Enfin la suite dirons certains...

13/8
Finalement, nuit tranquille. Rapide pliage des tentes puis départ pour le game drive. On repart encore une fois vers l’est pour parcourir les pistes non encore explorées. Les lions ont terminés la sieste, ils ne sont plus la. On tourne, on vire mais on ne voit pas grand-chose. Au final, matinée plutôt décevante. On retourne au camp pour d’une part déjeuner mais aussi pour déménager du camp n° 2 au camp n° 1 qui est à 30m, et accessoirement pour faire un brun de toilette. Vers 15h30 départ, mais cette fois ci pour découvrir l’intérieur et la partie ouest de la
Chobe River. On aperçoit un hypotrague noir et une hyène du côté du Simwanza Dam mais il faut reconnaître que c’est extrêmement sec donc peu d’animaux. Vers le Simwanaza Pan, c’est carrément lunaire me rappelant certains paysages du nord ouest Namibien. Finalement on redescend rapidement au bord de la
Chobe River ou l’on retrouve de grandes prairies avec, au loin, c’est grand troupeaux de zèbres et impalas. Demi-tour en arrivant à quelques centaines de mètres de la Ngoma gate. On assiste à une scène curieuse. Un groupe d’éléphant joue autour et dans une marre de boue. Seul un jeune éléphant reste à distance, vingt mètres environ du groupe. A plusieurs reprises, il tente de s’approcher mais en vain, un jeune adulte du groupe s’y oppose farouchement en trompetant de toute ses forces et en fonçant sur lui, toutes oreilles dépliées. La scène recommence plusieurs fois jusqu’au départ du groupe. Pas découragé pour autant, le solitaire continua de suivre le groupe mais toujours à bonne distance, histoire de se faire oublier. Un orphelin souhaitant intégrer un groupe ? Un membre refoulé ? Il est encore tôt lorsque l’on arrive au camp, on décide donc de continuer notre route. On tombe sur un bon groupe de babouins, un bon groupe d’éléphants puis au détour d’un virage, face à moi, un jeune lion et sa sœur (a priori). Waouh, excitation dans le véhicule. Marche arrière lorsqu’ils passent à côté de moi, mais j’ai du mal à anticiper leur trajectoire. Rapidement, ils rentrent dans le bush puis s’arrêtent. J’arrive à les apercevoir à travers les broussailles, je mitraille. Puis ils repartent vers l’intérieur, bye, bye. Au retour vers le camp, un énorme troupeau de buffle est apparu côté plaine. Il y en a plusieurs centaines voir plusieurs milliers. Côté bush, une étrange fumée blanche est présente au loin, dans et au dessus du bush. Rapidement je me rends compte que cette fumée est en réalité de la poussière que soulèvent de centaines d’autres buffles qui sortent du bush pour rejoindre le troupeau grandissant de la plaine. Inévitablement, je me retrouve sur la trajectoire de ces mammifères. Il y en a tout autour de nous. Que faire ? J’accélère, je fais ronronner le moteur, je fonce et ça passe. Près du camp, rebelote. Mais que ce passe t’il ? Pourquoi tous ces buffles ? Est-ce la pleine lune qui en est la cause ? Quoi qu’il en soit, on entendra pendant toute la soirée, le déplacement au loin, de ce gigantesque troupeau de buffle. Un bruit de fond continue impressionnant, comme si toutes les bêtes courraient.
14/8
Nuit calme. On se lève tôt car c’est notre dernier game drive du voyage. Alors on veut en profiter. Comme la partie ouest du parc n’a pas été à très intéressante, je décide de retourner vers l’endroit ou l’on a croisé les lions. Bingo, une lionne est la, allongée au bord de la piste. Le soleil n’est pas encore levé, la lumière n’est pas génial pour les photos. La lionne surveille une hyène au loin dans la plaine. Celle-ci, à peine terminée sa présumée carcasse, retourne dans le bush et passe derrière la lionne et son frère qui immédiatement réagissent en se levant et en retournant eux aussi dans le bush vérifier que la hyène ne rode plus dans le coin. On les aperçoit au travers des broussailles lorsque la lumière du soleil apparait. Dommage. On reste un moment, puis nous retournons par l’ouest direction la Mboma Gate puis la frontière namibienne. L’étape suivante est le camp Kwando en espérant qu’il puisse nous accueillir dans le camp, je n’ai pas réservé. On quitte le
Botswana avec comme à chaque fois d’aimables personnes à la frontière car content de voir quelques français. A l’inverse, côté
Namibie on est accueilli plutôt froidement, sans aucune chaleur humaine. La différence est flagrante entre le
Botswana et les pays voisins. Nous nous étions fait la remarque lors du passage frontière venant de l’
Afrique du sud. La piste n’a rien d’exceptionnelle côté paysage en direction de Katima Mulilo, par contre question adhérence il n’y a pas photo. Certes, la piste est un billard comparé au
Botswana, mais, un tel billard, que l’on croirait qu’il est recouvert d’une couche de glace tellement c’est glissant. Premier coup de volant et hop, c’est un tout droit. J’avais décidé de prendre la piste longeant la Linyanti River et donc de ne pas passer par Katima Mulilo. La piste, qui n’en est plus une sur une bonne cinquantaine de kilomètre, traverse une myriade de petits villages plutôt habités compte tenu du nombre de personne croisés au bord de la route. On arrive vers 15h00 au camp Kwando et, sans problème, nous nous installons sur notre camp. Les emplacements sont sous les arbres, et le sol est tapi d’un beau gazon vert entretenu. Fini le sable. Je pensais que l’on allait profiter d’un beau couché de soleil, mais non, il y a beaucoup de feu de forêt dans le coin, le ciel est très laiteux et enfumé. Dommage. Ceci étant, ça ne nous empêchera pas de passer un bon moment à siroter nos sodas sur la terrasse du lodge surplombant la Kwando River !
Trajet : 260 km - 5h30
1 nuit au Camp : 400 Rand (40€)
15/8
Nuit moins fraiche que d’habitude. Nous décollons vers 8h30 pour une longue route sans intérêt jusqu'à Divundu via Kongola. A plusieurs reprises sur le trajet, la forêt est en feu. Petit ravitaillement à Divundu. J’avais prévu un arrêt au Popa Falls mais il fait chaud, bientôt midi et encore du trajet avant de s’arrêter pour manger, donc, on file. On entre dans le parc de Mahango après avoir payé l’entrée je ne sais pourquoi. On prend la piste qui longe l’
Okavango, un hypotrague, une autruche et ses 6 ou 7 autruchons puis plus rien. Absolument rien, ok c’est le milieu de journée mais quand même ! Côté
Okavango, l’eau est au bord de la piste et la verdure ne nous permet pas de voir bien loin. On essaye, en roulant tout doucement d’apercevoir un animal mais rien. Ni côté
Okavango, ni côté bush. Arrêt au Mahango Viewpoint pour le casse croute. Tient, deux vervet traversent à quelques dizaines de mètre de nous. Finalement ce parc a était décevant. Passage de frontière vers 14h30. Comme la veille, accueil froid côté namibien, très chaleureux côté Botswanais. Arrivée vers 15h30u Drotsky’s Cabins, superbe lodge d’ailleurs, ou l’on doit embarquer sur un bateau pour nous emmener au Xaro Lodge qui se trouve sur une ile au milieu de l’
Okavango. 30mn d’attente puis on embarque pour arriver à notre lodge 30 mn plus tard. Nous avons deux des 8 superbes tentes
meru luxueuses montées sur pilotis, tournées vers l’ouest face au couché du soleil et au pied de l’
Okavango. Endroit magnifique, calme et reposant. Le soir, c’est tout le monde autour de l’immense table. Bon repas, bon vin, bon digestif, agréable moment !
Trajet : 300 km – 5h00
Xaro Lodge : 1800 pulas les 2 tentes + 1200 pulas le repas, boisson, petit déjeuner (300€)
16/8
Idem que la veille au soir, le petit déjeuner est pris collectivement. S’en suit une petite balade autour du lodge pour essayer d’apercevoir une chouette. Il y en a une, mais on aura du mal a l’approcher. Au moment d’atteindre notre but, la owl pris son envol. Dommage. Vers 10h30, le patron nous raccompagne toujours en bateau pour retrouver la terre ferme et reprendre notre circuit. Sur le trajet, on s’arrête pour une petite séance photo. Le patron, a préparé un bon gros poisson, rempli d’air pour qu’il puisse flotter, qu’il jette dans l’eau pour attirer un aigle pêcheur perché sur un arbre en face du bateau. N’étant pas spécialiste de la photo d’action, je me plante dans les réglages du boitier et sur l’anticipation du zozio. Au final, 10 photos, dont une seule avec un bout d’aile de l’aigle et qui plus est floue. Lamentable d’autant que je n’ai même pas profité de la scène. Décidément, la photo des oiseaux n’est pas mon terrain de prédilection, y’a du boulot. Bref, il est 11h20 et je dois retourner à Shakawe pour retirer de l’argent (oubli de la veille). Adieu les
Tsodilo Hills que j’avais prévus dans notre parcours. L’étape suivante est Guma Lagoon à 1h30 de là mais la dernière partie d’une quinzaine de kilomètre est 4x4 only et souvent sous les eaux de l’
Okavango. J’appréhende un peu cette partie, l’
Okavango étant extrêmement haute cette année. On fait donc nos emplettes à Shakawe, rapide casse croute, puis route direction Etsha 13 petit village fait de bric et de broc. En arrivant, c’est un soulagement lorsque je vois devant moi un véhicule du Guma Lagoon Camp. Je n’ai qu’à le suivre. Et heureusement car il y a des pistes dans tous les sens, parfois très sableuses, des passages de gués. Au total, 12km de piste pas simple mais toutefois signalée par des panneaux et piqués en bois afin d’indiquer précisément les passages à suivre lorsque tout est recouvert par l’eau. On arrive donc sans problème au camp situé au bord d’un lagon, d’où son nom, Guma Lagoon Camp ! On s’installe pour deux nuits dans nos tentes
Meru plutôt simplistes. On prendra, comme quasiment chaque soir depuis le début du périple, nos dry lemon pour les uns et coca pour les autres, sur la belle terrasse du restaurant surplombant l’
Okavango. Repas très correct avec une bonne soupe bien chaude qui fait du bien car il fait très froid.
Trajet : 98 km - 1h30
2 chalets x 2 nuits : 2280 pulas (230 €)
1 Journée 2 mokoro : 1940 pulas (200 €)
Images attachées: