Bonjour
Il n'y a aucun soucis pour utiliser les transports en commun au Yémen : je viens d'y passer 5 semaines en solo en n'utilisant que ce moyen de locomotion, bus ou taxis collectifs.
C'est évidemment bien plus économique que le 4x4 avec chauffeur : et surtout, on cotoie les gens, et leur perception de vous est évidemment différente. Les bus sont confortables mais ne relient que les plus grandes villes. Les Peugeots sont plus rapides mais moins confortables, quoique moins remplies qu'en Afrique. Les routes sont bonnes et l'on ne prend des pistes que pour se rendre dans des endroits reculés, et en général la voiture s'adapte, c'est à dire que la Peugeot devient un Land Cruiser. Je pense donc qu'il n'y a pas de craintes particulières à avoir à ce sujet (après tout les accidents de la route peuvent arriver à n'importe qui, n'importe où) : évidemment, la circulation est parfois un peu anarchique, mais sur la vingtaine de taxis que j'ai du prendre je ne suis jamais tombé sur un fou du volant.
La seule objection que je mettrais à circuler de cette façon, c'est qu'il faut parfois du temps, en particulier lorsqu'on envisage de longs trajets avec changement de taxis : en effet, dans certains lieux, les taxis peuvent être longs à remplir, mais ça reste somme toute marginal, dans les grandes villes on part souvent dans le quart d'heure.
Ca fonctionne dans presque toutes les régions à quelques exceptions près.
1) Dans les lieux isolés, pas de Peugeots, mais le stop fonctionne très bien.
2) Dans la région de Saada au nord et le désert autour de Marib, il faut une autorisation, un véhicule avec guide et une escorte armée.
3) Il existe aussi quelques rares routes pour lesquelles l'autorisation est nécessaire (Aden-Mukalla, Mukalla-Seiyun) mais ceci semble lié aux émeutes de fin juillet et est donc susceptible d'évoluer (au moment où j'écris l'autorisation n'est peut-être déjà plus nécessaire). De toutes façons, elle s'obtient très facilement.
Une autre restriction est qu'au départ de Sanaa, on pouvait il y a un mois prendre un taxi collectif mais pas le bus car la gare routière n'en vendait pas aux touristes : ça, c'était en août, lié également aux événements de juillet, et donc susceptible d'évoluer. Ceci dit, il y a un côté assez absurde avec ces histoires d'autorisation, hormis pour Saada où il y a une constance dans les propos de la police touristique. Par exemple, pour faire Sanaa-Seiyun, impossible d'acheter un ticket de bus, il faut une voiture particulière avec escorte (la route passe par Marib) : dans le sens inverse, on prend le bus sans problèmes et sans autre papiers que son passeport et le visa !?!
Voilà, à ton service si tu as d'autres questions.