemala est tout proche... On peut voir des singes araignées passer d’arbres en arbres. Prévoir impérativement de l’eau et un peu à manger car il n’y a strictement RIEN à acheter sur place ! (pourquoi ? mystère... puisqu’il y a pourtant quelques petits bâtiments et un accueil où l’on achète les billets).
La visite terminée, nous avons regagné Rio Bec Dreams dans l’après-midi. Le lendemain matin, nous avons repris la route pour nous rendre à
Campeche, via Escarcega et
Champoton.
Champoton est une petite ville côtière sans attrait particulier, si ce n’est celui des flics corrompus qui nous ont rackettés de 400 pesos !
Campeche nous a par contre beaucoup plu. Son centre historique est vraiment typique et bien conservé. La place de la cathédrale est animée le soir venu et c’est très agréable de s’y balader. C’est sans comparaison avec
Merida qui grouille de monde et où il est peu agréable de circuler (à pied ou en voiture).
Nous avons dormi deux nuits à l’hôtel Castelmar, dans la vieille ville à trois blocs de la place. Très bel hôtel avec patio intérieur, petite piscine. Le personnel est aux petits soins. Les chambres au rez de chaussée, autour du patio peuvent être un peu bruyantes en raison du passage et des gens qui discutent tard le soir.
Nous avons visité
Edzna depuis
Campeche (40 minutes de voiture). Très beau site, super entretenu avec là aussi très peu de visiteurs. C’est l’endroit où l’on a eu le plus chaud de tout notre voyage à tel point qu’on a du écourter la visite. Mais ça vaut franchement le coup d’y aller.
Etape suivante :
Uxmal. Sur la route, arrêt à
Becal, village où l’on fabrique les fameux chapeaux style
panama.
On a tout de suite été repérés par un jeune mexicain qui nous a conduits à un petit atelier de fabrication de chapeaux. Faites vous expliquer comment rouler le chapeau pour le glisser dans vos bagages sans qu’il prenne de la place... et sans l’abimer.
A
Uxmal, nous avons dormi deux nuits à l’Hacienda
Uxmal, hôtel du même groupe que le Mayaland à
Chichen Itza. Grand hôtel bien tenu et agréable avec la grande piscine centrale. La nourriture est correcte et il y a pléthore de personnel pour vous servir ! Le site archéologique est à 5 mn à pied. Donc, intéressant surtout si on veut être à l’ouverture à 8 heures pour éviter le monde (comme d’habitude)... Compter 2 à 3 heures de visite.
Ensuite, direction
Merida. Je dois dire que ça a été la petite déception de notre périple. La ville est immense et la circulation intense. Le centre historique n’y échappe pas malheureusement et ça grouille de monde. Pas très agréable pour se promener et apprécier les lieux. On a pas du tout « accroché » et on a pas regretté de n’avoir prévu qu’une seule nuit. On a dormi au « Luz en
Yucatan », posada dans le centre historique. Accueil très sympathique. Prix et conforts corrects. C’est toutefois au calme et il y a même une petite piscine. L’hôtel a un accord avec un parking privé en face et on s’y gare pour 5 USD la journée.
Nous avons effectué la visite du site de
Dzibilchaltun sur la route de Progreso. Les monuments ne sont pas les plus marquants mais le site est sympa, propre et quelque peu différent des autres. Il y a un petit cénote où les locaux viennent se rafraichir.
Le matin, en route de bonne heure direction
Chichen Itza. En chemin, visite de
Izamal. Cette petite ville vaut le déplacement ne serait ce que pour le monastère aux couleurs jaune et blanc, comme l’ensemble des maisons du centre historique. Ambiance provinciale qui fait du bien après le tumulte et la cohue de
Merida. On a mangé quelques tacos délicieux dans le petit marché couvert face au monastère. Là, vous trouverez une boutique où vous pourrez acheter les sacs en nylon aux couleurs vives assez kitsch à l’effigie de Zapata ou autres...
Arrivée à
Chichen Itza en milieu d’après-midi direction l’hôtel Mayaland (ou plutôt Touristland)... La zone hôtelière voisine du site archéologique regroupe plusieurs hôtels apparemment du même groupe. C’est une noria de bus ininterrompue. Le touriste qui voyage en goupe y est roi. Les « individuels » comme nous, beaucoup moins... Accueil minimaliste, chambres sans aucun charme à l’équipement minimum. Elles sont de plus assez bruyantes car les fenêtres à volets de bois donnant sur le couloir laissent passer tous les bruits. Par contre, une petite vue sur l’observatoire maya du site tout proche.
Côté restauration, zéro pointé. Apportez vos sandwiches ! Des prix à tomber (à la renverse) : 125 pesos pour une « salade caesar » composée de 3 feuilles de laitue et trois croutons saupoudrés de parmesan. Circulez, y a rien à voir (et à manger...)
Le seul et unique attrait de cet hôtel est son accès privé au site de Chichen Itza. C’est un sacré avantage et ça vous permet d’être dans les tous premiers à fouler le site vierge de touristes... et de marchands ! On a pu photographier tous les monuments sans aucune personne sur les clichés, y compris la grande pyramide, vraiment impressionnante et majestueuse ainsi que le jeu de pelote.
Dès 10H30 / 11H, les groupes arrivent précédés de peu par les hordes de marchands de souvenirs qui s’installent aux abords de tous les monuments (heureusement, pas (encore) au pied de la pyramide). Ca gâche vraiment tout. D’où l’intérêt d’arriver à 8 heures !
Le lendemain matin, départ vers l’aéroport de
Cancun avec un arrêt à
Valladolid et au cénote Yokdzonot à quelques kilomètres avant d’arriver en ville. Beau cénote avec de longues racines d’arbres pendant dans l’eau. Il y a un petit restaurant sur place, très agréable.
Ce voyage a été très intéressant et nous a permis de découvrir les sites mayas les plus connus et aussi bien d’autres moins célèbres mais tout aussi magnifiques. Nous nous imaginions traverser de beaux paysages et je dois dire qu’on a été déçus sur ce plan car le
Yucatan est une vaste galette recouverte de forêts que les routes traversent en lignes droites interminables... Vraiment très monotone. Heureusement qu’il y a les « topes » (dos d’ânes) pour nous tenir éveillés ! Sur ce plan, faites vraiment gaffe car la signalisation est aléatoire et on se fait souvent surprendre par des « topes » non signalés ou balisés. Certains sont franchement dangereux pour la voiture si on roule ne serait ce qu’à 40 km/h...
Les postes de contrôles de police (municipale ou fédérale) et militaires sont assez fréquents. La plupart du temps, ils laissent passer les véhicules de touristes. Sauf que parfois, certains vous rackettent (avec le sourire s’il vous plait !).
Au risque de me faire critiquer, je voudrai dire que la signalisation routière est vraiment très mal fichue. J’avais pourtant lu qu’elle était impeccable et qu’il n’y avait aucun risque de se tromper... Conduisant pourtant dans pas mal de pays dans le monde, je n’ai jamais autant fait demi-tour en raison de la signalisation fantaisiste (panneaux mal placés ou mal orientés, indications absentes, etc...)
Ah oui, j’oubliai aussi la traditionnelle escroquerie du brave pompiste mexicain, adepte de Gérard Majax, qui vous transforme votre billet de 200 en billet de 20, sous vos yeux ébahis (et sous vos applaudissements)... Faites attention, ils sont très forts ! J’ai failli me faire avoir mais j’ai été assez persuasif pour qu’il me rende la monnaie qu’il fallait.
Bon voyage si vous partez bientôt.