Argentla monnaie est le dollar caraïbe oriental East Caribean Dollar (« EC » à prononcer « ici »). C'est une monnaie liée au dollar par un taux
fixe. Un dollar US vaut 2,7 EC $. La meilleure façon de s'en procurer est de retirer de l'argent à un distributeur. Le taux officiel s'appliquera et vous aurez à payer les frais fixes de la banque sur place (quelques dollar US suivant les banques, la banque nationale prend 11 EC dollars) plus les frais de votre banque. Cela reste plus intéressant que de changer des billets car les taux appliqués sont moins favorables. Un exemple (sans doute le pire) on vous échange à l’aéroport de
Fort de France sur la base de 2,5 EC $ pour 1 euro. Personnellement en retirant 270 EC $ (soit 100 US dollars) le taux m'est revenu à 2,91EC $ pour1 euro tout frais compris. Frais de ma banque 1,95 % et pas de frais fixe.
Les paiements effectués par carte sont généralement faits en EC dollars même si le prix est affiché en dollar US. Par exemple pour la location de voiture la tarification était faite en US dollars. Ce montant a été transformé en EC dollars (multiplié donc par 2,7) et débité ainsi sur ma carte bleue. Seule exception l’hôtel où nous logions a effectué un règlement en dollar US directement mais cela semble rarissime.
Les prix sont indiqués en général en EC dollars même si le sigle fait penser à un US dollar. En général il n' y a pas d’ambiguïté. Dans les restaus par exemple il est assez clairement indiqué quelle devise est appliquée et si le service et la taxe sont compris. Dans les supermarchés les prix sont affichés TTC.
DéplacementsA moins de disposer de beaucoup de temps le touriste n'a pas vraiment la possibilité d'utiliser les transports en commun sauf dans le secteur Nord. La location de voiture et les taxis sont très coûteux ainsi que les petits transferts par bateaux. La location de voiture vous apporte la liberté de déplacement mais pour un séjour bref on peut envisager l’option taxi : du point d'arrivée vers le lieu d'hébergement puis taxis à la demande ou à la journée. Si vous êtes logés en location et devez assurer les approvisionnements cela est plus compliqué ou alors il faut vraiment tout planifier. On peut se rendre de
Castries à
Soufrière en bateau pour un prix plus raisonnable qu'en taxi et c'est plus agréable et rapide.
Les routes principales sont très correctes allant du très beau revêtement à des secteurs assez dégradés (surtout entre
Soufrière et
Castries) et elles sont d'une largeur toujours convenable. Les autres routes sont dans des états très variables et surtout comportent des passages étroits, pentus, etc.
La route d'
Anse Chastanet ne présente pas de difficultés particulières par temps sec il suffit d'aller lentement (compter 20 minutes en berline, 15 avec un véhicule type jeep ou 4x4, celle de ti Kaye (anse Cochon) plus rapide est finalement plus piègeante. Ne s'engager sur les routes secondaires que si vous êtes en confiance et bien-sûr jamais de nuit. Il faut s'attendre à des manœuvres pour pouvoir se croiser. Les applications GPS type Google maps ne sont pas fiables, en dehors des axes principaux ou urbains, certaines routes et pistes mentionnées n'existent pas ou plus.
Concernant la location de voiture, on est plutôt sur des standards américains : voitures automatiques et en très bon état. Ceci explique aussi les prix...Nous avions choisi l'option « petit modèle de base » à savoir une Chevrolet Spark. Le véhicule avec peu de kilomètres s'est révélé beaucoup plus nerveux qu'attendu et la boite automatique bien agréable, réagissant très bien aux variations de pente. Il était doté de bons pneumatiques mais pas quand même du niveau des véhicules type Suzuky Jimny. On préféra ces derniers si l'on souhaite s'écarter un peu des axes principaux sans avoir à viser (très) juste entre les nids de poule et avoir une meilleure garde au sol. Le problème majeur que l'on a rencontré c'est les forts dénivelés à l'entrée des voies secondaires (à la jonction avec les routes principales). Si la conduite n'est pas dangereuse, notamment comportement routier très correct dans l'ensemble des conducteurs, elle reste délicate et un peu stressante surtout en forêt avec les passages lumière /ombre qui vous laisse aveugles quelques fractions de secondes en plein virage...Beaucoup de circulation dans le nord touristique beaucoup plus calme ailleurs.
Nous sommes restés une semaine à
Sainte Lucie basés à
Soufrière. Une rapide incursion dans le Nord touristique nous a confirmé que ce secteur n'a d'intérêt que si l'on a les moyens de loger dans un resort ou une villa situés vraiment dans le Nord de l'île. Le secteur de
Rodney Bay Reduit Beach est vraiment moche.
L'île devient vraiment authentique à partir d'Anse la Raye. Par rapport à la
Martinique que nous avons visité ensuite cette île apporte un dépaysement plus direct. Nature beaucoup plus sauvage et très verdoyante y compris coté côté caraïbe, sans atteindre l'extrême exubérance du Nord Est
Martinique, villages de pêcheurs typiques et toujours actifs. La pauvreté est présente mais il n' y a pas le côté délabré abandonné que l'on voit dans certains secteurs de la
Martinique. La population est sympathique, d’autant plus que vous vous éloignez des centres ou des établissements touristiques. Nous nous attendions à plus de sollicitations. Elles ne sont manifestes qu'à
Soufrière où converge tout un tourisme à la journée venus par route ou bateau.
Coté fonds marins accessibles du bord, assez nette différence avec la
Martinique. Sans être exceptionnels ils sont beaucoup plus riches. Coté plages gros bémol par contre comparé à sa voisine du Nord, mais il y a quelques possibilités en dehors des plus mentionnées devenues ou inabordables ou surpeuplées. Le plus gros intérêt de l'île est le secteur de
Soufrière et ses pitons, un site vraiment exceptionnel qui justifie la
visite de cette île. Ce n'est pas par hasard qu'il attire une clientèle fortunée.
Un petit plus, bien que logés en pleine nature nous n'avons pas eu du tout de moustiques ils étaient plus présents en
Martinique.
A votre disposition pour des renseignements plus ciblés.