Infos concernant l'altitude:
La basse altitude est inférieure à 1000m
La moyenne altitude s'entend pour 1000 à 2000m
La haute altitude concerne les hauteurs comprises entre 2000m à 5500m mais beaucoup de spécialistes considèrent 3000m comme une altitude moyenne.
On peut donc dire que la haute altitude débuterait à 3000m et jusqu'à 5500m.
Après nous sommes en très haute altitude, mais on s'en fout, c'est pour les alpinistes de haut niveau et ils en connaissent les effets beaucoup mieux que nous.
Les effets sur le
pékin lambda
Certaines personnes sensibles peuvent sentir des troubles à partir de 1000m, mais ça reste assez rare.
A partir de 2000m une personne normale ressent de l'essoufflement en cas d'effort : par exemple un chemin qui grimpe. Evidemment et si tu fais du sport à 2000m les performances seront diminuées.
Plus haut et plus tu grimpes (de 3000 à 5500m) les effets sont immédiats dès que tu arrives, et même au repos tu ressens une oppression à partir de 3000m. Les premiers jours on ressent une gêne même en cas d'activité de faible intensité. On a le coeur qui bat (tu me diras heureusement) on fait de l'hyperventilation, parfois trouble aux oreilles et vertiges.
Lors d'un séjour en altitude on risque de souffrir du M.A.M. (Mal Aigu des Montagnes) qui est dû au manque d'oxygène (hypoxie).
C'est un syndrome de souffrance qui apparaît quand on monte en altitude sans avoir pris la précaution de s'acclimater. L'environnement hypoxique est le seul environnement particulier pour lequel l'homme développe un éventail de mécanismes d'adaptation.
Pour limiter au maximum les effets indésirables, il ne faut pas monter trop haut trop vite, il est comme pour la plongée sous-marine, nécessaire d'observer des paliers lors de l'ascension, et de dormir à une altitude plus basse que le maximum atteint dans la journée.
Chaque individu est différent et selon les cas certaines personnes se sentiront mal dès 2500 mètres alors que d'autres atteindront des altitudes supérieures sans soucis.
Les symptômes sont dans 80 % des cas des céphalées souvent accompagnées de nausées. Contre les maux de tête, on peut adopter un rythme de respiration lent et profond ce qui peut les limiter. On remarque aussi une fatigue générale, une perte d'appétit avec un écoeurement des aliments gras, un essoufflement (même au repos), une augmentation du rythme cardiaque, des troubles du sommeil avec des troubles de l'onirisme parfois, une envie de dormir sans y parvenir, des quintes de toux, des troubles de la vue. Pour les cas plus graves, on note l'apparition de vomissements ainsi qu'une diminution des urines.
Dès l'apparition de ces symptômes une seule solution : redescendre. Descendre de 500 mètres doit être suffisant.
En général les premiers symptômes apparaissent vers 3000 mètres après un délai de 4 à 8 heures. On observe une régression des signes après 48 heures. Cela touche 15 % des personnes à 2000 mètres et 60 % à 4000 mètres
Ce syndrome touche n'importe qui, y compris des sportifs de haut niveau très entraînés, on n'observe aucune différence entre les sportifs et les non-sportifs. Et sur un même individu, une année ça va passer sans problème et l'année suivante on sera malade à en crever. Toutefois les enfants sembleraient y être moins sensibles.
Il n'existe pas 50 000 remèdes. L'acclimatation reste la meilleure des préventions. Monter par palier de 500 mètres à partir de 3500 mètres. Sinon la redescende demeure la meilleure solution en cas de problème, les symptômes disparaissent alors totalement.
Avec des altitudes comme dans les Alpes, une bonne acclimatation prend une petite semaine, alors que dans l'Himalaya cela peut prendre plusieurs semaines. Mais les altitudes ne sont pas les mêmes...
Une fois là-haut perché on peut limiter les dégâts en buvant beaucoup (jusqu'à ce que les urines redeviennent presque totalement claires).
On se déshydrate très rapidement en altitude, car l'air y est très sec, à chaque expiration notre organisme perd de l'eau, il ne faut donc pas hésiter à boire 3 ou 4 litres par jours. En fait on se déshydrate par les poumons. Pour une meilleure assimilation, il est préférable de boire souvent en petites quantités plutôt que par séries de demi-litres. Mais s'il est indispensable de boire beaucoup, c'est aussi parce que cela aide à fluidifier le sang.
On peut également prendre des repas plus fréquents et plus légers, pour limiter la fatigue engendrée par la digestion.
Il ne faut pas rester trop haut trop longtemps, et éviter les efforts violents. L'exercice modéré est préférable au fait de s’aliter, par exemple on peut marcher lentement.
Il faut manger un peu plus riche en glucides (sucres), de toute façon on a souvent un sentiment d'écoeurement face au gras.