Salut à Romain à tous les voyageurs de ce forum!
Moi aussi je souhaite obtenir un "visa travailleur" pour la
Colombie et à ce que j'ai compris le processus officiel pour faire apostillé un diplôme est le suivant :
Il faut tout d'abord se diriger vers le rectorat du département où vous avez eu votre diplôme afin de le faire "légaliser" ou "homologuer" (comme ils disent). Pour cela, il ne faut pas avoir oublié de le signer (c'est assez idiot mais c'est très important). Puis vous devez aller faire des copies certifiées conformes de votre diplôme à la mairie de la région où vous avez fait légaliser votre diplôme. Ensuite vous devez envoyer (ou présenter personnellement) vos originaux et copies certifiées conformes à la cour d'appel de la juridiction compétente quant au lieu où vous avez eu votre diplôme. Cette dernière se chargera d'apostiller les copies certifiées conformes.
Par la suite vous devrez faire la traduction des copies légalisées, certifiées et apostillées par un traducteur assermenté. Peu importe la région de celui-ci (je pense). Vous pouvez utiliser les services d'une agence experte en traduction pour obtenir plus de renseignement à ce sujet, en leur précisant votre pays de destination.
Ce processus est expliqué sur le site du consulat et du Centre International d’Études Pédagogiques en consultant les liens suivants:
www.consulatcolombie.com/...cion/educacion.htm#1
www.ciep.fr/...cfr/legalisation.php
On peut voir que le processus y est assez mal expliqué sur le site du consulat colombien. On peut même y noter la répétition de certaines étapes ; voire pire : l'absence d'autres étapes. A moins que je ne me trompe... Je ne prétends pas non-plus obtenir la vérité absolue sur le sujet, car je ne suis que Géographe. Mais j'ai réussi à le décrypter malgré tout. A l'aide de quelques appels téléphoniques aux rectorats et aux cours d'appel bien entendu. Cela dit, heureusement qu'ils n'utilisent pas des claviers intégrant les hiéroglyphes au consulat colombien...
Voilà, c'était la version officielle. A présent voici la version un peu plus
hard core au vu de ma situation (on va l'appeler la "version officieuse" pour faire plus
soft) :
Je détiens un bac +5 : DEUG, Licence, Maîtrise et Master. Tout d'abord, j'ai pu réaliser le processus officiel assez facilement par rapport à mon DEUG et ma Licence puisque, pour obtenir ceux-ci, j'ai étudié dans ma région d'origine (où je vis actuellement), ce qui m'a réjoui sur le coup.
Cependant, c'est assez mal tombé pour ma maîtrise et mon master vu que je suis du Nord et que j'ai étudié sur
Montpellier pour obtenir ces deux derniers diplômes. Cela veut donc dire que je devrais me déplacer et dépenser ma thune sans compter dans les moyens de transports entre ma ville d'origine et
Montpellier ?!! Que nenni... Cela me coûterait trop cher, car il ne faut pas oublier qu'il y a encore les traductions assermentées (assez coûteuses, soit dit en passant), les frais de voyage et bien d'autres choses à prendre en charge.
Donc, un seul moyen : faire tout cela par correspondance. Et là, c'est le drame... Enfin, s'exagère en parlant de drame, mais quand même.
En effet, plusieurs questions me sont venues à l'esprit et plusieurs obstacles aussi (ou problèmes) se sont mis en travers de ma route.
Avant de me lancer dans cette aventure à distance, j'ai d'abord passé quelques coups de fils pour ne pas perdre mon temps à faire n'importe quoi en envoyant mes papiers ici et là... De plus, avec la procédure administrative et sa logique universellement reconnue, qui pouvait savoir ce que l'avenir me réservait ?
Je n'avais pas encore reçu ma maîtrise et mon master de l'université à
Montpellier. J'ai donc décidé de les appeler en premier (et logiquement d'aller de l'amont vers l'aval) en prenant soin de leur poser quelques questions quant à la procédure qui se fera par la suite (pour confirmer ce que je savais déjà).
D'une part, j'apprends du service de remise des diplômes de mon ancienne université que la légalisation de mes titres universitaires pouvait se faire dans leur bureau. Ce qui m'a parut bizarre, vu qu'on nous dit, dans la procédure officielle, que cela se fait au rectorat (ce que j'ai d'ailleurs réalisé sur
Lille pour mes premiers diplômes). Enfin bon, ça me facilitait la tâches dans un même temps car je ne devait pas passer par la case rectorat. J'ai également demandé si nous pouvions le faire à distance, ils m'ont assuré que oui.
Peu convaincu par ce changement de procédure je décide de téléphoner au rectorat.
- Remarque: il faut être patient pour essayer d'avoir quelqu'un au téléphone du rectorat de
Montpellier. J'y ai téléphoner plusieurs fois de suite (parfois jusqu'à une quinzaine de fois) chaque jour aux heures indiquées pour la consultation. Quelqu'un a finit par décrocher au bout de 5 jours... Ils devaient certainement en avoir marre d'entendre le téléphone sonner sans cesse. La seule solution, pour eux, était de le décrocher une bonne fois pour toute (à moins que supporter le téléphone en train de sonner le plus longtemps possible fait parti d'un défi qu'il se lancent entre eux dans leur secrétariat). -
Enfin bref, la responsable du bureau des études supérieures m'a assuré que le rectorat de
Montpellier ne pouvait accéder à ma requête, celle qui consiste à légaliser les diplômes. Effectivement, ils n'ont même pas en leur possession l'équivalent du tampon qui a été apposé sur les originaux de mes diplômes au rectorat de
Lille. Elle me confirme aussi que la légalisation se fait directement à l'université de
Montpellier car son administration fonctionne de manière indépendante. Le rectorat se charge juste d'expédier les diplômes aux universités avec leur cachet et la signature du recteur originellement imprimée sur ceux-ci ; tout comme l'étaient mes diplômes de DEUG et de licence, mais que j'ai dû refaire tamponner. Je ne savais décidément plus où donner de la tête...
Après cela, je décide de passer directement à la dernière étape sans passer par la case "Mairie de
Montpellier", c'est-à-dire : appeler la cour d'appel de
Montpellier.
Et là, c'est la révélation finale !
Et oui !! Au service de consultation pour les apostilles, une responsable me répond par un tout autre discours. Tout du moins, par une version très différente de celle présentée officiellement sur le site du consulat colombien. Elle serait donc la suivante :
- légalisation du diplôme au responsable académique compétent (ici, l'université de
Montpellier donc et pas le rectorat);
- certification conforme du diplôme dans n'importe quelle Mairie de
France (qui reportera ainsi la compétence de l'apposition d'apostille à la cour d'appel du département dans lequel la certification conforme s'est faite - *voir exemple ci-dessous -);
- apposition de l'apostille par la cour d'appel du département dans lequel la copie du diplôme a été certifiée conforme.
* exemple : je peux décider de faire une copie certifiée conforme de mon diplôme de master (originaire de l'Hérault) par la mairie d'une commune du Nord pour reporter la compétence juridique sur la cour d'appel de Douai (qui est la cour d'appel compétente pour apposer les apostilles dans le département du Nord).
Après avoir recueilli toutes ces informations, je décide de passer à l'acte en faisant une demande de délivrance et de légalisation de mes diplômes de maîtrise et de master par correspondance.
Ceux-ci m'ont été expédiés sous deux jours. Ce qui fut rapide.
Mais (oh oui ! Parce qu'il y a un "mais", pour changer du "cependant") en réalité, on ne m'a expédié que de simple copies certifiées conformes (en plus des originaux bien sûr). Ça m'a littéralement retourné le cerveau. Est-ce finalement cela qu'ils appellent "légalisation des diplômes" ? Certification conforme = Légalisation de titres universitaire ???
Si j'avais su, je ne leur aurais même pas demandé qu'ils me rendent ce service. Je me serait pointé directement à la Mairie de ma commune pour faire certifier conforme des copies de mes diplômes.
En plus de ça, la certification conforme (et même la légalisation des diplômes) a besoin d'une signature du titulaire. Or, ils ont imprimé et certifié conforme une copie d'un original qui ne disposait pas de ma signature. Si seulement la légalisation s'était faite directement sur mon diplôme original (comme pour mon diplôme de Licence) il m'aurait juste suffi de signer par la suite. Mais comment signer une copie en faisant en sorte que ma signature y apparaisse comme si elle y était originellement imprimée ? (Oui je sais... C'est possible... Mais je ne pense pas que ce soit très légal de faire ce à quoi vous pensiez)
D'autres questions me sont survenues dans la foulée :
Si l'administration universitaire m'envoie directement ces copies certifiées conformes, cela signifie-t-il que la signature du recteur et son tampon, imprimés originellement sur les diplômes, fassent déjà office de légalisation ?
La légalisation des diplômes effectuée par le rectorat et inscrite dans la première partie de la procédure officielle d'homologation des titres universitaires pour le consulat colombien serait-elle finalement inutile ?
Did I really need to make my diplomas stamped again in
Lille?!
Pour en finir avec mon roman, j'ai trouvé d'autres informations sur la légalisation de diplômes que vous pouvez consulter grâce au lien ci-dessous :
www.ciep.fr/enic-naricfr/
Je ne sais pas si cela s'applique à la
Colombie puisque la procédure présentée, ici, concerne principalement les pays européens et l'équivalence de diplômes pour le système de recrutement en
France.
A présent, deux autres petites questions me trotte dans la tête:
- Quels diplômes doit-on montrer à l'ambassade ? Par là, je veux dire : est-ce que je décide moi-même des diplômes à présenter à moins que cela dépende de l'organisme qui me recrute ou du consulat ?
Ca serait plus simple si je pouvais négocier avec l'organisme qui me recrute afin de pouvoir avoir le choix. Ainsi je ne présenterais que ma Licence.
- Dois-je obligatoirement présenter tous mes diplômes ? Par exemple, si jamais je devais présenter mon master, est-ce que je dois aussi présenter ma Licence, voire mon Baccalauréat ?
Merci à toutes et à tous d'avoir pris votre temps pour me lire et essayer de répondre à mes questions. En tout cas, tout est dit !
A bientôt j'espère.