Merci pour vos commentaires.
10/8
Pas un bruit dans la nuit. Pas un chacal, pas une hyène n’est venue déranger le silence de cette nuit. Bonne nuit pour nous, toujours fraiche au petit matin. Il est 7h30 lorsque l’on décolle. 1 heure de game drive prévue avant de rejoindre la ville de
Kasane. On traverse le Channel grâce à un pont en ferraille très récent. Direction le Savuti Plains puis on fait le tour de Quarry Hill. Rien. Pas un animal. Pas un impala, une girafe, un zèbre. Désert. Nous quittons les plaines de Savuti déçus. Moi qui avais dit aux filles qu’il y avait de fortes chances de voir des lions, hyènes... Je me dis que l’on se rattrapera au
parc de Chobe. On reprend donc la piste qui devient rapidement difficile comme la veille. Tient deux autruches. A Ghoha North Gate, on nous conseil de prendre la piste de gauche puis celle de droite pour rejoindre
Kasane. On suit les conseils. La piste est par endroit très sableuse encore une fois. Ca n’avance pas très vite et on est fortement secoués. Il est midi lorsque nous arrivons à Kachiaku. On s’arrête au Général Dealer (boutique de souvenir) dès la fin de la piste, il fait très chaud. On me signal qu’un liquide coule derrière le véhicule par le coffre. Ha ben oui, et ça sent... l’Amarula ! La bouteille s’est ouverte avec les vibrations. Et ça c’est répandu dans tout le 4x4. Après un lavage rapide, on repart. Ce n’est plus que de la route goudronnée toute neuve jusque
Kasane. Dommage. On passe la Ngoma Gate sans difficulté, puis on arrive en début d’après midi au Water Lily Lodge ou deux chambres sont à notre disposition. Déballage des affaires, on réserve pour le tour en bateau sur la
Chobe River en fin d’après-midi, je me renseigne pour une journée aux
chutes Victoria pour le lendemain avec un guide puis on prend un lunch au bord de la piscine pour nous détendre un peu. Lunch sympa qui fait du bien après ces 5 jours en milieu sauvage. On demande également si l’on peut nous faire laver nos 15 paires de chaussettes, 14 t-shirt... Comme d’habitude, aucun problème. A 15h30, on embarque sur le bateau du Lodge, grosse barque à deux étages. Nous choisissons le haut pour bénéficier de la vue. Le but consiste à remonter la
Chobe River et de nous présenter tous les animaux rencontrés au bord ou sur l’ile centrale qui sépare le
Botswana de la
Namibie que ces deux pays ce sont disputés pendant des années. On voit différents oiseaux, domaine totalement inconnu pour moi, nos premiers crocos, hippos, éléphants, babouins, velvets, varans, impalas, cobes, buffles... C’est l’arche de Noé au bord de la rivière. Le cadre est superbe et, en arrière plan, un couché de soleil qui se prépare. Il y a des dizaines de bateaux comme le notre des gros, petits. C’est l’attraction du coin à ne rater sous aucun prétexte même si j’aurais au final préféré le faire en petit comité. Le couché de soleil est vraiment beau et c’est dans la nuit que nous rentrons au Lodge. S’en suit pour nous quatre, un gros décrassage dans nos salles de bain respectives, suivi d’un bon diner au restaurant du Lodge. Autant dire également que nous ne tarderons pas pour aller nous coucher.
Trajet : 175 Km - 5h00
11/8
Ca fait du bien un bon vrai lit. Aujourd’hui nous partons au
Zimbabwe pour la visite des
Chutes Victoria. Petit déjeuner puis départ à 8h30. Notre minibus est plein. 4 touristes qui ne font qu’utiliser le véhicule pour se rendre au
Zimbabwe puis 3 autres, comme nous, pour visiter les chutes. Arrivée rapide à la frontière qui n’est qu’a quelques kilomètres de
Kasane. Le guide nous explique pendant ce trajet que le temps pour passer la frontière côté
Zimbabwe est totalement aléatoire, 45mn à plusieurs heurs. A-t-on le choix ? 10mn pour la sortie du territoire côté
Botswana, 1h15 pour rentrer au
Zimbabwe et 4*30 USD (pour le visa) en moins dans nos poches. Ce fut rapide aujourd’hui nous lança notre guide. 45mn plus tard nous voici dans la ville de
Victoria Falls. Le guide nous dépose à l’entrée du parc permettant de voir les chutes. Il nous laisse 2h pour la visite, ce qui est a priori suffisant. On paye encore 4*30 USD pour l’entrée dans le parc. Le parc consiste en une promenade aménagée le long du Zambèze avec une dizaine de point de vue sur les chutes. On est au niveau des chutes et non au pied. La promenade s’étend sur un peu plus de 2km. Nous décidons de commencer par le point le plus à l’ouest pour terminer par le pont enjambant le Zambèze et faisant office de frontière entre le
Zimbabwe et la
Zambie. Les chutes sont impressionnantes, débit très important, presque 93m de hauteur pour la chute principale, et beaucoup d’eau sous forme de gouttelettes rejetée en l’air à cause du débit et de la puissance de l’eau qui retombe au fond du canyon. Nous sommes par moment sous une véritable pluie alors qu’il n’y a pas un nuage et que le soleil est radieux. Bonjour le matériel photographique, les lunettes mais aussi les vêtements. Heureusement, il fait chaud et tout cela sèche assez rapidement. 2h plus tard, nous voilà au point de départ comme prévu. Je remarque, et contrairement au
Botswana, qu’il y a quand même pas mal de mendicité. C’est l’heure du déjeuner. Notre guide, habitué des lieux vu le nombre impressionnant de tampon qu’il a sur son passeport, fait un petit détour pour nous montrer le Big Tree, un vieux Baobab de plusieurs milliers d’année. En sortant du minibus, je remarque un 4x4 couleur or, le même que celui qui nous a permis de rejoindre Modimolle depuis
Johanesburg. Bingo, c’est notre loueur AJC qui vient récupérer un véhicule en location et qui en profite pour visiter le coin avec sa femme. Du coup, on ne profite même pas du Baobab moins impressionnant que ceux déjà vus à Kubu Island ou Baine’s baobab. C’est l’heure d’aller manger. Notre guide nous mène ensuite directement au
Victoria Falls Hotel, hôtel colonial du début des années 1900. On s’installe sur la terrasse tournée vers les chutes (mais trop lointaines pour les voire) et le pont enjambant le Zambèze. Le jardin tropical est superbement entretenue, la décoration intérieure année 1900 luxueuse, des grooms, des serveurs partout. Magnifique hôtel dans lequel un petit séjour serait à notre avis très reposant. Pour moi et madame ce sera une grosse salade option crocodile et pour les filles un bon gros hamburger avec des frites, du coca... On ne se laisse pas abattre, verre de vin pour nous. Bref un bon moment passé pour ce déjeuner. Ha oui, le crocodile, c’est comme du blanc de poulet en plus compacte et plus fort en goût.
Avant le retour à
Kasane, petit détour par un terrain vague sur lequel une cinquantaine de vendeur essayent de te vendre tout est n’importe quoi à n’importe quel prix, le but étant pour eux de vivre. On marchande, on passe d’un vendeur à une autre... bref, on fait nos courses.
Aucun souci pour passer la frontière, 5mn côté
Zimbabwe, 5mn côté Botswanais.
On repart de
Kasane, pour loger à
Kasane. Et oui, même 10 mois avant notre voyage, je n’ai pas pu trouver deux nuits consécutives dans le même lodge. On est donc ce soir au Kubu lodge, les pieds dans le Zambèze. 2 petits chalets dans un jardin magnifique nous attendent. Le lodge dispose de 11 chalets (25 occupants maxi) mais également d’une salle de restaurant et d’une grande terrasse tournée vers le Zambèze. Le tout est superbement agencé, décoré, entretenu. En un mot, le top (sauf pour le porte monnaie, c’est pas top). A la tombée de la nuit, on va profiter de la terrasse pour la pose apéro et pour le repas.
2 chalets au Kubu Lodge + diner + petit déj : 5360 pulas (550 €)
12/8
Pendant notre copieux petit déjeuner sur la terrasse, nous sommes accompagnés par les oiseaux venant même manger dans nos mains, par des vervets à l’affut guettant le moment opportun pour venir nous chiper la nourriture, mais aussi par plusieurs mangoustes rayées que je n’hésite pas à mitrailler, allongé dans le gazon. Ce petit déjeuner dura plus que d’habitude, surement l’effet de calme, de tranquillité et de quiétude que dégage ce lodge. Si vous souhaitez passez une semaine à ne rien faire dans un superbe cadre tranquille, c’est ici qu’il faut venir. Mais voila, retour à la (dure ?) réalité, plein de diesel et plein du frigo nécessaire. On commence par la station service de
Kasane, plus de diesel. Deuxième station à la sortie de
Kasane, plus de diesel. Direction la frontière avec le
Zimbabwe, il y a bien du diesel mais 15 ou 20 voitures/camions/bus attendent devant nous. On m’indique que la cuve est pleine et qu’il n’y aura donc pas de soucis. Chacun y va de ses bidons supplémentaires de 20 à 50 litres. Au bout d’1h30, c’est à moi. Et glou et glou et glou. Ouf, il y a assez de diesel pour remplir notre réservoir. On peu maintenant partir pour les courses puis direction le
Chobe River Front. On passe plutôt par les pistes intérieures pour rejoindre notre camp n°2 à l’Ihaha camp. La piste n’est pas mauvaise et on tombe régulièrement face à des animaux. Surprenant, le nombre de girafes et d’éléphants que l’on croise dans ce parc. Surprise en arrivant car il y a encore quelques jours, les camps étaient quasiment dans l’eau. La première flaque est maintenant à 100 mètres minimum ! On prend possession de notre emplacement, on déballe tout puis on repart vers 16h30 pour le game drive du soir. C’est l’arche de Noé ici. De grands troupeaux d’animaux mais relativement loin dans la plaine car il n’y a pas énormément d’eau proche de la rive de la
Chobe River, regard à droite pour voir si des bébêtes genre des lions ne trainent pas dans le coin mais aussi à gauche pour regarder les troupeaux d’éléphants et autres animaux boire dans les marres d’eau encore disponibles. Retour par le même chemin. Au loin, un attroupement de 4x4 et guide safari. Une famille de lion et présente. Un, deux, quatre, six des grands, des petits sont là mais difficilement visibles car en plein sommeil. On voit une patte, un dos, mais rien ne bouge. On reste la dans l’attente d’un éventuellement réveil qui finalement ne viendra jamais. Le soleil se couche, il est l’heure de retourner au camp. Nouvelle nuit avec les animaux. Il y en a tout autour de nous, des buffles, des éléphants, zèbres, impalas... Nous (surtout Charlotte) surveillons de près les moindres faits et gestes de tout ce petit monde jusqu'à notre montée dans les tentes, on ne sait jamais.
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