| Et si on allait aux Phil's? Genevois · 12 février 2015 à 15:30 · 15 photos 47 messages · 13 participants · 8 735 affichages | | | | 12 février 2015 à 15:30 · Modifié le 12 fév. 2015 à 21:06 Et si on allait aux Phil's? Message 1 de 47 · Page 1 de 3 · 5 790 affichages · Partager Exact. Et si on allait aux Philippines ? L'archipel était depuis longtemps sur notre liste des endroits à ne pas manquer sur cette planète, encore faillait-il trouver le bon moment, l'opportunité de se décider. Cette opportunité s'est présentée sans réellement prévenir, par la traditionnelle publicité sur le net pour les prix de billets d'avion. Un vol Genève- Londres- Hong Kong et finalement Cebu avec Cathay Pacific, à un tarif qui ne laissait plus planer le doute.
Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.
Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.
Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres- Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?
Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.
L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.
Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.
Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.
Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.
Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.
Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.
Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.
Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.
Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.
Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !
Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Genevois · 13 février 2015 à 21:11 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 2 de 47 · Page 1 de 3 · 5 649 affichages · Partager Ah merci Laurent pour cet avant goût (on part ds 15 jours). Ca me donne trop envie ces scènes de vie. J'attends la suite avec impatiente (et en photo c'est possible  ). Au plaisir de te lire Christelle | | | À: Solene40 · 14 février 2015 à 12:13 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 3 de 47 · Page 1 de 3 · 5 579 affichages · Partager Je suis bien d'accord avec Sollene ;) c'est un plaisir de te lire.. ça me donne envie d'y retourner encore plus rapidement.. | | | À: Genevois · 14 février 2015 à 15:49 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 4 de 47 · Page 1 de 3 · 5 555 affichages · Partager Ce matin, le but premier est d'aller faire nos courses au marché juste derrière le CouCou. Un petit marché, mais suffisant pour y trouver quelques fruits pour le repas de midi. Mangues et bananes, de quoi faire le plein de saveurs tropicales. Nous prenons ensuite la route en direction de la pointe nord de l'île, où se trouvent les vestiges d'un ancien fort espagnol. Mis à part les petits chemins pour rejoindre Bantayan, dont on ne se lasse décidément pas - des chemins, pas de la ville -, nous prendrons au plus court pour aller au nord. Au plus court, c'est-à-dire la route goudronnée qu'emprunte aussi les voitures et camions. Une route pas forcément dangereuse, mais bien moins agréable que les petites allées des bords de mer. Le fort n'est pas indiqué une fois sur place, alors on y va à l'instinct. Et surtout à la chance puisque nous tombons dessus du premier coup, à l'intérieur du Kota Park.
Les ruines en question n'ont rien d'extraordinaire, il ne faudrait pas y monter juste pour elles. Quelques murs, aucune explication historique de visible, le lieu n'a d'intérêt que l'âge des pierres. Par contre, il y a là une jetée sur la mer d'où la vue est magnifique au large de l'île de Bantayan. Les eaux sont turquoises et complètent le bleu du ciel. Pour les amateurs de baignade, la plage qui est à la pointe de l'île, derrière le fort, est de sable même si l'ombre y est rare. Il suffit d'emprunter une des voies entre les maisons et d'aller au bout pour s'y poser entre les bankas qui sont parquées en attendant de prendre la mer.
Il est près de midi et l'astre soleil donne son plein rendement. Nous optons alors pour une petite place à l'ombre dans le Kota Park, en compagnie d'une famille philippine. Je sors une des bananes achetées ce matin et un petit gamin qui ne marche pas encore regarde le fruit visiblement avec envie. Je donne donc une banane à son père qui se fend en remerciements, alors que le petit engloutit le cadeau avec vigueur. Nous discutons ensuite de nos origines, de ce que nous pensons voir aux Philippines. Une fois encore, le contact est facile, les gens souriants et aimables. On sent la chaleur humaine dans ce peuple philippin, une chaleur humaine toujours plus difficile à trouver dans le monde occidental. Nous irons aussi sur le ponton qui part sur la mer, dont une tour permet de gagner de la hauteur pour les prises de vue. Là, des gamins se tiennent à l'ombre et partent parfois marcher dans l'eau au pied de la structure de béton. Nous voyant arriver, ils viennent vers nous et nous réclament... non pas de l'argent mais des photos ! Nous les prenons donc et ils posent avec des postures en faisant des signes avec les doigts, à la manière des rappeurs américains. Avec évidemment de gros éclats de rire...
Après cette pause à l'extrême nord de l'île de Bantayan, nous entamons la descente par la côte est. Nous avons appris la leçon d'hier, il faut rester le plus possible au bord de la mer, même en traversant les villages ou en empruntant des chemins pour piétons, que les scooters prennent tous également. Ainsi, nous tombons sur plusieurs plages, aux abords des villages, plages sans aucune infrastructure touristique. Il n'y a là que les bankas qui reposent sur le sable. Le seul bémol, ce sont les déchets divers qui traînent. Plastique, bouteille, parfois chaussures ou vieux filet de pêche abandonné, les locaux n'ont visiblement pas le souci d'entretenir leurs lieux de vie. Attention, ce ne sont pas des décharges, mais il est vrai qu'un peu d'entretien en certains endroits serait le bienvenu. Nous repassons par la plage trouvée hier à San Augustin et nous la réélisons plus belle plage du coin. Une mer magnifique, du sable sur la plage et dans l'eau, quelques gamins qui viennent nous voir, une tranquillité absolue, bref le bonheur.
Après une bonne baignade, nous reprenons le scooter et traversons le magnifique village de Sillon, qui fera mentir mon affirmation ci-dessus. Ici, les gens prennent soin de leur espace de vie, les femmes balaient les allées, tout y est propre et rangé. Peu avant le débarcadère des bateaux venant de Cebu, il y a une longue plage de sable, avec divers accès possibles même si l'endroit est bordé de Resorts. Mais quelques chemins permettent un accès direct à la mer. Nous avons repéré les lieux, nous y reviendrons demain, notre dernier jour sur Bantayan Island.
Les nombreux kilomètres parcourus aujourd'hui confirment nos impressions d'hier, sur la l'amabilité des gens, le sourire des enfants. Les Hellos ont continué de fuser, les adultes eux nous font des signes de tête, nous klaxonnent pour nous saluer. Nous avions beaucoup lu sur la gentillesse des Philippins. Nous la testons désormais en direct. Et surtout nous la confirmons.
En soirée, Denis et son épouse nous convient avec deux autres couples à un repas de la St-Valentin organisé dans un resort voisin, sur la plage. Une délicate attention de nos hôtes. Sur place, un buffet, des décorations toutes en rose et en coeurs, un groupe "live", de quoi faire la fête. Denis nous confirmera la joie de vivre qui anime le peuple philippin, toujours prêt à profiter de la vie et à s'amuser. Ses explications nous permettent d'apprendre et de comprendre certaines particularités de la société dans cette partie du monde. Comme l'alphabétisation des enfants qui dépasse les nonante %. Et il est vrai que chaque village a son école, même s'ils ne sont voisins que de quelques kilomètres. Des discussions fort intéressantes sur ce grand pays, avec des précisions venant d'un Occidental mais qui vit désormais ici. La fête battra sûrement son plein une partie de la nuit, mais nous serons modestes et rentrerons assez tôt au CouCou pour nous reposer et être prêts pour une nouvelle journée de découverte demain. Toujours en scooter bien entendu.
Le ciel est gris au lever. Mais rapidement il laisse place à un ciel bleu et la température prend encore quelques degrés. Après un excellent petit-déjeuner au CouCou, nous enfourchons notre scooter pour partir au marché de Bantayan. Nous connaissons désormais la route par coeur, par les petits chemins. Comme toujours, nous croisons un nombre important de tricycles, lesquels font office de taxi ou livrent même le pain ou des bonbonnes d'eau dans certaines maisons. Des tricycles qui sont en fait des side-cars, mais avec une petite "cabine" ouverte au lieu du traditionnel side. La plupart sont motorisés, mais certains d'entre eux sont des vélos. Il faut alors avoir le mollet alerte si la charge est lourde. Nous nous posons au marché qui sans être extraordinaire, permet de voir les Philippins dans leurs activités. En effet, les Blancs peuvent se compter sur les doigts d'une main. On fait dans le local dans ce marché. Pas de vente d'objets touristiques, mais du poisson séché, des fruits et légumes, des habits de seconde main. Comme hier, nous faisons le plein de mangues, de petites bananes et de mandarines.
Retour vers Santa Fé et nous cherchons une plage pour nous poser. La marée basse est encore importante et à certains endroits, il est impossible de se baigner. Nous trouvons néanmoins un endroit avec du beau sable, assez d'eau pour nager et de l'ombre sous un jeune cocotier. Un arbre sans noix, car il y a 2 jours à San Augustin, deux noix de coco étaient tombées de l'arbre à quelques mètres de nous. Prendre ces fruits sur la tête aurait été synonyme de graves blessures, voire pire. Au loin, nous voyons l'île de Cebu, sur laquelle de nuages noirs stationnent. La pluie doit y tomber en rideau, nous apercevons les traînées caractéristiques d'une forte pluie qui tombent des nuages. Le vent souffle fort et dirige le mauvais temps vers nous. A peine une heure plus tard, l'orage menace et quelques gouttes tombent. Le plus gros évitera Santa Fé, mais nous avons droit tout de même à une belle averse qui durera finalement peu de temps. L'orage peut parfois être un souci à Bantayan, notamment pour la traversée en bateau depuis Hagnaya. Non pas que les ferries courent un danger en mer, mais c'est surtout l'accostage qui pose souci, vu que le ponton n'est pas protégé par une digue. Ainsi, les courants et les vagues dus au gros temps ne permettent pas de stabiliser le bateau et le plateau qui permet de laisser sortir les véhicules. Ce souci n'a pas lieu d'être aujourd'hui, visiblement le ferry arrivait en même temps que la pluie. En une journée, nous avons toute la panoplie météo : nuages, soleil et pluie. Mais toujours la même température, même si l'humidité a augmenté après la pluie.
En fin d'après-midi, Denis nous propose d'aller prendre un verre dans sa belle-famille, où l'on fête l'anniversaire et le baptême de deux enfants. Nous acceptons avec un grand plaisir, c'est une occasion unique de connaître l'immersion dans une famille locale. A notre arrivée, de nombreuses personnes sont là, non seulement la famille mais aussi des voisins. Les femmes parlent entre elles ou s'occupent des enfants, les hommes sont à table et éclusent des bières. La nourriture est distribuée à ceux qui sont présents, de même que les boissons. A peine entrés dans une petite cour intérieure, on nous met table et chaises à disposition. Denis nous explique que c'est un honneur pour eux d'accueillir des étrangers dans leur demeure. En tous les cas, personne ne s'offusque de notre présence, au contraire les sourires sont nombreux. Riezel, la femme de Denis, s'est jointe à nous après avoir préparé des pâtes pour les nombreux gamins présents. Nous pouvons alors poursuivre nos discussions sur le mode de fonctionnement de la société philippine, les codes, les traditions, la manière de vivre. Denis est une véritable source d'informations, concrétisée aujourd'hui par cette visite dans sa belle-famille. Après quelques San Miguel, la bière locale, nous laissons la famille à leurs festivités et nous regagnons le CouCou pour le repas du soir. Le restaurant est complet et le staff s'active dans tous les sens, faisant de son mieux pour servir chacun sans trop d'attente.
Dernier jour sur l'île de Bantayan. Demain, ce sera une grosse journée de transport, avec le ferry de 07h30, puis le bus jusqu'à Cebu. Là, il faudra changer de gare routière en taxi, puisque nous arriverons au nord, mais que notre prochain bus pour Oslob, dans le sud de l'île de Cebu, part lui de la gare routière sud.
Nous aurons passé un séjour très agréable sur l'île de Bantayan. Par l'accueil généreux et chaleureux de Denis, par la qualité du CouCou, par l'indépendance du scooter et par la découverte de l'île et de ses petits coins. Un bon début ! Nous n'avions entendu que du bien des Philippines. Il nous aura fallu moins de 4 jours pour le confirmer. | | | À: Genevois · 14 février 2015 à 17:49 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 5 de 47 · Page 1 de 3 · 5 525 affichages · Partager Salut Laurent!
Aurais tu des photos de ton trip à nous partager?
Je vois ton avatar ou t'es sous une chute d'eau.Je pense que tu dois en avoir de belles sous le coude. | | | À: Lexa · 15 février 2015 à 13:58 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 6 de 47 · Page 1 de 3 · 5 428 affichages · Partager Ouais, j'en ai bien quelques-unes.... Ou quelques milliers au fil des années.... Par contre, pas de photo dans mes carnets de route. Je m'éclate avec les mots, c'est mon truc. Je laisse les gens deviner ce que je vois, je laisse leur imagination fonctionner et j'espère leur donner envie de venir voir par eux-mêmes... J'ai aussi remarqué que quand il y a des photos, tu es moins attentif aux textes. Et moi, comme dit plus haut, ce sont les mots... Et tant pis, si les carnets sont moins "populaires" car il faut lire plutôt que regarder. En plus, si tu as déjà tout vu avant même de partir, ton voyage n'a plus la même saveur sur place. Voilà, c'est mon avis, j'assume... Pour l'avatar, la chute de NungNung, dans le nord de Bali.
Un sacré débat cette histoire de photos. Mais bon, je continue d'écrire...
A++ | | | À: Genevois · 16 février 2015 à 11:26 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 7 de 47 · Page 1 de 3 · 5 348 affichages · Partager Mais bon, je continue d'écrire...
Et merci d'écrire, encore et toujours ! Tes mots (me) font voyager. J'ai déjà dû te le dire mais s'il le faut je veux bien le dire et le redire encore...
Je vais être absente un peu alors je reviendrai plus tard sur ton carnet. C'est étrange, il me rappelle des rencontres avec les gens et les paysages, pas aux Philippines (où je ne suis pas allée) mais ailleurs, oui, c'est étrange.
Beau séjour et à bientôt, avec tes mots 
Dolma | | | À: Genevois · 16 février 2015 à 15:03 · Modifié le 17 fév. 2015 à 0:36 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 8 de 47 · Page 1 de 3 · 5 311 affichages · Partager Le bateau est à 07h30 et Denis nous y emmène en voiture. L'occasion de se serrer la main, peut-être pour un au revoir ou un adieu, mais ce qui est certain, c'est que nous avons passé un excellent séjour ici. Il y a des rencontres où pour des raisons inexpliquées dues aux simples relations humaines, le feeling est immédiat, ce fut le cas avec Denis. Mon ami belge, je sais que tu liras ces lignes, alors bonne suite à toi et à ta famille.
La mer est d'huile et la traversée se fait sans souci. Durant le trajet, nous négocions une descente sur Cebu en taxi avec un homme qui nous demande si nous sommes intéressés. Nous tombons d'accord sur un prix et une fois accostés, nous prenons ce moyen de transport. Certes, environ deux fois plus cher que le bus régulier de Ceres, mais aussi deux fois plus rapide. Avec ce qui nous attend comme route aujourd'hui, ce n'est pas négligeable. Notre chauffeur doit récupérer quelqu'un à l'aéroport de Mactan, mais il va être en retard. Tout gêné, il nous demande s'il peut nous poser à une station de taxi pour le dernier tronçon vers la gare routière sud. Il nous déduit 100 Pesos du prix initial, somme qui devrait correspondre à la course. Nous acceptons sans problème, notre jeune chauffeur ayant été très sympa avec nous tout au long du trajet. Il nous dépose donc vers un taxi, lequel nous conduit au terminal sud des bus, pour 80 pesos !
Nous cherchons le bus pour Oslob, mais rien n'est indiqué, nous demandons donc cette information à un employé local et il nous renseigne efficacement avec un grand sourire. Le bus est là, prêt à partir. Juste le temps de foncer aux toilettes et d'acheter de quoi boire et un paquet de biscuit que nous voilà partis. Excellent timing.
La sortie de Cebu est encombrée, la circulation y est dense, même pour un dimanche. Mais rapidement, le bus va accélérer et jouer du klaxon pour prévenir les autres usagers de la route que c'est lui le plus gros et qu'il va passer. Un petit stop de 10 minutes en chemin, puis nous continuons la route. Il nous faudra bien 3 heures et demie pour atteindre Oslob. Je demande à l'aide-chauffeur s'il connaît la New Village Oslob Lodge où nous pensons rester, ce afin de savoir où descendre. Mais ni lui ni le chauffeur ne connaissent l'endroit. Ils nous posent donc sur le bord de la route, en nous disant qu'un chauffeur de tricycle devrait pouvoir nous aider. Moins de 10 minutes plus tard, un tricycle arrive, avec deux personnes à bord. Nous l'interpellons et lui demandons s'il connaît la place. Lui non, mais la dame âgée qui est à l'arrière oui. Elle nous propose alors de partager le tricycle avec eux. Nous avons un doute, car avec nos sacs, le petit véhicule va être sacrément chargé. Mais les sacs finiront sur le toît en plastique et nous à l'arrière. En 5 minutes, nous sommes devant une petite guesthouse familiale qui propose des chambres simples et bon marché. La dame nous souhaite un bon séjour et le tricycle repart.
Nous nous renseignons sur les requins-baleines. C'est rôdé et très simple. Les tricycles attendent les touristes dans la rue. Pour 100 pesos par personne, ils vous conduisent sur le lieu où l'attraction locale se tient, attendent et vous ramènent à votre hôtel. Il y a aussi des chutes à voir dans le coin et là, le prix se monte à 150 pesos par personne. D'après la jeune réceptionniste, la meilleure heure est 06h30 pour voir les requins-baleine. Nous verrons cela demain.
Nous donnons notre linge sale à laver et partons à pied dans le petit village sympa de Oslob. Il y a là une belle église où la messe du dimanche se tient durant quasiment toute l'après-midi. Devant l'église, un grand quai en béton, avec des escaliers qui descendent dans l'eau. C'est un bon spot pour se baigner, car il y a quand même un peu de fond, l'eau est assez claire, et surtout il y a du sable dans l'eau, ce qui n'est pas le cas des plages environnantes. Une bonne baignade, puis nous revenons à notre petite guesthouse. L'air est chaud, les moustiques sont bien présents vu l'humidité.
A la nuit tombée, il sera temps d'aller manger. Nous partons donc à pied dans le village. Il y a un petit resto très sympa sur la route principale, à la sortie du village direction nord, le A&C. Sans prétention, quelques plats préparés que l'on peut choisir, mais une nourriture très bonne et peu onéreuse. Sinon, il y a les stands de rue avec les habituelles grillades et même des pizzas dans une petite rue latérale. Bref, on ne meurt pas de faim à Oslob. Le vilage est même très sympa et la New Village est au centre de la bourgade et donc des familles philippines.
Après une nuit chaude puisque nous avons coupé la clim, perturbée par le chant des coqs, encore et encore, nous nous levons très tôt pour aller voir les requins-baleine. 05h30, nous voilà prêts à partir. Les tricylces sont dans la rue, attendant le touriste. Le tarif est plus ou moins fixe, entre 80 et 100 pesos par personne. Le site est à environ 15 minutes vers le sud et le tricycle fonce sur la route alors que le jour se lève. En arrivant tôt, c'est l'assurance de ne pas avoir trop de monde sur place. Le soleil émerge des flôts et donne au ciel des couleurs splendides. Une petite brise empêche la chaleur de nous étouffer dès le matin. Notre chauffeur nous explique les étapes. D'abord, on inscrit son nom dans un carnet, on suit un petit briefing, puis on part payer. 1000 pesos pour les nageurs, 500 pesos si vous restez au sec sur la banka. Le gilet de sauvetage est recommandé par le staff local, mais ce n'est vraiment pas nécessaire pour ceux qui se débrouillent dans l'eau. On pourrait croire qu'il faut partir au large pour voir les requins-baleine, mais non, ils sont juste là, à quelques dizaines de mètres du bord. La profondeur doit être de 5-6 mètres et une fois à l'endroit convenu, nous pouvons nous jeter à l'eau, depuis la banka où 4-5 personnes peuvent prendre place.
A peine dans l'eau, le monstre est là, fidèle au rendez-vous. Dans les 5 mètres de long, ondulant tranquillement et récupérant ce que les employés locaux jettent dans l'eau pour les nourrir. Je me focalise sur un specimen en particulier, pris par le spectacle. Je me retourne pour voir où je me trouve et si d'autres humains sont dans le coin et je me retrouve face à face avec un second requin-baleine, à moins de deux mètres, la bouche grande ouverte pour avaler un maximum d'eau qu'il rejettera par ses branchies. Impressionnant ! Nous ne sommes pas sensés les approcher à moins de 4 mètres, mais c'est impossible. Ils sont si près que nous pourrions les toucher. En l'espace des 30 minutes permises sur le site, nous aurons vu entre 4 et 5 de ces géants. Gris tachetés, la bouche grande ouverte pour engouffrer un maximum d'eau et de plancton, la queue ondulant pour avancer ou se stabiliser, le spectacle est à la hauteur. Je filme les scènes sous la surface à l'aide d'une GoPro et plus tard, de retour à la New Village, je constaterai une fois encore à quel point il était exceptionnel de les voir d'aussi près.
Dès 07h30, plus de monde arrive, notamment les touristes asiatiques, qui sont bruyants et moins disciplinés, d'où l'importance de venir tôt, le site démarrant vers 06h00.
Bien sûr, les puristes diront que le jeu est tronqué, qu'il s'agit d'une attraction uniquement touristique vu qu'ils sont nourris. Certes, c'est absolument vrai, mais c'est aussi une des rares possibilités de voir ces animaux hors captivité dans un aquarium pour qui ne part pas plonger dans des spots particuliers. Et l'activité fournit également quantité d'emplois à l'économie locale, entre les employés du site proprement dit, les restos et guesthouse environnantes, les tricycles, etc... Même les requins-baleine ne semblent pas effrayés de voir autant d'humains autour d'eux, restant indifférents et préférant gloutonner tranquillement.
Après les requins-baleine, il y a aussi de belles chutes à voir dans le coin pour compléter le séjour. Nous choisissons d'aller à Tumalog Falls, à environ 6 km dans la montagne. Pour y aller, un tricycle et une moto. Pourquoi deux véhicules ? Parce que la pente est si raide dans le dernier tronçon que les tricycles ne montent pas. Nous ferons donc le dernier bout sur une moto, son pilote faisant un aller-retour pour nous conduire tous les deux sur le site. La chute de Tumalog est splendide, tombant de quelques dizaines de mètres le long d'une paroi composée de divers végétaux. On peut se baigner dans un petit bassin au pied de la chute, baignade quelque peu revigorante, l'eau y étant bien plus fraîche que dans la mer. Nous restons sur place un bon moment, avant d'entamer une montée bien raide à pied pour regagner l'entrée du site. Il y a aussi la possibilité de se faire acheminer en moto, moyennant quelques pesos, mais un peu d'effort ne fait pas de mal. Pour redescendre, là aussi notre moto fera deux voyages, mais arrivés sur la route principale du bord de mer, notre tricycle n'est pas là. Pas grave, on monte les trois sur la moto et c'est parti pour les quelque 5 km qui nous séparent de Oslob.
Bref, l'arrêt à Oslob s'impose pour qui passe dans le coin. Après un repas au A&C en bord de route, nous hélons un bus Ceres pour nous faire conduire au port de Lilo-An, départ des bateaux pour Dumaguete sur l'île de Negros, notre prochaine étape. Attraper un bus n'est vraiment pas compliqué. Se poser au bord de la route, héler un bus jaune de la compagnie Ceres, monter, payer à l'aide-chauffeur et subir soit le mauvais film soit la musique à plein tube. Vraiment facile, sauf pour le film ou la musique.
Le bus nous pose au port de Lilo-An, d'où un petit bateau traverse pour Negros. Nous avions appelé l'hôtel Palwa à Dumaguete. Non seulement, ils ont des chambres de libre, mais encore ils viennent nous chercher au port de Sibulan. La ville de Dumaguete est comme toutes celles rencontrées jusqu'à présent. Une circulation d'enfer, une fourmilière, du bruit, des odeurs. Mais elle n'est pas dénuée de charme non plus, contrairement à Cebu qui nous a paru bien peu attractive. Le Palwa est situé en plein centre, à quelques pas de l'immense marché municipal et du front de mer, dont la célèbre promenade sur le Rizal Boulevard. Nous partons nous balader à pied, au hasard des rues. Il faut s'y faire à ces villes philippines, nous étions bien mieux du côté de Bantayan. Nous nous renseignons sur les locations de motos, c'est possible. Nous verrons cela demain. Après 2 jours de lever tôt, nous avons aussi besoin de nous reposer un peu. La chambre confortable du Palwa devrait pouvoir nous y aider. Pour le repas du soir, nous mangeons directement au resto de l'hôtel au rez-de-chausée. Nous avions lu qu'il avait bonne réputation, effectivement, nos plats étaient bien bons. Place maintenant à une bonne nuit de sommeil. | | | À: Genevois · 16 février 2015 à 15:32 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 9 de 47 · Page 1 de 3 · 5 302 affichages · Partager Lundi matin, 16 février, -35 degrés celcius avec le facteur vent. Heureusement qu'il y avait sur voyage forum le facteur Laurent pour me livrer quelques "lettres" des Phils.
Je me suis dis en voyant le titre: ça ressemble à du Laurent ça, et comme de fait, on est un an plus tard du moto trip et la tradition se poursuit. Alors je serai avec toi et Do pendant les prochains jours!
Bon trip l'ami!
Ici, malgré le froid, l'amour que nous avons pour nos deux cocos nous réchauffe le coeur et on continue de nourir les projets de voyage. En novembre, nous avons procédé au baptême de l'air avec une petite semaine à Cuba et disons-le, je crois que la vie nous a envoyé deux curieux et futurs voyageurs.
L'écriture se poursuit pour moi aussi et en ce sens, je partage ton choix de faire place aux mots.
Prenez soin et enjoy!!!
Pat | | | À: Genevois · 17 février 2015 à 3:58 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 10 de 47 · Page 1 de 3 · 5 245 affichages · Partager Merci egalement pour ces bons moments passes ensemble.
J'ai oublie de vous donner quelques tuayux pour le cote repas sur Dumaguete. Le soir ne pas louper le Labas, un peu plus au nord du port. Tres, tres bonne ambiance, estudiantine, et bonne table. Cote plus gastro, le Casablanca, sur la promenade et le Kri, dans le rue qui, au bout de la promenade, cote port, part a droite. Tres bonne table, chef philippin, forme aux Etats-Unis, et qui fait une belle cuisine moderne.
Par contre, si tu as d'autres tuyaux, je suis preneur, passant une grosse semaine a Dmaguete en avril.
Amities a vous deux.
Denis. | | | À: Bmonkey · 17 février 2015 à 10:42 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 11 de 47 · Page 1 de 3 · 5 207 affichages · Partager Hey, et voilà l'ami Pat qui nous suit.
Le Laos commence à dater un peu, pas vrai. Presque 4 ans que nous prenions une bière au coin des chemins poussièreux de Vang Vieng, mais toujours cette amitié voyageuse qui nous unit. Les Philippines vous plairaient, c'est certain, un peuple chaleureux, content de vivre, qui affiche son sourire. Tout y est facile, on y conduit des deux-roues, cheveux au vent, enfin les tiens plus les miens... ! La liberté. Je sais que tu comprends le sens particulier de ce mot.
Contents de savoir que les cocos vont bien, et j'imagine que Madame Coco se porte elle aussi comme un charme...
Un de ces jours, je serai heureux de lire tes écrits amigo, faudra que tu m'envoie tes proses sur mon mail privé.
Vous aussi, portez-vous bien. | | | À: Jeandaune · 17 février 2015 à 10:45 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 12 de 47 · Page 1 de 3 · 5 205 affichages · Partager Denis, je note l'adresse du Labas, cela sonne bien comme on les aime. Sans prétetion ni chichi, mais dont on se souvient....
Là on sort du Sans Rival, la pâtisserie pas le Bistro. Quelques douceurs dont abuser n'est finalement pas un péché... Ca va être difficile de manger trop tôt ce soir après cela... Et vu que la plupart des restos du coin ne servent plus après 21h00... !
Je te dirai si on a trouvé quelque chose de spécial ou d'incontournable.
Et merci pour ton MP, j'abonde dans ton sens, that's life... | | | À: Genevois · 19 février 2015 à 2:17 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 13 de 47 · Page 1 de 3 · 5 100 affichages · Partager Ce matin, le bruit de la rue commence à nous réveiller vers les 07h30. Scooters, motos, coups de klaxon, pas vraiment du bruit dérangeant, mais un arrière-fond sonore qui nous dit qu'il est l'heure de sortir du lit. Après un petit-déjeuner philippin, riz-porc cuisiné-oeufs brouillés, nous voulons louer une moto. Le Palwa peut le faire, mais leur contact n'a rien de libre jusque dans l'après-midi. Je demande alors à la réception où je peux avoir un deux-roues tout de suite. Il y a un loueur en face de la station Shell quelques centaines de mètres après la principale église de Dumaguete, direction Ouest. Soit 10 minutes à pied du Palwa. Louer un scooter : rien de plus facile. Montrer son permis de conduire national, ou tout autre papier qui a l'air officiel tant l'employé ne comprenait rien à mon permis, payer et au revoir. Attention, il a insisité pour que je laisse une pièce d'identité en dépôt. Exclu de laisser mon passeport, j'ai donc donné une carte d'identité.
Conduire un deux-roues à Dumaguete n'est pas pire que ce nous avions connu à Yogyakarta, à Denpasar ou au Laos. Pas vraiment de règle, si ce n'est que le plus gros passe. Il faut juste respecter cette hiérarchie et se lancer. Les Philippins ne sont pas agressifs au volant, cela roule plutôt cool. Cela peut être impressionnant au début, puis on s'y fait rapidement. Nous décidons de partir pour les Twin Lakes, à environ 30 km de la ville. Pour s'y rendre, c'est on ne peut plus facile. Prendre la route juste en-dessus du Palwa, là où il y a la station service, direction droite. Et suivre cette route tout du long, c'est la "National Highway". Elle passe devant l'aéroport de la ville et sa courte piste, puis le port de Sibulan et continue ensuite avec moins de trafic. La circulation est tranquille et le paysage qui défile est très sympa.
Trouver l'embranchement qui monte aux lacs n'est pas compliqué, mais il ne faut pas le rater. Il se trouve avant le village de San José, dans une ligne droite le long de la mer, bordé d'une digue et de lampadaires. Il y a là un vieux panneau rouillé sur la gauche qui annonce la montée de 15 km pour arriver au site. La route qui gagne les lacs est splendide. A travers la végétation, les villages, on y trouve de magnifiques points de vue sur la côte, des scènes de vie avec les paysans locaux, les enfants qui tendent la main pour taper la votre en passant, bref 15 km de bonheur. Cela monte, parfois assez fortement, mais le scooter automatique que nous avons y arrive sans souci. A part une toute petite portion en réfection, l'ensemble est asphalté. Peu avant l'arrivée, il y a un péage. les étrangers doivent s'aquitter d'un droit d'entrée de 100 pesos par personne, soit 10 fois plus que les Philippins... Les 500 derniers mètres sont d'une pente si raide que là, il nous est impossible de monter à deux sur le scooter. Celui-ci refuse catégoriquement d'avancer, c'en est trop pour lui.
Autant le dire, le site des Twin Lakes est relativement décevant. On peut bien aller au bord de l'eau, mais les accès sont très limités. Lors de notre passage, pas de kayak pour aller sur le lac, mais une grosse barque dont les rames sont tenues par un employé local. Bref, l'excursion vaut surtout pour le chemin qui y mène, qui lui vaut la peine. En redescendant, nous nous arrêtons au restaurant Azalea qui bénéficie d'excellents commentaires sur certains sites ou forums. Une nourriture simple, mais mieux travaillée, avec une vue magnifique sur une vallée et la côte. Seul bémol, les plats sur la carte ne sont pas traduits en anglais et la serveuse s'est avérée assez incapable de nous décrire ce qui était proposé. Bien sûr, on aurait pu tenter de prendre un plat au petit bonheur la chance, mais avec le risque de tomber sur quelque chose que nous n'aimons pas, genre des tripes. Un arrêt sympa dans le timing de la journée. Au retour sur Dumaguete, nous nous rendons au port pour nous renseigner sur les horaires des bateaux pour Siquijor, notre prochaine destination d'ici 2-3 jours. Plusieurs compagnies desservent l'île, à divers horaires, avec divers prix. Difficile d'en choisir vraiment une dans ces conditions. Les différences de prix se justifient-elles avec le sérieux de la compagnie et l'état des bateaux ?
S'il y a bien un endroit à ne pas manquer pour une pause dans l'après-midi, c'est la patisserie Sans Rival, dans une rue perpendiculaire au Rizal. Des petits plaisirs sucrés aussi doux que leurs prix. Pour les digérer, nous nous posons sur un banc le long de la promenade du front de mer. Les vendeurs en tout genre, perles, lunettes, cacahuètes, boissons, viennent nous proposer leur marchandise. Sans agressivité, sans trop d'insistance, même sans achat. Les prix baisse au fur et à mesure de notre refus, de sorte que si vous êtes intéressé, vous pouvez d'emblée couper le prix par 3 ou 4 avant d'entamer vos négociations. Sur cette promenade, il y a de l'air. Ce qui n'est pas le cas plus loin dans la ville, où la moiteur ambiante prend le dessus en cette fin d'après-midi. D'ailleurs, pour la finir en beauté, nous repérons un petit panneau annonçant des massages. Vendu. Ce sera pieds et jambes pour l'un et facial pour l'autre. Une petite heure de relaxation avant de partir manger.
Après avoit testé le Sans Rival côté patisserie dans l'après-midi, nous essayons le Sans Rival Bistro sur le Rizal pour le repas du soir. Un endroit sympa pour manger en terrasse, à l'air de la nuit, avec de bons plats à prix raisonnables. Pas très loin, certains bars ou discothèques attirent le touriste et les filles "faciles", comme au Why Not. Il y a d'autres endroits pour prendre un verre et écouter de la musique live, principalement vers le port ou après celui-ci. Nous sommes étonnés du prix si bas de l'alcool qu'il en encouragerait presque la consommation. Notamment du Rhum, que les gens ici boivent pur avec des glaçons ou parfois avec du Coca ou du Sprite. Nous serons raisonnables et iront nous coucher les idées claires !
Nouvelle journée à Dumaguete et ses environs. Pour le petit-déjeuner, nous partons vers le port au Kamalig où le choix est large. Nous y sommes seuls, hormis les employé qui s'activent tous à leurs tâches. Le but du jour : le marché de Malatapay, à environ 25 km de Dumaguete, sur la route qui mène à l'embarquement pour l' île d'Apo. Sortir de la ville est assez "sport" en scooter. Il y a beaucoup de circulation, notamment des deux-roues et des tricycles. Malgré que ce soit un peu l'anarchie, tout se passe en douceur, personne ne s'énerve, tout le monde passe, personne ne tombe et aucune touchette entre les véhicules ne se produit, bien qu'il n'y ait aucun feu ni policier pour régler les carrefours De quoi y prendre de la graine chez nous... Nous récupérons la National Highway vers l'Ouest. Rapidement cela devient roulant et nous pouvons alors nous décontracter. Nous passons Bacong, où se situe l'embranchement pour Valencia où nous irons demain, puis Dauin, dont je parlerai plus avant.
En arrivant dans la région du marché, on devine que nous sommes à destination. Un petit embouteillage, des stands le long de la route, des camions chargés, bref de l'animation. Le marché se tient tous les mercredis, le long de la petite route entre la National et l'embarquement pour l' île d'Apo. Quelques centaines de mètres où des dizaines de stands se tiennent. Des habits, des légumes, du poisson séché, des outils, des vaches, des ustensiles, on y vend de tout. Et tout au bout de l'allée, le coin nourriture avec le célèbre cochon de lait, servi avec des portions de riz enveloppées dans des feuilles de bananiers. Un marché tout en couleurs, parfois en odeurs, avec quelques touristes, mais qui ne sont clairement pas en majorité. Nous y faisons quelques courses, notamment de fruits, les petites vendeuses nous sourient de toutes leurs dents, contentes de voir des "longs nez" leur acheter leur marchandise.
Tout au bout, sur la jetée, nous voyons Apo au loin. Le vent s'est levé et les bankas qui partent vers l'île doivent affronter une petite houle qui secoue les embarcations. Il arrive d'ailleurs parfois que des gens restent bloqués sur l'île, lorsque la mer est trop forte, à cause notamment du vent bien présent dans le coin. Après avoir déambulé dans les stands du marché pendant près d'une heure, et en pleine chaleur, nous reprenons le scooter direction Dumaguete. Nous ne rentrons pas en ville, mais nous allons nous trouver une plage pour profiter de la mer et du soleil. Il est vrai qu'il n'y a pas vraiment de belles plages autour de Dumaguete. Mais nous trouvons notre bonheur à Dauin, à 15 km de la ville. Arrivés dans le village, il faut descendre en direction de la mer. Pile en face de l'église, une voie asphaltée part en direction des flôts. Il faut ensuite continuer sur le petit chemin en terre et là, sur la droite, un autre petit chemin mène vers une plage tranquille et propre de sable brun doré. L'eau y est aussi claire qu'ailleurs et ce coin a l'avantage d'être protégé du vent et du courant de la mer. Nous nous trouvons vers un petit bâtiment d'employés municipaux qui visiblement surveillent les lieux. Il semblerait que l'endroit soit une petite réserve marine. Pour quelques dizaines de pesos, nous pouvons louer une table et des chaises pour poser nos affaires, à l'ombre sous de grands arbres. Et si vous avez faim, le bâtiment voisin fait restaurant, sinon il y a aura toujours les gargottes de Dauin, entre l'église et la route principale, pour des plats à l'emporter. Nous y passons une partie de l'après-midi, à profiter de la baignade et du soleil. Avant de rentrer en ville en fin de journée pour nous préparer à la soirée.
Préparer à la soirée en la débutant par un massage dans la petite échoppe à proximité du Palwa. Nous testons un autre massage, toujours aussi plaisant et relaxant. En plus, au prix où ils sont proposés, il n'y a aucune, mais vraiment aucune raison de s'en priver. Pour le repas du soir, nous nous rendons en bord de mer, après le port, tout au bout de route. Il y a là quelques restos et bars où les expatriés, les touristes et certains Philippins viennent manger et boire ensuite un verre. Nous nous posons au Lab-as, réputé pour ses plats de produits de la mer. Nous voulions prendre les spécialités de la maison, soit le Lapu-Lapu ou le Maya-Maya, mais aucun des deux poissons n'était disponible en cuisine. Dommage, du coup le serveur nous a proposé un autre plat, sans doute moins fin que les deux précités. Autant le dire d'emblée, la nourriture fut bonne, mais le service catastrophique. Temps d'attente pour commander et recevoir nos boissons et la nourriture, erreur dans les plats servis, erreur dans l'addition, bref si le Lab-as se veut être au-dessus des standards locaux, y'a du boulot ! Attention aussi si vous prenez du poisson, facturé au poids, sauf que vous ne savez pas combien pèse ce qui arrive dans votre assiette. J'avoue, cela a un peu terni la satisfaction de manger un bon poisson. Pour finir la soirée, nous nous posons au Hayahay, contigü au Lab-as, un bar qui propose de la musique live. Ce soir, un groupe local mi-rock mi-reggae, assez sympa à écouter. Une fois de plus, nous sommes surpris du prix de l'alcool. Exemple, un rhum-coca était à 75 pesos. Attention à la consommation. Une fois encore, nous sommes restés sages avant de regagner l'hôtel en scooter, dans la nuit et ses pièges sur la route, d'où la consommation raisonnable... | | | À: Genevois · 20 février 2015 à 11:22 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 14 de 47 · Page 1 de 3 · 5 008 affichages · Partager Bonjour Laurent et Dominique, Votre récit est toujours passionnant et nous rappelle d'excellents souvenirs de notre pays préfere en Asie du Sud Est. Profitez bien de votre séjour. Avez-vous prévu de vous rendre a Bacolod pour le Nouvel An chinois ou est-ce trop tard ? Au plaisir de discuter de votre voyage a votre retour autour d'un verre. | | | À: Lesneophytes · 20 février 2015 à 14:39 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 15 de 47 · Page 1 de 3 · 4 977 affichages · Partager Salut vous deux,
Et non, pas de Bacolod, nous avons dû faire des choix... Là, nous passons notre dernière soirée dans la sympathique Dumaguete, départ demain pour Siquijor.
on voous montrera nos photos au retour ! | | | À: Genevois · 21 février 2015 à 15:35 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 16 de 47 · Page 1 de 3 · 4 891 affichages · Partager Exact. Et si on allait aux Philippines ? L'archipel était depuis longtemps sur notre liste des endroits à ne pas manquer sur cette planète, encore faillait-il trouver le bon moment, l'opportunité de se décider. Cette opportunité s'est présentée sans réellement prévenir, par la traditionnelle publicité sur le net pour les prix de billets d'avion. Un vol Genève- Londres- Hong Kong et finalement Cebu avec Cathay Pacific, à un tarif qui ne laissait plus planer le doute.
Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.
Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu f
Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres- Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?
Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.
L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.
Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.
Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.
Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.
Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.
Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.
Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.
Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.
Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.
Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !
Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
effectivement, nous n'avons pas pu cautionner la plongée avec les butanding de Oslob nous sommes arrivés sur le bord de l'eau avec le flot des vans-tour-opérateurs, nous avons aperçu cette pataugeoire avec des palmes qui s'agitaient dans le vide, cette nuée de bateau à 70m de la côte, les fishermen qui déversaient à la volée le krill ou quelque chose comme ça nous sommes restés consternés on apercevait depuis la plage ces bêtes, dans trois mètres d'eau on pouvait entendre le doux bruit du tiroir-caisse et imaginer la joie du barangay captain devant les tas de billets il parait que les maitres d'école de Tan-Awan font la gueule car les pêcheurs sont mieux payés qu'eux un mauvais moment sauvé par les belles chutes voisines et les pueblos espagnols fortifiés que l'ont peut visiter sur Argao, Oslob etc dont personne ne parle depuis nous sommes passés par Donsol... c'est autre chose
B | | | À: Genevois · 21 février 2015 à 19:11 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 17 de 47 · Page 1 de 3 · 4 863 affichages · Partager question bête : Puis je plonger à Olsob pour voir les requins juste avec un MASQUE/TUBA, sans palmes? | | | À: Renaud38 · 21 février 2015 à 19:20 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 18 de 47 · Page 1 de 3 · 4 861 affichages · Partager Bonjour A Oslob Oui tu peux te baigner avec masque tuba, sans rien ou, si tu veux tu peux louer un équipement de plongée complet avec bonbonnes et combi. Pour ma part je dois nager avec des palmes mes qualités de nageur étant fort discutable! A+ | | | À: Lesneophytes · 21 février 2015 à 19:28 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 19 de 47 · Page 1 de 3 · 4 859 affichages · Partager Chantal/JeanPierre vous parlez bien pour le site aux requins ? | | | À: Renaud38 · 21 février 2015 à 19:43 Re: Et si on allait aux Phil's? Message 20 de 47 · Page 1 de 3 · 4 855 affichages · Partager Bonsoir Effectivement je parle du site aux requins.Mais comme le dis Genevois il est important d'arriver dans les premiers pour pr lifter pleinement du site. Bon voyage Jean-pierre | Carnets similaires sur les Philippines: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 058 visiteurs en ligne depuis une heure! |