Bonjour,
Je suis content que tu aies pu avoir une bonne expérience avec l’agence Sujar
Rinjani, mais la nôtre a été complètement différente. Peut-être que l'agence étit correcte il y a 8 ans :-)
Franchement, cela a été un enfer et je ne conseillerai à personne de passer par eux désormais.
Nous venons tout juste de rentrer de trek. Tout d’abord, nous avons été en contact avec Sujar, qui nous a assuré que le temps sur les derniers jours était correct sur le
Rinjani (pas de pluie), ce qui s’est avéré être faux.
Nous sommes partis avec son agence dans un groupe de 8 personnes. Petite précision : Sujar est maqué avec d’autres agences et il vous oriente en fait vers Ary trekking, qui est également une fausse barbe de
Rinjani trekking services. Tous les participants du groupe étaient passés par des agences différentes, et il est très difficile de savoir avec qui vous avez affaire au final quand il y a un problème.
Dès le départ, il s’est mis à pleuvoir, ambiance mousson. L’agence n’y est pour rien, c’est certain. Nous avons été trempés malgré le fait que nous soyons bien équipés (perso, je reviens d’un trek au
Népal, donc j’ai des chaussures de rando gore tex, gore tex en faut, sous-vêtements thermiques etc.).
Le guide a lâché le groupe juste après le déjeuner du premier jour en disant « je vous rejoins ». Il nous a rejoint 7 heures plus tard, soit 1500m de dénivelé plus tard, alors que nous étions déjà arrivés au sommet et grelottions, trempés, au sommet du cratère sous une pluie diluvienne.
Aucun porteur n’était là, aucune tente montée pour nous abriter, il faisait 7 degrés avec un bon vent et nous avons attendu notre guide (Musliman de son nom) une heure.
Les explications ont été musclées quand il est arrivé, et le groupe a alors demandé d’appeler Sujar. Mais là, le guide nous a indiqué qu’il n’avait plus de crédit sur son téléphone et qu’il ne pouvait donc pas appeler qui que ce soit (magnifique d’un point de vue sécurité).
Bref, les tentes ont été montées (par nous) sous la pluie (ils n’avaient même pas de bâche pour nous abriter pendant que nous montions la tente).
Sur toutes les tentes du groupe, des arceaux étaient brisés et elles tenaient à moitié. La nôtre, en prime, n’était pas étanche. Les matelas n’avaient pas été protégés par les porteurs et étaient trempés. Certains des duvets avaient été protégés dans de simples sacs plastique de supermarché et étaient à essorer, d’autres étaient « juste » humides.
5 des 8 participants au groupe ont décidé de faire demi tour le lendemain matin (et se sont vu refuser le moindre remboursement par Sujar et Ary trekking). Nous avons décidé de continuer, en espérant que le temps changerait et que l’organisation s’améliorerait.
Musliman, notre guide, devait nous réveiller à 2h30 du matin pour l’ascension du sommet, qui est le point d’orgue du trek. Ayant trop picolé la veille (ou pour toute autre raison), il ne l’a pas fait. Je me suis réveillé à 6h du mat, avec un temps radieux... Mais trop tard dans le planning de la journée pour pouvoir monter au sommet. Légèrement agacé, j’ai réveillé notre guide et l’ai fait grimper avec moi au pas de course jusqu’à la moitié du sommet (partie difficile de l’ascencion). Et il était en prime furieux que je le réveille. Magique.
En redescendant, nous avons repris le chemin (journée 2 : descente du cratère vers le lac puis remontée vers le rim 2) à 3. 10 minutes après le début de la descente, nous nous retournons et Casper le petit guide fantôme a disparu.
Nous le retrouverons en bas, au lac, une heure après être arrivés. Il nous fusille du regard et lâche un « go » pour nous indiquer que nous allons aux sources d’eau chaude... où ne nous arrêterons pas, car il nous emmène plus bas finalement, aux sources d’eau... froide (du fait de la pluie sans doute) et refusera de remonter aux chaudes plus tard.
Après le déjeuner, nous repartons en montée et croisons un randonneur français, qui voyage seul. Musliman lui demande « you travel on your own » ? Yes, répond le français.
Et là, moment d’anthologie, Musliman lui répond, menaçant « not good without guide, you’re gonna get lost » ! Sublime, considérant le personnage.
Quelques minutes plus tard, il chausse ses écouteurs et continue l’ascencion avec nous (miracle). Il ne nous lâchera qu’une heure avant la fin, dans la fin de l’ascension (la partie la plus dure). Mon amie souffre du genou, mais ce n’est pas le sujet pour Musliman : il commence à pleuvoir sévère, il faut qu’il s’abrite. Pour le coup, autant son absence était plutôt une bonne chose la plupart du temps, car on n’a en réalité pas vraiment besoin de guide, et encore moins d’un guide : gamin de 22 ans (et 10 de moins dans la tête) hostile, autant se barrer alors qu’on sait que l’un des membres de son groupe a des problèmes physiques sur une ascension pas facile sous des trombes d’eau est hallucinant
Nous arrivons au camps maiiiis.... Pas de camps. Les porteurs se sont plantés d’endroit J.
Musliman va les chercher (merci !) et toute la fière troupe débarque 1 heure plus tard. Matelas trempés, sacs de couchage trempés.
Mais, point positif, on a aujourd’hui une tente certes trempée à l’intérieur, mais qui ne prend pas l’eau de l’extérieur... Et, qui plus est, ils ont récupéré une « toilet tent » donc aujourd’hui, il y aura des toilettes ! C’est la fête.
On assiste à un très joli coucher de soleil, Musliman se bourre la gueule au rice wine (aucune considération religieuse ici, ce n’est pas mon problème) et termine la soirée à beugler avant de se faire rabrouer par un participant d’un autre groupe.
Le dernier jour (2000m de descente), nous verrons Musliman à quelques occasions (une vingtaine de minutes au total sur 4 heures de descente).
Au retour, nous avons demandé à voir Sujar, qui n’était pas là. Notre guide a réfusé de l’appeler, nous avons du demander le téléphone d’un tiers.
Quand il est arrivé, nous lui avons exposé en détail la situation et les
problèmes d’organisation :
- Mauvaise qualité des tentes
- Matelas et duvets non protégés donc humides voir trempés
- Pas de bâtons de marche contrairement à ce qui avait été dit
- Rien pour s’abriter pour manger en cas de pluie
- Pas de tente toilette
Ainsi que les problèmes liés au guide.
Le guide était là, nous avons demandé si quoi que ce soit dans ce que nous disions était faux, voire exagéré. Il n’a rien dit.
Sujar nous a dit qu’effectivement, ce n’était pas normal.
Nous avons indiqué à Sujar que nous souhaitions être remboursés du montant qu’il estimait juste compte tenu de ce que nous lui avions décrit. Nous lui avons également dit que c’était sa responsabilité, et que la nôtre était de raconter dans le détail comment sa prestation était délivrée, et que nous le ferions, qu’il nous rembourse ou pas une partie du trek, et que nous indiquerions également le montant qu’il nous rembourserait.
Sujar ne nous a rien remboursé. Il nous a dit qu’il était indiqué sur le bon de commande qu’on ne pourrait pas être remboursés.
Pour conclure, nous avons vu pas mal d’autres groupes très bien équipés. Mais je déconseillerais formellement de passer avec l’une de ces agences qui sont en réalité la même : Sujar
Rinjani trekking,
Rinjani trekking services ou Ary trekking). Ceci dit, s’il fait beau et que vous avez un autre guide, tout peut bien se passer.... Mais testez le matériel etc. à l’avance, ne leur faites pas confiance et ne comptez pas sur eux !
Dernier point. Le trek est assez physique, donc il faut savoir marcher et être équipé pour la pluie et le froid. Il est très joli, surtout la vue opposée au sommet (le lever de soleil vaut vraiment le coup). En revanche, ce que je n’ai pas assez lu, les camps / stops sont des porcheries ! C’est lamentable. Il y a des plastiques / déchets absolument partout, c’est immonde. Dommage parce qu’ils ont un bien bel endroit.
Bref, trek à faire, mai pas avec Ary Trekking ni Sujar
Rinjani ni
Rinjani Lombok trekking, qui sont la même société et ses fausses barbes... Enfin c'est vous qui voyez :-).