Dans l’hôtel, on est 3 couples. Des belges arabophones, musulmans ostensibles, un couple de cinquantenaires qu’on suppose gays ou alors ils sont très copains, un jeune couple sympa qui nous a vite abordé et briefé sur les trucs à faire dans la région et ceux qui sont évitables... Toujours très utile! Ces deux-là sont sur le départ. Après nous avoir montré quelques photos sur son smartphone, le jeune homme est allé prendre son dernier bain de soleil au fond du jardin, avant de revenir vers nous, la mine inquiète. Il ne retrouve plus son téléphone. On apprendra à cette occasion qu’il coûtait 800 € ! Moi, je découvre que ça existe ! Mais j’ai pas fini de découvrir des trucs autour de ce qui va apparaître comme un larcin ! Le type m’explique : « Heureusement qu’ils ont pas pris les lunettes de soleil posées à côté, elles sont bien plus chère ! (!!!!). Bon, mais il pleure un peu le marmot parce qu’il avait toutes ses photos, des trucs, j’en sais trop rien, il avait l’air très malheureux. On découvre comment les petits brigands qui parcourent la côte à l’affut des bons coups se sont aménagés une ouverture dans la palissade, derrière un bosquet de plantes grasses. De là, caché, un gamin a pu attendre le moment propice et zoum, quand même très vite faire l’aller-retour avec le précieux objet. Well done. On répare la clôture et nous, on a le warning en route qu’il est mieux de ne pas laisser traîner d’objets de valeur dans les parages. Sinon, le programme d'aujourd’hui, exceptionnel, c’est « pas de programme » et c’est f... bon !
Bon allez, obligé, vamos à la playa !
Le tout premier soir ici, tu nous connais, avec Dom on s’est paumé. On a réussi à pénétrer en toute tranquillité dans une propriété, bien convaincu d’être chez nous. Très aimablement, un malabar nous a réorientés dans la bonne direction. Maintenant, on maîtrise le rivage côté droit. Il est temps d’aller découvrir la partie gauche...
La plage, on l’a jamais connue qu’à extrême marée basse. Ça sent fort les algues en décomposition. Au loin un long ponton et au bout, un bar.
Tu te souviens les deux homos ? Et bin on a fini par sympathiser grave ! En fait, ce sont deux frères ! Potes comme cochon, on s’interpelle de l’autre côté de la résidence ! On déjeune et dîne ensemble. Il s’agit en fait de X et son frère Y, deux personnalités étonnantes avec un fort accent méridional. Ces deux-là, à l’aube de la cinquantaine, ont vécu 18 vies, parfois ensemble, comme à
Madagascar, parfois dans leur coin (X part en
Amérique du sud cet hiver), en vie de famille (X, ce sont ses mots, a fait une bêtise au lycée, avec une fille avec qui il n’est pas resté très longtemps, mais a gardé le contact avec la gamine qui est née de cette brève union. Y vient d’achever son deuxième divorce)...
C’est des baroudeurs ! X s’est retrouvé en tôle au
Gabon où il a refusé de bakchicher un flic. Y a été militaire entre la
Guyane et le
Suriname... « Si je te fais la liste de tous les métiers que j’ai exercé, il ne suffira pas d’une seule page ! ». Tout est surprenant chez eux. Ils viennent d’une certaine bourgeoisie. Papa, immigré sicilien autodidacte a gravi les échelons pour devenir DRH d'un grand groupe industriel ! Ses deux fils (sur trois) n’ont pas eu envie de vivre cette vie dédiée au travail de bureau. Ils avaient besoin d’air ! Un peu partout dans le monde, ces deux-là ont tenu des restos. X aux cuisines, Y fait tout le reste. Là, ils tiennent un resto en proximité d’un camping du côté de La Palmyre. Le resto est plein continûment. Ils ont transformé un bouge en resto extrêmement prisé ! Ce qui fait qu’ils ne travaillent qu’en saison, six mois par an...
lundi 19 novembre 2018
On a monté une opération « visite de la ville ».
Stone town, en l’occurrence. A 9 heures un taxi vient nous prendre. Tourne un peu en rond. S’aperçoit qu’il lui manque un papier qu’il part chercher « à la police ». Prend de l’essence. Et cale. Sa bagnole ne démarrera plus jamais. On se plaint pas. On s’assied sur la bordure, 10 minutes après un taxi de remplacement débarque, un type d’apparence beaucoup plus carrée, l’affaire est repartie sur ses rails...
On retrouve notre guide devant le marché qui ouvre la visite.
Bon, ben, ça décoiffe ! Surtout les rayons boucherie et la poissonnerie !