un peu de lecture ça fait du bien.
Effectivement nous n'avons pas la même façon de voir l'Afrique... mais il te manque juste des infos, mère supérieure.
bonne lecture, si tu arrives jusqu'au bout.
Désolé je n'ai pas d'images qui vont avec
Temoust, lundi 29 novembre 2010
Le Sahara le tourisme et la
France ridicule de Sarkozy !
La meilleure manière de mettre en place un complot de façon la plus insidieuse, c’est justement de passer du temps et des moyens destinés à dénoncer la théorie de complot, afin de le discréditer ou simplement de mettre en doute toute version autre des faits. C’est ce qui fait gagner du temps à tous dans le Sahara dans cette course effrénée contre la montre que se livrent La
France, L’
Algérie, le GSPC et dans une moindre mesure les américains.
Pour le cas de la
France, indépendamment de ce postulat, nous développerons ici quelques remarques qui non seulement n’échappent à aucun spécialiste de la zone mais méritent également d’être soulignées.
La
France activiste de sarkozy qui place les intérêts économiques au premier plan
Non pas que les autres régimes français n’y attachent point autant d’importance mais la révision du système de l’Aide Publique au Développement, dénoncé par les ONG françaises entre autre, qui met une institution financière (l’agence française de développement) comme opérateur principal du mécanisme de financement des actions de développement ne laisse aucun espace aux diplomates français sur le terrain pour décider des priorités qui sommes toutes sont réduites à l’investissement qui rapporte. Un conseiller d’Alain Joyandet disait déjà en 2008 « jamais depuis 1960 on n’avait connu un tel démantèlement des subventions aux pays d’Afrique subsaharienne. ».Une charge qui se confirme sur le terrain avec la disparition des financements de projets de développement notamment dans la zone saharienne censée être une zone d’intérêt particulier pour la
France au vu du tapage médiatique orchestrée autour d’une pseudo volonté de lutte contre un pseudo islamisme radical.
La
France qui se coupe de ses représentations diplomatique, La
France ignorante, la
France qui se ridiculise
La nouvelle cartographie de l’insécurité au sahel qui, rappelons-le, est politique et non pas opérationnelle met à nu la méconnaissance du contexte par par le Ministère des affaires étrangères et le mépris affiché des avis contraires des représentations diplomatiques sur le terrain, qui sont loin de partager la même lecture que leur hiérarchie.
Les zébrures ridicules vert, orange et rouge « tirées à la règle » sur la carte de l’insécurité du MAE tout comme les frontières des pays du sahel lors des indépendances, marquent le début d’une nouvelle ère de ridiculisation de la
France auprès de ceux qui connaissent bien le contexte et qui savent que malgré la véracité d’une certaine forme d’insécurité pour les occidentaux ce manichéisme du tout noir ou tout blanc cache mal un malaise d’une
France qui ne sait pas grand chose, une
France aussi bien impuissante pour la libération et la protection de ses ressortissants dans la région que pour l’éradication d’un mal qui au final sert bien ses intérêts aussi bien internes (affaire Bétancourt) qu’externes (mainmise sur les ressources régionales). Mais cette
France là se trompe lourdement car elle ne fait qu’accélérer sa perte de puissance dans la région à moyen et long terme. Le contexte politique d’aujourd’hui dans le sahel est différent du contexte gaullien des indépendances et ses partenaires nationaux commencent à mieux savoir décrypter l’hypocrisie politique qu’elle ne l’aurait fait elle même. Ce qui fait d’ailleurs dire à Amadou Toumani Touré, Président du Mali lors d’une visite récente à Tombouctou qu’ « Aucune preuve ne permet d’affirmer que les otages sont détenus au Nord du Mali. C’est peut-être une position de confort pour certains, mais qui ne dérange pas AQMI, qui ne le demande pas d’ailleurs, ils n’ont pas besoin de le faire parce qu’ils savent que là où les otages sont, ce n’est pas là où on le dit. Le Mali est dérangé. Nous sommes victimes et otages d’une situation qui ne nous concerne pas. AQMI n’est pas malien. » Le Mali, tout comme la
Mauritanie ou le
Niger (Mamadou Tandja l’a déjà démontré par deux fois avec AREVA) ne se laisseront pas punir impunément parce qu’ils ont refusé une quelconque installation significative de militaires et services d’espionnages français sur leur territoire. Les observateurs de la situation qui comprennent le but de la cartographie approximative accompagnée d’alertes bien ciblées destinées à lui donner un peu de crédibilité ne se laisseront berner que le temps d’un tour chez le coiffeur.
Le ressentiment et la dérision anti-français gagnent du terrain tous les jours des côtes de
Nouakchott au
lac Tchad, c’est tout ce qu’aurais gagné le
France dans l’opération au delà des opérations extrêmement couteuses d’interception des communications par les Breguets atlantiques qui reviennent toujours bredouilles.
En guise de conclusion, nous laisserons la parole à un diplomate qui s’était confié au journal libération sur la question de l’aide au développement qui affirme que « l’Elysée n’a aucune vision, aucune stratégie sur le développement : juste du pilotage à vue. » Il en est tout à fait de même pour la situation actuelle au Sahara.
Il est inutile de cherche à comprendre pourquoi la
France veut tuer le tourisme dans la sous-région car probablement Monsieur Sarkozy ne le sait pas lui même.
Issane ANSAR
Points Chauds, 29/11/2010
ATT: "Aqmi n’est pas malien...nous sommes victimes d’une histoire qui ne nous regarde pas"
ATT agacé par la campagne médiatique contre la destination au nord Mali des médias occidentaux, a mis les pieds dans le plat à l’occasion du lancement des travaux de la route Tombouctou-Goma-Coura.
Coupant court aux informations relayées dans les médias occidentaux sur l’insécurité au nord de notre pays avec la présence de l’AQMI, le président ATT a profité de la cérémonie de lancement des travaux de la route Tombouctou-Goma Coura pour asséner ses vérités.
« Cependant, aucun individu, aucune preuve ne peut permettre d’affirmer que les otages sont détenus au nord du Mali. Le Mali pour sa part est dérangé. Je le dis solennellement nous sommes victimes d’une histoire qui ne nous regarde pas, otage d’une situation qui ne nous concerne pas. L’AQMI n’est pas Malien, nous n’avons absolument rien à avoir avec eux ».
ATT a en même temps assuré les entreprises adjudicataires et les partenaires financiers de la quiétude qui va régner pendant leurs travaux. « Je voudrais en cette occasion informer les partenaires, les entreprises, les bureaux de contrôle, en tant que chef suprême des armées, que les forces armées assureront la sécurité de l’ensemble du chantier et pendant tout le temps que vont durer les travaux. Mais nous serons exigeants sur les délais et les contrats que nous avons signés », a insisté le président ATT au lancement des travaux.
Amadou Maïga
22 Septembre, 29/11/2010
IBK devant le Conseil de l’Internationale Socialiste: «Une double approche sécuritaire et de développement pour contenir la menace terroriste au Nord Mali»
C’est à
Paris au siège de l’OCDE que s’est tenu les 15 et 16 novembre 2010 le Conseil de l’Internationale socialiste (IS), auquel participait Ibrahim Boubacar Keita (IBK), président du Rassemblement pour le Mali (RPM) et député de Bamako.
Cette rencontre, la seconde de l’année après celle de
New-York en juin 2010, rassemblait l'ensemble des leaders socialistes, parmi lesquels Georges Papandreou, Premier ministre grec et président de l'IS, Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste (PS) français, ou encore Ehud Barak, ministre de la défense d'
Israël.
Le président irakien, Jalal Talabani a également fait le déplacement. Les débats portaient, quelques jours après le G20 de
Séoul, sur les questions d’économie mondiale, le changement climatique, et la sécurité, thématique sur laquelle IBK s’est exprimé.
L’ancien Premier ministre a été très applaudi en débutant son propos par un vibrant hommage à son camarade Alpha Condé, élu à la présidence de la République de
Guinée, devenant ainsi le premier président démocratiquement élu dans ce pays. Il a ensuite abordé la question de la sécurité dans la bande sahélo-saharienne, un « problème crucial pour la paix et la démocratie dans la région ».
Selon IBK, la présence du terrorisme, du narcotrafic et d’AlQaeda au Maghreb Islamique (AQMI) dans le septentrion malien « entache l’image de notre pays, limite le développement des activités touristiques, met en péril la cohésion et l’unité nationale, et déstructure le tissu social des communautés touarègues qui vivent dans cette zone ».
Il a de nouveau appelé à une réhabilitation et un retour de l’Etat dans le Nord, afin de juguler la menace terroriste et contenir le risque d’une expansion continentale. Pour l’ancien président de l’Assemblée nationale du Mali, il est nécessaire d’appliquer une « double approche sécuritaire et développement » en collaboration avec les voisins du Mali et les partenaires occidentaux, pour rétablir la confiance.
Proche de plusieurs personnalités du parti socialiste français, IBK a profité de son séjour parisien pour effectuer des rencontres bilatérales avec Martine Aubry, première secrétaire du PS, mais également avec Laurent Fabius et Hubert Védrine.
Le président du RPM, accompagné par Sékou Magassa, secrétaire général de la section RPM de
Paris, a profité sa visite pour faire le point sur les activités du parti et le programme des prochains mois.
Boubacar Touré
22 Septembre, 29/11/2010
Insécurité à Kidal: Le Chef d’agence de la BMS agressé à son domicile
C’est aux environs de 20 heures, dans la nuit du mardi 22 novembre, que le domicile du Chef d’agence de la BMS de Kidal, Chérif Ag Erlaf, a reçu la visite de deux bandits armés enturbannés. Ces derniers sont repartis avec la Toyota 4x4 de la Banque, une moto
Jakarta et les téléphones et liquidités des occupants de la maison.
Dans la nuit du 22 novembre, aux environs de 20 heures, le correspondant du Médiateur de la République, Issiaka Coulibaly, était venu suivre à la télé un match de Ligue des Champions européens chez son ami Chérif Ag Erlaf, dont le domicile jouxte l’agence BMS de Kidal, dont il est le premier responsable. En plus du maître des lieux, un enseignant et le gardien du domicile avaient déjà pris place devant le petit écran.
A peine la partie de football avait-elle commencé qu’un jeune homme enturbanné fit irruption dans la cour de la concession. Il progressa rapidement vers les quatre téléspectateurs et, contre toute attente, leur demanda de se mettre à terre. Ils étaient encore là, tout hésitants, quand un deuxième individu, enturbanné, une arme automatique au poing, vint rejoindre son complice.
C’est à ce moment précis que les quatre hommes réalisèrent qu’ils étaient en face des bandits armés très déterminés. L’un des hommes enleva tout d’abord les téléphones portables des quatre victimes, avant de demander la clef de la Toyota de la BMS et celle de la moto
Jakarta, appartenant au correspondant du Médiateur de la République, Issiaka Coulibaly.
Tout se passa ensuite très vite. Avant de quitter la concession, les bandits prirent la précaution d’enfermer les quatre téléspectateurs dans une pièce. Puis, sans crier gare, ils se fondirent dans la nature.
A peine les braqueurs eurent-ils pris la tangente qu’Ag Erlaf et ses trois malheureux compagnons défoncèrent la porte de la chambre. Ils alertèrent aussitôt les forces de sécurité et notamment le Commandant des opérations militaires au Nord Mali, le Colonel Gamou. Celui-ci organisa aussitôt la poursuite des bandits, mais en vain pour le moment. Les victimes s’en sont sorties avec une grosse frayeur et des pertes matérielles somme toute peu importantes, mais que se serait-il passé si les cambrioleurs avaient voulu s’attaquer à l’Agence BMS toute proche? Le retour de la sécurité à Kidal ne semble pas être à l’ordre du jour pour certains aventuriers!
Pierre Fo’o Medjo
La Tribune d'
Algerie, 29/11/2010
Lutte antiterroriste:
Réunion à
Londres du groupe de contact bilatéral algéro-britannique
La deuxième réunion du groupe de contact bilatéral de coopération algéro-britannique, dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et les questions de sécurité connexes, se tiendra aujourd’hui et demain à
Londres, selon une dépêche de l’APS.
Le groupe de contact est un mécanisme de création récente, destiné à «structurer le dialogue et la concertation entre l’
Algérie et le
Royaume-Uni sur l’ensemble des questions liées à la lutte contre le terrorisme transnational et dégager les modalités en vue d’approfondir la coopération bilatérale dans ses dimensions politique, diplomatique, judiciaire, financière, opérationnelle et d’assistance technique», a-t-on précisé.
A l’occasion de cette rencontre, «les deux parties doivent procéder, notamment, à une évaluation et à un échange d’analyses et d’informations sur l’évolution de la lutte antiterroriste dans les deux pays et sa projection sur leur environnement régional et international», a-t-on ajouté. La délégation algérienne sera conduite par Kamel Rezzag-Bara, conseiller auprès du président de la République, et la délégation britannique par Simon Manley, directeur de la défense et des menaces stratégiques au ministère britannique des Affaires étrangères.
La première réunion de ce groupe s’est tenue les 16 et 17 mars dernier, mais rien n’avait filtré sur les résultats. Il va sans dire que cet outil de travail est destiné à «permettre à la
Grande-Bretagne et à l’
Algérie d’œuvrer au partage du renseignement et de la formation», comme l’a indiqué récemment le secrétaire d’Etat britannique pour le Moyen-Orient et l’
Afrique du Nord, Alistair Burt.
Il avait qualifié l’
Algérie de «partenaire-clé», estimant qu’«il y avait nécessité pour les nations d’œuvrer ensemble de manière plus efficace» contre le terrorisme. Lors de sa visite en
Algérie, il a annoncé le soutien du
Royaume-Uni à la politique de l’
Algérie criminalisant le paiement de rançons aux groupes terroristes. Le diplomate britannique considère cette pratique comme première source de financement des groupes armés. «Le terrorisme représente une menace pour tout le monde.
Il y a différentes manières d’y faire face. Nous sommes de l’avis de l’
Algérie en ce qui concerne la criminalisation du paiement de rançons qui, pour nous, peut être la base du financement des terroristes», a-t-il expliqué. La diplomatie s’est également invitée lors de cette visite.
M. Burt a clairement sollicité la médiation de l’
Algérie afin de «persuader l’
Iran d’accepter l’invitation à discuter de son programme nucléaire».
Hormis les domaines sécuritaire et diplomatique, où les deux pays affichent «une convergence de vues», la coopération bilatérale pourrait à l’avenir prendre forme dans d’autres domaines, à l’instar de l’énergie hors hydrocarbures, de l’assistance technique, de la culture, de l’éducation, de la coopération militaire et sécuritaire, évoqués lors de la visite en
Algérie du secrétaire d’Etat britannique.
A. R