De retour de 3 semaines splendides passées au
Sri Lanka (du 28 janvier au 17 février 2010), voici quelques infos pratiques sur ce merveilleux pays :
Arrivée à l’aéroport international de
Colombo :
Premier souci, retirer de l’argent. Pas de DAB sur place, mais quelques agences bancaires qui pourront changer vos Euros, toutes au même taux. Vous serez ensuite assailli par les tours-opérateurs, puis les chauffeurs de tuk-tuk pour un transport à votre hébergement. Arranger votre prise en charge par votre premier lieu de séjour (
Negombo par exemple) ne revient pas plus cher qu'un taxi ou tuk-tuk et votre hôte vous attendra à la sortie avec un panneau et votre nom. Des bus rejoignent également
Colombo.
Argent :
De nombreuses banques ont des DAB (ATM au
Sri Lanka) et les cartes bancaires internationales sont acceptées sans souci (Maestro, Visa, Mastercard, etc...). Nous avons privilégié cette manière de faire, retirant au coup par coup les sommes dont nous avions besoin.
Attention de garder un maximum de petites coupures (10,20, 50 et 100 Roupies), souvent les petits commerçants, les chauffeurs de tuk-tuk, les vendeurs de billets de bus, n’ont pas la monnaie pour rendre sur les grosses coupures de 1000 ou 2000 Roupies.
Cuisine :
Pas possible d’éviter les Rice and Curry. Il y en a de toutes sortes et pour tous les goûts. Attention plus l’aspect est foncé, plus c’est fort. Les curry végétariens (courge, haricots, patates, okras) sont très bons et moins épicés que ceux au poulet ou au poisson. Les petits restos locaux proposent toujours du rice and curry à midi, fait à l’avance et visible dans des plats. Mais c’est épicé pour des Srilankais...
Orgie de fruits, papayes (à choisir mure et à arroser d'un filet de jus de lime), ananas, pastèque, bananes (goûter aux petites banana-lemon), très bon marché dans les étals où il faut absolument entrer.
Poissons et fruits de mer sur les côtes, notamment crevettes géantes et langoustes.
Plein de petits beignets, fourrés à divers ingrédients (oignons, curry, etc...).
A tester, le curd : du lait caillé de bufflonne, style fromage frais ou yaourt nature, dans des plats en terre cuite. A déguster avec du miel liquide ou des rondelles de banane.
Bref, de quoi varier les plats, la liste n’est pas exhaustive.
Pas eu de souci gastrique majeur en 3 semaines, juste une petite alerte.
Faune et flore :
Nombreux animaux en liberté vivant près des habitations (singes, varans, biches et cerfs, oiseaux splendides, paons, etc...). Nombreux chiens errants, tous plus crasseux les uns que les autres, mais jamais agressifs. De toute façon, on n’a pas envie de les toucher.
Pour la flore, l’île est verte, si verte... Un dicton srilankais dit : «plante un parapluie dans le sol le soir avant d’aller te coucher, tu auras un arbre demain». Tout pousse, les fleurs sont splendides.
Fréquentation :
Etait-ce la proche fin du conflit, la tenue des élections ou toute autre raison, mais il n’y avait que très peu de touristes sur place. Les GH étaient souvent vides, les sites pas surchargés. Tant mieux pour nous, mais les Srilankais ont besoin du tourisme. Nous n’avons jamais été pris dans le tourisme de masse.
Guide ou pas guide ?
Il est parfaitement possible de visiter tout le
Sri Lanka sans l’aide d’un guide. Les explications fournies dans le LP, respectivement le Routard, sont souvent suffisantes pour apprécier les lieux touristiques. Personnellement, nous avons privilégié cette voie et nous ne la regrettons pas.
Avantages du guide : compléments d’informations, gain de temps et de confort dans les transports, possibilité de faire des arrêts-photos à la demande, sentiment de sécurité pour ceux qui en ont besoin.
Désavantages du guide : compatibilité pas toujours évidente, voyage en vase clos, pas de mixité avec la population locale et peu de contacts, manque d’indépendance, on passe à côté d’expériences fabuleuses comme le train ou les rencontres.
Chacun fera son choix.
Néanmoins, nous pouvons fournir les coordonnées d’un jeune guide anglophone, d’une efficacité et d’une honnêteté exemplaires. Très débrouillard, il pourra vous faire sortir des sentiers battus et vous construire un itinéraire sur mesure, tout en respectant vos choix d’hébergements si besoin. Son nom est Raja et il est atteignable au 0094775323903 ou sur son e-mail
nithy_raja@yahoo.com
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Hébergement :
On trouve de tout au
Sri Lanka, de la chambre luxueuse à 150 USD ou la piaule miteuse à 800 Roupies. Pour obtenir une chambre correcte, propre, avec douche-WC et moustiquaire, compter entre 1200 et 2500 Roupies selon l’endroit. Il est toujours possible de visiter plusieurs chambres avant de faire son choix. Dans tous les cas, vérifier l’état de la moustiquaire. Comme toujours en voyage, nous avons privilégié les hébergements simples, mais propres et fonctionnels (avec douche et WC dans la chambre).
Quelques coups de coeurs :
Shangrila GH à
Kandy : accueil très chaleureux, cuisine délicieuse, prix doux, belle chambre, (tél. 081-222-22-18 et nandanalankan@hotmail.com)
Bananaa Rest à
Sigiriya : accueil très chaleureux, délicieuse cuisine, en pleine nature avec le chant des oiseaux, chambre simple et fonctionnelle ou plus «luxueuse» (tél. 060-366-50-55)
Dephani GH à
Negombo : bon accueil, sur la plage, demander les chambres avec balcon et vue sur la plage, pratique en arrivant ou en repartant du
Sri Lanka, propose la prise en charge à l’aéroport (tél. 031-223-43-59 et
dephanie@slt.lk
) cuisine moyenne.
Srilak View à
Haputale : bon accueil, demander les chambres 7 ou 8 qui ont une vue splendide étendue sur des km, excellente cuisine.
Et le meilleur pour la fin, chez Séverine à
Tangalle : 2 bungalows «pieds dans l’eau» au bord de la plage, excellent lit, au milieu du jardin, bonne cuisine à l’Ibis GH voisine, idéal pour se reposer en fin de parcours. On n’avait plus envie de partir... (tél. 775-40-26-79 et
swydler@hotmail.com
).
Hospitalité :
Si la
Thaïlande est le pays du sourire, alors le
Sri Lanka est le pays du méga-sourire. La question magique que vous entendrez des centaines de fois : «Hello, where are you from ?». Et c’est parti pour des discussions, des contacts fabuleux. Les Srilankais respirent d’une joie de vivre intense, cela se se voit, se sent, se ressent. Un véritable coup de coeur pour la gentillesse de ce peuple.
Lieux :
Bien sûr, destinations «bateaux», mais il faut y aller :
Kandy (merci à Nandana de Shangrila GH pour les randos dans les montagnes environnantes), son parc botanique, son marché, son temple,
Sigiriya, la montée sur le rocher (attention à ceux qui vous proposent de l’aide et qui ne vous lâchent plus), parfois impressionnantes dans les derniers mètres,
Dambulla, pour ses splendides fresques (attention aux singes assez agressifs si vous exhibez de la nourriture),
Adam’s Peak, une sacré expérience. 3 heures environ de montée, par des marches souvent inégales, mais quelle récompense une fois en haut pour le lever du soleil (pour les chanceux, certains ont les nuages et le brouillard...). C’est la descente qui tue... A ne pas manquer, la veille de l'ascension. aller vers la rivière au fond du village de
Dalhousie où les pèlerins se baignent et se lavent dans l’eau fraîche. Belles scènes de vie.
Toute la région montagneuse et ses plantations de thé, belles balades (Lipton’s Seat vers
Haputale), Horton’s Plains (tôt le matin pour voir les animaux et la brume depuis World’s End),
Yala Park, un safari où on voit plein d’animaux (éléphants, mangoustes, crocodiles, buffles sauvages, sangliers, cerfs et biches, paons, aigles, martin-pêcheurs, etc... et si vous avez de la chance, des léopards). Un bon chauffeur-guide : Sarath de Moongose Safari (tél. 077-711-41-72),
Tangalle et sa plage quasi déserte. Attention aux vagues et aux courants, mais suffisamment d’endroits protégés pour se baigner quand même.
Nous n’avons pas été emballés par
Polonnaruwa, peut-être aurions-nous dû aller à
Anuradhapura ?
Colombo ? Bof...
Météo :
Une seule averse tropicale, le dernier jour à
Colombo. Le reste du temps, soleil ou temps parfois brumeux ou légèrement nuageux. Température diurne d’environ 35 ° (à l’ombre), pas beaucoup moins la nuit. Attention dans les montagnes, il peut faire frais le soir, nous avons supporté un pull à
Haputale.
Sécurité :
Quelques barrages routiers pour des contrôles d’identité, mais cela ne concerne que les Srilankais. Aucun sentiment d’insécurité durant tout le séjour. Nous ne nous sommes pas approchés des zones du Nord, touchées par la guerre qui vient de prendre fin. Apparemment, il est à nouveau possible de se rendre du côté de
Jaffna, mais peu d’infrastructures sur place selon les locaux. Pour ceux qui hésitent encore, IL FAUT Y ALLER.
Télécommunications :
Possibilité d’acheter une carte SIM srilankaise dans les nombreux magasins des différents opérateurs locaux (Dialog, Airtel, Mobitel, etc...), en laissant une photocopie de son passeport. Pour notre part, nous avons gardé notre numéro
suisse pour être atteint en cas d’urgence, et avons utilisé Skype (quasi tous les cybercafés en sont équipés, avec casque et micro) pour les appels vers notre pays. Pour les appels locaux, il y a plein de petites échoppes qui mettent à disposition des téléphones depuis lesquels on peut appeler à l’intérieur du pays à des coûts très faibles. Faciles et pratiques.
Les cybercafés sont moins nombreux que dans certains autres pays d’Asie, mais nous avons toujours réussi à en trouver un.
Transports :
Bus, train, tuk-tuk, vélo, bref, il y a du choix.
Les bus et les trains sont très bon marchés. Pour les bus, le billet se prend à l’intérieur (prévoir des petites coupures) en donnant sa destination au préposé. Attention, si votre sac prend une place, vous payez pour lui aussi (en principe un sac 60 litres passe sous le siège ou possibilité de le laisser à côté du chauffeur). Tous les chauffeurs de bus sont fous, certains plus que d’autres... Nous avons toujours voyagé à l’arrière (un peu plus d’air grâce à la porte qui reste ouverte et on ne voit pas la route, donc moins de frissons...). Pour les trains, les billets se prennent au guichet de la gare. Pas besoin de prendre les wagons panoramiques, ils n’apportent pas grand chose de plus. La 2ème classe est un peu plus «confortable» que la 3ème (les trains datent de la guerre, et pas forcément de la dernière). Un must :
Colombo-
Kandy et
Kandy-les montagnes du centre, des trajets au coeur de paysages inoubliables. D’innombrables vendeurs circulent tant dans les bus que les trains. Dans les deux cas, les rencontres sont garanties, de supers moments.
Pour les tuk-tuk, il est plus prudent de demander le prix de la course avant de monter. Bien plus cher proportionnellement que le bus ou le train, mais idéal pour des courses locales. Un ENORME coup de coeur à
Kandy pour Chintah, conducteur de tuk-tuk : honnête, serviable, ponctuel, souriant, à utiliser sans modération pour toutes les courses sur place, disponible à la journée (tél. 077-782-37-40).
Location de vélos à
Negombo et
Polonnaruwa.
Attention, les distances sont courtes au
Sri Lanka, mais compter une faible moyenne vu l’état des routes ou des voies de chemin de fer.
Conclusion :
Un véritable coup de coeur pour ce petit pays qui a tant à offrir à ses visiteurs.
Une hospitalité et une gentillesse exceptionnelle, des sourires éclatants, des femmes habillées de sarees aux couleurs vives, des contacts chaleureux, on n’en repart pas forcément indemne...
Pour ceux qui veulent suivre notre périple, «sentir» ce que nous avons vécu, obtenir d'autres détails, notre compte-rendu en cliquant
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