Renaldito · 29 juillet 2014 à 4:46 · 64 photos 34 messages · 8 participants · 10 117 affichages | | | | Un peu plus loin sur la route presqu'aussi déserte.
Le rio Turquino.
J'arrive au campismo La Mula, avec l'intention bien arrêtée de continuer plus loin, malgré l'heure qui avance (il est 15h). Je prends une bouchée, avec une bière bien fraîche. La chaleur est intense, le campismo presque désert. Les employés me convainquent de passer la nuit ici, parce qu'après la Mula, la route s'avère en très mauvais état, et surtout qu'il n'y a pratiquement plus d'habitations ou de ressources. De mon côté j'aimerais pousser jusqu'à la Plata, que j'ai rejoint une autre année depuis l'ouest, soit depuis Pilon et l'hôtel Marea del Portillo. J'aimerais boucler la boucle! Les paysages y sont grandioses, le sentiment d'isolement encore plus palpable.
Ici je ménage un petit suspense... avec le prochain post mon excursion va prendre un tour imprévu! À suivre! | | | merci pour ce récit, que je lis avec beaucoup de plaisir; il me rappelle 2009, où j'étais rentrée avec une entorse du genou, mais nous étions en voiture. j'étais allée jusqu'à la Plata; j'attends la suite hasta luego! Viviane | | | La suite:
Sur les conseils des employés du campismo La Mula, j'ai donc décidé de rester prudent, et d'y passer tranquillement la nuit. Bien m'en pris, parce que le pneu arrière du scooter se dégonflait lentement... En début de soirée, nous sommes donc allés chez le ponchero, à quelques kilomètres. Mais... la réparation n'a pas tenu. Le lendemain matin, donc, pas question pour moi de continuer vers l'ouest: il me fallait rebrousser chemin vers El Uvero pour faire réparer ma crevaison correctement. Voici donc la photo de mes amis cubains qui montent de force le scooter dans la guagua, en tordant le guidon et les rétroviseurs.
Les passagers du bus ont été bien tolérants pour ce yuma qui prenait toute la place! La vingtaine de km a nécessité environ une heure, à cause de la route bien défoncée.
J'ai donc été dépanné, mais mieux encore nourri et accueilli en ami par cette famille cubaine. J'ai pu partager leur quotidien: ici, le beau-père donne le bain à un de ses coqs de combat.
Le beau-père attelle ses boeufs avant de les mener aux champs. Et le scooter...? La réparation s'est effectuée en moins de deux, grâce à des condoms achetés à la pharmacie, que, d'ailleurs, on ne m'a pas facturés! Aucune tentative d'abuser de la situation, le prix demandé était toujours en monnaie nationale, ce qui, bien entendu, n'empêche aucunement de laisser un pourboire à discrétion. Et la réparation a tenu tout le trajet du retour jusqu'à Santiago. La route entre La Mula et La Plata, ce sera donc pour une prochaine fois! | | |
Je reprends donc la route vers Santiago, savourant paysages uniques et tranquillité, sous un soleil de plomb.
Une forte pluie me surprend avant l'arrivée à Santiago. Je cherche refuge chez ce paysan qui rentre chez lui avec sa récolte de limones. Sa porte m'est grande ouverte, nous aurons le temps de discuter un peu pendant que l'averse passe.
Le cyclone, qui est passé très exactement ici à l'automne 2012, a complètement rasé sa maison. La cabane qu'il habite maintenant est extrêmement modeste, bien qu'il puisse exploiter les ressources d'une bonne partie de la colline environnante. Il partage spontanément avec moi un café, et un sac de limones que je ramènerai en ville. Mes logeurs en seront très contents, parce que la récolte commence à peine et qu'ils sont encore peu disponibles.
J'aime beaucoup le mot qu'emploient les Cubains pour décrire une attitude loin de celle des jineteros et profiteurs en tout genre: ils disent " Somos nobles". Ce sont souvent les plus humbles qui sont les plus généreux. | | |
De retour à ma casa de Santiago. Il me reste encore quelques jours de vacances. Je rends le scooter, et j'irai plutôt à la Grand Piedra et à El Salton en taxi.
Un petit café pour quelques sous à une cafeteria du centre-ville.
Au pied de l'escalier qui mène au sommet de la Grand Piedra. Nous sommes dans les nuages, et la différence de température avec la ville est notable.
Le micro-climat qui règne est propice pour plusieurs plantes endémiques et pour la culture du café.
Pendant un court instant, les nuages dégagent la vue depuis le somment de la Grand Piedra. | | | Bonjour renaldito,
ça a du être des moments magiques quand tu t'es arrêté chez l'habitant pour boire un café  Tes photos sont vraiment belles | | | Toujours de splendides photos, tu as bien ressenti le pays | | | Merci pour les commentaires! La suite:
L'intérieur du manoir du Cafetal La Isabelica, à 2 km de la Grand Piedra. Pratiquement pas d'indications depuis la Gran Piedra, il faut bien s'informer de la direction à prendre. J'étais accompagné d'un ami cubain; entre la brume et les nuages nous avons reçu quelques gouttes, le sentier était quelque peu boueux, il faisait froid... nous avons bien failli rebrousser chemin. Finalement arrivés sous l'averse à La Isabelica, nous avions le guide pour nous seuls. Magnifique demeure de la fin du XIXe, site classé au Patrimoine mondial de l'Unesco, qui témoigne de l'histoire du café et de l'immigration française provenant d' Haïti.
Maintenant en route vers El Salton. Nous traversons une région où a débuté la révolution à la fin des années '50. La pancarte dit "Comecara: Ici se trouvait un campement rebelle composé de deux pelotons."
À 7 km d'El Salton.
Quelle peur on a eu, le taxista et moi! Depuis un pont en surplomb d'une rivière, ce corps flottant, absolument immobile, avait tout d'un noyé. Nous nous arrêtons, déjà en panique. Des passants nous rassurent: "Ah, oui, il pêche la crevette de rivière!". Son système de flottaison était simplement constitué de bidons de 5 litres vides. Nous sommes quittes pour une bonne frousse... | | |
Le fameux Salton. Suite aux averses récentes, il a triplé de volume, et le bassin a perdu sa limpidité. Malheureusement la baignade n'y est plus possible: à la suite de sécheresses successives, les algues ont proliféré.
Le lodge est pratiquement désert, occupé par seulement quelques clients de passage. C'est un véritable jardin exotique, débordant de fleurs et d'oiseaux, l'endroit parfait pour s'isoler et rédiger une thèse, avec un accueil très amical du personnel.
Vue d'ensemble du lodge d'El Salton.
Voilà, ce carnet tire à sa fin, merci encore à tous ceux qui mettent passion et patience pour partager avec nous leurs souvenirs de voyage; vous êtes une source d'inspiration!
Au plaisir de se recroiser, sur le forum ou sur les chemins moins fréquentés, de Cuba ou d'ailleurs. | | | La technique de pêche  La photo de la cascade est belle | | | En Août on a eu la même surprise que pour la pêche
Comment prendre un raccourci pour rentrer chez soi
mais elle continue
elle disparaît
| | | j'ai décidé de repartir à cuba en mars 2015, (un 1er voyage en 2001), je souhaite reprendre un vol de la havanne, après un arrêt de 2 à 3 jours, pour santiago et ensuite remonter en voiture (environ 7 jours), aurais tu des conseils, des itinéraires, des adresses...., je prends tout. merci | | | j'ai décidé de repartir à cuba en mars 2015, (un 1er voyage en 2001), je souhaite reprendre un vol de la havanne, après un arrêt de 2 à 3 jours, pour santiago et ensuite remonter en voiture (environ 7 jours), aurais tu des conseils, des itinéraires, des adresses...., je prends tout. merci
Bonjour philsery ! A mon avis, vous gagneriez du temps et de l'argent en arrivant à Santiago pour remonter vers la Havane tranquillement. Vols de la Cubana le dimanche, départ d'Orly. Comme en plus vous n'avez pas beaucoup de temps, je pense que ce serait plus judicieux. Bonnes vacances | | | Un grand merci pour ce 12 jours. Ça donne envie d'y aller voir, de goûter, de sentir, de toucher, et aussi d'écouter.
Écouter les gens qui ont utilisés leurs 5 sens, et qui partagent leurs périples, afin de nous faire saliver d'envie.
Merci encore pour ces délicieux moments en images. | Carnets similaires sur Cuba: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 14 550 visiteurs en ligne depuis une heure! |